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  • GB: un Sikh à l'extrême droite?

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    Un retraité sikh originaire d'Inde a annoncé aujourd'hui qu'il espérait devenir le premier adhérent de couleur du parti d'extrême droite britannique BNP, qui a modifié dimanche ses statuts sur ordre de la justice pour permettre aux non-blancs d'en devenir membres.

    Rajinder Singh, 78 ans, a déclaré avoir déposé sa demande d'adhésion au lendemain du vote en assemblée générale des membres du parti.

    Un tribunal britannique avait averti le BNP qu'il devait modifier ses statuts pour se mettre en conformité avec les lois sur l'égalité des races, sans quoi il serait susceptible de poursuites en justice.

    M. Singh, un enseignant sikh à la retraite, est né dans le Punjab occidental et a quitté l'Inde en 1967.
    Il a expliqué avoir vu le "potentiel de l'islam" en étant témoin de violences de masse dans sa région d'origine après sa partition en 1947 entre l'Inde et le Pakistan. Désormais, il entend contribuer à "sauver" le Royaume-Uni en oeuvrant pour éviter que des événements similaires ne s'y produisent.

    "L'islam est mondial, il n'a aucune loyauté envers le Royaume-Uni", a-t-il affirmé.
    "Le Royaume-Uni change, ce n'est plus le Royaume-Uni dans lequel je suis arrivé. Les Britanniques sont inquiets, et le BNP est une expression de leur inquiétude", a encore déclaré M. Singh.

    Le parti a indiqué que le retraité devrait en devenir un membre à part entière dès mardi.

    Le chef du BNP, Nick Griffin, a néanmoins précisé qu'il s'attendait à "un filet plutôt qu'à un raz-de-marée" en matière de demandes d'adhésion émanant de minorités ethniques de couleur.

    Le BNP n'a pas de député à la Chambre des communes, chambre basse du Parlement britannique, mais deux de ses membres siègent au Parlement européen depuis juin 2009.
    Le Figaro - 15.02.10

  • Allègre s'emporte contre le lobby "réchauffiste"

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en entier)

    Il y en a qui ont le génie du moment : alors que le GIEC subit, notamment, de la part de la presse britannique, des assauts quotidiens, alors que même Le Monde, en France, a été obligé ce week-end de consacrer une double page parfaitement impartiale aux critiques contre le GIEC (comme il semble déjà lointain, le temps de notre mémorable émission Ligne j@une), revoilà Claude Allègre, plus en forme que jamais, avec un nouveau livre, "L'imposture climatique". Oui, Hulot et les autres sont des "affairistes". Oui, Sarkozy est "manipulé" par le lobby réchauffiste. Le lancement du livre d'Allègre promet : nul doute qu'il va danser, avec jubilation, sur le GIEC agonisant.

    A la fin de son interview par Aphatie, ce matin, Allègre s'est même pris de bec avec le présentateur de RTL, Vincent Parizot. Parizot lançait le reportage à venir : une "expédition RTL" s'est rendue, au Bangladesh, à la rencontre des "réfugiés climatiques". "Si les eaux montent au Bangladesh, ce n'est pas de la faute du réchauffement, mais parce que la terre s'affaisse" rugit le géologue Allègre. Seuls le jingle et la pub interrompirent les combattants. Mais l'envoyé spécial de RTL au Bangladesh, qui n'avait sans doute pas entendu la querelle en studio, n'en démordait pas : s'il y a des réfugiés climatiques au Bangladesh, c'est de la faute de la montée des eaux du Bramapoutre, elle-même provoquée par la fonte des glaciers de l'Himalaya. Tous les représentants des ONG l'accompagnant renchérissaient.

    Les chers zauditeurs de RTL furent donc laissés seuls, avec la rage d'Alllègre, et l'explication des ONG du Bangladesh. Faites-vous votre opinion tout seuls, chers amis ! Tout juste les matinautes, se rendant sur le site de RTL, purent-ils constater ce que Parizot s'était bien gardé de révéler à l'antenne : "l'expédition RTL" au Bangladesh est organisée en partenariat avec la firme française bien connue, Total, qui, se retrempant dans les eaux pourtant polluées du Bramapoutre, espère sans doute se refaire une virginité. Et comment ne pas relier la découverte du délicieux et si discret petit logo, et les accusations furieuses de Allègre contre les "affairistes" du réchauffement ?

    @ARRÊT sur IMAGES - 15.02.10

  • Affrontements entre communautés immigrées en Italie

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    Après l'émeute à Milan - 14.02.10

    Les affrontements entre communautés sud-américaine et nord-africaine qui ont eu lieu dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 février à Milan ont relancé la polémique permanente, en Italie, sur l'immigration. A la suite d'une dispute survenue dans un autobus, un Egyptien de 19 ans, Ahmed Abdel Aziz El Sayed Abdou, a été mortellement atteint d'un coup de couteau au thorax porté par un ressortissant péruvien.

    Ce meurtre, survenu dans un quartier du nord-est de Milan habité par de nombreux immigrés, a été le déclencheur de plusieurs heures d'émeute. Dix-sept voitures ont été renversées et cinq magasins appartenant à des Sud-Américains ont été saccagés par une centaine de Nord-Africains. Des témoins, cités par la presse italienne, racontent avoir entendu des cris comme : "Italiens, nous allons vous massacrer", alors que, de leurs fenêtres, des habitants du quartier hurlaient : "Retournez chez vous." Quatre Egyptiens étaient en garde à vue dimanche.

    Les violences racistes ont des précédents : le 20 septembre 2008, six Africains étaient assassinés par la Mafia à Castelvolturno, dans la banlieue de Naples, et des centaines d'immigrés manifestaient pour dénoncer "le racisme des Italiens". Les 7 et 8 janvier 2010 à Rosarno, en Calabre, des émeutes opposant des travailleurs journaliers africains aux habitants italiens ont conduit un millier d'immigrés à s'enfuir. Roberto Maroni, le ministre de l'intérieur, membre de la Ligue du Nord, et Silvio Berlusconi, le président du Conseil, ont attribué la responsabilité de ces affrontements à "l'immigration clandestine". La Ligue, très implantée dans l'Italie septentrionale et forte de quatre ministres au sein du gouvernement, veut profiter des émeutes de Milan pour justifier un tour de vis supplémentaire à l'encontre de l'immigration clandestine, quand bien même la victime de samedi était en situation régulière.

    "Les contrôles ne suffisent plus, a commenté Matteo Salvini, député européen et conseiller municipal de Milan. Il faut blinder le quartier, contrôler et expulser maison par maison, étage par étage." M. Savelli s'était fait remarquer en 2009 en réclamant des wagons séparés pour les Italiens et les immigrés dans le métro milanais.

    A la veille des élections régionales des 28 et 29 mars, la Ligue, qui vise la présidence de région en Vénétie et dans le Piémont, attise les peurs en comparant les violences de la capitale lombarde à celles des banlieues française en 2005. Pour le ministre de la simplification des lois, Roberto Calderoli, elles "sont une réponse à ceux qui s'obstinent à penser que l'intégration puisse advenir par la loi".

    La gauche - et une minorité de droite regroupée autour du président de l'Assemblée nationale, Gianfranco Fini - milite en faveur d'une politique plus accueillante et d'un processus d'intégration fondé notamment sur l'octroi de la nationalité dans un délai de cinq ans, contre dix actuellement.

    Le gouvernement s'y oppose et place des obstacles supplémentaires tels que la prochaine mise en place d'un permis de séjour à points, alors qu'il faut déjà plusieurs mois aux étrangers pour renouveler le leur. "Continuer à cultiver la question de l'immigration à des fins électorales et sans chercher à régler le problème n'est plus acceptable", a déclaré le secrétaire national du Parti démocrate (centre gauche), Pierluigi Bersani.

    Face aux flambées de violence régulières à l'encontre des immigrés, deux rapporteurs spéciaux de l'ONU pour les droits des migrants et contre le racisme, Jorge Bustamante et Githu Muigai, ont invité en janvier les autorités italiennes à "prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre les croissantes attitudes xénophobes". Le ministre de la politique européenne, Andrea Ronchi, a répondu : "En Italie, il n'y a pas de racisme. C'est une accusation de personnes qui ne connaissent pas l'Italie. "

    Le Monde - 14.02.10

  • Encore un élève agressé dans son lycée

    Un élève a été blessé à coups de cutter aujourd'hui dans un lycée du Val-de-Marne, a-t-on appris de source policière.

    Selon le site internet du Parisien, cet élève, né en 1992, serait scolarisé en classe de première au lycée Guillaume-Apollinaire de Thiais. "Six personnes, les visages masqués par des capuches ou des écharpes, sont entrées dans le gymnase de cet établissement de 1500 élèves. Elles ont alors foncé sur la victime et, selon des témoins, l’ont frappé à coups de barre de fer et de tournevis", indique Leparisien.fr.

    Les agresseurs auraient pris la fuite, tandis que la victime - dont les jours ne sont pas en danger - a été transportée à l'hôpital Lariboisière, à Paris. Contactée par Lefigaro.fr, la direction du lycée Apollinaire n'était pas joignable dans l'immédiat.

    Ce nouvel incident intervient près de deux semaines après l'agression au couteau d'un élève de 14 ans dans le lycée Adolphe-Chérioux situé dans la ville voisine de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

    Le Figaro - 15.02.10

    Ndb: Règlement de comptes entre dealers?

  • En tournée dans le Golfe, Hillary Clinton cherche des alliés contre l'Iran

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    La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a dit lundi redouter "une dictature militaire" en Iran avec la montée en puissance des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime.

    En tournée dans le Golfe pour recueillir un soutien international à de nouvelle sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé, Mme Clinton a affirmé que les pays voisins de l'Iran avaient raison de s'inquiéter des ambitions nucléaires de la République islamique.

    S'exprimant lundi matin lors d'une rencontre avec des étudiants à Doha, la secrétaire d'Etat a assuré que les Etats-Unis n'envisageaient pas le recours à la force contre l'Iran pour contenir ses ambitions nucléaires mais qu'ils cherchaient à renforcer les pressions internationales sur ce pays à travers le Conseil de sécurité de l'Onu.

    Ces pressions "viseront notamment les entreprises contrôlées par les Gardiens de la révolution, qui à notre avis sont en train de supplanter le gouvernement d'Iran", a-t-elle dit, estimant que "l'Iran se dirige vers une dictature militaire".

    La veille devant le Forum islam/Etats-Unis à Doha, la secrétaire d'Etat avait déjà estimé que la montée en puissance des Gardiens de la révolution constituait "une menace très directe pour chacun".

    Les Etats-Unis, qui travaillent avec leurs alliés à de nouvelles mesures contre l'Iran en raison de son programme nucléaire, ont unilatéralement annoncé mercredi le renforcement de leurs sanctions contre les Gardiens de la révolution.

    Mme Clinton avait affirmé dimanche que Washington ne voulait pas s'engager dans des négociations avec Téhéran pendant que les Iraniens "sont en train de construire leur bombe".

    Lundi, elle a indiqué avoir relevé chez les dirigeants de la région qu'elle a rencontrés leur inquiétude quant à l'Iran et ses projets.

    "Beaucoup de dirigeants me disent qu'ils s'inquiètent des intentions de l'Iran. Ils se font du souci au sujet de l'Iran, ils ne veulent pas vivre dans une région où ils se sentent menacés", a-t-elle ajouté, affirmant que ces dirigeants "savent que l'Iran finance directement des activités terroristes dans la région".

    "Les gens ont raison de s'inquiéter", a-t-elle ajouté.

    Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de développer, sous couvert de programme civil, des armes nucléaires.

    L'Iran "ne laisse à la communauté internationale que le choix d'imposer un prix plus lourd pour ses mesures provocatrices", avait-elle dit dimanche.

    Par ailleurs, face à une opinion publique arabe frustrée par l'impasse actuelle dans le processus de paix israélo-palestinien, Mme Clinton a assuré que de "sérieuses" négociations de paix étaient possibles cette année entre les Palestiniens et les Israéliens.

    "J'ai bon espoir que cette année sera marquée par le début de sérieuses négociations" entre Israéliens et Palestiniens, a-t-elle déclaré au cours de la rencontre avec les étudiants.

    Un adjoint de l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell, David Hale, se rendra dans les prochains jours à Ramallah, en Cisjordanie, pour rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas, a-t-on appris dans l'entourage de Mme Clinton qui a eu un entretien dimanche soir avec le négociateur palestinien Saëb Erakat, présent à Doha.

    M. Mitchell a récemment présenté une nouvelle initiative prévoyant des discussions indirectes entre Israéliens et Palestiniens pendant trois mois, avec l'espoir de relancer un processus de paix en panne depuis plus d'un an.

    Mme Clinton a quitté Doha en milieu de journée pour Ryad, où elle doit selon son entourage tenter de persuader l'Arabie saoudite de faire pression sur la Chine pour obtenir son appui à des sanctions contre l'Iran.

    Le Point - 15.02.10