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Des Britanniques d'origine pakistanaise faisaient-ils partie des commandos qui ont semé la terreur, mercredi, à Bombay?
En Grande-Bretagne, plusieurs sources évoquent cette implication.
Ce matin, le quotidien The Evening Standard affichait en Une:
"Les assaillants de Bombay étaient britanniques".
Le quotidien qui cite des sources gouvernementales indiennes affirme que "certains des assaillants étaient de nationalité britannique", précisant même que deux d'entre eux seraient de la région de Leeds et Bradford.
Une autre source corrobore ces affirmations.
Erika Mann, une députée européenne allemande, présente à Bombay au moments des attentats, déclare avoir entendu que des Britanniques d'origine pakistanaise étaient impliqués dans les attaques. Toujours d'après elle, ils n'auraient pas survécu. Mais elle n'a pas précisé quelle était sa source.
The Evening Standard rapporte également que deux Britanniques nés au Pakistan auraient été capturés en compagnie de huit autres assaillants après l'assaut des commandos indiens contre les deux palaces et le centre communautaire juif.
750.000 Britanniques d'origine pakistanaise vivent outre-Manche.
Le Premier ministre Gordon Brown a déclaré, hier, qu'il s'était entretenu avec son homologue indien, Manmohan Singh et qu'à "aucun moment le Premier ministre indien n'a laissé entendre qu'il y avait à ce stade des preuves d'implications de terroristes d'origine britannique." L'information est encore sujette à caution: pour la chaîne de télévision indienne NDTV, tous les assaillants (ils seraient environ 25) sont Pakistanais...
La responsabilité pénale dès l'âge de 12 ans
C'est ce que préconise le rapport de la commission lancée par la garde des Sceaux Rachida Dati pour réformer la justice des mineurs. Présidée par André Varinard, cette instance doit rendre son rapport à la ministre de la Justice le 3 décembre en vue d'un prochain projet de loi annoncé pour juin 2009.
Pour la commission Varinard, composée notamment de magistrats, d'éducateurs et de parlementaires, fixer l'âge de la responsabilité pénale à 12 ans se justifie "au regard de la réalité actuelle de la délinquance juvénile". La détention provisoire pour des crimes à partir de 12 ans sera donc possible. Actuellement, la responsabilité pénale doit être établie par le juge en charge du dossier, avec un critère subjectif, celui du discernement. Par ailleurs, pour les mineurs avant l'âge de 12 ans, le rapport suggère au ministère de créer un statut particulier pour leur audition. Le jeune pourrait être retenu pour une durée de 6 heures, renouvelable une fois.
Nouvelle gradation des sanctions
Le rapport propose en outre des sanctions plus rapides et plus fermes. L'âge de la majorité pénale - lorsqu'on ne relève plus des tribunaux spécialisés pour enfants et qu'on encourt la même peine qu'un adulte - serait abaissé de 18 à 16 ans pour les récidivistes. Autre mesure proposée : la création d'un tribunal correctionnel pour mineurs, compétent notamment pour juger "les mineurs devenus majeurs au moment du jugement, les mineurs poursuivis avec des majeurs et les mineurs de 16 à 18 ans en état de nouvelle récidive". D'autre part, un "tribunal des mineurs à juge unique" pourrait être mis en place pour juger "des délits pour lesquels la peine encourue est inférieure ou égale à 5 ans d'emprisonnement", propose la commission. Une nouvelle gradation des sanctions est aussi proposée avec des mesures comme la "déjudiciarisation de la première infraction", la responsabilisation des parents par la création d'une infraction de non-comparution, ou encore l'instauration d'un avertissement final à l'issue duquel la saisine du juge des mineurs deviendra obligatoire.
À l'annonce de ces différentes mesures préconisées par le rapport de la commission, Rachida Dati s'est empressée de justifier une telle réforme et de mettre les points sur les "i". "Responsabilité pénale ne veut pas dire incarcération. Il faut faire la nuance", a-t-elle précisé. Et d'ajouter aussitôt : "On va attendre le rapport et on verra bien si on retient ça."
Fronde des syndicats
Mais ces propositions sucitent déjà de nombreuses critiques. Le durcissement de la justice des mineurs ainsi que l'avancement en France de 13 à 12 ans de l'âge légal d'un emprisonnement pour un crime sont au coeur des revendications des syndicats de magistrats. "Ce rapport n'est pas en conformité avec un certain nombre d'accords internationaux, comme la Convention internationale des droits de l'enfant", a estimé Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). Pour la présidente du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), Emmanuelle Perreux, "on est dans cette politique du tout-pénal qui oublie complètement qu'un mineur peut être un délinquant mais qu'il est surtout "un être en construction"". De son côté, le principal syndicat d'éducateurs judiciaires, le SNPES-PJJ, a annoncé qu'il déposerait un préavis de grève la semaine prochaine, sans doute le 3 décembre, lorsque seront rendues les conclusions de la commission Varinard.
Au 1er octobre dernier, 673 mineurs étaient incarcérés en France. Les condamnations pour des crimes, notamment sexuels, concernent chaque année une poignée d'adolescents de moins de 13 ans et quelques centaines de jeunes âgés de 13 à 18 ans. Concernant l'importance du phénomène de la délinquance des mineurs, l'analyse varie.
Le ministère de la Justice fonde son projet sur des chiffres qui montrent, selon lui, que le phénomène a explosé. Alors qu'en 1945, un mineur sur 166 était mis en cause dans une affaire pénale, la proportion est passée à 1 sur 30 en 2006, plaide-t-il. Il s'agit à 43 % de vols, à 22 % de violences et à 34 % d'"atteintes à la paix publique", ce qui comprend les affaires de drogue.
Le Point - 29.11.08
Un emplâtre sur une jambe de bois? La véritable solution ne réside évidemment pas dans ces mesures, déjà contestées par les immigrationistes.
Les forces de sécurité indiennes ont abattu samedi les derniers hommes armés encore retranchés dans un hôtel de Bombay mettant fin à plus de deux jours d'attaques et de fusillades menées par des extrémistes islamistes qui ont fait au moins 195 morts, dont 26 étrangers.
"Toutes les opérations sont terminées. Tous les terroristes ont été tués", a déclaré Hassan Gafoor, le chef de la police de Bombay, près de 60 heures après le déclenchement des attaques.
"Nous avions dit qu'il y avait trois terroristes... Et nous avons trois corps", a déclaré J.K. Dutt, chef de la Garde nationale indienne, en soulignant que ses hommes avançaient "chambre par chambre pour vérifier que la situation est sûre".
Le Taj Mahal, établissement prestigieux de la capitale économique indienne, était le dernier endroit où se réfugiaient encore des assaillants.
Le bilan des attaques de Bombay s'élève à 195 morts et 295 blessés, a annoncé samedi un responsable du bureau de gestion des catastrophes à Bombay.
Face à ce lourd bilan, les télévisions indiennes ont évoqué un "11 septembre indien", en référence aux attentats contre les Twin Towers de New York en 2001.
Neuf assaillants ont été tués dans les opérations commando indiennes et un autre arrêté, et 15 membres des forces de sécurité ont péri.
Des sources au sein des services indiens de renseignements ont déclaré samedi à l'AFP que huit des assaillants s'étaient infiltrés dans la ville un mois plus tôt, menant "des missions de reconnaissance en prélude aux attaques" et se faisant passer pour des étudiants.
Les raids sur Bombay, lancés mercredi soir, ont surtout visé des étrangers, particulièrement des Américains et Britanniques, ainsi qu'un centre juif. Mais les extrémistes, puissamment armés, ont aussi frappé des cibles indiennes, tuant 50 personnes à la gare centrale de Bombay, et attaqué un hôpital.
La mort d'au moins 26 étrangers - huit Israéliens, cinq Américains, deux Français, deux Australiens, deux Canadiens, un Britannique, une Singapourienne, un Japonais, un Italien, une Thaïlandaise, un Allemand et un Mauricien - a été confirmée par leurs pays respectifs.
Ce chiffre de 26 victimes étrangères pourrait toutefois évoluer, notamment dans le cas où plusieurs d'entre elles posséderaient une double nationalité.
AFP. 29.11.08