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  • Nouvelle loi sur l'immigration en Arizona

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    Immigrants clandestins arrêtés à Phoenix (Cliquez sur la photo)

    Le Mexique «utilisera tous les moyens à sa portée» pour défendre ses émigrants contre la loi sur l'immigration promulguée en Arizona, qui ouvre la porte à «une inacceptable discrimination raciale», a déclaré lundi le président mexicain Felipe Calderon.

    La gouverneur républicaine de l'Arizona, Jan Brewer, a signé vendredi une loi très répressive qui autorise la police à arrêter des étrangers en cas de «doute raisonnable» sur la légalité de leur entrée aux États-Unis, même en l'absence d'un autre délit présumé. Pour beaucoup d'opposants, cette loi instaure de fait le "délit de faciès" ou le "profilage racial".

    Le gouvernement mexicain «utilisera tous les moyens à sa portée pour défendre les droits de tous les Mexicains à qui cette législation porte préjudice», a déclaré M. Calderon en ouvrant à Mexico le XVe Conseil consultatif de l'Institut des Mexicains à l'Etranger.

    La nouvelle législation en Arizona, État frontalier du Mexique, «porte atteinte aux droits de l'Homme» et «ouvre la porte à une inacceptable discrimination raciale, à la haine et à l'abus de l'application de la loi», a-t-il souligné.

    M. Calderon a donné pour instructions à son ministère des Relations extérieures et à ses consulats aux États-Unis, et d'abord en Arizona, de «travailler avec des avocats et experts juridiques pour défendre les droits des Mexicains».

    Il faut créer «un réseau puissant qui les défende, la loi en main, avec la Constitution américaine elle-même», a-t-il ajouté.

    Des milliers de personnes ont défilé pacifiquement contre la nouvelle loi dimanche à Phoenix, capitale de l'Arizona. On évalue à 460 000 le nombre des immigrés sans papiers vivant dans cet État, des Latino-Américains en majorité.

    Le Mexique compte environ 12 millions de ses compatriotes dans l'ensemble des États-Unis, dont la moitié en situation illégale.

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    Jan Brewer, gouverneur de l'Arizona

    Le projet de loi est revenu à l’avant-plan, en mars 2010, après le meurtre du propriétaire de ranch Robert Krentz, trouvé sur ses terres, près de la frontière mexicaine. La loi a été adoptée par les 35 républicains de la Chambre des représentants, tandis que les 21 démocrates ont voté contre. Des manifestants pour et contre la réforme ont bruyamment manifesté à l’extérieur du Capitole, à Phoenix. Des projets de loi semblables sont proposés depuis des années en Arizona, mais l’idée n’était jamais bien loin. Or, avec les primaires républicaines prévues pour le mois d’août, les candidats sont plus engagés cette année. La loi doit être approuvée par la gouverneure républicaine de l’État, Jan Brewer, qui a le pouvoir d’y imposer son veto. Les partisans comme les opposants estiment que la gouverneure donnera son imprimatur à la nouvelle législation.

    Cyberpresse.ca - 23 et 26/04/2010
  • Vichy et les juifs: la nouvelle provocation de Le Pen

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    Scandaleux, ignoble, indécent... Des voix s'élèvent, ce lundi, pour dénoncer le dérapage de Jean-Marie Le Pen sur l'action du gouvernement de Vichy envers les juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Invité dimanche du Grand jury RTL - LCI Le Figaro, le patron du a déclaré : «Feindre de croire que le maréchal Pétain était responsable de la persécution des Juifs pendant la guerre était une pensée scandaleuse», car «les Juifs français ont bénéficié (...) de l'action de (son) gouvernement».

     

    Il venait d'être interrogé sur la venue à Vichy du grand rabbin de , Gilles Bernheim, pour la journée de commémoration du 65e anniversaire de la libération des camps de concentration. «Il l'a peut-être fait aussi en remerciement de l'action du de Vichy», a avancé le président du FN.

    Comme on lui rappelait «les lois anti-juives» du gouvernement de Vichy, il a rétorqué : «Les lois anti-juives n'allaient pas jusqu'à la déportation.» Quant à la rafle du Vel d'Hiv, il a répondu qu'elle n'avait «pas été d'initiative française». Alors qu'on lui soulignait que la police française avait participé à cette rafle, Le Pen a répliqué : «Alors pourquoi a-t-on donné la fourragère de la Légion d'honneur à la police parisienne si elle était aussi indigne que cela?»

    La responsabilité de l'Etat français officiellement reconnu en 1995  

    Des propos «ignobles» et négationnistes pour le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). «Ce que Le Pen dit sur Vichy, plus personne n'oserait le dire aujourd'hui, plus aucun historien digne de ce nom ne le dirait», souligne Richard Prasquier, président du Crif. 

    Outre les historiens, la France a officiellement reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs durant l'Occupation. «Oui, trahissant les valeurs et la mission de la France, le gouvernement de Vichy s'est fait le complice, parfois zélé, de l'occupant. Cinquante ans après, notre pays doit assumer toute son histoire. Le blanc comme le gris. Les heures de gloire comme les zones d'ombre», déclarait le 16 juillet 1995 l'ancien président de la République Jacques Chirac.

    L'ancien ministre et président d'honneur du PRG, Roger-Gérard Schwartzenberg, s'est lui aussi insurgé contre les déclarations du patron du FN. «L'indécence de Jean-Marie Le Pen serait-elle sans limites», se demande-t-il dans un communiqué. «Le jour même où notre pays honore le souvenir des déportés, le président du FN (...) fait l'éloge de Pétain, évoque sans aucunement le condamner le statut des juifs édicté par celui-ci et semble vouloir ignorer que la rafle du Vel d'hiv a été organisée par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, et exécutée par 4 500 policiers aux ordres de l'Etat français», poursuit l'ancien ministre.

    Le parisien - 26/04/2010

  • VIDEO Les extrémistes gays repoussés à distance de la Nonciature

    http://www.dailymotion.com/video/xd2g7f_les-extremistes-gays-repousses-a-di_news

    Ce samedi 24 avril à Paris, les associations extrémistes homosexuelles voulaient aller déverser leur haine des catholiques devant l'Ambassade du Vatican...
    50 jeunes catholiques leur ont barré la route.

  • Jean-Marie Le Pen: "les gens ne se promènent pas masquées"

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    Dimanche soir
     
    Le président du Front national était l'invité du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro». 

    Jean-Marie Le Pen regarde au-delà de la burqa et de l'affaire nantaise. «Cela révèle un fait : les caisses sociales françaises sont pillées par des centaines de milliers de gens, en l'occurrence un polygame, a indiqué dimanche le président partant du Front national. Ce qui me paraît le plus important, c'est que ces femmes bénéficient de l'allocation parent isolé. Quand c'est le fruit d'une espèce de petit complot familial, c'est scandaleux.»

    Pour Jean-Marie Le Pen, si Brice Hortefeux a bien réagi en demandant la déchéance de la nationalité française de l'homme mis en cause, le ministre de l'Intérieur va se heurter à un obstacle pour l'expulser de France. «Il tomberait alors sous le coup de la suppression de la deuxième peine par Nicolas Sarkozy, a-t-il assuré. Le résultat c'est que nous sommes contraints de garder chez nous la racaille que nous avons fait condamner par nos tribunaux.»

     

    Quant à la question de la loi d'interdiction de la burqa, Jean-Marie Le Pen s'est montré dubitatif. «Il n'y a pas besoin d'une loi pour interdire ce qui relève du simple bon sens, à savoir que les gens ne se promènent pas masqués, a-t-il assuré. La législation française ne manque pas de volumes pour traiter une affaire comme celle-là». Jean-Marie Le Pen a toutefois précisé que s'il était parlementaire, il pourrait voter la loi : «Je ne manifesterais pas mon hostilité à ce vote s'il va dans la bonne direction.»

    Il assure en tout cas ne pas regretter que la majorité se soit emparée du sujet. «L'UMP a de bonnes raisons de s'apercevoir qu'il fallait venir sur notre terrain. Nous ne faisons pas du patriotisme un monopole», a-t-il assuré. Pour Jean-Marie Le Pen, cela fait longtemps que le FN dénonce tout cela. «Il y a très longtemps que nous disons ces choses-là mais elles ne sont pas prises en compte», a-t-il déploré.

    Le Figaro - 26/04/2010

  • Qui est réellement Liès Hebbadj?

    Le commerçant ayant pignon sur rue est connu depuis longtemps pour ses prises de position religieuses.

    Lorsqu'Anne, la jeune automobiliste nantaise verbalisée pour avoir conduit avec son niqab dans les rues de Nantes au début du mois, a tenu une conférence de presse, vendredi après-midi, il était à ses côtés, sûr de lui et la dominant de toute sa stature.

    Portant la barbe, vêtu à la pakistanaise d'un khamiss, la tête recouverte d'une calotte et d'un turban, Liès Hebbadj, le compagnon de cette Française convertie à l'islam, ne passe pas inaperçu à Rezé-les-Nantes, une commune de la banlieue nantaise. Né à Alger il y a 34 ans mais arrivé tout jeune enfant dans la grande ville de l'ouest de la France, Liès Hebbadj est connu pour ses prises de position religieuses et son action à la tête de l'association culturelle qu'il a fondée afin d'obtenir des élus locaux l'autorisation de créer une grande mosquée dans la ville où il vit et travaille depuis une dizaine d'années.

     

    Mouvement Tabligh

     

    Liès Hebbadj est, en effet, un commerçant ayant pignon sur rue et il s'occupe de la boucherie-alimentation El Kaouthar, un magasin flambant neuf et fort bien tenu. Mais il est aussi un membre très actif du mouvement Tabligh, ce mouvement prosélyte et ostentatoire dont l'épicentre est le Pakistan où il s'est déjà rendu à plusieurs reprises par le passé.

    Ses déplacements à l'étranger, notamment à Londres, ont d'ailleurs fait l'objet d'une surveillance suivie de la part des services de renseignements.

     

    Éventuelle escroquerie aux prestations sociales

     

    Mais ce que lui reproche Brice Hortefeux tient surtout à sa vie privée. Liès Hebbadj, qui a obtenu la nationalité française par un mariage contracté en 1999 avec une Nantaise, est suspecté de polygamie. Il aurait quatre épouses officieuses, mariées religieusement dont des Françaises converties à l'islam. Des femmes qui lui auraient donné douze enfants.

    Pour l'instant, les autorités restent muettes sur l'éventuelle escroquerie aux prestations sociales versées au titre de l'allocation de parent isolé à ses compagnes qui portent toutes le niqab et vivent dans une sorte de gynécée réparti entre trois maisons contiguës situées dans un agréable quartier pavillonnaire de Rezé-les-Nantes. Liès Hebbadj a fait dresser autour d'elles une grande palissade pour soustraire la communauté au regard des voisins.

    Désormais sur la défensive après la menace du ministre de l'Intérieur de le faire déchoir de sa nationalité française, Liès Hebbadj s'est entretenu très brièvement avec la presse, samedi devant son magasin. Entouré de deux amis à la carrure imposante, il a simplement déclaré qu'il ne parlerait qu'après s'être entretenu avec son avocat dans les jours qui viennent, laissant au trésorier de son association, Abdel Chauborou, le soin de dire que l'islam était attaqué à travers lui : «En fait, c'est l'islam qui dérange.»

    Une réaction similaire à celles des associations représentantes des cinq mosquées nantaises qui «regrettent que l'islam soit encore stigmatisé » à travers la verbalisation de l'automobiliste voilée avant d'affirmer que cette «stigmatisation systématique va à l'encontre des valeurs de la République».

    Le Figaro - 26/04/2010

  • Polygamie: Besson évoque la possibilité d'une "adaptation législative"...

    Eric Besson a admis aujourd'hui au micro de RTL que le fondement juridique d'une déchéance de la nationalité du conjoint de la femme verbalisée en niqab au volant, soupçonné de polygamie, n'était pas évident, évoquant la possibilité d'une "adaptation législative" sur ce sujet.

    "La question qui m'est posée est de savoir, si la justice le condamne pour polygamie, d'une part, et fraude aux prestations sociales d'autre part, est-ce que l'on peut et est-ce que l'on doit prononcer la déchéance de la nationalité française, c'est-à-dire lui retirer la nationalité française qu'il a acquise par mariage? Aujourd'hui, est-ce possible sur la base de l'article 25 du code civil, c'est très controversé, j'ai rencontré hier des experts, certains m'ont dit oui, certains m'ont dit non", a déclaré le ministre de l'Immigration.

    "Si le peuple français considère qu'on ne peut pas frauder dans ces conditions, polygamie, fraude aux prestations sociales, et bien à ce moment là, sous l'arbitrage du président de la République et du Premier ministre ,on pourrait très bien concevoir une évolution législative. En clair, il y a un certain nombre de textes qui pourraient servir de véhicule pour une adaptation législative", a ajouté M. Besson, précisant aussitôt "le conditionnel est de rigueur, il y a un arbitrage qui ne dépend pas de moi mais du président et du Premier ministre".

    "Brice Hortefeux a, j'imagine, un dossier qui lui permet d'étayer le soupçon qui pèse sur cette personne, à la justice d'établir les faits", a dit par ailleurs le ministre.

    Le Figaro - 26/04/2010

  • La mosquée d'Istres mitraillée, ainsi qu'une boucherie halal à Marseille

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    Mosquée d'Istres (Bouches du Rhône) - Cliquez sur la photo
    Le parquet d'Aix-en-Provence a indiqué lundi que la mosquée d'Istres a été mitraillée dans la nuit de samedi à dimanche

    Le Conseil français du Culte musulman, qui a fait part de son indignation, "appelle les pouvoirs publics à mobiliser tous les services concernés pour arrêter et punir les auteurs de cette agression criminelle".

    Selon des sources policière et judiciaire, une boucherie halal du XVe arrondissement de Marseille a aussi été mitraillée dimanche soir.


    La police n'a pas établi de lien entre les deux fusillades. L'enquête a été confiée à la police judiciaire.

    Le président du Conseil français du culte musulman a relevé que la fusillade d'Istres n'avait fait l'objet d'aucune communication officielle alors que l'affaire à Nantes de la conductrice voilée verbalisée et de son mari taxé de polygamie domine l'agenda médiatico-politique depuis trois jours. "Ce type de dissymétrie dans la communication, la médiatisation des choses concernant la communauté musulmane risque de créer un sentiment de frustration et de crispation au sein de la communauté musulmane", a dit Mohammed Moussaoui, après avoir été reçu par le Premier ministre, François Fillon, pour évoquer la future loi sur l'interdiction de la burqa.

    A Istres, une trentaine d'impacts ont été relevés sur les murs du bâtiment, mitraillé aux alentours de 2h ou 3h du matin, dans la  nuit de samedi à dimanche.

    "C'est une mosquée qui a été inaugurée en juillet 2009, il n'y a jamais eu de problème tout au long de sa construction ou depuis", a affirmé le procureur de la République adjoint d'Aix-en-Provence, Denis Vanbremeersch, ajoutant qu'"il n'y a pas eu de revendication".

    "On est stupéfait, abasourdi de noter un acte de ce type dans notre ville. Depuis des décennies, on ne vit que dans l'harmonie, la reconnaissance et l'estime mutuelles", a déclaré le maire (Divers gauche) d'Istres, François Bernardini, lors d'un point de presse devant la mosquée, située à côté d'un temple protestant et en face d'un boulodrome.

    Djamel Bedra, président de l'association musulmane d'Istres, a déposé plainte contre X au nom de son association.

    "Cette nouvelle agression avec usage des armes à feu contre un lieu de prière et de recueillement constitue une nouvelle escalade qui ne manquerait pas de susciter une profonde inquiétude et indignation chez l'ensemble des musulmans de France et tous leurs concitoyens épris de paix et de justice", a estimé le Conseil français du Culte musulman.

    A Marseille, l'établissement des quartiers nord a été touché par 23 projectiles de calibre 7.63 tirés avec une Kalachnikov. L'enquête a également été confiée à la police judiciaire qui cherche à savoir si les deux incidents peuvent être liés.

    AFP. - 26/04/2010

    Une rafale de pistolet mitrailleur, de type kalachnikov, a été tirée hier soir vers minuit contre une boucherie halal de la rue de Lyon à Marseille. Les enquêteurs de la PJ ont dénombré 23 impacts sur le rideau métallique et la façade. Certains projectiles ont traversé le métal, la vitrine et le rayonnage du magasin. Les balles se sont fichées dans le mur. 26 douilles ont retrouvées sur les lieux.

    La brigade criminelle exclut tout lien avec les coups de feu tirés contre la mosquée et privilégie la thèse d'un différend. Ce type d'armes a déjà été utilisé à plusieurs reprises lors de règlements de comptes entre caïds de cité.

    La Provence - 26/04/2010

  • Hongrie: victoire historique de la droite

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    Viktor Orban
    Le Fidesz, jusque-là parti d'opposition de droite en Hongrie, s'est assuré dimanche une majorité historique des deux tiers des sièges du nouveau Parlement à l'issue du second tour des législatives et va pouvoir procéder, seul, à d'importantes réformes constitutionnelles.

    Après huit ans de pouvoir socialiste, marqués par la crise économique et la corruption, la droite de l'ancien Premier ministre Viktor Orban remporte 263 des 386 sièges du Parlement national soit cinq de plus que la majorité des deux tiers qui est de 258, selon les chiffres publiés dimanche par le Bureau national électoral (OVI) après le dépouillement de 99,22% des suffrages du second tour.

    Au premier tour, le 11 avril, le Fidesz s'était déjà assuré la majorité absolue des voix avec 52,73%. Des 176 circonscriptions électorales, seulement deux ont échappé à Viktor Orban, à Budapest où deux socialistes ont sauvé la mise.

    Ce résultat historique, jamais atteint en Hongrie à un scrutin démocratique, va faire du pays le seul de l'ancienne Europe communiste à être gouverné par un unique parti capable de procéder, sans avoir à recourir à l'appoint d'autres partis, aux réformes constitutionnelles promises.

    Parlant de "révolution dans les bureaux de vote", Viktor Orban, acclamé par des milliers de fidèles agitant des drapeaux magyars sur une place du centre piétonnier de Budapest, a affirmé que les Hongrois avaient "instauré aujourd'hui le système de l'entente nationale qui signifie la fin de l'ère ayant plongé les gens dans la pauvreté et le désespoir".

    Pendant sa campagne, il a annoncé qu'il allait modifier les lois sur la presse afin de "rationaliser" ce secteur, projet dénoncé par l'opposition qui y voit "une menace pour la liberté de la presse". Il veut aussi réduire le nombre des élus locaux qui grèvent les budgets publics.

    De même, le futur gouvernement va pouvoir modifier la loi sur la double nationalité pour en faire bénéficier plus de trois millions de Hongrois de souche dans les pays limitrophes.

    Ces législatives ont également été marquées par l'entrée historique de l'extrême droite au Parlement avec le parti Jobbik, après une campagne axée sur l'antisémitisme, la stigmatisation des Tziganes et l'opposition à l'Union européenne.
    Le Jobbik, avec ses 47 élus, s'est ainsi établi comme la troisième force de l'échiquier politique, juste derrière les socialistes du MSZP, eux en pleine déconfiture avec à peine 59 sièges. Au premier tour, le MSZP s'était effondré avec 19,30% des voix (contre 43,21% en 2006), devançant seulement de peu le Jobbik (16,67%).

    La direction du Parti socialiste, qui a reconnu avoir perdu plus de la moitié de son électorat, a en conséquence démissionné en bloc dimanche soir.
    AFP. 25/04/2010