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  • Rapport Goldstone: Israël ment effrontément

    Un document nie les «crimes de guerre» mentionnés par le rapporteur de l'ONU sur l'offensive de l'an dernier.

    Jusqu'au bout, Israël aura hésité sur la tactique à adopter pour éviter d'être reconnu coupable de «crimes de guerre». Ce n'est que vendredi, au dernier jour du délai fixé par les Nations unies, que l'État hébreu a présenté à Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, sa réponse écrite aux accusations très graves lancées dans un rapport du juge Richard Goldstone sur l'opération «Plomb durci», menée l'an dernier dans la bande de Gaza.

    Jusqu'à présent, les responsables israéliens s'étaient contentés de dénoncer le caractère «partial», «tendancieux» et «faux» de ce rapport, en soulignant même ces derniers jours qu'il risquait d'alimenter l'antisémitisme dans le monde. Pour tenter de contrer ce document, l'armée israélienne affirme dans le texte de 40 pages remis vendredi pouvoir réfuter, preuves à l'appui, les 32 cas de «crimes de guerre» évoqués par le rapport Goldstone.

    La thèse des militaires est simple : l'offensive a été lancée pour mettre fin à des tirs de milliers de roquettes contre des cibles civiles en Israël et il n'y a pas eu de recours excessif à la force. Ce sont les islamistes du Hamas, maîtres de la bande de Gaza, qui ont utilisé les civils comme boucliers humains, ce qui expliquerait le bilan de plus de 1.400 morts établi par les services médicaux palestiniens. Mais ce plaidoyer laisse entière la question principale. Le rapport Goldstone presse Israël de constituer une commission d'enquête indépendante. Or, sur ce point, les dirigeants israéliens sont divisés.

     

    Comparutions limitées

     

    Ehoud Barak, le ministre de la Défense, et le général Gaby Ashkenazi, chef d'état-major, ne veulent pas entendre parler d'une commission devant laquelle soldats et officiers seraient contraints de déposer. En revanche, les juristes soulignent qu'un tel refus pourrait aboutir à des mandats d'arrêts internationaux contre des militaires et des dirigeants politiques, qui seraient ainsi menacés d'arrestation à l'étranger, sans compter le coup porté à l'image d'Israël comme pays couvrant des «crimes de guerre».

    Benyamin Nétanyahou, qui a le dernier mot, a du mal à trancher. Seule certitude : le temps presse, Ban Ki-moon doit transmettre d'ici à vendredi prochain le rapport Goldstone ainsi que les réponses d'Israël et du Hamas au Conseil de sécurité de l'ONU, qui doit décider des suites à donner. Les islamistes, accusés eux aussi de «crimes de guerre», plaident non coupables en arguant que leurs roquettes tirées de Gaza touchaient des cibles civiles en Israël en raison de leur imprécision.

    Désireux de limiter les dégâts, Benyamin Nétanyahou cherche une formule de compromis. Selon les médias, il pourrait annoncer au début de la semaine prochaine la création d'une commission présidée par un ancien juge de la Cour suprême.

    Toutefois, seuls le chef de gouvernement de l'époque, Ehoud Olmert, les ministres du cabinet de sécurité ainsi que les membres de l'état-major seraient appelés à témoigner. Les commandants, les officiers et les soldats, qui appliquaient sur le terrain les ordres reçus, n'auraient pas à comparaître.

    Le Figaro - 02.02.10

  • Kouchner croit à l'afghanisation de l'Afghanistan

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    (Cliquez sur la photo)

    Le ministre croit plus efficace de gagner la confiance des populations plutôt que de courir sans fin derrière les talibans...

    LE FIGARO.- Quelles conclusions tirez-vous de la Conférence internationale de Londres sur l'Afghanistan ?

    Bernard KOUCHNER.- On y a ouvert le chemin de la paix. Le président Karzaï a proposé la réconciliation nationale par le biais de la réintégration des talibans. Il a précisé que cette ouverture s'adressait à tous les insurgés qui acceptaient la Constitution afghane et qui refusaient tout lien avec al-Qaida et le djihad mondial. Ce programme politique est ambitieux et nécessaire. Ambitieux parce que la guerre est rude et l'affrontement quotidien ; et que les talibans ont gagné du terrain, grâce à leur stratégie de la terreur. Ils brûlent les écoles des filles ; ils assassinent les citoyens modérés qui collaborent avec le gouvernement ; ils attaquent les convois de ravitaillement de l'Otan. Et, grâce au trafic de drogue, ils peuvent payer leurs jeunes recrues trois fois plus que les policiers afghans ou les soldats de l'ANA (Armée nationale afghane). Ce programme m'apparaît nécessaire parce que nous ne nous battons pas contre la population afghane, mais aux côtés des Afghans, contre l'extrémisme religieux et contre la misère.

    Mais croyez-vous que le développement du pays peut se faire en pleine guerre ?

    Dans les vallées qui nous ont été confiées par l'Otan - dans le cadre d'une mission générale approuvée par les Nations unies-, c'est ce que font nos soldats tous les jours. Irrigation, réfection des cultures en terrasse, fourniture des semences et des engrais, construction d'écoles et de dispensaires : en deux ans, la France a conquis bien des cœurs dans nos zones de Sarobi et de Kapisa. De voyage en voyage, je discerne chez nos officiers et nos soldats des engagements de plus en plus humanistes. Ils aiment construire. Ils savent très bien pour qui ils le font. Ils ont été très fiers que 47 % des paysans de ces vallées de pierres se soient, au péril de leur vie, déplacés pour voter le 20 août dernier. C'est 10 % de plus que la moyenne de participation du pays. Ce sont surtout les femmes qui ont pris ces risques. L'avenir de l'Afghanistan passera par les femmes et par l'éducation.

    Vous croyez vraiment à la possibilité d'une démocratisation du pays ?

    Je crois dur comme fer à l'afghanisation. C'est la stratégie que nous avions proposée dès la Conférence de Paris de juin 2008. Qu'est-ce l'afghanisation ? Quatre phases : protéger les populations, gagner leur confiance, leur proposer des projets de développement viables, leur transmettre la responsabilité de l'ensemble. Il est plus efficace de sécuriser et développer le pays utile que de s'épuiser à courir, dans les déserts et les montagnes, derrière des insurgés insaisissables. Bien sûr, certaines opérations offensives sont parfois nécessaires.

    Quant à la démocratisation, il ne peut évidemment pas s'agir d'un modèle européen. C'est un pays composite, divisé en communautés ethniques, qui n'a jamais connu, ni l'unité, ni la conquête par un maître extérieur. La loyauté de la plupart des citoyens afghans va à leur communauté, avant d'aller à l'État central. Et Kaboul, où les gens se mélangent, n'est pas l'Afghanistan. Chacune de ces communautés se relie à un autre pays, les Tadjiks au Tadjikistan, les Ouzbekes à l'Ouzbékistan, les Turkmènes au Turkménistan, les Hazaras (chiites) à l'Iran. Les seuls à n'avoir pas jusqu'à présent de référent national et ce sont les plus nombreux, ce sont les Pachtounes.

    Vous regrettez qu'il n'y ait pas de Pachtounistan ?

    Je ne dis pas ça du tout. Mais je constate que si tous les Pachtounes ne sont pas talibans, tous les talibans sont pachtounes. Cette insurrection pachtoune ne connaît pas de frontière. Elle se développe aussi au Pakistan, car les mêmes tribus pachtounes, les mêmes familles, se retrouvent des deux côtés de la ligne Durand (du nom de sir Mortimer Durand, gouverneur de l'Inde à la fin du XIXe siècle). C'est la seule région au monde où l'appartenance à une tribu l'emporte sur toute notion de frontière. C'est le lieu de tous les trafics. Je le sais. Ce sont des zones de fraternité et de dangers. Avec mes amis médecins humanitaires, j'ai maintes fois traversé à pied ces zones tribales, pour rejoindre nos hôpitaux pendant l'occupation soviétique. Rappelons-nous que ce sont les États-Unis et le Pakistan qui ont instrumentalisé le radicalisme islamique des Pachtounes pour battre l'Armée rouge et que le mouvement des talibans est né de cette mouvance. Pourtant, aujourd'hui, il faut soutenir le gouvernement pakistanais de Asif Zardari et convaincre l'armée de poursuivre plus largement son combat contre les talibans sanctuarisés dans les Zones tribales.

    Pourquoi avoir refusé d'augmenter le nombre de nos soldats sur le terrain ?

    Il y a seize mois, la France a augmenté ses troupes de 2 000 à 3 750 hommes et les a placées dans la zone de combat que l'Otan souhaitait nous confier, sur la route stratégique à l'est de Kaboul vers le Pakistan. Personne ne nous reproche de ne pas faire notre travail. En dehors d'éventuels ajustements, liés à la sécurité des soldats français ou à la formation de l'ANA, le président de la République, chef des armées, a décidé de ne pas augmenter le nombre de nos forces combattantes. Il a également confirmé notre engagement au long cours et l'augmentation de notre aide civile.

    Comment donc résumer la politique de la France en Afghanistan ?

    D'abord bâtir un exemple dans notre zone de responsabilité. La réconciliation nationale ne pourra se faire que progressivement, à partir d'accords locaux. J'ai suivi toutes les tentatives discrètes de négociation globale, dans le Golfe et ailleurs. Je ne crois pas à la disponibilité immédiate du mollah Omar, secrètement réfugié à Quetta (Pakistan). Lorsque, par la réussite de nos projets de développement, nous aurons conquis les cœurs de l'écrasante majorité des familles afghanes, nous pourrons, en association avec le gouvernement Karzaï, et bien sûr avec nos alliés, dialoguer en position de force avec les insurgés nationalistes. Sans jamais rien brader de nos valeurs. C'est la multiplication des arrangements de paix locaux qui incitera les grands chefs talibans nationalistes à songer à une réintégration politique.

    Il n'y aura pas de réconciliation nationale sans un double effort : l'Otan devra limiter ses opérations militaires à la stricte protection des populations civiles ; le gouvernement Karzaï devra en finir avec la corruption de son administration. Pour cela, il faudra aider les Afghans à mieux former leurs soldats et leurs policiers, et à mieux les payer.

    Notre but est de confier le plus vite possible la sécurisation de l'Afghanistan aux Afghans. Car le destin politique de leur pays ne nous appartient pas. C'est à eux seuls de le déterminer.

    Le Figaro - 02.02.10

    Nos soldats sont morts pour le N.O.M.!

  • Roubaix: les Gaulois s'en vont...

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    ROUBAIX (NOVOpress) 02.02.10 – Notre confrère Nord Eclair a publié récemment un article sur l’une des dernières boucheries européennes de Roubaix. Un exemple emblématique de ce qui menace nombre de quartiers de nos villes.

    Ses propriétaires, Martine et Jean-Luc Delcour, ne s’y plaignent pas de la pénibilité du travail. Mais après trente années, ils ont dû partir, las de devoir subir les insultes et les menaces – voire les voies de faits – de leurs voisins musulmans. Parce que « nous n’étions pas une boucherie hallal, déclare, amer, M. Delcour, les jeunes crachaient sur le comptoir, nous recevions des jets de soda ou de yaourt sur notre vitrine. Un passant a protesté dans mon magasin parce que je mangeais une clémentine en période de ramadan ! » « Une partie de notre clientèle, vieillissante et dépendante, ne pouvait plus se déplacer. Certains ont arrêté de commander des saucisses ou du jambon parce que leur auxiliaire de vie refusait de transporter des morceaux de porc ».

    Après une agression où elle aurait pu perdre la vie, Martine Delcour a déposé plainte. Il n’y aura pas de suite : « C’est le procureur qui décide de la procédure. Les plaintes contre X sont difficiles à résoudre », indique-t-on au commissariat. « Pour notre part, nous avons continué à vivre dans la peur » déclarent M. et Mme Delcour à notre confrère du Nord. « La situation est explosive » avertissent les anciens bouchers.

    Ils viennent de brader leur commerce et leur logement pour « ne plus vivre dans la peur ». Leur nouvel environnement est à majorité blanche. Pour combien de temps ? Roubaix compte près de 50% d’immigrés de culture musulmane.

  • Islam et pédophilie: à 12 ans, elle est mariée/vendue à un octogénaire...

    Une fillette saoudienne de 12 ans a renoncé, à la surprise générale, à demander le divorce à son mari octogénaire à laquelle elle a été mariée de force par son père, rapporte aujourd'hui la presse saoudienne.

    La fillette et sa mère ont retiré la demande de divorce auprès du tribunal de Bouraïda, au nord de Ryad, bien qu'elles aient reçu le soutien d'activistes et de défenseurs des droits des enfants.

    La fillette a assuré devant le tribunal que le mariage avait été conclu avec son consentement, indique le quotidien Okaz, tandis que le journal Al-Riyadh précise qu'elle a seulement exigé de continuer à aller à l'école. L'avocat de la fillette, Salah al-Dabibi, cité par Al-Riyadh, s'est dit "écoeuré" par ce retournement, et n'a pas exclu des pressions sur la mère et l'enfant.

    Une princesse qui dirige une association de défense des femmes divorcées, Sarra Bent Messaed Ben Abdel Aziz, a demandé au roi Abdallah d'intervenir pour interdire le mariage des enfants, selon le même quotidien.

    Le quotidien Al-Riyadh avait rapporté à la mi-janvier que la fillette avait été donnée en mariage à un adulte de 68 ans son aîné contre sa volonté et celle de sa mère, et que le mariage avait été consommé. Selon la presse, c'est le père qui est séparé de sa femme, qui a arrangé le mariage contre le versement d'une somme de 85.000 riyals (22.667 dollars).

    Le Figaro - 02.02.10

  • Les lycées et l'immigration...

    Un jeune scolarisé au lycée Chérioux, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne, a été agressé par quatre jeunes ce matin, révèle leparisien.fr. Un coup de feu aurait même été entendu.

    La victime, blessée à l'oreille, a été conduite à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre. Son état n'inspire pas d'inquiétude.

    Les cours dans cet établissement, qui compte 1500 élèves, ont été suspendus par les enseignants. Selon plusieurs d'entre eux, rapporte le site web du quotidien, les agresseurs étaient encagoulés et détenaient des bombes lacrymogènes, peut être même des armes blanches.

    Dans ce même lycée, un élève de BEP avait été blessé à l'arme blanche au printemps dernier. En décembre dernier, c'était un lycéen du Kremlin-Bicêtre qui était tué par un coup de couteau porté par un de ses camarades. Le ministre de l'Education, Luc Chatel, a annoncé hier l'accélération du plan de sécurisation des collèges et lycées.

    Le Figaro - 02.02.10

  • Portrait du maréchal Pétain à la mairie: le préfet va saisir la justice

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    Dans la salle des mariages
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    Le préfet de Basse-Normandie Christian Leyrit va saisir "dans les prochains jours" le tribunal administratif de Caen "aux fins d'annulation" de la décision du maire de Gonneville-sur-Mer (Calvados) de maintenir un portrait du maréchal Pétain dans sa mairie, a-t-il annoncé aujourd'hui.

    Le maire, Bernard Hoyé (SE), avait indiqué dans un communiqué diffusé le 28 janvier qu'il ne retirerait ce portrait présent depuis des décennies dans la salle des mariages que si une procédure judiciaire était enclenchée, le temps que cette procédure soit menée à son terme.

    Deux des 14 conseillers municipaux, le premier adjoint Jean-Claude Bosquain et Jean-Paul Poulain, se sont prononcés publiquement pour le retrait du portrait. Dans son courrier au maire de Gonneville, le préfet avait rappelé que le régime de Vichy avait "permis ou facilité la déportation à partir de la France de personnes victimes de persécutions antisémites", et souligné aussi "le principe de neutralité des services publics".
    Le Figaro - 02.02.10