Deux inscriptions ont été retrouvées sur la stèle et une troisième, plus grande, sur la porte du wagon, ainsi que plusieurs autres sur des commerces situés à la limite des villes de Bobigny et Drancy, a-t-on appris de source policière.
Les croix gammées ont été effacées peu après les constatations policières, a indiqué la mairie de Drancy. "Il s'agit de montrer que la haine, le racisme et l'intolérance n'ont pas droit de cité à Drancy", a expliqué Jean-Christophe Lagarde (NC), député-maire de la ville.
"Cet acte est d'autant plus grave qu'il touche un des lieux les plus symboliques de la mémoire de la Shoah en France", a souligné l'Union des étudiants juifs de France (UEJF).
"La communauté juive est en pleine fête pascale, personne encore n'est au courant pour l'instant, les réactions seront certainement très vives ce soir", a noté Raphaël Chemouni.
Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a condamné "avec la plus grande fermeté les inscriptions antisémites faites à Drancy" et assuré "que tous les moyens sont mis en oeuvre pour identifier les responsables de ces actes inqualifiables et les traduire en justice".
"Devant tant de stupidité, nous voyons combien le devoir de mémoire est important et nous devons sans cesse réaffirmer notre détermination à lutter contre toutes manifestations de racisme et d'antisémitisme", a déclaré Claude Bartolone, président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis.
Entre août 1941 et août 1944, le camp de Drancy a été le principal lieu d'internement et de départ des déportés juifs de France vers les camps d'extermination nazis, pour la majorité des convois vers Auschwitz-Birkenau.
AFP. 11 avril 2009








