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  • Attentat raté à New York: rien n'authentifie la revendication des talibans

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    Times Square  (Cliquez sur la photo)

    NEW YORK (Etats-Unis) — Aucune preuve ne permet d'authentifier la revendication de l'attentat raté de New York faite par les talibans pakistanais, a déclaré dimanche le chef de la police new-yorkaise, Raymond Kelly.

    "Nous n'avons rien qui nous permette de confirmer cette revendication", faite sur l'internet, a déclaré aux journalistes Ray Kelly au cours d'une conférence de presse.

    Une vidéo signée du "Tarik-e-Taliban", les talibans pakistanais, postée sur YouTube, a revendiqué cette tentative d'attentat survenue samedi soir à Times Square, lorsque la police a trouvé un véhicule piégé.

    Cette vidéo affirme que la tentative était une riposte aux récents assassinats de deux hauts responsables du réseau Al-Qaïda en Irak et à des attaques de drones américains au Pakistan, selon le site de renseignement américain SITE.

    Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a qualifié dimanche l'attentat raté à la voiture piégée d'"extrêmement grave".

    Interrogé pour savoir si la Maison Blanche considérait que l'attentat relevait d'un acte de terrorisme, M. Gibbs s'est refusé à "définir qui pourrait être impliqué et pour quel motif".

    AFP. 02/05/10

  • VIDEO - Benoît XVI: le Saint suaire de Turin reflète les souffrances de l'humanité

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    Le Pape prie devant le Saint suaire  (Cliquez sur la photo)
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    Le Saint suaire exposé dans la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin

    TURIN — Benoît XVI a rendu hommage dimanche au saint suaire de Turin, un linceul qui aurait enveloppé le corps du Christ lors de sa mise au tombeau et qui, au fil des siècles, a été l'objet tout à la fois de vénération et de controverse, une "icône écrite avec du sang", a-t-il affirmé.

    Après s'être recueilli devant la pièce de tissu, Bensoît XVI a déclaré qu'elle était "une icône écrite avec du sang", prenant soin de ne pas employer le mot de "relique" car le Vatican ne s'est jamais prononcé sur son authenticité.

    Le saint suaire "parle avec le sang et le sang est la vie", a ajouté le pape.

    "Dans le saint suaire nous voyons, comme dans un miroir, nos souffrances dans les souffrances du Christ", avait dit le pape dans la matinée lors d'une messe célébrée sous un ciel plombé en plein centre de la capitale du Piémont.

    Le prince Victor Emmanuel de Savoie, sa femme Marina Doria et son fils Emmanuel-Philibert, étaient dans les premiers rangs lors de la messe. La famille de Savoie est entrée en possession du saint suaire en 1453 et en a fait cadeau au Vatican en 1983.

    Les princes de Savoie, de même que le nouveau patron de Fiat, John Elkann, ont rencontré le pape en petit comité à l'archevêché.

    25.000 personnes ont assisté à la messe place San Carlo et plusieurs milliers d'autres la suivaient sur des écrans géants installés à proximité.

    A son arrivée en papamobile, le pape a été salué par les applaudissements de la foule qui se pressait contre les barrières de sécurité et agitait des drapeaux jaunes et blancs, couleurs du Vatican. La foule était également au rendez-vous, sous la pluie, pour une rencontre avec les jeunes dans l'après-midi.

    La vague de scandales pédophiles impliquant des prêtres et des religieux dans plusieurs pays d'Europe et d'Amérique n'a donc pas semblé décourager les fidèles alors qu'il est notamment reproché à la hiérarchie catholique, et au pape lui-même avant son élection, d'avoir couvert des prêtres coupables.

    Avant la prière du Regina Caeli, à la fin de la messe, le pape a demandé à la Vierge Marie, "mère de l'Eglise", de veiller "sur les prêtres et sur l'entière communauté des croyants".

    "Le saint suaire nous rappelle pour toujours de façon éloquente" les souffrances du Christ, a aussi souligné le pape dans son homélie prononcée à proximité de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin où le linceul est présenté au public, du 10 avril au 23 mai, pour la première fois depuis l'an 2000.

    Mais cet objet est aussi un "signe d'espérance" car le Christ est mort sur la croix pour nous faire entrevoir par sa résurrection "le moment où toute larme sera séchée et où il n'y aura plus ni mort, ni deuil, ni lamentation, ni angoisse", a ajouté le chef de l'Eglise catholique, âgé de 83 ans.

    La pièce de lin de 4,36 m sur 1,10 m sur laquelle, selon la tradition, se serait imprimée l'empreinte du corps du Christ supplicié et en particulier son visage, a été découverte au milieu du XIVe siècle dans la collégiale Notre-Dame à Lirey, près de Troyes (France).

    Le tissu est l'objet d'une bataille entre les scientifiques qui croient à son authenticité et ceux qui en doutent.

    Des historiens, s'appuyant notamment sur une datation au carbone 14 réalisée en 1988, ont établi que la fabrication de ce linceul remontait au Moyen-Age, entre 1260 et 1390 mais cette datation est elle-même contestée.

    AFP. 2 mai 2010

  • Maintenant, Polanski se dit victime d'un mensonge

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    Toujours poursuivi aux Etats-Unis pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure en 1977, le cinéaste franco-polonais continue de clamer son innocence dans une lettre ouverte publiée dimanche.

    «Je ne peux plus me taire.» Dimanche soir, Roman Polanski a décidé de rompre le silence dans lequel il s'était muré depuis plusieurs mois en publiant un texte dans lequel il considère que la demande d'extradition dont il fait l'objet aux Etats-Unis «est basée sur un mensonge». «Je ne peux plus me taire parce que les Etats-Unis continuent de réclamer mon extradition plus pour me livrer en pâture aux médias du monde entier que pour prononcer un jugement sur lequel un accord a été pris il y a 33 ans», écrit-il dans cette lettre publiée sur un site Internet dirigé par le philosophe Bernard-Henri Lévy.

    «Je ne peux plus me taire car la demande d'extradition aux autorités suisses est basée sur un mensonge», poursuit le cinéaste franco-polonais à propos de son incarcération en dans une prison de Californie durant 42 jours en 1977. Selon Polanski, poursuivi aux Etats-Unis pour avoir eu cette année-là des relations sexuelles avec une adolescente de 13 ans, cette incarcération correspondait à la peine à laquelle il aurait du être condamné et qu'il aurait par conséquent déjà exécutée.

    «Dans cette demande (d'extradition, NDLR) il est dit que je me suis enfui pour ne pas subir une condamnation de la justice américaine ; or dans la procédure ‘plaider coupable' j'avais reconnu les faits et j'étais retourné aux Etats-Unis pour exécuter ma peine», déplore Roman Polanski, 76 ans, arrêté en Suisse le 26 septembre dernier et assigné à résidence depuis le 4 décembre. «Je ne peux plus me taire car la victime a été déboutée par la Cour de Californie dans sa énième demande d'arrêter, une fois pour toutes, les poursuites à mon égard», souligne-t-il également.

     

    La justice suisse doit encore se prononcer

     

    Et Polanski de conclure sa lettre sur ces mots : «Voilà ce que j'avais à vous dire en restant dans l'espoir que la Suisse reconnaîtra qu'il n'y a pas lieu à extradition et que je pourrai retrouver la paix et ma famille en toute liberté dans mon pays».

    La Suisse a officiellement été informée le 28 avril du rejet par la justice américaine d'une demande de jugement par contumace du cinéaste, mais elle doit encore décider de son extradition ou non vers les Etats-Unis.

    Le Figaro - 02/05/10

  • Scandale sexuel et beuverie chez les Jeunes UMP!

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    Benjamin Lancar - (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Article relevé sur le site  Les indiscrets.com & LePost.fr

     

    Un de nos honorables correspondants travaillant dans un cabinet ministériel nous a donné cette indiscrétion qui commence à se faire connaître sur l’ensemble de la toile et donne à voir l’exigence morale peu reluisante qui habite les responsables politique de l’UMP même chez les jeunes !

    __________

    Alors que le Président des Jeunes Populaires se déplaçait dans l’Ain, à Bourg-en-Bresse, dans le cadre de ses fonctions celui-ci a consommé de l’alcool à outrance.

     

    Le Président des Jeunes Populaires, déjà controversé, a adopté une attitude obscène, sexuelle et dégradante, dans un restaurant de la région, vis à vis de son subordonné, le Responsable Départemental des Jeunes de l’Ain, devant l’ensemble des militants, en le « branlant » et en ayant des attouchements sexuels.

    Arrivé à l’hôtel, le « Terminus » de Bourg-en-Bresse, à la suite de son excès d’alcool, Benjamin Lancar a vomi et a eu un malaise.

    Ce dernier a alors été raccompagné dans sa chambre dans laquelle il a vomi sur les moquettes et le matelas.

    Le lendemain matin, alors que les services de l’hôtel devaient le réveiller, celui-ci était dans un état de coma éthylique. L’hôtel s’est vu dans l’obligation de prévenir les pompiers.

    Une fois sur place les pompiers ont réussi à réveiller Benjamin Lancar.

    Selon une source sur place le Président des Jeunes Populaires a alors adopté « une attitude agressive, très violente ! »

    Les pompiers ont été dans l’obligation d’appeler la Police Nationale pour calmer le représentant des Jeunes UMP.

    Selon la même source, l’hôtel a été dédommagé à hauteur de 245€ par virement bancaire.

    Contactés, plusieurs responsables jeunes présents sur place, reconnaissent les faits. Les militants des Jeunes Populaires de l’Ain qui ne sentent en aucun cas représentés par ces agissements inadmissibles et honteux pour leur mouvement, ont même exigé la démission immédiate du Président des Jeunes Populaires et ses excuses publiques !

    NP Info - 02/05/10

  • Libérez Mohamed Bellebou! - La politique du "Wallou" pour les harkis

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    Me Gilbert Collard

    Communiqué de presse du Comité de soutien « Libérez Bellebou !!! »

    Le Comité de Soutien « Libérez Bellebou !!! » organise un grand rassemblement le samedi 8 mai 2010 à 15h, Place de la Liberté à Toulon, pour protester contre la trop lourde condamnation de Mohamed Bellebou et que soit rendue aux Harkis et à leurs enfants la considération qu’ils méritent.

    Mohamed Bellebou, fils de harki de 55 ans et pupille de la Nation, a été condamné le 9 avril 2010 à trois ans de prison dont un avec sursis pour avoir retenu contre son gré, le 18 mars 2010, à l’aide d’une bombe factice, le sénateur de l’Ariège, M. Jean-Pierre Bel, président du groupe PS au Sénat.

    Son geste désespéré, mais sans aucune conséquence, avait pour motivation la non-application, dans le département de l’Ariège, de la circulaire du 19 septembre 2008, relative aux enfants de Harkis. Il a voulu lancer un cri d’alarme face au non-respect des engagements pris par le candidat Sarkozy lors d’un meeting à Toulon le 7 février 2007 et à l’occasion d’une réunion dans sa permanence de campagne le 31 mars 2007 à Paris.

    Mohamed Bellebou est défendu par Maître Gilbert Collard et attend en détention son nouveau procès devant la Cour d’Appel de Toulouse.

    « Ce verdict (deux ans de prison ferme) a laissé abasourdis les membres de notre communauté de destin.

    Combien de parlementaires, de gouvernants, ont été condamnés pour avoir décidé ou cautionné par leur silence, le lâche abandon des harkis aux bouchers du FLN, ou pour les survivants le parcage par la France de leur famille dans des camps ?

    Face à cette Justice à deux vitesses, si l’on fait l’analogie avec des affaires en cours, nous sommes maintenant convaincus que Mohamed Bellebou a été condamné pour l’exemple, afin de couper toute velléité à quiconque de relancer le dossier des harkis sur la place publique.

    Nous sommes exaspérés par tant de désillusions pour des promesses non tenues et sommes las que l’on ne s’intéresse aux Harkis qu’en veille d’élections, en pratiquant une compassion tant inutile qu’indécente. Pendant ce temps, certains membres de notre communauté de destin sont sur la voie de la clochardisation. »

    ———
    « Walou » : rien du tout

    Lahcène Boualam,
    F
    ils du Bachaga Boualam
    Président de l’Association Bachaga-Boualam et du Comité de Soutien « Libérez Bellebou !!! »
    Membre du Conseil Économique et Social PACA

    Un enfant de Harki en prison pour deux ans pour avoir défendu l’honneur de sa communauté…
    www.liberez-bellebou.com
    liberez.bellebou@laposte.net
    Tél : 06.42.88.15.64
    Fax : 09.56.86.52.21

    NP Info - 2 mai 2010

  • L'agresseur d'un juif mis en examen et écroué - Il souffre de troubles psychiatriques

    L'auteur présumé de la violente agression antisémite commise vendredi à Strasbourg, un homme de 38 ans décrit comme souffrant de troubles psychiatriques, a été mis en examen dimanche pour "tentative de meurtre aggravée" et écroué, a indiqué le parquet.

     Ce chef de mise en examen retient la circonstance aggravante que l'infraction avait une motivation antisémite présumée, a précisé à l'AFP le vice-procureur Thierry Massa. Un autre homme, interpellé en même temps que le mis en examen, a été relâché à l'issue de sa garde à vue de 48 heures. Il était présent au moment des faits mais n'y a pas participé, selon le magistrat.

     
    Le mis en examen "pense qu'il fait l'objet d'un complot des juifs, tous les malheurs qui ont pu lui arriver dans la vie, selon lui ça vient des juifs", avait précisé samedi le parquet. La victime, David Pariente, âgé d'une quarantaine d'années, qui portait la kippa au moment de son agression, a pu regagner son domicile samedi après une nuit à l'hôpital. Agressé au centre-ville et en présence de nombreux témoins, il a été atteint par un coup de couteau "en-dessous du cou" et a reçu des "coups de barre de fer au visage", selon Francis Lévy, président du consistoire israélite du Bas-Rhin.
     
    Un rassemblement silencieux est prévu lundi à 12h30 sur le parvis de la principale synagogue de Strasbourg, en présence notamment du maire socialiste de la ville, Roland Ries, et du président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Richard Prasquier. Cette agression a provoqué une vive émotion au sein de la communauté juive.

    Elle a également été condamnée avec fermeté par de nombreux responsables politiques, ainsi que par la communauté musulmane. L'archevêque de Strasbourg, Mgr Jean-Pierre Grallet, a fait part à son tour dimanche de sa "profonde consternation" et de sa "réelle inquiétude" après "l'odieuse agression" de M. Pariente.

    TF1 News -le 02 mai 2010 à 13:56
  • Un couple activement recherché après le meurtre d'un nouveau-né

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    Sur la N 10 à hauteur de Belin-Beliet le 25 avril - cet homme fillmé par la caméra de la station-service est recherché par la police ainsi que la femme qui l'accompagnait

    Les gendarmes de la section de recherches (SR) de Bordeaux (Gironde) multiplient les investigations depuis une semaine après la découverte du d’un nourrisson dans les toilettes d’une station-service d’une aire de repos de la N 10, à hauteur de la commune de Belin-Beliet. Ils viennent de lancer un appel à témoins.

    Dimanche dernier, au petit matin, un employé de la station du Val-d’Eyre, chargé de l’entretien des commodités, découvre dans une cuvette de toilettes le cadavre d’un nouveau-né.

    Très rapidement, l’alerte est donnée.
    Les gendarmes de la SR de Bordeaux procèdent aux premières auditions des salariés. L’autopsie, pratiquée dès le lendemain, a révélé qu’il s’agissait d’un petit garçon, né à terme et viable. « L’enfant est décédé après avoir été étouffé, confie une source proche de l’affaire. Les premières investigations, et notamment l’exploitation de la vidéosurveillance de la station-service, ont permis d’isoler un homme et une femme, considérés comme d’importants témoins. »
    Selon nos informations, l’homme activement recherché s’est présenté à la caisse du commerce pour demander de nombreuses serviettes. « Ces éléments ont été retrouvés dans les toilettes où le corps du nourrisson a été découvert, ajoute la même source.
    Cet homme, âgé de 30 ans à 40 ans, voyageait avec une jeune femme d’allure chétive. » Cette dernière, également filmée par la vidéosurveillance, pourrait être âgée d’une vingtaine d’années et était habillée tout en noir lors de son passage dans la station.
    « Elle semble s’être volontairement dissimulée au regard de la caméra, relate un proche de l’affaire. Il est établi qu’elle est entrée dans la station alors qu’elle était enceinte puis avoir quitté les lieux alors qu’elle semblait avoir accouché. »
    Des vérifications sont en sur plusieurs autobus ayant effectué, le jour des faits, une liaison entre le sud de l’Europe et la France sur cet axe. Plusieurs cars ont été retrouvés ainsi que leurs chauffeurs, mais cela n’a rien donné. Les recherches se poursuivent.

    Toute personne ayant des informations sur ce couple est appelée à contacter la SR de Bordeaux au 05.56.68.82.02.
    Le Parisien - 2 mai 2010

     

     


  • Marseille: un prêtre égorgé...

    Suicide ou meurtre? La question se pose depuis mardi soir à Marseille après la découverte du corps d'un prêtre, baignant dans son sang, avec, à ses côtés, une lettre d'excuses. Et, surtout, en guise de blessure mortelle, une plaie béante à la gorge, "d'une oreille à l'autre", selon le procureur en charge de l'affaire, cité dans La Provence.

    Macabre découverte mardi soir à Marseille. Le corps d'un prêtre a été retrouvé, au milieu d'une mare de sang, dans une chambre du presbytère de la paroisse Sainte Marguerite à Marseille. A ses côtés, une lettre d'excuses semblant indiquer un suicide du religieux. Seulement, les faits sont troublants. Notamment la blessure qui a causé la mort: une entaille à la gorge "béante d'une oreille à l'autre, très impressionnante", confie Jacques Dallest, procureur de la République de Marseille.

    Hugues Madesclaire, 42 ans, rentré dans les ordres en 2005, n'avait pas donné de nouvelles depuis plusieurs jours, soulevant l'inquiétude des autres prêtres de son presbytère. Ces derniers préviennent donc les autorités et, mardi, la police se rend au domicile du disparu. Ni la porte d'entrée, ni la grille du petit jardin ne sont verrouillées et, au premier étage, Hugues Madesclaire gît sur le sol, égorgé, entaillé au niveau des avants bras. Il laisse ces derniers mots: "Merci à vous tous et que personne ne m'en veuille. Hugues. PS : Je regrette tout ce que je n'ai pas fait pour vous."

    Dès lors, des questions se posent. Quelques réponses accréditent la thèse du suicide. "Il n'y a pas de signes de lutte, de traces de fouilles dans la maison, rien de suspect", indique le procureur. De plus, la lettre d'excuses "laisse penser, si elle est bien de sa main, qu'il voulait en finir avec la vie même si ce n'est pas explicite."

    Agression maquillée?

    "Si elle est bien de sa main"… Le magistrat touche là un point sensible. Dans le voisinage, personne n'a semblé noter de changements dans l'attitude du prêtre, quelques jours avant sa disparition. Il paraissait "en pleine forme", "chaleureux et souriant comme à son habitude", rapporte ainsi des habituées de la paroisse à la Provence.

    L'examen du reste de la scène du drame est encore plus éloquent. "Ce qui est le plus troublant, c'est la plaie mortelle, (…) très impressionnante, dont on a du mal à imaginer qu'on ait pu se la faire soi-même", affirme Jacques Dallest. "J'ai souvent vu des égorgements mais rarement aussi impressionnants: la blessure va d'une oreille à l'autre et semble très profonde", insiste-t-il.

    De plus, le couteau de cuisine ensanglanté a été retrouvé dans le lavabo. Dans l'hypothèse d'un suicide donc, le religieux se serait suicidé en se taillant les veines au niveau des avant-bras puis se serait égorgé, "d'une oreille à l'autre", et aurait enfin déposé le couteau dans le lavabo, avant de s'écrouler et de se vider de son sang. Un scénario qui flirte avec l'invraisemblable…

    Les enquêteurs ont donc demandé une autopsie, afin d'éclairer les zones d'ombre. Un échec. L'examen du corps n'apporte en effet "rien de probant". Alors, suicide? Meurtre maquillé? Les enquêteurs penchent "majoritairement" pour la première solution mais n'écartent aucune piste.

    Version officielle sans doute et obligation de réserve, comme semble le confirmer l'archevêque de Marseille dans La Provence. "Devant de tels événements, la tentation est grande de vouloir tout savoir, tout expliquer, constate-t-il. Je souhaite que l'on se tienne dans une sage réserve et qu'on respecte sa personne", a ainsi déclaré le responsable de l'Eglise catholique.

    Le JDD - 23 avril 2010