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  • Fouad Alaoui dénonce un "climat islamophobe" en France

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    Fouad Alaoui
    Le président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), Fouad Alaoui, a dénoncé aujourd'hui "un climat islamophobe galopant" lors de la 27e Rencontre des musulmans de France, organisée par l'UOIF au parc des expositions Paris-Le Bourget.

    "Le climat islamophobe est galopant", a martelé Fouad Alaoui.
    "Le musulman aujourd'hui est devenu le maillon faible. Les prétextes ne manquent pas pour le pointer du doigt: hier, le hidjab, (...) aujourd'hui, le voile facial", a-t-il égrené.

    "La question qui se pose actuellement à nous est comment faire face à cette réalité. La réponse n'est pas dans la résignation", a poursuivi le président de du deuxième mouvement représentatif des musulmans en France, réputé proche des Frères Musulmans.

    "Le moment est venu qu'on se prenne en charge", a-t-il lancé aux centaines de personnes venues l'écouter. "Assumons notre destin", a-t-il ajouté, exhortant son auditoire à "montrer le vrai visage de l'islam".

    Un peu plus tôt, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohamed Moussaoui, avait déploré une "forme de crispation" nourrie par "les débats sur l'identité nationale, le voile intégral, la votation suisse sur les minarets (...)".
    "Cette situation a pu susciter l'inquiétude, l'incompréhension chez les musulmans", a-t-il estimé.

    Pour Mohamed Moussaoui, "l'immense majorité des musulmans de France aspire à vivre sa spiritualité dans le strict respect des valeurs de la République" et souhaite que "leur pratique religieuse soit perçue comme un des éléments de leur liberté individuelle".

    La 27e Rencontre annuelle des musulmans de France mêle conférences, prières et animations. Depuis vendredi et jusqu'à lundi, quelque 150.000 personnes y sont attendues.

    Le thème choisi cette année est "Etre musulman aujourd'hui, foi, témoignage, responsabilité", dans un contexte marqué par "une stigmatisation croissante de la composante musulmane dans notre pays", soulignent les responsables de l'UOIF.
    Le Figaro - 3 avril 2010

  • Provocation gay dans un jardin public de Nice

    Environ 150 personnes se sont embrassées aujourd'hui, pendant cinq minutes, dans un jardin public de Nice pour protester contre l'agression dont ont été victimes deux jeunes homosexuels dans ce même lieu la semaine dernière.

    Les baisers échangés, principalement entre personnes du même sexe, ont pris fin au coup de sifflet des organisateurs.

    "Nous, ce n'est pas par les coups mais par les bisous qu'on fait valoir notre point de vue", a déclaré à l'AFP Daniel Tristant, un membre de la communauté gay qui organisait, avec le soutien de plusieurs associations, le rassemblement.

    Samedi 27 mars, deux jeunes hommes s'embrassaient sur un banc lorsqu'une femme est intervenue en leur signalant qu'il y avait des enfants. Le ton est monté. Un groupe de jeunes gens a alors surgi et s'en est pris violemment aux deux homosexuels qui affirment avoir été roués de coups puis hospitalisés.

    L'un a eu trois jours d'ITT, l'autre une journée. Ils ont déposé plainte.
    La femme, qui affirme de son côté avoir été agressée par les deux homosexuels, a également déposé plainte.

    Il n'y a eu aucune interpellation.

    "Notre geste était tout naturel. L'espace public est à tout le monde, aux hétérosexuels comme aux homosexuels", a déclaré à la presse l'un des homosexuels agressés, présent au rassemblement
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    Le Figaro - 3 avril 2010

     

  • Tollé mondial après le sermon du Vendredi saint au Vatican

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    Benoît XVI le 2 avril

    La comparaison faite vendredi par le prédicateur attitré du Vatican entre les attaques contre le pape Benoît XVI au sujet des scandales de pédophilie et les pratiques de l'antisémitisme a suscité une levée de boucliers parmi les organisations juives dans le monde.

    Lors de la célébration du Vendredi saint à la basilique Saint-Pierre, à laquelle assistait le pape, le père franciscain Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a rappelé que tout au long de l'histoire les Juifs avaient été victimes de "violences collectives".

    Il a lu des extraits d'une lettre d'un ami juif qui dit "suivre avec dégoût les violentes attaques concentriques contre l'Eglise, le pape: 'Le recours à des stéréotypes, le glissement de la responsabilité et de la culpabilité personnelles vers une culpabilité collective me rappellent les aspects les plus honteux de l'antisémitisme'."

    Les organisations juives à travers le monde ont réagi avec indignation au parallèle ainsi dressé. "Je suis absolument abasourdi. C'est pure folie!", s'est exclamé Amos Luzzatto, ancien président des communautés juives d'Italie.

    Le grand rabbin de Rome, Riccardo di Segni, qui avait accueilli Benoît XVI dans sa synagogue de la capitale italienne, en janvier dernier, a déclaré pour sa part que ces propos étaient du "plus mouvais goût", surtout en ce jour de la semaine sainte où les chrétiens prient pour la conversion des Juifs, tenus pour responsables collectivement de la crucifixion de Jésus.

    "TENTATIVES IGNOBLES"

    "Obscènes", "répugnants" ou "offensants" sont les qualificatifs qui reviennent le plus souvent dans les réactions des organisations juives mondiales après les propos du père Cantalamessa, dont le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a été amené à se dissocier.

    "Comment peut-on comparer la culpabilité collective imputée aux Juifs, qui a causé la mort de dizaines de millions de personnes innocentes, aux auteurs qui abusent de leur droit et de leur vocation en se livrant à des abus sur des enfants?" s'est interrogé le rabbin Marvin Hier, du centre Simon Wiensenthal.

    La Semaine sainte conduisant au dimanche pascal est cette année entachée d'une cascade de révélations sur des scandales de pédophilie au sein de l'Eglise, remontant parfois à plusieurs décennies, et les maladresses de celle-ci pour tenter de les dissimuler.

    Ebranlé, le Vatican a accusé les médias de tentatives "ignobles" pour porter atteinte à la réputation du pape lui-même, qui aurait fait preuve de négligences dans le traitement de ces affaires alors qu'il était encore simple cardinal dans son Allemagne natale ou à la curie romaine.

    Sous le titre "Les évêques du monde entier sont proches de Benoît XVI, cible d'une campagne méprisable de diffamation", L'Osservatore Romano, organe du Vatican, poursuit samedi ses attaques contre les médias.

    Les victimes des actes de pédophilie commis par des prêtres ont, eux aussi réagi, avec vivacité aux propos de Cantalamessa et "sa tentative ridicule de camoufler les crimes de sa hiérarchie derrière les souffrances des Juifs".

    "Cela montre jusqu'où le pape est capable d'aller pour empêcher la vérité de se faire jour", a déclaré Peter Isely, porte-parole du réseau des survivants des victimes des abus des prêtres (SNAP).

    Marc Delteil, pour le service français, édité par Eric Faye - Le Pöint - 3 avril 2010

  • Mexique: colère des mayas contre le concert d'Elton John à Chichen Itza

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    Pyramide maya à Chichen Itza - Yucatan
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    Hiéroglyphes mayas  (Cliquez sur les photos)

    Les mayas ne décolèrent pas contre le concert d'Elton John samedi dans les ruines de la cité de Chichen Itza bâtie par leurs ancêtres au Mexique et des fonctionnaires soupçonnent même leurs dieux d'avoir provoqué un accident pour manifester leur mécontentement.

    AFP - le 02 avril 2010, 22h38

    Jeudi matin, une partie de la scène s'est effondrée, blessant trois ouvriers. L'un d'eux souffre de graves fractures à une jambe.

    Les organisateurs se sont empressés de confirmer la tenue du concert réservé à 6.000 privilégiés pouvant débourser entre 1.000 et 10.000 pesos (60 à 600 euros) dans un pays où le salaire minimum est de 100 euros.

    Le chanteur britannique de 63 ans devait d'ailleurs arriver vendredi après-midi, mais un important dispositif de sécurité était prévu pour le protéger.

    Certains fonctionnaires accusent les aluxes, lutins mayas capables de mauvais coups quand ils sont énervés, d'avoir provoqué l'accident pour punir les organisateurs d'avoir omis de demander aux dieux mayas l'autorisation de monter ce spectacle dans cet ancien théâtre de cérémonies religieuses.

    "Avant chaque concert, le matin, un rituel est organisé pour demander l'autorisation, mais cette fois-ci, il n'a pas été réalisé", a déclaré le ministre des Travaux publics de l'Etat de Yucatan (sud-est), Francisco Torres, au quotidien Reforma.

    Des cérémonies de ce type avaient été organisées avant les concerts du ténor espagnol Placido Domingo et de la soprano anglaise Sarah Brightman, organisés en 2008 et 2009 dans ces ruines classées au patrimoine mondial de l'humanité en 1988.

    Quarante chercheurs de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH), chargés de la conservation des sites archéologiques du pays, et des responsables de la communauté maya ont également critiqué ce spectacle.

  • Un bébé entre la vie et la mort, violemment frappé par sa nourrice ivre

    Une nourrice de 40 ans a été placée en garde à vue vendredi dans les locaux de la brigade des mineurs de la sûreté départementale des Yvelines. La la soupçonne d’avoir exercé des violences sur un garçon de 6 mois, mardi à Houilles, dans l’appartement où elle exerçait son activité.

    L’enfant était toujours hospitalisé hier soir dans un état critique.

    Mardi dernier, vers 13 heures, les services du Samu reçoivent l’appel affolé d’une femme. Elle raconte que le bébé qu’elle garde est tombé de « son parc de jeux qui est très haut ». Lorsque les secours arrivent, ils découvrent le petit Matis, inconscient, le visage enfoncé, et de multiples traces d’ecchymoses sur le dos et sur le ventre. Le bébé est entre la vie et la . Vers 13 h 45, les forces de l’ordre arrivent sur place et constatent que Géraldine, la nourrice de l’enfant, est ivre.

    Elle explique que le petit « Matis a fait une chute du transat sur lequel il était allongé ». Face au scepticisme des intervenants, elle se ravise et raconte que le petit est tombé de la table à langer, beaucoup plus haute. Les pompiers conduisent l’enfant à l’hôpital Necker ( XV e ) où il est opéré. « Les médecins tentent depuis trois jours de stabiliser son état de santé, raconte une source proche de l’affaire. Mais il est toujours dans le coma. Son pronostic vital reste réservé, il y a aussi un risque de séquelles neurologiques. »

    Le rapport des médecins de l’hôpital Necker, rendu jeudi, est en contradiction avec les déclarations de la nounou. Les lésions sont incompatibles avec une simple chute. Lors de la garde à vue, Géraldine raconte finalement qu’elle s’est énervée devant le bébé qui pleurait. Selon son récit, elle a pris le bébé de son siège et l’a jeté sur la table à langer. La tête de l’enfant a alors heurté le meuble « en faisant un grand crac… ». Matis est alors tombé. Géraldine l’a ramassé avant de lui donner des grandes gifles pour le réanimer. Prise de panique, elle a aussitôt prévenu les parents et les secours. « Cette femme a perdu la maîtrise de ses nerfs, ajoute la même source.  La mère avait toute confiance dans cette nounou qui est elle-même mère de trois enfants et en gardait deux à la maison. » Elle sera mise en examen aujourd’hui à Versailles.

    Le parisien - 3 avril 2010

  • Vatican: la colère du rabbin en chef de Rome

    Le rapprochement fait par le prédicateur du Vatican entre les attaques contre le pape dans les scandales de pédophilie et l'antisémitisme est "une faute de goût" et une "comparaison inappropriée", a estimé le rabbin en chef de Rome dans un entretien publié aujourd'hui par La Stampa.

    "Le parallèle qui a été fait à Saint Pierre n'a pas lieu d'être. C'est un propos complètement déplacé", a déclaré Riccardo Di Segni qui avait défié à la mi-janvier les réticences d'une bonne partie des communautés juives mondiales en recevant Benoît XVI à la synagogue de Rome.

    Vendredi soir, dans son sermon pendant la liturgie de la Passion du Christ, le père franciscain Riccardo Cantalamessa, prédicateur de la maison pontificale, a lu une lettre de "solidarité" au pape et à l'Eglise, qu'il a dit avoir reçue d'un "ami juif".

    "Je suis avec dégoût l'attaque violente et concentrique contre l'Eglise et le pape", écrit l'auteur de la lettre. "L'utilisation du stéréotype, le passage de la responsabilité et de la faute personnelles à la faute collective me rappellent les aspects les plus honteux de l'antisémitisme", poursuit-il.

    Le rabbin Di Segni a jugé la comparaison d'autant plus malvenue que "personne de la communauté juive n'était intervenu jusqu'à présent" dans les scandales pédophiles secouant le clergé. Ces abus "sont un problème de l'Eglise catholique et ce n'est certainement pas à nous d'intervenir ni de faire des comparaisons qui ne peuvent pas être faites", a-t-il ajouté.

    Le rabbin a regretté qu'avant le sermon du père Cantalamessa, "il y ait déjà eu des rumeurs sur le fait que les attaques contre l'Eglise proviendraient du lobby juif" et "on a même dit dans certains milieux catholiques que la presse italienne est contrôlée par les juifs".

    A propos de l'homélie du prédicateur du Vatican, le rabbin a déploré que "les paroles inappropriées du père Cantalamessa aient été prononcées un Vendredi Saint, le jour le plus funeste de l'histoire des relations entre chrétiens et juifs".

    La liturgie catholique en latin continue d'inclure une prière pour la conversion des juifs, a-t-il relevé en se disant "triste d'entendre prier" dans "la langue désormais morte de l'empire (romain, ndlr) qui détruisit deux fois Jérusalem".

    Le Figaro - 3 avril 2010

  • "Une propagande grossière contre le Pape et les catholiques"

    Le Vatican et plusieurs prélats de l'Eglise catholique ont condamné aujourd'hui les accusations visant le pape dans les scandales de pédophilie qui secouent le clergé en Europe, dénonçant une "campagne grossière", voire une "machination".
    Le journal officiel du Vatican, l'Osservatore Romano, dans son édition datée de dimanche fustige "les attaques calomnieuses et la campagne de diffamation construite autour du drame des abus commis par des prêtres".

    Sous le titre "une propagande grossière contre le pape et les catholiques", il fait état de "messages de solidarité à Benoît XVI arrivant du monde entier" où "de nombreux évêques expriment leur proximité du pape pour son action résolue en faveur de la vérité et pour les mesures prises pour éviter une répétition de ces crimes".

    L'Osservatore cite en particulier le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris qui lors de la messe du Jeudi Saint a dénoncé "une offensive visant à déstabiliser le pape et à travers lui l'Eglise". Il a particulièrement fustigé les "médias audiovisuels qui célèbrent Pâques à leur manière en concentrant pendant la Semaine Sainte leurs critiques contre l'Eglise et la foi chrétienne".

    Le journal du Vatican cite aussi le théologien et poète Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti (Italie) qui stigmatise "une montée de la christianophobie", "des préjugés" et des "attaques injustifiées" contre l'Eglise qui se retrouve "instrumentalisée même quand elle affronte courageusement des questions comme les abus" pédophiles.
    Sur Radio Vatican, le cardinal Severino Poletto archevêque de Turin où sera exposé à partir du 10 avril le Saint Suaire présenté comme le linge ayant enveloppé le corps du Christ, s'est indigné samedi que "l'on puisse tenter d'atteindre la très grande figure intouchable de Benoît XVI qui a toujours été clair et intransigeant sur ces sujets".
    "Je ne voudrais pas qu'il existe une machination contre l'Eglise. Le démon est toujours à l'oeuvre", a-t-il dit.

    Les médias du Vatican ont cité de nombreuses autres déclarations similaires venant par exemple du chef de l'épiscopat espagnol, du cardinal-archevêque d'Edimbourg en Ecosse, des archevêques de Mexico et Lima.

    Le Figaro - 3 avril 2010

  • VIDEO Métro de Bruxelles 2010 - Appel à témoin

    http://www.youtube.com/watch?v=KMtj1Mw8Q0c

    BRUXELLES Un étudiant avait été balancé sur les rails du métro bruxellois dans la nuit du Nouvel an. Il a été grièvement blessé. La police fédérale des chemins de fer est toujours à la recherche de l’auteur des faits.
    Sur les images de la caméra de surveillance, on voit un étudiant jeté sur les rails du métro de la station Porte de Namur, dans la nuit du Nouvel an, par un jeune homme d’origine africaine.

    La vidéo des faits a été diffusée la semaine dernière dans l’émission « Affaires non classées » sur RTL-TVI, à la demande du parquet de Bruxelles. Cette vidéo a depuis largement été relayée sur le web par les internautes. Grièvement blessée, la victime a les cervicales brisées. On ignore actuellement si la moelle épinière a été touchée ou si le jeune homme est en revalidation.

    Vers 4 heures du matin le 1er janvier dernier, une altercation avait éclaté entre deux étudiants et quatre jeunes de type africain. L’un d’eux avait subitement jeté l’un des deux étudiants au-delà d’une balustrade. Celui-ci était alors tombé d’un étage sur les rails. Son agresseur était ensuite descendu sur les voies pour hisser sa victime hors des rails. Rejoignant ses complices, il avait ensuite pris la fuite.

    Le parquet n’était malheureusement pas en mesure de communiquer l’avancement de l’enquête vendredi. La police fédérale demande à toute personne susceptible de donner des renseignements utiles d’appeler le 0800/91.119.
    Source

    NPI - 03 avril 2010

  • Bus escortés et opérations "coups de poing": les petites crapules vont trembler!

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Nicolas Sarkozy demande à «intensifier les opérations coups de poing dans les cités sensibles». Le président, accompagné de Brice Hortefeux, recevait vendredi à l'Elysée Morad Hamidi et Jonathan Pigeon, les chauffeurs de bus victimes d'attaques contre leur véhicule mercredi soir à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) ainsi que leurs collègues des compagnies de transports visées par cette agression.

     

    Contrairemenent à leurs homologues des CIF, Les chauffeurs de TRA ont décidé de reprendre leur travail, après l'avoir cessé pour protester contre l'agression. Quatre-vingt policiers ont commencé ce vendredi matin à escorter leurs bus à Tremblay-en-France. Lors d'une visite au siège de l'entreprise TRA, Brice Hortefeux a annoncé le déploiement de «80 policiers dont des CRS», le reste de ce «dispositif de sécurisation» étant assuré par des membres du service régional de la police des transports.

    Un dispositif maintenu «autant que ce sera nécessaire»

    Il a précisé que certains de ces effectifs étaient en action depuis 3h du matin sur les lignes de bus concernées par les agressions. «Nous maintiendrons ce dispositif autant que ce sera nécessaire», a ajouté le ministre de l'Intérieur.

    Ces attaques se sont produites après une opération de police anti-drogue dans une cité de la municipalité qui avait conduit lundi à la saisie de près d'un million d'euros en liquide, de drogue et d'armes, et à l'interpellation de quatre personnes. Le soir-même, TF1 avait diffusé un reportage sur le trafic de drogue à Tremblay-en-France.

    «Le chef de l'Etat a demandé au ministre de l'Intérieur (Brice Hortefeux) de donner des instructions à la police et à la gendarmerie pour intensifier les opérations coups de poings dans les cités sensibles dont aucun espace ne doit échapper à l'autorité de la loi», affirme un communiqué de la présidence.

    Les bus toujours au dépôt ce vendredi

    Selon l'Elysée, Nicolas Sarkozy a également demandé à Brice Hortefeux de «prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer aussi longtemps qu'il le faudrait la protection des chauffeurs et des contrôleurs des autobus des lignes concernées».

    Si la nuit de jeudi à vendredi a été calme à Tremblay-en-France, les chauffeurs de bus de la compagnie des Courriers de l'Ile de France (CIF) n'ont pas repris le travail ce vendredi. Ils avaient exercé jeudi leur droit de retrait après qu'un bus de la compagnie a été caillassé puis incendié mercredi soir dans la ville de Seine-Saint-Denis. Un autre bus de la compagnie TRA (Transport routier automobile) a été caillassé.

    20minutes.fr - 02 avril 2010