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  • Vol AF 447: l'hypothèse d'une chute soudaine

    Débris de l'Airbus exposés à Recife.jpg
    Les débris exposés dans un hangar de l'aéroport de Recife - la mallette orange intacte à droite 
    (Cliquez sur la photo pour la voir en intégralité)
    Airbus sièges d'équipage repliés.jpg
    Débris de paroi avec sièges d'équipage repliés - photo du 13 juin 2009

    Ce sont des experts brésiliens qui le disent. Les premiers débris de l'Aibus d'Air France repêchés en plein Atlantique semblent indiquer que sa chute a été soudaine et qu'il n'a pas explosé en vol. Une semaine et demi après la disparition en mer de l'avion dans la nuit du 31 mai au 1er juin, avec 228 personnes à bord, pour des raisons encore inexpliquées, des dizaines de débris, récupérés par la Marine brésilienne, ont été exposés dans un hangar de l'aéroport de Recife.

    L'ancien pilote Ari Germano, auteur d'un livre sur les accidents aériens, s'est déclaré "impressionné par au moins une des photos" diffusées vendredi par les forces aériennes brésiliennes, a-t-il dit au quotidien O Globo de samedi. D'après lui, l'image semble indiquer que les passagers de l'Airbus ont été pris de surprise et que la tragédie s'est déroulée si vite que l'équipage n'a pas eu le temps de réagir.

    "J'ai vu la paroi qui sépare l'endroit où se trouve l'équipage pour préparer les repas et le compartiment des passagers. Des fauteuils y étaient fixés. Ce qui est curieux, c'est que ces fauteuils doubles, utilisés exclusivement par l'équipage étaient repliés. Ils sont bien plus fins que ceux des passagers et sur les photos, on voit les ceintures de sécurité qui pendent. Cela suggère que l'équipage circulait dans les couloirs de l'avion. En cas de signal d'alerte ou de l'imminence d'un risque quelconque, l'équipage serait resté assis à sa place", a déclaré Ari Germano. "Ils n'ont eu le temps de rien faire", a souligné l'ex-pilote qui a aussi reconnu une mallette orange intacte de kit de premiers secours.

    "Aucune trace de feu"

    Le commandant de bord Ronaldo Jenkins, consultant en sécurité du Syndicat national des entreprises aériennes, a dit quant à lui à Globo qu'il avait pu identifier un gilet de sauvetage et également une partie du revêtement intérieur de l'avion et qu'il n'y avait aucune trace de feu ou de fumée, ce qui écarterait l'hypothèse d'une explosion. "Sur les photos publiées au cours des jours précédents, où il est possible de voir la dérive de l'avion et une porte de toilettes, aucune trace de feu n'est visible" non plus, a-t-il ajouté.

    Vendredi, un navire français a repêché six nouveaux corps, portant le total à 50 sur les 228 victimes du vol Rio-Paris. Ces nouveaux corps ont été récupérés par le Mistral, qui participe aux recherches de corps et de débris de l'Airbus.  Selon un porte-parole militaire brésilien, les recherches ne s'arrêteront que "lorsqu'il n'y aura plus aucune possibilité de repêcher des corps ou des débris" de l'avion. "Cela ne va pas s'arrêter le 19 juin", a-t-il ajouté, soulignant qu'à partir
    de cette date, une évaluation sera faite tous les deux jours sur la poursuite de cette opération.

    LCI.fr - 14 juin 2009

    Sans attendre les boîtes noires, les enquêteurs français devaient tirer de premiers enseignements des débris rassemblés dans un vaste hangar à Recife, sur la côte Nord-Est.

    Ces débris semblaient indiquer que la chute de l'avion a été soudaine et qu'il n'a pas explosé en vol, selon des experts brésiliens cités par la presse. Ceux-ci s'appuient notamment sur une photo montrant des sièges de l'équipage, repliés, ce qui suggère que celui-ci circulait et a été pris par surprise.

    AFP. 14 juin 2009

  • L'"Air Force One" de Sarközy a déjà été contrôlé

    Le chef de cabinet de Nicolas Sarközy à l’Elysée, Cédric Goubet, a fait vérifier il y a quelques jours que les trois sondes Pitot de mesure de vitesse qui équipent le futur avion du président ont bien été changées. C’est chose faite : la compagnie Air Caraïbes, ancienne propriétaire de l’appareil acheté d’occasion par l’Etat, s’était déjà chargée de modifier ces capteurs.

    Une compagnie qui avait elle-même connu deux incidents mettant en cause ces mêmes sondes en août et septembre 2008, sur des vols à destination des Antilles opérés par des Airbus A-330.


    Le futur « Air Force One » de Sarközy, en cours d’aménagement chez Sabena Technics à Mérignac (Gironde), est lui aussi un long-courrier A-330-200, soit le même modèle que celui de l’AF 447. Il sera équipé d’un bureau, d’une salle de réunion d’une dizaine de places et d’une chambre avec salle de bains à l’avant, avec une soixantaine de places à l’arrière. Il sera livré à l’automne 2010 et remplacera les deux moyen-courriers A-319 de l’Etat, achetés du temps de la dernière cohabitation et d’ailleurs surnommés… « Chirac » et « Jospin ».

    Le parisien.fr - 14 juin 2009


     

  • Netanyahu accepte un Etat palestinien démilitarisé: une réserve d'esclaves?

    Etat palestinien - Netanyahu.jpg
    Netanyahu pendant son discours - 14 juin 2009
     Deux raids aériens dans le sude de gaza 4 morts.jpg
    Deux raids aériens dans le sud de Gaza (13 au 14 juin 2009): 4 blessés palestiniens
    (Cliquez sur les photos pour les voir en entier)

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, soumis à de fortes pressions internationales, a accepté dimanche le principe d'un Etat palestinien tout en posant des conditions qui ont été immédiatement rejetées par les Palestiniens.

    Dans le même temps, M. Netanyahu s'est refusé à un gel de la colonisation juive, comme le réclame la communauté internationale, le président américain Barack Obama en tête, qui estime que la construction en Cisjordanie mine la perspective d'un Etat palestinien.

    Les deux conditions posées par le Premier ministre portent sur la démilitarisation du futur Etat palestinien et la reconnaissance par la direction palestinienne d'Israël comme Etat du peuple juif.

    "Si nous recevons ces garanties sur la démilitarisation et si les Palestiniens reconnaissent Israël comme l'Etat du peuple juif, alors nous parviendrons à une solution basée sur un Etat palestinien démilitarisé au côté d'Israël", a déclaré M. Netanyahu lors de son premier discours de politique étrangère depuis l'élection de février à l'université Bar Ilan, près de Tel Aviv.

    "A chacun son drapeau, à chacun son hymne. Le territoire alloué aux Palestiniens sera sans armée, sans contrôle de l'espace aérien, sans entrée d'armes, sans la possibilité de nouer des alliances avec l'Iran ou le Hezbollah" libanais, a-t-il ajouté.

    M. Netanyahu s'est permis d'avancer cette idée qu'il refusait il y a encore trois mois, alors qu'il ne se sent pas menacé au sein de sa coalition dominée par la droite.

    Ses principaux partenaires sont d'accord avec la formule d'un Etat palestinien démilitarisé, sans croire que cela soit réalisable.

    Concernant le dossier crucial de la colonisation, il a affirmé ne pas souhaiter "faire construire de nouvelles colonies ou confisquer de terres au profit d'implantations existantes, mais il faut permettre aux habitants des implantations de vivre normalement", une référence à l'accroissement démographique.

    L'Autorité palestinienne a aussitot accusé M. Netanyahu de "torpiller" les efforts de paix.

    "Ce discours torpille toutes les initiatives de paix dans la région", a déclaré à l'AFP Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.

    "Il entrave les efforts visant à sauver le processus de paix dans un clair défi à l'administration américaine", a-t-il ajouté.

    Le porte-parole du Hamas islamiste, Fawzi Barhoum, a pour sa part estimé que "ce discours reflète l'idéologie raciste et extrémiste de Netanyahu et fait fi de tous les droits du peuple palestinien".

    M. Obama a pressé l'Etat hébreu, lors de son discours de réconciliation avec le monde musulman le 4 juin au Caire, d'endosser le principe de "deux Etats pour deux peuples" et appelé à un gel total de la construction dans les colonies de Cisjordanie où vivent plus de 280.000 Israéliens.

    M. Netanyahu a également exclu un retour de réfugiés palestiniens en Israël.

    "Le problème des réfugiés doit être réglé hors des frontières d'Israël", a-t-il dit. "Leur retour va l'encontre du maintien d'Israël comme Etat juif."

    Sur le dossier iranien, au lendemain de l'annonce de la victoire électorale pour un second mandat de Mahmoud Ahmadinejad, M. Netanyahu a estimé que "la plus grande menace pour Israël, le Proche-Orient et le monde entier, c'est la rencontre entre l'arme nucléaire et l'islam radical".

    Un député du Likoud, le parti du Premier ministre, Dani Danon a qualifié le discours de "brillant". "Mais il comportait juste une phrase misérable qui va conduire à la pose de la première pierre d'un Etat palestinien".

    AFP. 14 juin 2009
  • Un premier examen des corps accrédite la thèse de la dislocation en vol

    Airbus prermiers corps repêchés.jpg

    Le directeur général d’Air France avait annoncé à demi-mot pour la semaine à venir les premiers résultats des autopsies des corps de 16 passagers du vol AF 447. Il a été pris de vitesse par la presse brésilienne.
    L’« Estadao de São Paulo » vient de révéler des éléments à même d’orienter l’enquête sur le crash, en l’absence des boîtes noires de l’appareil, toujours introuvables.

    Selon ce quotidien brésilien de référence, aucun des corps examinés ne porte de traces de brûlures, ce qui contredit l’hypothèse d’un incendie ou d’une explosion. L’examen par rayons X, en mettant en évidence l’absence d’objets « incrustés » dans ces mêmes corps, devrait permettre d’abandonner la piste d’un éventuel attentat.
    Pour le professeur Didier Gosset, président de la Société française de médecine légale, le fait que les cadavres aient été retrouvés d’un seul tenant « écarte la probabilité d’une explosion ».

    « En cas de déflagration, les corps sont rarement entiers », précise ce spécialiste. Par ailleurs, l’absence d’eau dans les poumons indique que les victimes ne se sont pas noyées, et que leur décès serait intervenu dans les airs ou au moment de percuter la surface de l’eau. La majorité souffre de fractures multiples, notamment de la hanche ou des jambes.

    Enfin, d’après les enquêteurs brésiliens, la plupart des corps ont été retrouvés nus ou sommairement vêtus. « Cela s’explique par la violence du contact avec l’eau qui fait éclater les vêtements », décrypte un spécialiste français.
    « C’est quelque chose qu’on retrouve dans d’autres catastrophes.»
    Alors qu’Airbus et Air France démentaient fermement la thèse d’une dislocation en vol de l’appareil, ces premiers éléments d’autopsie pourraient la remettre sur le devant de la scène. Car sur les 50 corps de passagers retrouvés, les militaires ont identifié deux groupes distincts, à environ 85 km les uns des autres. Une distance qui ne peut s’expliquer par la seule force des courants marins, lesquels évoluent à environ 1,1 km/h dans cette zone.

    « C’est difficile à concevoir, mais on peut imaginer que l’appareil se soit brisé en vol en morceaux, analyse le même expert. Il s’agit de savoir où étaient placés ces passagers, ce qui donnerait des indications sur la manière dont la structure aurait pu se désagréger. » Dans l’ère du transport aérien moderne, ce scénario serait une première. Reste à en connaître l’origine : en trompant le pilote sur sa vitesse, les sondes Pitot auraient pu l’amener à accélérer au-delà du « domaine de vol » de l’avion, entraînant des dommages irréversibles.

     La violence de la tempête traversée a dû concourir à l’issue du drame. L’analyse de la dérive arrière par les hommes du BEA sera essentielle.
    Mais que l’avion se soit « ouvert » en altitude ou qu’il ait frappé l’océan à pleine vitesse, « la mort des passagers a été instantanée ou quasi instantanée », avance le professeur Didier Gosset. Dans le premier cas, « le froid et l’absence d’oxygène entraînent une sidération des centres nerveux et l’asphyxie », détaille le médecin.
    Dans le second, le choc à plusieurs centaines de kilomètres/heure ne laisse aucune chance.

    Le parisien.fr - 14 juin 2009
     

  • Ahmadinejad défend sa victoire face à la fronde de son rival et aux attaques du N.O.M.

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    Le président de l'Iran le 14 juin 2009
    (Cliquez sur les photos pour les voir en entier)

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a défendu dimanche la légitimité de sa réélection devant une foule de partisans enthousiastes réunis au centre de Téhéran tandis que son principal rival réclamait l'annulation du résultat pour irrégularités. Evènement

    "Les élections en Iran sont les plus propres" du monde, a dit M. Ahmadinejad, assurant que le résultat du scrutin de vendredi n'avait pas été faussé.

    Malgré de nouvelles manifestations de l'opposition et les doutes exprimés par les Etats-Unis sur la légitimité de sa victoire, M. Ahmadinejad a assuré la foule qu'"il n'y avait eu aucune irrégularité" dans l'élection.

    Son principal rival, Mir Hossein Moussavi, crédité officiellement de seulement 34% des voix contre 63% à M. Ahmadinejad, a demandé à l'instance compétente, le Conseil des gardiens de la Constitution, d'annuler les résultats.

    Le candidat réformateur Mehdi Karoubi, laminé au scrutin, a affirmé pour sa part qu'il "ne reconnaissait pas M. Ahmadinejad comme président du pays".

    Le président Ahmadinejad a accusé ses adversaires de liens avec l'étranger et les médias étrangers de se livrer à une "guerre psychologique" contre son gouvernement.

    Les chances d'annulation du résultat sont a priori infimes. Les membres du Conseil des gardiens sont nommés directement et indirectement par le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui s'est félicité samedi de la réélection du président Ahmadinejad.

    Des affrontements se sont poursuivis dimanche entre partisans de M. Moussavi et la police, mais avec une ampleur bien moindre que la veille.

    La police a annoncé avoir procédé à 170 arrestations dans le cadre des émeutes de samedi, dont au moins 70 "organisateurs".

    Selon un journaliste de l'AFP, les policiers ont tiré en l'air à plusieurs reprises pour repousser des manifestations, rue Motahari. Il n'a pas fait état de victimes.

    Les heurts s'étaient poursuivis dans la nuit de samedi à dimanche, avant que le calme ne revienne vers 02H00 du matin, après le déploiement des forces de l'ordre, d'agents en civils et de bassidjis (milice islamique).

    La capitale n'avait pas connu de telles violences depuis les émeutes estudiantines de juillet 1999.

    Le réseau de téléphonie mobile, coupé samedi soir, a été rétabli dimanche.

    Des journalistes étrangers envoyés couvrir les élections ont été priés de quitter le pays, dont deux journalistes de la télévision publique néerlandaise.

    Dimanche, le bureau de la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya a été fermé pour une semaine et la BBC a indiqué que les satellites diffusant ses programmes au Proche-Orient et en Europe étaient la cible d'un brouillage important "en provenance d'Iran".

    La tension politique s'est accrue dimanche matin avec l'interpellation d'au moins neuf responsables réformateurs, dont deux anciens vice-ministres, partisans de Mir Hossein Moussavi. Certains d'entre eux ont ensuite été libérés.

    Dans une conférence de presse dimanche M. Ahmadinejad a assimilé ces personnes, ainsi que M. Moussavi, a "des supporteurs de match de football dont l'équipe a perdu".

    M. Moussavi a appelé dimanche ses partisans à maintenir "pacifiquement" leur "opposition" aux résultats du scrutin.

    La veille il avait dénoncé "vigoureusement les irrégularités visibles et nombreuses" du scrutin, avertissant que cela ne pouvait qu'instaurer "la tyrannie".

    Le vice-président américain Joe Biden a estimé que "vu la façon dont ils répriment la liberté d'expression, la façon dont ils répriment la foule, la manière dont les gens sont traités, il y a de vrais doutes" sur la légitimité de la réélection du président Ahmadinejad.

    Ce dernier a pour sa part qualifié le scrutin de "camouflet" pour les "oppresseurs" du monde.

    Il a répété que le dossier du nucléaire iranien, un point central du contentieux avec les Etats-Unis et d'autres pays, appartenait "au passé".

    AFP. 14 juin 2009