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  • Vendredi Saint à Jérusalem

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    La Via Dolorosa - 2 avril 2010 (Cliquez sur la photo)

    JERUSALEM — Des milliers de pèlerins chrétiens venus du monde entier ont retracé les pas du Christ ce Vendredi saint à Jérusalem dans une ambiance cosmopolite, parfois fervente, sous l'oeil vigilant de la police israélienne déployée en force.

    Une humanité chamarrée avait envahi dès les premières heures de la matinée les étroites ruelles pavées de la Vieille ville, refaisant le chemin de croix que Jésus a emprunté le long de la célèbre Via Dolorosa.

    "Pour moi, c'est une visite spéciale, c'est la première fois que je viens en Terre sainte. Nous avons prié partout là où Jésus a marché. C'était très émouvant", témoigne Andrea Schroetter, originaire d'Allemagne.

    La foule de catholiques, bien loin des scandales de pédophilie qui secouent leur Eglise en Europe, d'orthodoxes et de protestants, de coptes égyptiens et d'Ethiopiens chrétiens, entre autres, a marqué les 14 stations du calvaire jusqu'à la basilique du Saint-Sépulcre qui abrite, selon la tradition, le tombeau du Christ.

    La procession, hérissée de croix de bois de toutes les tailles, piétinait patiemment, régulièrement bloquée et encadrée par des forces de l'ordre omniprésentes, dans un contexte tendu par la volonté israélienne de poursuivre la colonisation dans le secteur oriental de Jérusalem, à majorité arabe et annexé par Israël en juin 1967.

    Les policiers, certains bonhommes, d'autres moins, canalisaient étroitement la masse de pèlerins, dont d'importants contingents de Russie pleins de ferveur. Ceux qui tentaient de passer en force étaient fermement remis dans le droit chemin. Un chemin de croix au propre comme au figuré.

    "Les policiers sont plus nombreux que les prières", proteste Nour Bishay, une Copte du Caire, assise près du Saint-Sépulcre, déplorant que "le silence de la prière et les chants sacrés soient étouffés par le bruit, les cris et le chaos".

    Soudain, une manifestation de Palestiniens, frustrés de ne pouvoir entrer dans la basilique, éclate spontanément. "Avec notre sang, avec notre âme, nous nous sacrifierons pour toi, Palestine !", crient-ils pendant quelques minutes.

    Ailleurs, à l'écart de l'agitation de la Vieille ville, un millier de travailleurs indiens résidant en Israël se sont rassemblés dans la vallée du Cédron, lieu du Jugement dernier, près du Jardin des Oliviers, pour suivre l'office de la Passion du Christ dans le silence et la prière.

    L'humeur n'est pas partout aussi apaisée. Depuis le début de la semaine sainte, les commerçants du souk de la Vieille ville râlent. "Le business est mauvais cette année", se plaignent-ils en choeur. Et d'accuser le bouclage de la police israélienne, les restrictions d'accès à Jérusalem pour les Palestiniens de Cisjordanie occupée et... la crise économique mondiale.

    Pourtant, cette année, les Pâques de rite latin ou orthodoxe sont célébrées simultanément, ce qui devrait amener davantage de pèlerins et de touristes dans la Ville sainte.

    AFP. 02 avril 2010

  • L'assassinat de François Duprat: que veut-on cacher?

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    1940-1978

    Le 18 mars 1978, François Duprat décédait dans l’explosion de sa voiture piégée par une bombe. Même si de forts soupçons pesèrent sur des milices liées à un petit État du Moyen-Orient et sur les précurseurs de l’époque de l’extrême-droite sarkocompatible d’aujourd’hui (ce qui était d’ailleurs, alors comme maintenant, presque du pareil au même), l’enquête ne permit jamais ni de découvrir les instigateurs de l’assassinat ni ses exécutants.

    Le numéro de cette semaine de l’hebdo de la gauche radicale Politis, consacre à cette affaire une tribune qui ne manque pas d’intérêt.

    Son auteur, Nicolas Lebourg, est un historien de l’Université de Perpignan qui a entrepris de rédiger une biographie de François Duprat. Spécialisé dans ce qu’il convient de nommer l’extrême-droite, animateur d’un blog antifasciste, Nicolas Lebourg n’est pas des nôtres et il a le soutien d’une grand maison d’édition (Denoël), il aurait donc du pouvoir faire son métier d’historien en toute tranquillité d’esprit. Or ce qu’il nous relate est particulièrement intéressant.

    Voici donc un extrait de sa tribune libre :

    « François Duprat serait-il condamné à demeurer un sujet tabou d’étude historique ? Sa biographie est l’objet exemplaire des tensions juridico-politiques qui prévalent à l’écriture de l’histoire du temps présent. La loi sur les archives de 2008 justifie l’allongement du délai d’ouverture des archives publiques au nom d’une conception étroite « de la protection de la vie privée des personnes ». C’est le service versant qui décide de la communication dérogatoire, sous la co-autorité de la Direction des Archives de France. L’accès aux documents se fait en jurant de ne rien en révéler qui porte atteinte à la défense nationale, à la sûreté de l’État, à la vie privée des personnes. La législation n’a pas jugé bon de définir ces termes. En cas de refus de dérogation d’accès, recours est faisable devant la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA). Autorité administrative indépendante, elle est composée de magistrats, d’élus, de spécialistes de la recherche, mais son avis n’est pas décisionnel. »

    Concernant François Duprat : « de très nombreuses dérogations ont pu être obtenues, sur du matériel sensible. Mais, dans trois cas, le ministère de l’Intérieur a refusé la dérogation : le dossier Police Judiciaire de Duprat, et les enquêtes sur les assassinats de Duprat et de Pierre Goldman. Il l’a fait dans une forme qui ne respecte pas la loi (délai de réponse très supérieur au deux mois requis). La CADA a été saisie et a donné son accord non seulement sur la base de l’honorabilité scientifique du demandeur, mais également après étude des fonds litigieux. Cependant, dans ces trois cas, le directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur a refusé de souscrire à cette analyse, entraînant la saisie du Tribunal administratif de Paris, devant lequel depuis des mois sont poursuivis ces décisions ».

    Pour qui sait lire entre les lignes, il est évident qu’il y a dans ces dossiers des révélations qu’on nous cache. L’identité des assassins peut-être. Sans doute aussi les raisons pour lesquelles les enquêtes n’ont pas été menées à terme.

    Mais, si l’État savait, pourquoi rien n’a-t-il été fait ? Qui protège-t-on ?

    Cela nous sommes en droit d’exiger de le savoir. L’affaire est donc à surveiller de près…

    On peut lire des textes de François Duprat ici et ici.

    Nations Presse Info - 02 avril 2010

  • Des musulmans expulsés de la cathédrale de Cordoue

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    La cathédrale de Cordoue  (Cliquez sur la photo)

    La police espagnole a dû intervenir après qu'un petit groupe de musulmans autrichiens a entamé une prière au sein de la cathédrale de Cordoue. La pratique du culte musulman y est formellement interdite. Deux jeunes ont été interpellés.

    Léger incident pascal dans l'ancienne mosquée de Cordoue, reconvertie depuis 1236 en cathédrale. Six touristes autrichiens musulmans d'un groupe de 118 jeunes se sont mis en tête mercredi d'entamer une prière dans l'édifice. Guidés par l'un d'entre eux, les hommes ont commencé à se prosterner dans l'une des nefs. Mais seul le rite catholique est autorisé en ces lieux. Le personnel de sécurité de la cathédrale a donc rappelé à l'ordre les visiteurs et leur a signifié que le culte musulman était interdit.

    Les choses se seraient alors envenimées. Un des visiteurs aurait même sorti un couteau rapporte le site d'information abcdesevilla.es. La police espagnole est finalement intervenue et a interpellé les deux plus récalcitrants d'entre eux. Deux policiers auraient été blessés pendant l'altercation.

    D'après l'évêché, l'événement était planifié. Les hommes auraient investi l'ancienne mosquée par des entrées différentes et se seraient retrouvé à un endroit et une heure précis grâce à des talkies-walkies. En pleine semaine sainte, l'acte est perçu comme une véritable provocation. Dans un communiqué, le porte-parole des Jeunesses musulmanes d'Autriche, qui organisaient le voyage, a toutefois tenu à assurer «que les jeunes n'avaient jamais eu l'intention de provoquer ou de blesser les sentiments des croyants catholiques». «Ils ont été si frappé par l'atmosphère spirituelle qui régnait dans la mosquée-cathédrale, ajoute-t-il, qu'ils se sont spontanément mis à prier, sans imaginer les conséquences que cela pourrait avoir.» Les autorités ecclésiastiques ont reconnu de leur côté être conscientes que «cet incident ponctuel ne représente en rien le comportement des musulmans puisque beaucoup d'entre eux sont ouverts au dialogue et considèrent avec respect l'Eglise Catholique».

    La cathédrale de Cordoue est un lieu symbolique des luttes historiques entre chrétiens et musulmans (au même titre que l'ancienne basilique Sainte-Sophie à Istanbul). Lorsque les musulmans s'établirent à Cordoue au 8ème siècle, ils rachetèrent le terrain de l'église Saint-Vincent pour y établir une mosquée. Edifiée en 785, cette dernière restera pendant quatre siècles la deuxième plus grande mosquée du monde derrière celle de La Mecque. Une des plus belles aussi. Quand les catholiques reprennent la main sur le bâtiment en 1236, après la Reconquista, le bâtiment redevient église, puis cathédrale.

    En 2004, la Commission islamique d'Espagne, soutenue par le parti socialiste espagnol, réclame officiellement au Vatican le droit pour les musulmans de prier au sein de la mosquée-cathédrale. Le Saint-Siège oppose un refus catégorique. En 2006, l'archevêque de Cordoue ne change pas de position. Il assure que «l'utilisation partagée de la cathédrale par les catholiques et par les musulmans ne contribuerait en rien à la coexistence pacifique des différentes confessions religieuses». En octobre 2007, c'est la Ligue arabe qui revendique ce droit à la conférence de l'OSCE, avant que la Commission Islamique d'Espagne n'appelle en novembre 2008, l'UNESCO à se prononcer, toujours sans succès.

    Le Figaro - 02 avril 2010

  • Israël menace Gaza d'une autre opération punitive majeure

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    Décombres après le raid israélien du 2 avril dans la nuit

    JERUSALEM — Israël a menacé vendredi le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, d'une nouvelle opération punitive d'ampleur si les tirs de roquettes ne cessent pas contre son territoire, après des raids nocturnes menés contre l'enclave palestinienne.

    "Si les tirs de roquettes contre Israël ne cessent pas, il semble que nous allons devoir intensifier nos actions contre le Hamas", a prévenu le vice-Premier ministre Sylvan Shalom à la radio publique israélienne.

    "Nous ne permettrons pas à nouveau de voir des enfants terrorisés dans des abris, et cela, finalement, nous obligera à lancer une nouvelle opération militaire", a averti M. Shalom.

    "J'espère que nous allons pouvoir l'éviter, mais c'est l'une des options dont nous disposons, et si nous n'avons pas le choix, nous l'utiliserons à l'avenir", a-t-il insisté.

    Des chasseurs F16 israéliens ont effectué six raids dans la nuit de jeudi à vendredi contre l'enclave palestinienne, blessant trois enfants, selon des sources hospitalières et les forces de sécurité du Hamas.

    Ces frappes surviennent après plusieurs tirs de roquettes palestiniennes ces derniers jours vers le sud d'Israël.

    "Nous appelons la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à cette escalade et à l'agression israélienne", a dit vendredi le Premier ministre du Hamas Ismaïl Haniyeh dans un communiqué.

    Le Royaume-Uni s'est dit "préoccupé" vendredi et a appelé les parties à faire preuve de "retenue". "Nous encourageons les Israéliens et les Palestiniens à concentrer leurs efforts sur les négociations et à s'engager de manière urgente dans des discussions indirectes sous l'égide des Etats-Unis", a ajouté une porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

    Trois des raids israéliens ont visé un secteur à l'ouest de Khan Younès (sud de la bande de Gaza). Deux missiles ont touché un camp de gardes des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont indiqué les sources.

    Un quatrième raid a détruit un atelier mécanique dans le camp de réfugiés de Nusseirat (centre de la bande de Gaza).

    Enfin, les chasseurs israéliens ont mené deux autres raids contre des objectifs à l'ouest de la ville de Gaza, dont une laiterie qui a été complètement détruite, selon des témoins.

    Dans un communiqué, l'armée israélienne a précisé avoir atteint "deux ateliers de fabrication et deux entrepôts d'armes".

    Trois enfants, âgés de 2, 4 et 11 ans, ont été blessés par des éclats de verre lors de ce raid à Sabra, a-t-on indiqué de source médicale à Gaza.

    Auparavant, vers minuit, une roquette lancée de la bande de Gaza avait atterri dans la région de la ville israélienne d'Ashkelon (sud), causant des dégâts mais sans faire de victime, selon l'armée israélienne.

    Les groupes armés palestiniens de Gaza ont multiplié les attaques à la roquette depuis plusieurs semaines, dont l'une a tué un ouvrier agricole thaïlandais dans un kibboutz (village collectiviste) du sud d'Israël.

    Israël tient le Hamas pour le seul responsable des attaques à la roquette, en tant que maître de Gaza, même si ce dernier dit observer une trêve de facto de ces tirs.

    Plus de 40 roquettes et obus de mortier ont été tirés de Gaza contre Israël depuis le début de l'année, dont près de 20 pour le seul mois de mars, selon un bilan de l'armée israélienne publié jeudi.

    La bande de Gaza connaît une flambée de violence, la plus sérieuse depuis la fin de l'"Opération Plomb Durci" de Tsahal, censée mettre fin aux tirs de roquettes, qui avait fait plus de 1.400 morts palestiniens à l'hiver 2008-2009.

    Des accrochages violents ont eu lieu le week-end dernier près de Khan Younès entre l'armée israélienne et des combattants palestiniens qui ont coûté la vie à deux soldats et à deux Palestiniens.

    Mardi, un adolescent de 15 ans a été tué et 10 autres Palestiniens blessés par des tirs israéliens à Gaza lors de la "Journée de la terre" qui commémore chaque année les spoliations de terres arabes, selon les services d'urgence locaux.

    AFP - 2 avril 2010

  • Prière pour les Juifs

    Dans le Missale Romanum, le texte était le suivant depuis 1570 :

    « Oremus et pro perfidis Judaeis : Ut Deus et Dominus noster auferat velamen de cordibus eorum ut et ipsi agnoscent Jesum Christum Dominum nostrum. (Non respondetur Amen, nec dicitur Oremus aut Flectamus genua, aut Levate, sed statim dicitur :) Omnipotens sempiterne Deus qui etiam judaicam perfidiam a tua misericordia non repellis; exaudi preces nostras quas pro illius populi obcaecatione deferimus, ut agnita veritatis tuae luce quae Christus est, a suis tenebris eruantur. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen. »

    En latin classique, l’adjectif perfidus a le sens de « qui manque à sa parole ou à son serment, traître, perfide, faux » ou « sans foi ». Toutefois, selon l’acception du bas latin ou « latin d’église » utilisé lors de l’instauration de cette prière, au VIIe siècle, perfidus peut être le simple antonyme de fidelis et donc signifier « non fidèle », « sans foi, infidèle, incrédule, incroyant, païen ».

    Wikipédia

  • LA CRUCIFIXION

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    La Crucifixion - Fra Angelico
    (Cliquez sur le tableau pour l'agrandir)

  • Les chrétiens convergent à Jérusalem pour le Vendredi saint

    JERUSALEM — Les rues pavées de la vieille ville de Jérusalem se remplissaient de pèlerins chrétiens et d'ecclésiastiques venus commémorer le Vendredi saint, jour de la crucifixion de Jésus.

    Des religieuses portant des croix de bois longeaient les barrières en métal érigées par la police, devant des dizaines de touristes venus assister à la procession, filmant la scène avec leur caméra devant l'église du Saint-Sépulcre.

    Les rituels du Vendredi saint prévoient de retracer le chemin de croix du Christ dans la Ville sainte, de sa condamnation à sa mise sur la croix, son enterrement puis sa résurrection.

    Si les catholiques et les orthodoxes suivent un calendrier différent, mais cette année Pâques coïncide et les églises célèbrent Vendredi saint ensemble.

    Mais la vieille ville de Jérusalem reçoit également les fidèles juifs qui fêtent la Pâque juive (Pessah).

    AFP - 2 avril 2010