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  • L'Islam avance... L'Aïd jour férié...

    Fait inédit, une fête musulmane, l’Aïd el-Kébir, figurera en 2010 au calendrier des jours fériés d’une ville espagnole, Melilla, enclave dans le nord du Maroc, selon le journal El Pais de samedi.

    C’est la première fois depuis 1492 et la “Reconquête” des royaumes maures de la péninsule ibérique par les Rois catholiques, qu’une fête non-catholique sera officiellement fériée dans une ville espagnole, a souligné le journal.

    Les associations musulmanes de Melilla ont obtenu auprès des autorités locales que l’Aïd el-Kébir, la fête musulmane du sacrifice, soit inscrite au calendrier 2010 des jours fériés, en s’engageant à leur transmettre le jour de cette célébration plus d’un an à l’avance.

    Le date du 17 novembre a été arrêtée et elle sera transmise le 30 septembre au ministère du Travail à Madrid, après son approbation par la Commission des administrations publiques de Melilla.

    Selon El Pais, la communauté musulmane de Melilla sera la première au monde à connaître avec autant d’avance la date de la célébration de l’Aïd el-Kébir, qui commémore le sacrifice d’Abraham, et qui est généralement fixée quelques jours à l’avance en fonction de l’observation de la lune.

    Melilla compte environ 40.000 musulmans, soit un peu plus de la moitié de la population. La ville comptait jusqu’à présent neuf fêtes religieuses catholiques, mais aucune musulmane, selon El Pais.

    Ceuta, l’autre enclave espagnole dans le nord du Maroc, devrait bientôt suivre le chemin de Melilla, a ajouté le journal.

    Notons qu’en France, Nicolas Sarkozy semble avoir promis aux dignitaires musulmans l’instauration de l’aïd el-Kébir comme fête religieuse fériée.

    La commission parlementaire sur le voile intégral propose des concessions aux musulmans en échange d’une loi (partielle) contre le voile intégral: incitation à déclarer fériée la fête islamique de l’aïd el kebir , une aide au financement des lieux de culte musulman (c’est déjà en cours), la création d’une école nationale d’études sur l’islam, et d’un observatoire sur les actes “islamophobes.”

    Altermédia Info - 26.01.10

  • Un imam contre la burqa - La France terre d'islam...

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    Pour la première fois, un imam prend publiquement position contre la burqa. Hassen Chalghoumi, le représentant d'une mosquée de Seine-Saint-Denis, estime qu'il s'agit «d'une prison pour les femmes». 

    Malgré les menaces dont il a fait l’objet, l’imam de Drancy (Seine-Saint-Denis), Hassen Chalghoumi, ne craint pas de dire haut et fort qu’il condamne la burqa en . Au lendemain des déclarations du de la mission d’information parlementaire sur la question, André Gerin (PCF), qui s’est prononcé pour une « interdiction absolue du port du voile intégral dans les lieux ouverts au public », cet imam atypique, figure du dialogue judéo-musulman en banlieue, martèle que le voile intégral n’est pas une prescription de l’islam.

    Avant la publication le 4 mars de son livre intitulé « Imam républicain : pour un islam de France » (Ed. du Cherche- Midi), ce religieux de 36 ans, né en Tunisie et naturalisé français, nous a expliqué hier dans sa mosquée pourquoi les musulmans ne doivent pas craindre une loi.

    Etes-vous favorable, comme le propose André Gerin, à une loi interdisant le port du voile intégral dans les lieux ouverts au public ?
    Hassen Chalghoumi. Oui, je suis pour l’interdiction par la loi de la burqa, qui n’a pas sa place en France, pays où les femmes votent depuis 1945. Mais elle doit être assortie d’un travail pédagogique, comme ce qui s’est fait pour le voile à l’école en 2004 (NDLR : il a été interdit dans les établissements scolaires). Je n’imagine pas un policier retirer le voile d’une femme dans la rue !

    Le voile intégral est-il une prescription religieuse ?
    Non. A la différence du voile qui couvre les cheveux, la burqa, ou devrais-je dire le niqab (NDLR : le voile intégral utilisé en France) n’a aucun fondement dans l’islam, ni dans le Coran. Cette tradition très minoritaire renvoie à une idéologie qui saborde la religion musulmane. La burqa est une prison pour les femmes, un outil de domination sexiste et d’embrigadement islamiste. D’ailleurs, à Drancy, aucune femme ne la porte. J’en connais même qui l’ont retirée au bout de trois-quatre ans car c’était incompatible avec la vie en société.

    Doit-on supprimer les allocations familiales, comme le préconise le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, aux mères qui ne respecteraient pas cette loi ?
    Ce n’est pas une solution, cela ferait souffrir les enfants. Et plutôt que de faire payer une amende, je préfère le dialogue et la pédagogie. Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, va jusqu’à proposer le refus de la nationalité française aux femmes portant le voile intégral… Je suis d’accord. Avoir la nationalité française, c’est vouloir partager la vie en société, l’école, le travail… Or, avec un bout de tissu sur le visage, que peuvent partager ces femmes avec nous ? Si elles veulent continuer à porter le voile intégral, qu’elles aillent vivre dans un pays où c’est la tradition, comme l’Arabie saoudite.

    Avez-vous été auditionné par la mission d’information parlementaire ?
    Non. Je respecte le travail de cette mission, mais j’aurais préféré qu’elle soit composée pour moitié de députés et pour moitié d’imams ou de membres du Conseil français du culte musulman (CFCM). En revanche, je dénonce la manoeuvre de Jean-François Copé, président des députés UMP, qui, sans attendre les conclusions de la mission, a déposé sa proposition de loi interdisant le niqab. Attention à ceux qui utilisent ce sujet comme un épouvantail à des fins électoralistes. Et attention aux amalgames. On ne peut pas résumer quinze siècles d’histoire de l’islam à un bout de tissu !

    La mission Gerin entend aussi combattre les dérives communautaires à l’école, où certaines jeunes musulmanes refusent les cours de natation. Qu’en pensez-vous ?
    Cette question concerne aussi les juifs et les chrétiens car elle est liée à la pudeur. C’est délicat. Personnellement, mes trois filles vont à la piscine. Le Prophète conseille de savoir nager. D’ailleurs, ma fille de 12 ans a échappé à la noyade et a sauvé sa tante l’été dernier en Tunisie. De même, quand il s’agit de la santé et de la vie, un homme n’a pas le droit de refuser que sa femme soit examinée par un médecin homme. La République ne doit pas accepter ça.

    Le Parisien - 22.01.10
  • Un gang de gitans démantelé à Béziers

    27/01/2010 – 19h00
    BEZIERS (NOVOpress) –
    Deux cents gendarmes mobilisés hier à Béziers (Hérault) pour interpeller plus d’une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir organisé plus de 130 cambriolages, essentiellement dans l’Aude au cours de l’été 2009. Ces suspects, issus de la communauté des « gens du voyage », en provenance d’Europe de l’Est (Monténégro, Serbie, Croatie et Roumanie), ont amassé un véritable butin.

    Des biens volés aux Français tels que des bijoux, des voitures, du matériel hi-fi, de l’outillage, etc. Sur le site du Midi Libre, un internaute a confié son écœurement face aux exactions des gitans : « Si on ne donnait pas de l’argent à tous ces gens de l’est qui font la manche aux feux pour les femmes et d’autres activités pour les hommes, on n’en serait pas là. Dans leur pays d’origine, ils ne font certainement pas ça car ils recevraient probablement autre chose que des pièces, alors si l’on veut éviter l’invasion, arrêtons de donner ».


  • Les clandestins kurdes trahis par leurs portables?

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    (Cliquez sur la photo)
    Les policiers qui enquêtent sur l'arrivée en Corse de 123 Kurdes disant venir de Syrie veulent faire parler les téléphones portables saisis sur les clandestins. Les policiers de l'Office central pour la répression de l'immigration irrégulière et de l'emploi d'étrangers sans titre (Ocriest) font analyser les données de ces téléphones qui peuvent permettre, notamment grâce à la  géolocalisation, de retracer leur périple au Proche-Orient et en Méditerranée. Une dizaine d'enquêteurs de l'Ocriest venus de Paris avaient participé aux  auditions des clandestins à Bonifacio dans les heures suivant leur découverte sur une route surplombant une plage proche de la ville.

    Les téléphones ont été saisis notamment à Nîmes où une soixantaine de clandestins avaient été transférés samedi dans un centre de rétention administrative. Toutes les personnes interrogées dans le gymnase de Bonifacio où elles avaient été hébergées avaient fourni la même version: un voyage en camion des 57 hommes, 29 femmes et 37 enfants de Syrie en Tunisie par la route, puis un embarquement jusqu'en Corse, en payant de 2.500 à 10.000 euros par personne à  des trafiquants. Cette version avait suscité le scepticisme du procureur de la République d'Ajaccio sous l'autorité duquel se déroulaient les auditions et du préfet de  Corse présent sur place. Certains clandestins avaient toutefois indiqué qu'ils prévoyaient d'arriver en Scandinavie.
     
    Le yacht mystère
     
    Depuis leur transfèrement sur le continent, des versions différentes du voyage ont été fournies. Bien que, selon les enquêteurs, aucun élément probant n'ait permis d'accréditer l'hypothèse d'un transport sur cargo russe inspecté en Italie, les investigations se poursuivent sur ce navire, en raison de l'importante quantité  de nourriture trouvée à bord. Des contrôles sont aussi effectués sur un petit cargo parti de Tunisie. Le  port où se trouve actuellement ce navire et la nationalité de celui-ci n'ont pas  été précisés. Les enquêteurs travaillent encore sur l'hypothèse d'une arrivée des clandestins kurdes à bord de camions venus de Sardaigne. Les contrôles ont été renforcés sur le trafic maritime entre la Corse et la Sardaigne, les ports du nord de l'île italienne n'étant distants que d'une quinzaine de km de la côte  corse.

    Les enquêteurs ont enfin entendu un pêcheur de Bonifacio ayant vu un yacht manœuvrer près de la plage à proximité de laquelle les clandestins ont été  découverts. "C'était un yacht bleu à deux étages, aux vitres fumées, dont le pavillon  enroulé sur le mât était de couleur rouge et blanc", a déclaré Gennaro Piro qui  pêchait dans le secteur, à la radio France Bleu Frequenza Mora. M. Piro, qui n'a observé aucune manœuvre de débarquement de passagers et  n'a fourni aucun autre détail sur ce navire, s'est borné à indiquer qu'il se trouvait "à dix, quinze mètres de la côte", estimant que le yacht "devait venir de Porto Torres", en Sardaigne.

    TF1 News - 27.01.10

  • Paris: naturalisations accélérées...

    10.575 personnes ont été naturalisées françaises en 2009 à Paris, soit une augmentation de 48% par rapport à 2008, et de 247% par rapport à l'année 2005, indique aujourd'hui PPrama, la lettre hebdomadaire de la préfecture de police (PP).

    Selon la PP, cette augmentation est notamment due à la mise en cohérence du mode de traitement des dossiers. Les procédures bureautiques ont été considérablement simplifiées et, côté usagers, une aide par Internet à la constitution de dossiers a été mise en place, ce qui a permis d’accélérer les délais de traitement.

    La PP indique également que 112.387 titres de séjour, dont 30.688 en 1ère délivrance et 81.699 en renouvellement, ont été délivrés par la préfecture de police pour l'année 2009.

    Le Figaro - 27.01.10

  • Rennes: reconduite annulée pour onze Kurdes

    Le tribunal administratif de Rennes a annulé aujourd'hui les arrêtés de reconduite à la frontière pris par la préfecture de Corse du Sud concernant 11 Kurdes dont six enfants, membres d'un groupe de 123 réfugiés kurdes de Syrie arrivés clandestinement en Corse vendredi.

    "Cette annulation est logique, car la procédure et l'action des services préfectoraux était bâclée dès le départ", a commenté l'avocate des clandestins, Me Elodie Praud, après que le juge ait fait part, sans la motiver, de sa décision. "Ces arrêtés ont été pris sans que les services préfectoraux examinent les situations individuelle de chacun des réfugiés", a indiqué Me Praud.

    Dimanche, le juge des libertés et de la détention avait déjà ordonné la libération des 11 Kurdes arrivés samedi au centre de rétention administrative de Rennes, qui comprenaient notamment un couple et ses six enfants âgés de 4 à 17 ans.
    Pris en charge par plusieurs associations, ils ont depuis été relogés dans un hôtel de Chantepie (banlieue sud-est de Rennes).

    "Lorsque nous avons reçu les arrêtés de reconduite, nous étions très inquiets, très préoccupés pour l'avenir de nos enfants. La décision du juge est un soulagement. Nous espérons vraiment rester en France", a réagi aujourd'hui le père de famille.

    Les 11 réfugiés sont convoqués demain matin à la préfecture pour recevoir leurs attestations provisoires de séjour, leur permettant de constituer et de déposer un dossier de demande d'asile.

    Le Figaro - 27.01.10

  • Profanation de cimetière juif à Strasbourg

    Dix-huit tombes du cimetière juif du quartier Cronenbourg à Strasbourg ont été profanées, vraisemblablement la nuit dernière, a-t-on appris auprès du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et de la police.

    "Le cimetière juif de Cronenbourg a été profané, 18 stèles ont été taguées avec une croix gammée inscrite en couleur brune et 13 ont été renversées", a déclaré Patrick Roussel, commissaire principal de la Sûreté départementale du Bas-Rhin, confirmant une information du site internet des Dernières Nouvelles d'Alsace.

    Laurent Schmoll, président de la communauté israélite de Strasbourg, a ajouté que l'inscription "Juden Raus" (Les Juifs dehors) avait également été relevée sur une tombe.
    "Ce sont tout à fait des inscriptions de la période nazie. On fête actuellement l'anniversaire de la Libération des camps de concentration et je pense que ça a forcément un lien", a-t-il ajouté.

    Le Figaro - 27.01.10

  • Hommage mondial à Auschwitz

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    (Cliquez sur la photo)

    Des dirigeants d'une vingtaine de pays commémorent la libération du camp, il y a 65 ans.

     


     

    Une centaine d'anciens prisonniers - contre deux mille il y a cinq ans - participent ce mercredi au 65e anniversaire de la libération d'Auschwitz-Birkenau. Dans quelques années, les derniers témoins de l'Holocauste auront disparu. Sans eux, quelle mémoire en garderons-nous ? À quoi sert le Musée d'Auschwitz, puisque d'autres génocides ont montré qu'il avait échoué dans sa mission de prévention ? Comment donc enseigner Auschwitz à des générations qui n'ont ou n'auront plus de lien direct avec cette tragédie ? C'est sur ces questions que les ministres de l'Éducation des pays membres de l'Union européenne, réunis exceptionnellement à Auschwitz, sont invités à plancher ce mercredi matin, en marge des cérémonies officielles auxquelles assisteront le président et le premier ministre polonais, Lech Kaczynski et Donald Tusk, le chef du gouvernement israélien Benyamin Nétanyahou et les délégués d'une vingtaine de pays. En l'absence du ministre de l'Éducation Luc Chatel, la France est représentée par le secrétaire d'État à la Défense Hubert Falco, accompagné de Simone Weil, de l'historien Serge Klarsfeld, de parlementaires et d'une trentaine de lycéens.

     

    7.000 survivants à la libération du camp

     

    Invité par le gouvernement polonais, le président russe Dmitri Medvedev a dû renoncer à sa visite en raison d'«autres obligations». C'est donc son ministre de l'Éducation Andriej Fursenko qui inaugurera une exposition russe sur la libération du camp. Un groupe d'anciens soldats de l'Armée rouge sera présent. Ils pourront témoigner. À leur arrivée, il y a soixante-cinq ans, Auschwitz-Birkenau ne comptait plus que 7.000 survivants, malades, pour la plupart agonisants. Parmi eux, Primo Levi, qui a raconté dans La Trêve ce terrible épilogue de la Shoah. Dix jours auparavant, le camp avait été évacué par les Allemands : 60.000 prisonniers engagés dans une marche vers l'Ouest au cours de laquelle beaucoup trouvèrent la mort. Avant de fuir, les nazis firent sauter les chambres à gaz dans lesquelles plus d'un million de personnes avaient été exterminées. Faute de temps, les Allemands ne purent faire disparaître les ruines des chambres à gaz numéros II et III, les plus grandes du camp. Elles sont toujours là, chaotiques et de plus en plus illisibles car fragilisés, comme l'ensemble de ce musée à ciel ouvert qu'est Birkenau, par les intempéries. Construites sur un terrain marécageux, les 45 baraques en brique du camp menacent elles aussi à moyen terme de s'écrouler.

    Auschwitz-Birkenau est le seul des camps d'extermination à avoir conservé des traces tangibles de l'assassinat industriel organisé par les nazis. Il ne reste en effet plus rien des camps de Belzec, Sobibor, Treblinka ou Chelmno, rasés par les Allemands qui y plantèrent des arbres avant de quitter les lieux. Pour sauver le site, la direction du musée, soutenue par le gouvernement polonais qui finançait seul jusqu'ici l'entretien du musée, a créé l'an dernier un fonds international.

     L'Allemagne a déjà offert la moitié de la somme nécessaire (120 millions d'euros) pour réaliser les travaux de conservation.

    Le Figaro - 27.01.10