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  • Le cadeau d'anniversaire des juges à Sarkozy: une claque!

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    Le petit meurtre judiciaire n’a pas eu lieu, et pour Nicolas Sarkozy, la relaxe de Dominique de Villepin, même pas grondé par les juges (contrairement aux dires de l’Elysée), est une mauvaise nouvelle. Le président de la République a joué son rôle de victime à l’excès, et voilà que les magistrats le privent à l’heure du verdict d’un ennemi digne de ce nom.

    L’ancien Premier ministre, poète à ses heures, a été instrumentalisé, il ne savait pas que les listings Clearstream étaient bidon, il n’a même pas fauté par abstention… Aucune des charges exposées à l’audience par M° Thierry Herzog, n’a été retenue, contraignant l’avocat de Sarkozy à un départ bougon du Palais de justice, lèvres et poings serrés.
    L’homme que l’on voulait pendre haut et court est blanc comme la crinière qu’il va désormais se faire un plaisir de promener sur toutes les estrades de France et de Navarre. La victime, en fait, c’était lui, Villepin, dont l’histoire devra tout de même retenir qu’il s’est fait promener comme un agneau par un informaticien surdoué et escroc (Imad Lahoud) et un polytechnicien génial et légèrement parano (Jean-Louis Gergorin).

     Tout ce vacarme médiatique pour ça, donc, une sorte de remake de l’affaire des avions renifleurs (des escrocs avaient soutiré des millions à une poignée de représentants de notre haute administration), dont ne sortent pas grandies nos élites politiques, aveuglées par leurs désirs de voir rouler en place publique la tête de l’adversaire. Les juges ont dit non. Ils ont dit non à ce mauvais film, et refusé de prononcer les peines que le très haut pouvoir attendait eux. Ils ont jugé sur les faits, tout en cherchant à inscrire dans le marbre une indépendance sur le point de vaciller. Au risque de rendre morose la soirée d’anniversaire de Nicolas Sarkozy… qui pour se venger ne fera pas à son rival le cadeau d’un procès appel. (Nicolas Sarközy est né le 28 janvier 1955)

    Marianne - 28.01.10



     

  • Bon anniversaire, Monsieur Gollnisch!

    Bruno Gollnisch est né le 28 janvier 1950 à Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine)
    Actuellement vice-président exécutif et membre du bureau exécutif du Front national, il exerce les mandats de conseiller régional de Rhône-Alpes et de
    220px-Bruno_Gollnisch_481263330_c4143d255c_odéputé européen.

    Bruno Gollnisch est issu d’une lignée d’universitaires et d’hommes politiques originaire de l’Est de la France.

    Il a pour ancêtre Edmond Gollnisch, qui fut maire de Sedan de 1873 à 1874, le physiologiste Pierre Flourens, professeur au Collège de France, député en 1839 et académicien, ainsi que le fils de ce dernier Émile Flourens, ministre des Affaires étrangères de la Troisième République. Gustave Flourens, le frère du précédent, fut l’un des chefs militaires de la Commune de 1871, épisode pendant lequel il trouve la mort, tué par un soldat. Un de ses oncles enfin, Paul Viard, fut doyen de la Faculté de droit et député d’Alger.


    Diplômes
    * Diplômé d’études supérieures de défense
    * 1970 : licence de droit
    * 1971 : diplôme de japonais, Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)
    * 1973 : diplôme de malais, Inalco
    * 1973 : diplôme de sciences politiques, Institut d’études politiques de Paris
    * 1973 : diplôme d’études approfondies de droit public (Université Paris-II)
    * 1978 : doctorat en droit international (Université Paris-II)
    * 1980 : Avocat au Barreau de Paris

    En 1983 il adhère au Front National

    Bruno Gollnisch a servi dans la Marine nationale et est aujourd’hui capitaine de frégate de réserve.

    * 1974 : attaché de recherche à la faculté de droit de Kyoto
    * Lecteur, chargé du premier cours de droit des pays d’Extrême-Orient à l’Institut de droit comparé de l’université Paris-II
    * Chargé du premier cours de droit du Japon à l’Institut national des langues et civilisations orientales
    * 1980-1981 : Maître-assistant de droit public à l’Université de Metz
    * de 1981 à 2005 : professeur des universités de langue et civilisation japonaises à l’Université Jean Moulin – Lyon 3
    * 1982 : plus jeune doyen de France, dans la même université

    Bruno Gollnisch est marié depuis 1981 à Setsuko Takeuchi, une Japonaise, et le couple a trois enfants.

    NPI - 28.01.10

  • Frêche: le CRIF s'inquiète...

    Les propos de Georges Frêche, président sortant du Languedoc-Roussillon, déclarant que Laurent Fabius "a une tronche pas catholique", ont suscité des réactions de plusieurs associations.


    Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) "déplore que dans sa récente déclaration au sujet de Laurent Fabius, Monsieur Georges Frêche prenne le risque de réveiller des stéréotypes antisémites qu'il importe d'effacer du débat public".
    "Le passé de monsieur Frêche témoigne de son rejet de l'antisémitisme, mais une telle déclaration n'en reste pas moins inacceptable", ajoute le CRIF dans un communiqué.

    La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) estime que "ces nouvelles exactions le jour de l'anniversaire de la libération d'Auschwitz et le lendemain de la visite du président de la République au cimetière militaire de Notre-Dame-de-Lorette sont de nouvelles preuves de la vitalité et de la vivacité des courants racistes, antisémites et nazis dans notre pays". "Ceci n'est pas une coïncidence, c'est une véritable provocation et un défi lancés aux autorités de la République", ajoute la LICRA dans un communiqué.

    Le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN) se déclare "scandalisé par ces propos, qu'il faut bien qualifier d'antisémites, et les condamne sans aucune réserve.

    Le Figaro - 28.01.10

  • Nostalgie: l'application iMussolini n°1 en Italie

    Une application iPhone permettant d'écouter, lire et voir des vidéos du dictateur fasciste Benito Mussolini fait actuellement un tabac en Italie : en pointe des ventes, elle est téléchargée quelque 1.000 fois par jour.

    Lancée le 21 janvier et vendue 0,79 euro, l'iMussolini est actuellement l'application la plus vendue sur l'Apple store en ligne italien et a déjà été téléchargée environ 6.500 fois, a expliqué son développeur Luigi Marino.

    "Disons que j'aime bien les documentaires", explique-t-il en insistant sur le fait que son application se veut avant tout un outil historique. Télécharger iMussolini "est comme aller dans un magasin et acheter un livre" sur le dictateur, ajoute le développeur qui demande aux utilisateurs de s'abstenir de commentaires reprenant des slogans fascistes comme "dux mea lux" ("le Duce est ma lumière") ou "Duce, duce, duce".

    Marino reconnaît que figurent sans doute parmi ses clients des "nostalgiques ou des gens qui sont fascinés par la figure historique" de Mussolini, qui dirigea l'Italie de 1922 à 1943.

    Ce succès a suscité quelques commentaires inquiets dans la presse, mais Apple a contacté Marino pour lui préciser qu'ils maintenaient l'application en vente, tout en effaçant les commentaires offensants.

    Le Figaro - 28.01.10

  • La France envisage d'envoyer des renforts en Afghanistan

    Le 15 octobre dernier, dans une interview au Figaro, Nicolas Sarkozy affirmait : «La France n'enverra pas un soldat de plus en Afghanistan», où elle a déjà déployé 3 750 hommes. Persuadé depuis longtemps que la guerre contre les talibans ne se gagnera pas militairement mais politiquement, Paris ne voit toujours pas l'intérêt d'envoyer des forces supplémentaires en Kapissa et en Surobi, les deux régions qu'elle contrôle à l'est du pays. «On ne ferait pas plus, ni mieux, avec davantage d'hommes», confiait récemment un officier français.

    La France pourrait malgré tout annoncer d'un jour à l'autre l'envoi de renforts en Afghanistan. Pas des troupes de combat, comme l'a répété Nicolas Sarkozy lundi soir sur TF1, mais des formateurs, dont le rôle sera d'instruire et de mettre à niveau les forces de sécurité afghanes, police et armée. Les Américains souhaitent en effet qu'elles prennent en main le destin de leur pays le plus rapidement possible.

     

    Primat du politique et du civil

     

    Dans cette affaire, on l'aura compris, tout est une question de sémantique. Pour faire passer la pilule sans avoir l'air de céder aux pressions de Washington, le pouvoir français joue sur les mots et parle de «formateurs» et non de «soldats». Mais personne n'est dupe. Jusque-là, les officiers envoyés par l'armée française pour former les cadres de l'ANA, la jeune Armée nationale afghane, avaient toujours été comptabilisés dans les effectifs militaires…

    «Il est trop difficile de dire non à Obama», alors que tous les alliés des États-Unis ont fait un effort, le dernier en date étant l'Allemagne, poursuit l'officier. La France, qui avait déjà mis quelque temps à se remettre dans le bain de la guerre parce qu'elle n'avait pas participé au conflit irakien, tient à conserver une crédibilité auprès des Anglo-Saxons et à maintenir son rang de puissance. Elle se porte d'autant plus facilement volontaire qu'elle se reconnaît complètement dans la nouvelle stratégie américaine initiée par Barack Obama et le général Stanley McChrystal, fondée sur la «conquête des cœurs», la sécurisation de la population, l'afghanisation du conflit et le primat du politique et du civil sur le tout-militaire.

    Pierre sans doute importante pour le bon fonctionnement de l'édifice central, cet effort supplémentaire ne donnera cependant pas plus d'influence à la France, qui n'est que le quatrième contributeur de la coalition, sur la conduite des opérations. «L'Afghanistan est la première guerre contre-insurrectionnelle à laquelle nous participons sans en être les leaders. Nous sommes obligés de suivre l'actionnaire principal, américain. C'est l'une des plus grosses différences avec l'Indochine et l'Algérie», explique un théoricien de la guerre, familier de l'Afghanistan.

    Et, sur le terrain, pas sûr non plus que cela fasse une grosse différence. «Le problème de la guerre en Afghanistan, c'est qu'on y participe en étant persuadés que l'année suivante, on sera partis ! Or, pour réussir dans ce type de conflit, il faut généralement pouvoir rester quatorze ou quinze ans. Les Français ont-ils pris conscience de cela ?», interroge le spécialiste.

    Le Figaro - 28.01.10

  • Villepin innocenté: une défaite pour Sarkozy

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    Dès l'annonce de sa relaxe dans l'affaire Clearstream, l'ancien premier ministre a fait savoir qu'il faudrait compter avec lui en politique. Nicolas Sarkozy se dit satisfait du jugement.

    «Je n'ai aucune rancoeur, aucune rancune. Je veux tourner la page». C'est un Dominique de Villepin triomphant sous ses airs modestes qui a commenté la décision des juges, jeudi au tribunal correctionnel de Paris après sa relaxe dans l'affaire Clearstream. L'ancien premier ministre a expliqué que désormais, c'était «vers l'avenir [qu'il] voulait se tourner pour servir les Français et contribuer, dans un esprit de rassemblement, au redressement de la France». Une allusion claire à son intention de revenir en politique et d'incarner, peut-être, une alternative à droite pour 2012.

    » VIDÉO - «Une force de nuisance pour Sarkozy en 2012», l'analyse de Bruno Jeudy

    «Après plusieurs années d'épreuves, mon innocence a été reconnue. Je pense en cet instant à ma famille, qui a connu jour après jour la rumeur et la suspicion. Je salue le courage du tribunal, qui a su faire triompher la justice et le droit sur la politique», a encore lancé Dominique de Villepin. Une phrase qui laisse penser que l'inimitié entre lui et les sarkozystes est loin d'être terminée.

    Me Olivier Metzner, avocat de Dominique de Villepin, s'est réjoui «que la justice l'ait emporté, qu'on ait enfin reconnu l'innocence de Dominique de Villepin, innocence longtemps bafouée par la plus haute autorité de l'Etat». Pour lui, «ce jugement a démonté toute hypothèse possible, il a tout envisagé et à l'issue de cette longue démonstration, le tribunal reconnaît qu'il n'existe aucun élément, quel qu'il soit, contre Dominique de Villepin». «Voilà un homme qui, malheureusement, a été précondamné pour être aujourd'hui innocenté», conclut l'avocat.

     

    Sarkozy n'a «aucun ressentiment»

     

    Nicolas Sarkozy, auteur d'un fameux lapsus lors d'une interview en septembre dernier, en parlant de «coupables» dans le procès Clearstream, a indiqué dans un communiqué qu'il avait «pris acte» de la relaxe de Dominique de Villepin, tout en notant «la sévérité de certains attendus le concernant» dans le jugement.

    Le chef de l'Etat a annoncé qu'il «ne fera pas appel». Une phrase étrange, puisqu'en tant que partie civile du procès, il ne peut de toute façon faire appel que des «intérêts civils», donc des dommages et intérêts. Nicolas Sarkozy a obtenu un euro à ce titre.

    Le chef de l'Etat a également justifié son choix d'aller en justice dans cette affaire : «Je m'étais constitué partie civile parce que je voulais que ces agissements soient portés à la connaissance des Français, qu'ils soient sanctionnés afin que nul n'ait la tentation de se livrer à l'avenir à de telles pratiques qui déshonorent la démocratie», écrit-il. Tout en ajoutant ne nourrir «aucun ressentiment» envers les condamnés du procès.

    «Qu'il ne cherche pas à diviser»

    Les premières réactions politiques montrent un fossé à droite entre sarkozystes et villepinistes. La députée UMP Chantal Brunel, fidèle du chef de l'Etat, «souhaite vivement» que «Dominique de Villepin, qui a une haute exigence et une haute conception de notre pays, ne cherche pas à diviser et que le débat s'arrête». Manière d'appeler à l'apaisement.

    Au contraire, le parlementaire villepiniste Guy Geoffroy (UMP) estime que «l'essentiel est là. Il fallait que la justice passe, la justice est passée. Je suis très heureux pour Dominique de Villepin et je pense qu'avec cette décision, la majorité doit trouver des moyens nouveaux et supplémentaires pour parler de l'avenir». En clair : il faudra compter avec Villepin à droite.

    A gauche, Arnaud Montebourg n'a pas hésité à affirmer que «le président de la République a, dans cette affaire, instrumentalisé la justice pour régler des comptes. Il vient d'être violemment démenti par un juge indépendant et son tribunal. C'est la preuve que Sarkozy a utilisé la justice pour éliminer un rival politique». Selon lui, «le président n'a rien à faire dans les procès, il n'est pas une partie dans la justice, il est le garant de la justice». Quant à l'avenir de Dominique de Villepin, le député de Saône-et-Loire estime que «Dominique de Villepin était «très bien placé pour proposer une autre solution à droite» après «les persécutions que le pouvoir lui a fait subir».

    Le Figaro - 28.01.10