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  • Un phénomène historique ancien

    Israël a commencé en début de soirée à commémorer la "journée de la Shoah", lors d'une cérémonie à la mémoire des six millions de juifs tués par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

    Le début de cette commémoration a eu lieu quelques heures après que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui avait qualifié par le passé la Shoah de mythe, eut provoqué un tollé pour des propos prononcés à la conférence sur le racisme de "Durban II" à Genève.

    Le président israélien Shimon Peres et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ont assisté à une cérémonie au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, où les survivants de la Shoah ont allumé six bougies à la mémoire des victimes.

    "L'antisémitisme est un phénomène historique ancien. Si quiconque pensait qu'après ces événements atroces de la Shoah, ce phénomène disparaîtrait, il est évident aujourd'hui qu'il a tort", a déclaré M. Netanyahu dans un discours.

    Le Figaro - 20 avril 2009

  • Sarközy et Kouchner appellent l'UE à "la plus grande fermeté"...

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    La France a appelé lundi l'Union européenne à faire preuve d'une "extrême fermeté" après le discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à la conférence de "Durban II" sur le racisme à Genève, qualifié par Paris d'"appel intolérable à la haine raciste".

    Le discours prononcé par le président iranien constitue "un appel intolérable à la haine raciste" et "il bafoue les idéaux et les valeurs inscrites dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme", a déclaré dans un communiqué le président Nicolas Sarkozy.

    Le chef de l'Etat, "qui avait déjà rejeté des propos inacceptables tenus en d'autres circonstances par le président iranien, condamne totalement ce discours de haine", dit le communiqué de la présidence française.

     M. Sarközy "appelle à une réaction d'une extrême fermeté de l'Union européenne", ajoute le texte.

    Bernard Kouchner a affirmé de son côté qu'"aucun compromis n'est possible" face aux déclarations anti-israéliennes du président iranien. Ce dernier a critiqué la création d'Israël après 1945, l'assimilant à un "gouvernement raciste", lors de son discours lundi devant les participants à la Conférence de l'ONU sur le racisme à Genève.

  • Coup de colère d'israël contre la Suisse: la neutralité a des limites!

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    Le président suisse Hans-Rudolf Merz rencontre Ahmadinejad le 19 avril 2009

    Israël a rappelé lundi pour consultations son ambassadeur en Suisse pour protester contre la conférence de "Durban II" sur le racisme qui s'est ouverte à Genève en présence du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, bête noire de l'Etat hébreu.

    Après avoir multiplié les critiques contre un forum qu'il juge anti-israélien et antisémite, Israël, excédé par la présence de M. Ahmadinejed et sa rencontre, dimanche soir, avec le président suisse Hans-Rudolf Merz, a décidé de rappeler "immédiatement" son ambassadeur à Berne, Ilan Legari, pour consultations.

    La décision a été prise par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son chef de la diplomatie Avigdor Lieberman pour "exprimer le mécontentement (d'Israël) sur la tenue de la conférence de Durban II à Genève à laquelle participe un raciste, négationniste de la Shoah, qui déclare publiquement son intention de rayer Israël de la carte", selon un communiqué des Affaires étrangères.

    Parallèlement, le ministère israélien des Affaires étrangères a convoqué la diplomate en charge de l'ambassade de Suisse à Tel-Aviv, Monika Schmutz-Kirgoz, pour lui faire part de sa protestation, selon le communiqué.

    Parlant à l'ouverture de la séance hebdomadaire du gouvernement, M. Netanyahu a accusé le président iranien d'être lui-même un "raciste".

    "Au moment où nous nous apprêtons à commémorer les victimes de la Shoah, une conférence qui prétend lutter contre le racisme accueille un raciste et un négationniste de la Shoah qui ne cache pas son intention de rayer Israël de la carte", a-t-il déclaré.

    "Je félicite les pays qui ont décidé de boycotter ce festival de haine", a-t-il ajouté, en allusion aux nombreux pays --dont les Etats-Unis-- qui ont décidé de ne pas participer à Durban II.

    Israël commémore à partir de lundi soir le jour annuel du souvenir de la Shoah, l'extermination de six millions de juifs par les nazis.

    "Je suis profondément peiné et indigné qu'en un tel jour s'ouvre une conférence raciste à Genève avec comme principal intervenant personne d'autre que Mahmoud Ahmadinejad, un homme qui appelle à rayer Israël de la carte et qui nie l'Holocauste", a déploré dans un communiqué le président israélien Shimon Peres.

    "Tout doit avoir une limite, même la neutralité de la Suisse", a-t-il ajouté.

    Le prix Nobel de la Paix Elie Wiesel, interrogé par la radio publique israélienne de Genève, a affirmé lundi que "la place du président iranien est en prison et non dans une conférence contre le racisme".

    "Il faut l'arrêter pour crime contre l'humanité car il appelle à la destruction d'un peuple entier et ainsi met en danger toute l'humanité", a-t-il ajouté.

    Israël et les Etats-Unis avaient claqué la porte de la première Conférence de Durban en 2001 en Afrique du sud pour protester contre le ton antisémite de la réunion.

    Avigdor Lieberman, lui-même accusé d'être un raciste pour sa rhétorique contre la minorité arabe d'Israël, a affirmé dans un communiqué que "l'invitation à cette conférence internationale d'Ahmadinejad, un raciste connu pour ses appels à la destruction d'Israël, révél(ait) clairement les objectifs réels de ce forum".

    Pour sa part, le Hamas, qui administre Gaza, s'en est pris aux pays ayant décidé de boycotter la conférence, les accusant de "cautionner les crimes" commis par Israël contre les Palestiniens.

    AFP 20/04/09

     

     

  • Le président iranien critique Israël, l'UE quitte la salle

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    L'UE quitte la salle pendant le discours du président iranien  - 20 avril 2009
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié Israël de "gouvernement raciste" lundi à Genève lors du premier jour de la Conférence de l'ONU sur le racisme, provoquant le départ des Européens présents.

    "Après la fin de la Seconde guerre mondiale, les Alliés ont eu recours à l'agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive", a expliqué M. Ahmadinejad.

    "Ils ont envoyé des migrants d'Europe, des Etats-Unis et du monde de l'Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée", a-t-il lancé dans une claire allusion à Israël.

    "Des efforts doivent être fait pour mettre un terme aux abus des Sionistes et de leurs partisans", a poursuivi le président iranien, provoquant le départ de la salle du siège de l'ONU des 23 représentants européens présents sous les huées des participants.

    "Dès lors qu'Israël était stigmatisé à la tribune par le président iranien, nous en avons tiré les conséquences en nous retirant de la salle pour bien marquer notre rejet absolu de tels propos", a expliqué l'ambassadeur de France Jean-Baptiste Mattéi.

    "Nous devions être vigilants sur tout dérapage", a-t-il ajouté. "Cette conférence ne doit pas devenir une tribune anti-israélienne. Nous l'avons dit depuis le départ", a-t-il encore souligné.

    A l'issue de ce discours de plus de 30 minutes, l'ONU a dénoncé "le langage" utilisé par le président iranien.

    "Nous déplorons fortement le langage utilisé par le président iranien. De notre point de vue, le discours était totalement déplacé pour une conférence destinée à faire fleurir la diversité et la tolérance", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Navi Pillay.

    Quelques heures avant, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait mis en garde M. Ahmadinejad contre tout amalgame entre sionisme et racisme, lors d'une rencontre en tête-à-tête.

    Les pays européens présent avaient prévenu qu'ils quitteraient la salle si M. Ahmadinejad, connu pour ses diatribes anti-israéliennes, proférait "des accusations antisémites".

    La Conférence de l'ONU sur le racisme qui doit assurer le suivi de celle organisée en 2001 à Durban en Afrique du Sud s'est ouverte lundi à Genève dans un climat tendu en l'absence d'une dizaine de poids lourds occidentaux dont les Etats-Unis, le Canada, Israël, l'Allemagne, l'Italie, l'Australie et la Pologne.

    AFP. 20.04.09

  • Miracle en Allemagne

    Un enfant de cinq ans a fait une chute de cinq étages dont il s'est tiré quasi indemne, souffrant seulement de quelques contusions, a indiqué dimanche la police locale.

      L'enfant jouait avec d'autres enfants samedi sur le balcon d'un immeuble à Dietzenbach, dans l'ouest de l'Allemagne, lorsqu'il a perdu l'équilibre, a chuté et atterri sur une pelouse cinq étages plus bas, selon la police.

    Il a été transporté aussitôt à l'hôpital, où le personnel a constaté qu'il ne souffrait de quasiment rien, juste quelques contusions.

    AFP. 19/04/09

  • En cours d'expulsion, John Demjanjuk obtient un sursis jusqu'au 23 avril - Barbarie contre un vieillard grabataire

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    John Demjanjuk est sorti de chez lui, à Seven Hills, le 14 avril 2009

    Les services de l'immigration américains sont venus chercher mardi chez lui John Demjanjuk , un ancien garde de camp nazi de 89 ans, pour l'expulser vers l'Allemagne, mais la justice lui a accordé un sursis in extremis.

    L'ex-gardien de camp d'extermination d'origine ukrainienne a été emmené de son domicile de Seven Hills (Ohio, nord), en vue de son expulsion vers Munich où il doit être jugé pour sa participation présumée à l'assassinat de 29.000 juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

    L'ancien gardien de camp, le visage ridé et hagard, gémissant de douleur, a été porté sur le perron de sa maison en chaise roulante par cinq agents des services de l'immigration et des douanes.

    Son épouse Vera, en larmes, a protesté en ukrainien: "c'est comme du temps des communistes lorsqu'ils venaient prendre un membre de votre famille et que vous ne revoyiez jamais". "Il n'a rien fait. Et votre pays le traite comme cela", a-t-elle encore protesté.

    Alors qu'il était emmené dans un minibus vers l'aéroport de Cleveland, l'ancien gardien obtenait un sursis in extremis de la part de la cour d'appel fédérale de Cincinnati (Ohio, nord). "La requête du demandeur pour un référé est accordée en attendant d'examiner les éléments de la demande", selon la décision de la cour d'appel.

    "Le gouvernement américain a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement allemand pour procéder à l'expulsion de M. Demjanjuk", a déclaré à l'AFP Pat Reilly, une porte-parole des services de l'immigration américains. "Nous n'aurons pas d'autre commentaire avant que cela ne soit fait".

    Le département de la justice américain "va continuer à poursuivre l'affaire devant les tribunaux", a précisé pour sa part une porte-parole du ministère, Laura Sweeney.

    Cette tentative d'expulsion intervient après un feuilleton judiciaire de plus d'un mois, depuis que Berlin a délivré le 11 mars un mandat d'arrêt.

    Depuis vendredi, l'octogénaire, qui vit dans la banlieue de Cleveland depuis plus de 50 ans, était expulsable après le rejet d'un appel précédent.

    Mardi matin, sa famille et son avocat américain, John Broadley, ont déposé un ultime référé, mettant en avant sa santé précaire.

    Il souffre notamment "de syndrome myélodysplasique (affections de la moelle osseuse), d'insuffisance rénale chronique, d'hyperoxalurie (déficit hépatique), d'anémie et d'arthrite", a affirmé son avocat qui assimile cette expulsion à de la torture.

    Né en Ukraine en 1920, John (Yvan) Demjanjuk, soldat dans l'Armée rouge, avait été capturé par les Nazis au printemps 1942.

    Il a ensuite été formé au camp de Treblinka, en Pologne avant de servir deux ans dans les camps de Sobibor et Majdanek, en Pologne et Flossenburg, en Bavière.

    M. Demjanjuk a toujours affirmé avoir été forcé à travailler pour les Nazis et avoir été confondu par des survivants avec d'autres gardiens.

    "L'heure de son jugement a sonné", a réagi le rabbin Marvin Hier, fondateur du centre Simon Wiesenthal, qui est certain que l'ancien auxiliaire des camps de la mort perdra son appel et sera envoyé en Allemagne.

    "Je n'ai pas de pitié pour le fait qu'il ait 89 ans parce que je pense que les victimes qu'il a aidées à pousser dans les chambres à gaz auraient aimé atteindre les 89 ans", a ajouté le rabbin.

    AFP 15/04/09