Un homme a tenté d’enlever une petite fille de 7 ans, Manon, dans l’enceinte de son école primaire de Plaisir (Yvelines). L’enfant ne doit son salut qu’à l’intervention de Valentin son petit camarade de 8 ans et à celle des élèves de sa classe de CE 1-CE 2. Hier, le commissariat de Plaisir a lancé un appel à témoins afin de retrouver la trace de ce mystérieux agresseur.
Vendredi dernier vers 11 h 15, les enfants de l’école Albert-Camus participent à une course d’orientation dans le groupe scolaire de la Haise qui comprend quatre écoles, un gymnase et des logements de fonction.
La petite fille refuse, mais il l’attrape par le bras et tente de la traîner vers son véhicule. L’enfant bloque son pied sur le portail et hurle. Son copain de classe se précipite vers l’agresseur et lui fait un croche-pied. L’inconnu lâche sa victime et attrape le gamin par le col. Les deux enfants redoublent de cris et alertent l’ensemble de la classe.
Hier, presque une semaine après les faits, Yannick, le papa de la petite fille, ne cachait pas son angoisse. « Ma fille va bien. A l’école, on parle déjà beaucoup de l’événement, alors à la maison on n’aborde pas vraiment le sujet, confie-t-il. Mais si la petite n’a pas peur, moi en revanche, je suis très mal. C’est une vraie catastrophe. »
Malgré les explications qu’on lui a données à l’école, il ne comprend pas comment un homme a pu entrer dans l’enceinte du groupe scolaire et tenter d’enlever un enfant. Car cette affaire ne s’est bien terminée que grâce à la présence d’esprit des enfants. « Je pense en effet que les conseils basiques, tels que ne jamais suivre un inconnu ont payé », ajoute Yannick.
De son côté, le camarade qui est venu en aide à la petite fille reste choqué, il vit très mal cette agression. « C’est vraiment un petit très courageux, insiste le maire de la ville, Joël Regnault (UMP). Je le connais car il vient souvent me serrer la main. »
Le maire estime que toutes les conditions de sécurité étaient remplies. « En principe, dans l’enceinte du groupe, les enfants sont libres d’aller et venir avec leur enseignant, précise-t-il. Et la commune leur adjoint un éducateur afin de mieux les surveiller. »



