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  • Joey Starr condamné à 2 ans de prison dont 6 mois ferme

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    Joey Starr a été condamné, vendredi 12 juin, par le tribunal correctionnel de Paris à deux ans d’emprisonnement dont 6 mois ferme. Il a été immédiatement placé sous mandat de dépôt. Le chanteur, de son vrai nom Didier Morville, a comparu devant la 23e chambre correctionnelle du TGI pour “violences volontaires avec menace d’une arme et destruction de bien privé”.


    Début juin ( voir notre précédent article ici) il s’en était pris à cinq personnes au petit matin, à proximité d’une boîte de nuit du quartier de la Bastille, frappant leur voiture à coups de hachoir avant de prendre la fuite. Selon son avocat, Joey Starr dit avoir été insulté. Il serait alors monté chez lui, à deux pas, se serait saisi d’un hachoir de cuisine et serait revenu frapper sur le véhicule dans lequel s’étaient installés les membres du groupe. A l’audience, le rappeur a déclaré qu’il avait été injurié par ces personnes et qu’il avait voulu les “impressionner”.

    Il reconnaît toutefois avoir été alors sous l’emprise de stupéfiants, ce qui explique “sa réaction disproportionnée” et qu’il ait ensuite été hospitalisé, a ajouté l’avocat. Il s’agit de la 14ème condamnation pour Joey Starr, la cinquième pour violences. Le 13 février, il avait été condamné à 3 mois de prison ferme et 2 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris pour des coups portés à son ancienne compagne. Il a également été condamné pour avoir agressé une hôtesse de l’air ou encore pour avoir violemment frappé un singe devant les caméras de M6.

    Source: NPI - 13 juin 2009

  • La Pietà de Michel-Ange

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    La Pietà à la basilique Saint-Pierre au Vatican (1498-1499)
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    Michel-Ange (1475-1564)
    Michel-Ange avait 23 ans lorsqu'il réalisa cette sculpture

    Michel-Ange créa une sorte de contraste entre la Vierge et le Christ : le corps du Christ est très fluide et poli, contrairement au manteau de la Vierge qui contient des plis profonds.

    La sculpture est en ronde bosse, c'est-à-dire que toutes les différentes parties ont tous leurs contours.

    La Pietà est la seule œuvre signée par l'artiste (Signature MICHAL.AGELUS BONAROTUS FLORENT.FACIEBAT située sur le bandeau de la Vierge).

    La Pietà a été sculptée par l'artiste dans un seul bloc de marbre, ce qui souligne bien l'immense talent de Michel-Ange car les erreurs étaient alors impossibles à corriger...

    Le 21 mai 1972, jour de la Pentecôte, un déséquilibré de nationalité hongroise, Lazio Toth, a mutilé la sculpture en la frappant de quinze coups de marteau, et a notamment brisé le nez de la Vierge. L'œuvre d'art a depuis été restaurée et est à présent protégée derrière une vitre blindée.

    Les travaux de restauration de cet acte de vandalisme ont fait apparaître sur la main gauche de la Vierge le monogramme de Michel-Ange resté caché pendant près de 500 ans : un M. dessiné sur la paume avec les lignes de la main.

    (Wikipédia) 

  • Mgr Di Falco et Jacques Chirac insultent le Christ

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    Mgr DI FALCO et CHIRAC inaugurent actuellement l’exposition de la collection privée de François PINAULT à Dinard. Parmi ces œuvres, figure une sculpture authentiquement blasphématoire : la « Pietà » d’un certain Paul FRYER représentant Jésus-Christ affalé sur … une chaise électrique !

    Cette sculpture est une honte et un scandale. Cette sculpture est une insulte à Jésus-Christ mort sur une croix. Cette sculpture est une injure envers les millions de croyants qui vénèrent et adorent Jésus-Christ et sa Croix dont ils se signent chaque jour.

    Cette pseudo œuvre d’art insulte également la Vierge Marie, Mère de Dieu. Pourquoi s’en priver tant qu’à faire ? La « Pietà » désigne en effet la Vierge Marie recueillant son Fils mort dans ses bras. Mais apparemment, CHIRAC et DI FALCO ont changé les dogmes et ils croient et professent que Jésus-Christ a été recueilli par une chaise électrique. Honte à ces deux sinistres individus !

    Comme toujours, c’est la religion chrétienne qui est attaquée. Mais insulter Jésus-Christ est très facile puisque personne ne le défendra.

    Il est tout aussi scandaleux de voir Monseigneur DI FALCO en compagnie de l’avorteur CHIRAC. Monseigneur DI FALCO n’est pas censé ignorer que Jacques CHIRAC est excommunié depuis qu’il a fait adopté la Loi Veil légalisant l’avortement en 1975. Cette excommunication a été notifiée par écrit à CHIRAC par le Vatican. Qu’en fait Monseigneur DI FALCO ? Comment peut-il ainsi s’afficher avec CHIRAC et encore se prétendre catholique ? Tout cela est désolant et affligeant.

    La hiérarchie de Monseigneur DI FALCO se tait. Pourquoi ne réagit-elle pas ? DI FALCO était déjà poursuivi pour pédophilie, maintenant il insulte le Christ en compagnie d’un excommunié. Jusqu’où le laisseront-ils aller ?

    (Source: Alexandre Simonnot - NPI - 13 juin 2009)

  • L'escroquerie "à la petite Maghrébine"

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    L’arnaque était jusqu’ici inconnue des services de police. Une équipe de voleurs particulièrement chevronnés a élaboré un scénario d’une redoutable efficacité pour escroquer des personnes âgées : ce gang implanté en Ile-de-France et dans l’Hérault est parvenu à faire croire à plusieurs dizaines de femmes, âgées et isolées, qu’un membre de leur famille venait de tuer, au cours d’un accident de la route, une petite fille d’origine maghrébine avant de leur réclamer une forte somme d’argent…
    Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) et les policiers de l’antenne de PJ de Saint-Etienne (Loire) ont interpellé ces dernières semaines trois personnes à l’origine de cette escroquerie.

    « Nous avons surnommé cette arnaque l’escroquerie à la petite Maghrébine, confie un enquêteur. Elle repose essentiellement sur le sentiment de culpabilité. Les escrocs prenaient attache, par téléphone, avec des femmes âgées. Après s’être présentés comme policier, gendarme ou magistrat, ils leur expliquaient qu’un de leurs enfants venait de provoquer un accident de la route au cours duquel une fillette était décédée. Les escrocs insistaient sur le fait que le membre de leur famille était en garde à vue. Pour éviter la prison et permettre le rapatriement du corps de la petite dans son pays, il fallait verser une somme d’argent à sa famille. »


    Selon les premiers éléments des investigations menées depuis le mois de juillet 2008, près d’une centaine de personnes, domiciliées un peu partout en France, ont été victimes de cette arnaque pour un préjudice estimé à plus de 150 000 €.
    « Des faits similaires ont été signalés dans la Sarthe, le Maine-et-Loire, la Loire, l’Isère, l’Allier, la Saône-et-Loire, le Rhône, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, la Marne et la Seine-et-Marne, précise un policier. Le montant de l’argent réclamé variait entre 1 500 € et 7 000 €. Certaines personnes ont versé toutes leurs économies. Dans certains cas, ces escrocs n’ont pas hésité à voler les cartes bancaires et des bijoux qui étaient ensuite déposés au mont-de-piété pour obtenir tout de suite de l’argent liquide. »

    Les malfrats choisissaient leur cible après avoir consulté la rubrique nécrologique des journaux locaux. « Ils notaient le nom de femmes qui venaient de perdre leur mari, relate une source proche de l’affaire. Ils récupéraient, par le même biais, les prénoms des enfants. Ils s’en sont pris à des personnes âgées de 80 ans et plus. Ils donnaient un numéro de téléphone d’un commissariat, qui se révélait être celui d’une cabine publique, pour que la victime les rappelle. Ensuite, ils l’accompagnaient au distributeur de billets avant de faire main basse sur l’argent. »
    Les trois principaux membres de ce gang ont été interpellés à Paris et à Metz (Moselle). Bernard, 57 ans, Frédéric, 47 ans, et Milica, 56 ans, ont été mis en examen avant d’être écroués. « C’est cette femme qui venait au contact des victimes, poursuit la même source. Au moment de son arrestation, le 26 mai, elle a été trouvée en possession de postiches, d’une fausse carte de police et de 2 000 € provenant d’une arnaque.
    Elle a reconnu 46 escroqueries, dont certaines n’avaient pas encore été signalées. Des recherches sont en cours pour tenter d’identifier d’autres victimes. »

    Toute personne ayant été victime de cette escroquerie est priée de contacter l’OCLDI au 01.56.28.79.13.
    Le Parisien - 12 juin 2009

     

  • Ahmadinejad réélu président de l'Iran dès le 1er tour

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    Réélu pour 4 ans

    Le président sortant Mahmoud Ahmadinejad a remporté samedi haut la main l'élection présidentielle en Iran dès le premier tour, dominant son principal rival Mir Hossein Moussavi qui a dénoncé vigoureusement des "irrégularités". Le guide suprême et numéro un du régime islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, qui avait apporté indirectement son soutien à M. Ahmadinejad, 52 ans, a parlé de "vraie fête" après la réélection du président ultraconservateur pour un nouveau mandat de quatre ans. En signe de protestation aux résultats, des milliers de partisans de M. Moussavi sont descendus dans la rue dans le centre de Téhéran, alors que des heurts ont opposé dans des quartiers de la capitale les supporteurs de l'ancien Premier ministre à la police, selon des témoins et des correspondants de l'AFP.

     

    Selon le ministre de l'Intérieur Sadegh Mahsouli, M. Ahmadinejad a recueilli 24.527.516 voix (62,63%), sur un total de 39.165.191 suffrages exprimés, dont 409.389 ont été invalidés. L'ex-Premier ministre Moussavi, un conservateur modéré revenu sur le devant de la scène politique après un retrait de 20 ans, est arrivé deuxième en remportant 13.216.411 voix (33,75%), a-t-il ajouté. Le conservateur Mohsen Rezaï a recueilli 1,73% de voix et le réformateur Mehdi Karoubi 0,85%. Ce dernier a jugé les résultats "illégitimes" et "inacceptables". La participation a été de 85%, "un record", selon M. Mahsouli. Le ministère de l'Intérieur n'a fait état d'aucune irrégularité dans le scrutin.

    Le 12 juin, on attendait une lutte serrée entre Ahmadinejad et Mir-Hussein Moussavi. Erreur. Elle fut de sous-estimer la capacité du président sortant à rebondir. Personnage intelligent au physique ingrat, fils de forgeron, Mahmoud Ahmadinejad est le représentant des classes populaires qui ont fait la révolution islamique. Homme très pieux, modeste, apparemment peu intéressé par l'argent, à la réputation d'honnêteté et il a gardé, même après son élection à la présidence de la république, la maison qu'il habitait avec sa femme et ses trois enfants dans un quartier populaire de Téhéran. Une image qui plait à la population la plus pauvre. En face, Moussavi est applaudi par les jeunes, les bourgeois et la classe moyenne supérieure des grandes villes. Il a symbolisé, même a tort, les fortunes vite acquises.


    Deuxième atout d'Ahmadinejad : l'argent d'un pétrole cher qu'il a utilisé pour distribuer dans les couches populaires et les campagnes. Ses voyages dans le pays étaient l'occasion de donner des petites sommes d'argent aux fonctionnaires, de débloquer des prêts pour les commerçants, petits artisans pour créer quelques emplois. L'argent a circulé, amélioré le niveau de vie de la population et vidé les caisses de l'Etat. Les critiques sur la mauvaise gestion venaient des beaux quartiers.


    Troisième atout : il a derrière lui non seulement l'appareil de l'Etat mais aussi celui des Gardiens de la révolution (pasdaran) dont il est issu. Il a participé à la sanglante guerre en Irak comme des millions de familles qui ont perdu des fils. Une solidarité qui compte. Dernier atout : c'est un laïc (même les petites gens détestent les mollahs enrichis) nationaliste. Qu'il tienne tête aux Etats-Unis n'est pas pour déplaire dans un pays fier de son long passé. Qu'il veuille enrichir l'uranium pour fabriquer du nucléaire civil et éventuellement une bombe, ce qu'il nie, est bien accueilli. Pourquoi l'Iran, ce grand pays, n'y aurait-il pas droit ?


    Que va-t-il se passer demain ? Il est peu probable que la victoire de Moussavi ait entraîné un changement de politique sur l'enrichissement de l'uranium. Seul le discours aurait changé. Reste les relations avec les Etats-Unis. Ce virage stratégique revient au Guide de la révolution, l'ayatollah Khamenei et non au Président de la république. Le Guide ne peut pas perdre la face. Il lui sera peut-être plus facile d'amorcer un virage aussi important avec un président radical, idéologiquement proche de lui, qu'avec Moussavi. Dans ce cas, il aurait semblé céder au Président de la république. Mais nul ne sait ce que veut réellement Khamenei.
    En Israël, ennemi juré de l'Iran, le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon a affirmé que "s'il y avait encore un espoir d'un changement en Iran, la réélection d'Ahmadinejad montre que la menace iranienne est d'autant plus grave".

    En revanche, l'allié régional de l'Iran, le président syrien Bachar al-Assad a félicité Mahmoud Ahmadinejad pour sa victoire, se disant "confiant" quant au "renforcement" de "la coopération entre la Syrie et l'Iran, qui oeuvrent ensemble pour la réalisation de la paix juste et globale dans la région et dans le monde".

    (Le Point et AFP - 13 juin 2009)

     

  • Présidentielles en Iran: Ahmadinejad en passe d'être réélu

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    Ahmadinejad à son arrivée au bureau de vote à Téhéran - 12 juin 2009
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    (Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

    D'après un proche du pouvoir, le score final de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad devrait être "d'un peu plus de 50%". Pour être élu dès le premier tour, tout candidat devait obtenir au moins 50% plus une voix. Dans le cas contraire, un second tour était prévu vendredi prochain.

    "Selon les informations dont nous disposons, la participation est de 70% et Mahmoud Ahmadinejad obtiendra un peu plus de 50%", a dit à l'AFP Agha Mohammadi, ancien porte-parole du conseil suprême de la sécurité nationale et toujours proche du pouvoir.

    Le résultat officiel doit être annoncé samedi matin par le ministère de l'Intérieur.

    Dans la nuit, sur 47,3% des urnes ouvertes, soit l'équivalent de 15.251.781 bulletins dépouillés, M. Ahmadinejad obtenait 67,07%, d'après le président de la commission électorale au ministère de l'Intérieur, Kamran Daneshjoo.

    Son principal rival, le candidat Mir Hossein Moussavi, qui avait revendiqué le premier la victoire, disposait lui de 30,34%.

    Les deux autres candidats, le réformateur Mehdi Karoubi et le conservateur Mohsen Rezaï, obtenaient moins de 2% chacun.

    Après l'annonce de la fermeture des bureaux de vote, en soirée, M. Moussavi a revendiqué la victoire, un de ses proches collaborateurs évoquant 65% des voix en sa faveur.

    Mais, peu après, l'agence officielle Irna a annoncé une large victoire de Mahmoud Ahmadinejad.

    Dans le communiqué lu à la presse, M. Moussavi a par ailleurs affirmé que ses équipes avaient "constaté dans certaines villes comme Shiraz, Ispahan et Téhéran un nombre insuffisant de bulletins de vote".

    "Certains de nos QG ont été attaqués. Je poursuivrai, avec le soutien du peuple, les personnes à l'origine de ces actes illégaux", a-t-il assuré.

    Avec une mobilisation "sans précédent", selon le ministère de l'Intérieur, l'heure de clôture du scrutin n'avait cessé d'être repoussée. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur avait fini par annoncer la fermeture des bureaux à 22H00 (17H30 GMT). Mais il avait ajouté que tout électeur faisant la queue devait être en mesure de déposer son bulletin.

    La campagne électorale s'est déroulée dans un climat acerbe entre candidats mais aussi dans une atmosphère festive de manifestations populaires, à un niveau jamais vu en 30 ans de République islamique.

    Le président Ahmadinejad, 52 ans, avait voté tôt vendredi dans un quartier du sud-est de Téhéran. M. Moussavi, 67 ans, qui a aussi voté dans la capitale, avait vu "un bon présage" dans la forte participation.

    Le président sortant a repris son slogan de défense des plus pauvres qui lui avait réussi en 2005. Il l'a même durci avec des attaques personnelles contre M. Moussavi.

    Ce dernier, sorti d'une retraite politique de 20 ans, a dénoncé les "mensonges" du président sur son bilan économique et une politique populiste.

    A Washington, le président américain Barack Obama, qui souhaite engager un dialogue ferme mais direct avec Téhéran, a estimé qu'un "changement" était "possible" dans les relations bilatérales, quel qu'en soit le vainqueur.

    "C'est le signe très positif que les Iraniens veulent que leur voix soit entendue et leurs bulletins de vote comptés", a ajouté sa secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, des propos pouvant être interprétés comme traduisant la crainte d'un truquage.

    AFP 13 juin 2009 - 00.14

  • Le rendez-vous de Samarcande

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    La voiture du couple après l'accident  en Autriche

    Leur histoire a bouleversé l'Italie. Le 31 mai, Johanna et Kurt Ganthaler arrivent trop tard à l'aéroport de Rio de Janeiro (Brésil) pour embarquer sur le vol Air France AF 447. Lorsqu'ils embarquent dans la foulée pour Münich, ces Italiens ne savent pas encore qu'ils sont des miraculés. Quelques heures plus tard, l'Airbus s'abîme au milieu de l'Océan atlantique.

     

        Le couple ne découvre le drame qu'à son arrivée en Allemagne, où il loue une voiture pour rentrer en Italie. Mais le sort rattrape les Ganthaler. Alors qu'ils traversent l'Autriche pour gagner le sud, ils sont victimes d'un accident de la route. Johanna, 64 ans, meurt sur le coup. Kurt, 67 ans, son mari, est grièvement blessé. Il est toujours hospitalisé dans un état critique.

    Une tragédie pour la famille Ganthaler. Johanna et Kurt venaient juste de prendre leur retraite. Ils avaient attendu ce périple en Amérique du Sud depuis longtemps, des vacances bien méritées après des années de travail. Il y a quelques mois, ils avaient liquidé leur magasin d'électroménager à Merano (nord est de l'Italie) et voulaient enfin profiter de leur temps libre pour voyager. Première destination choisie : le Brésil, en compagnie de leur fils et leur belle-fille, d'où cette dernière est originaire.

     Après un mois inoubliable, pendant lequel Johanna fête son anniversaire, l'heure du retour en Europe sonne. Le 31 mai, la famille doit embarquer à bord du vol Air France 447, mais les quatre passagers ratent l'Airbus et sont forcés de se rabattre sur un avion à destination de Münich. Ils ont juste le temps d'apercevoir dans l'espace enregistrement quelques voyageurs du Paris-Rio de la compagnie française avec lesquels ils auraient dû se trouver. C'est en Allemagne, où ils débarquent finalement le lendemain soir que les Ganthaler apprennent la catastrophe aérienne et réalisent leur chance.

    Est-ce pour cette raison qu'ils ne terminent pas leur trajet en avion et qu'ils louent des voitures pour rentrer en Italie? C'est possible. Ce choix se révèlera fatal. Pressés de rentrer, les miraculés ne dorment pas en Allemagne et décident de prendre la route aussitôt, malgré le choc et l'émotion. Les couples louent deux voitures et décident de se retrouver pour une halte à Innsbruck en Autriche pour dîner ensemble.

    Le fils et la belle-fille de Johnna et Kurt arrivent au rendez-vous et attendent. Mais leurs parents ne les rejoindront pas. Le véhicule conduit par Kurt Ganthaler a un grave accident près de la ville de Kufstein, en Autriche. Johanna y perd la vie et Kurt sera retrouvé par les secours dans un état grave. Les raisons du drame restent encore inconnues, mais l'endormissement du conducteur est une des explications avancées. Aucune trace de freinage n'a été relevée.

    Le Parisien - 12 juin 2009

    Au rendez-vous de Samarcande

    Un jour le serviteur du Grand Vizir vint le trouver et lui dit: Maître, j'étais au marché et j'y ai rencontré la Mort; elle s'est dirigée vers moi et j'ai eu si peur que je quitte cette ville et pars pour Samarcande.
    Le Grand Vizir se rendit au marché et y rencontra la Mort à laquelle il fit reproche d'avoir effrayé son serviteur, de telle sorte que ce dernier avait fui pour s'en aller ailleurs.
    Et la Mort répondit au Grand Vizir: lorsque je m'approchais de ton serviteur c'était simplement pour lui dire que je pensais le retrouver ce soir à Samarcande.

    (conte persan)