04/07/2009

La compagnie Yemenia maintient ses voks entre Sanaa et Moroni

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Marche silencieuse des Comoriens à Marseille le 4 juillet 2009
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Christine Robichon - 4 juillet 2009

La compagnie Yemenia a finalement renoncé samedi à suspendre ses vols à destination de Moroni en dépit des tensions créées par le crash de son Airbus A310 qui a fait 152 morts, auxquels la communauté comorienne de Marseille a rendu hommage par une marche silencieuse.

Le président du conseil d'administration de Yemenia, Abd al-Khaleq al-Qadhi, a indiqué samedi soir à l'AFP à Sanaa que sa compagnie maintenait finalement ses liaisons régulières hebdomadaires entre Sanaa, la capitale du Yémen, et Moroni, celle des Comores.

"Pour Sanaa-Moroni, nous avons annulé tous les vols additionnels mais nous maintenons les vols réguliers, qui sont au nombre de deux par semaine", a affirmé au correspondant de l'AFP M. Qadhi.

"Le nombre de fréquences peut être révisé en fonction de leur rentabilité. Nous pouvons passer à un seul vol hebdomadaire", a-t-il précisé.

Plus tôt dans la journée, Yemenia avait annoncé dans un communiqué à Paris qu'elle suspendait provisoirement l'ensemble de ses vols à destination de Moroni "eu égard aux graves événements survenus ces derniers jours et aux risques majeurs que certaines personnes font courir au personnel des aéroports, de notre compagnie, et aux passagers".

Aucune partie d'épave de l'Airbus de Yemenia, qui s'est abîmé au large des Comores, n'a été découverte, a déclaré à l'AFP le colonel Ismaël Mogne-Daho, directeur des opérations de secours comoriennes, démentant des informations provenant du Yémen.

Depuis que le vol 626 de la compagnie yéménite s'est abîmé en mer mardi près des côtes des Comores, des membres de la communauté comorienne de France manifestent leur colère contre les "vols-poubelle" à destination de l'archipel de l'Océan Indien, reprochant à la France d'avoir négligé sa sécurité.

Certains ont ainsi ont bloqué à Paris et à Marseille l'enregistrement de vols de Yemenia à destination de Moroni, la poussant jeudi à suspendre ses liaisons au départ de Marseille.

Concernant la desserte de Marseille, le président du conseil d'administration de Yemenia a en revanche confirmé à l'AFP que l'ensemble des vols --additionnels et réguliers-- étaient suspendus jusqu'à nouvel ordre.

L'Airbus A310 de Yemenia n'avait pas été formellement interdit en France mais n'y est pas revenu depuis un contrôle ayant montré des irrégularités en 2007.

Des milliers de personnes (10.000 selon la police, 40.000 selon les organisateurs) issues de la communauté comorienne de Marseille ont défilé en silence samedi dans les rues de la ville en hommage aux victimes de l'accident.

Le cortège, long et dense, est parti de la Porte d'Aix au centre-ville au son d'une prière coranique et derrière une banderole noire. Aucun slogan n'était audible mais les participants brandissaient des banderoles où l'on pouvait lire "plus de poubelles volantes" ou "les morts n'ont pas de prix, nous nous battrons jusqu'au bout".

Quelque 130.000 Comoriens ou Franco-Comoriens vivent en France, dont quelque 80.000 à Marseille, soit davantage qu'à Moroni, la capitale comorienne.

A Sarcelles (Val-d'Oise), où vit également une importante communauté comorienne, une cérémonie a été organisée à la mémoire des victimes de l'accident.

Samedi, le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, avait appelé la communauté comorienne de France au "calme" et à la "sérénité, leur demandant par l'intermédiaire de son ambassadeur à Paris de "faciliter la mobilisation de la solidarité nationale et internationale dont nous avons besoin".

Le Premier ministre François Fillon a nommé Christine Robichon comme ambassadrice chargée des relations avec les familles et les proches des victimes du vol 626 de Yemenia. Elle aura notamment pour mission de faciliter leurs relations avec "les administrations concernées ainsi qu'avec les interlocuteurs yéménites et avec Yemenia".

AFP. 04/07/09

Accident du train Corail près de Limoges- un voyageur entre la vie et la mort

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Vue de l'intérieur d'un wagon du train accidenté - 4 juillet 2009
(Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

Un homme de 42 ans était toujours entre la vie et la mort samedi soir au CHU de Limoges au lendemain de l'accident du train Corail Paris-Cahors qui a en partie déraillé vendredi soir après avoir heurté une remorque agricole chargée de foin tombée sur les voies.

En ce premier week-end de départ en vacances d'été, la circulation des trains est demeurée perturbée samedi sur cette portion de la ligne Paris-Toulouse mais a néanmoins pu reprendre dans la matinée, sur une seule voie et à vitesse réduite, a indiqué la SNCF.

Trois voyageurs blessés dans le choc étaient toujours hospitalisés dans la soirée de samedi au CHU de Limoges, notamment un Corrézien de 42 ans dont "l'enjeu vital n'est toujours pas écarté", selon une responsable de l'hôpital. Cet homme, victime de "polytraumatismes", est en réanimation, a-t-elle précisé.

Les deux autres personnes hospitalisées n'inspiraient plus d'inquiétude alors que deux autres blessés avaient déjà quitté le CHU samedi matin.

Les victimes ont reçu la visite au CHU du président de la SNCF, Guillaume Pepy, qui a souhaité leur témoigné sa "solidarité" après un accident qui est, selon lui, "du jamais vu" en "20 ans de SNCF".

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a évoqué à LCI un accident "absolument invraisemblable", "absurde" et "peut-être tout simplement imprévisible".

La locomotive et deux voitures du train Paris-Cahors, qui transportait 450 passagers, ont déraillé sans se coucher après le choc qui a eu lieu vendredi vers 20H45 à Boisseuil (Haute-Vienne), à une quinzaine de kilomètres au sud de Limoges.

La première voiture a été particulièrement touchée par la remorque tombée accidentellement quelques instants plus tôt et heurtée à près de 110 km/h par le train.

"Quand vous voyez le premier wagon, éventré par l'un des essieux de la remorque, il y a eu des miraculés!", a témoigné le maire de Boisseuil, Jean-Louis Nouhaud.

"Les éléments métalliques de la remorque ont complètement explosé les vitres d'un côté et provoqué un véritable cisaillement de la tôle à hauteur des fenêtres", selon le procureur de la République de Limoges, Olivier Tcherkessof.

"C'est vraiment accidentel", a-t-il précisé, annonçant que le propriétaire de la remorque, un agriculteur de 60 ans, avait été mis en examen pour blessures involontaires puis remis en liberté.

Ce dernier chargeait des balles de foin dans la remorque, pourtant calée, quand celle-ci s'est mise à dévaler la pente, sur environ 500 mètres et selon une trajectoire non rectiligne, jusqu'aux voies situées en contre-bas.

L'agriculteur a aussitôt alerté les gendarmes qui ont eux-mêmes contacté la SNCF mais cette dernière n'a pu joindre à temps le conducteur du train, qui n'a pu éviter le choc malgré l'utilisation du système de freinage d'urgence, selon la chronologie établie par le procureur de la République de Limoges.

"Il y a un temps très court entre l'appel de l'agriculteur et le choc avec la remorque, entre 2 et 3 minutes", a estimé M. Tcherkessof.

Les opérations de remise sur les voies de la locomotive et les deux voitures accidentées devaient se poursuivre samedi soir alors que les autres voitures du train ont été évacuées, a précisé la SNCF.

AFP. 04/07/09

Ce grave accident ayant eu lieu en France, Bussereau se permet de le qualifier d'invraisemblable, d'absurde...

 

Jamal Dati: il dit du mal de sa soeur dans son manuscrit...

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Jamal Dati, le frère de l'ex-Garde des Sceaux...

La parution du livre de Jamal Dati, un des frères de l’ancienne garde des Sceaux Rachida Dati risque d’être différée. Le manuscrit de l’ouvrage a été "mystérieusement" dérobé, entre le 22 et le 23 juin, sur le bureau d’un employé de la maison d’édition Calmann-Lévy, située dans le VIe arrondissement à Paris.

Une plainte a été déposée, en toute discrétion, le 26 juin. L’affaire, considérée comme sensible, a été confiée au groupe des affaires réservées de la 3e division de police judiciaire de Paris.
Selon nos informations, le document disparu n’était pas le manuscrit final destiné à être imprimé. Il s’agit d’un travail déjà bien avancé de ce livre d’entretiens entre Jamal Dati et un journaliste, qui porte sur les relations entre l’ex-ministre de la Justice et son frère cadet, âgé de 36 ans. « Il n’y a pas eu d’effraction constatée dans le bureau de l’employé qui le détenait », relate une personne proche de l’affaire.

« Celui ou ceux qui ont fait ça savaient ce qu’ils venaient chercher »

Les entrées dans l’immeuble qui abrite les bureaux de l’éditeur victime de ce vol sont relativement limitées. Un badge d’accès personnel est nécessaire pour pénétrer dans les lieux. « Cela peut accréditer la thèse d’un vol commis par des professionnels, ajoute la même source. De plus, seul le manuscrit de ce livre a disparu. Celui ou ceux qui ont fait ça savaient ce qu’ils venaient chercher et où le trouver. C’est un fait plutôt rare de constater un tel vol au sein même d’une maison d’édition. »

A l’annonce de la signature du contrat entre Calmann-Lévy et Jamal Dati, ce dernier avait fait l’objet de nombreuses pressions de la part d’autres membres de sa famille pour en empêcher la parution.


Toujours selon nos informations, au fil de l’ouvrage, intitulé « A l’ombre de Rachida », Jamal, condamné à un an de prison ferme, au mois d’août 2007 pour trafic de stupéfiants, brosserait notamment le portrait d’une femme cassante qui ne s’est jamais occupée de lui.
« La disparition de ce manuscrit, juste avant les vacances, va compliquer le travail des éditeurs, précise encore un proche du dossier. Même si une copie enregistrée sur ordinateur existe. Il va falloir recommencer tout un travail de relecture. Cela va repousser la sortie qui était prévue le 16 septembre. » Contacté hier, l’avocat de Jamal Dati, Me Frédéric Berna, s’est dit peu surpris par le vol de ce manuscrit. « Cela ne m’étonne pas du tout d’apprendre ce vol, déclare Me Frédéric Berna. Ce n’est pas la première fois que des documents disparaissent autour de ce projet. Le 16 mars, plusieurs feuillets du contrat passé entre mon client et Calmann-Lévy avaient été dérobés à son domicile en Lorraine. Il avait pourtant pris le soin de les dissimuler à divers endroits. »

Le parisien - 3 juillet 2009

Une histoire assez ridicule... pour Sarközy!

Une librairie pro-palestinienne saccagée par un commando de la Ligue de défense juive

Une librairie pro-palestinienne du 17ème arrondissement de Paris a été saccagée vendredi après-midi. Les propriétaires de la librairie ont mis en cause un groupe de la Ligue de défense juive, organisation sioniste réputée pour ses actions violentes.

«Les cinq hommes ont cassé la caisse et les ordinateurs, jeté les livres par terre et vidé leurs bouteilles d'huile sur le sol», a précisé la gérante de l'établissement, Olivia Zemor.

«Avant de repartir, ils ont crié qu'ils étaient de la Ligue de défense juive», a-t-elle affirmé.

 Un témoin, présent dans la rue au moment de l'agression a déclaré qu'un «groupe de cinq hommes cagoulés en jogging sombre sont entrés en courant dans la librairie, armés de bouteilles d'huile et de bâtons vers 14h».

La librairie visée par l'agression, située près de la station de métro Guy-Môquet, est connue pour son soutien à la cause palestinienne. Par le passé, elle a déjà fait l'objet de plusieurs attaques similaires, selon ses gérants. La Ligue de défense juive ne s'est pas exprimée sur l'incident.

Le parisien - 3 juillet 2009

 

VIDEO Sarközy à la Grande Mosquée de Paris

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafMGtL.html

Nicolas Sarközy s'est rendu jeudi soir à la Grande Mosquée de Paris pour assister à une cérémonie inter-religieuse en mémoire des victimes de l'accident de l'A310 de la compagnie Yemenia. La communauté comorienne, qui dénonce les conditions de transports sur cette compagnie, est venue nombreuse.

 

Marine et Steeve se battent à Hénin-Beaumont

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UEJF = Union des Etudiants Juifs de France - 3 juillet 2009
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Au marché d'Hénin-Beaumont
(Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

Tractage, militants en effervescence: le candidat FN Steeve Briois et sa colistière Marine Le Pen mènent une campagne intense pour remporter le 2e tour des municipales d'Hénin-Beaumont, lors duquel le divers gauche Daniel Duquenne espère un "réflexe républicain".

"On réagit au jour le jour", déclare Marine Le Pen dans une permanence de campagne aux airs de ruche, où les militants plient des centaines de tracts tenant compte des informations glanées dans la presse du matin.

"Si c'est pas Steeve qui passe, je vends ma maison, je m'en vais d'Hénin", souffle, derrière une pile de tracts, Béatrice Vaquette, 51 ans, 28e sur la liste FN et habitante d'Hénin depuis 14 ans, qui fulmine contre la taxe d'habitation qui "augmente tous les ans".

"On ne va pas vendre la peau de l'ours, mais on part avec de bonnes chances, contrairement à notre concurrent qui est en train de se dépatouiller avec la gauche, avec les appareils politiques", explique tranquillement Steeve Briois, fort de son score de 39,34% des voix au 1er tour, devant la liste Daniel Duquenne (20,19%).

Pour Marine Le Pen, son adversaire "a peur et se met sous la tutelle socialiste".

"Je n'appartiens à aucun parti politique", rétorque Daniel Duquenne, qui dans le calme de son local de campagne, explique avoir refusé la fusion des listes de gauche (majoritaires en voix au 1er tour, ndlr) et le "pacte républicain" proposé par le PS au soir du 1er tour.

"Pour plus de clarté, il vaut mieux que je reparte de manière autonome", estime Daniel Duquenne, qui a également refusé la venue de "stars" du PS.

La stratégie de Daniel Duquenne s'inscrit dans sa volonté de se démarquer de l'héritage de l'ancien maire socialiste Gérard Dalongeville, écroué et mis en examen en raison de malversations.

Il rappelle ainsi avoir dès 2001 "quitté le PS pour ne pas cautionner" l'ancien maire.

Steeve Briois, de son côté, met en en avant son ancrage "d'enfant du pays" et d'arpenter les marchés de la ville, dont Daniel Duquenne est, selon lui, "absent".

"On a affaire à un parti qui est aguerri, sur le terrain, en ordre de marche", estime à propos du Front national Bruno Lajara, figure culturelle d'Hénin-Beaumont, qui milite quotidiennement contre une victoire du parti d'extrême-droite.

M. Lajara, qui a appelé à manifester contre le FN vendredi, déplore que ce parti ait "pris la place, dans le porte-à-porte, des partis traditionnels de gauche".

Les partisans du FN sont en effet plus visibles dans les rues d'Hénin-Beaumont que ceux de Daniel Duquenne.

Même s'il clame que sa liste est indépendante, ce dernier fait valoir qu'il est "soutenu par tous les partis politiques". Les principales formations ont en effet appelé à constituer un front républicain contre Steeve Briois.

Le retour aux urnes des abstentionnistes du 1er tour (près de 40% des électeurs, ndlr) devrait jouer un rôle important, selon Bruno Lajara, pour qui l'électorat du FN était "très mobilisé" au 1er tour.

L'élection, dans cette ville de 26.000 habitants, "se jouera à moins de 500 voix", pronostique-t-il.

AFP. 03.07.09

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