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  • Le soixante-dixième anniversaire du 18 juin 1940

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    Le soixante-dixième anniversaire de l’Appel du 18… 19… ou 20 juin 1940 du général De Gaulle, restera à jamais comme le summum de l’intoxication du peuple français par les médias, qui ne fonctionnent pourtant que grâce à ses impôts.

    Les émissions radios et télévisuelles actuelles portent à croire, qu’en 2010, notre pays compterait plus de « gaullistes » que n’en rassemblèrent jamais la France libre… le RPF… le RPR et tous les « ersatz gaulliens » qui se succédèrent dans la vie politique française depuis 1945.

    Faisant suite à des décennies de désinformation et de négations, les hommes et les femmes de cette nouvelle « phalange héroïque » (qui n’étaient, pour la plupart, même pas nés au moment de la guerre), s’autoproclament authentiques résistants… et ce… 65 ans après le départ des occupants.

    Par une capacité de synthèse cosmique digne de la « Foire du Trône », ils arrivent à savoir… ce qu’ils auraient fait… eux…. en 1940… et comment, partant du chaos de la débâcle, ils auraient mené la guerre face à l’armée allemande qui n’était qu’un ramassis d’imbéciles, et surtout de gros nigauds comme l’a si bien démontré le film « La grande vadrouille ».

    Annoncé à grands sons de trompes, le dernier « Hors série » de Béatrice Schonberg, sur France 3, le lundi 14 juin 2010 à 20h35, a démontré que, faute de documents… il était très simple d’en fabriquer de toutes pièces, et de réduire l’exode et la débâcle à quelques « clichés ».

    Les « spécialistes » qui ont travaillé sur cette fiction plus ou moins historique… découvrent… ébahis… qu’en 1940 les Allemands ont abattu de très nombreux soldats de notre Empire… mais incitent les téléspectateurs à croire que jamais, le monde Anciens combattants n’a signalé ces tueries, n’en a pris acte et n’a rendu hommage à ces soldats français.

    Tout est à l’avenant… Parler de cette époque sans signaler la trahison communiste… les sabotages dans les usines d’armement, la démoralisation de l’armée, la collaboration des dirigeants du PC avec les nazis… oublier aussi de mettre en avant la tuerie de Mers el-Kébir où les Anglais nous tuèrent 1 300 marins… c’est se moquer du monde ! Ne pas signaler que le Sénat et la Chambre des députés, issue elle, du Front populaire… votèrent au maréchal Pétain les pleins pouvoirs avec une abstention ridicule et des voix nulles, quasi inexistantes, c’est raconter n’importe quoi ! C’est aussi permettre à Serge Moati, dans Le Journal du Dimanche du 13 juin 2010, d’écrire… « Les Allemands, le 14 juin, paradent à Paris, ville désertée par ses riches (sic)… Le gouvernement, lui, s’est carapaté… Pétain est à l’œuvre. Il répand la terreur (sic) et complote… ».

    Ce monsieur oublie de signaler, bien sûr, que Pétain avait 84 ans, mais il en remet pourtant une couche… « La certitude à l’issue de ce film impitoyable : Pétain n’est qu’un traître de la pire espèce… l’étoilée… ».
    Et il ose écrire au sujet de cette nullité télévisée et du débat encore plus nul qui suivit… « La télévision lorsqu’elle est si bien faite, nous est précieuse ».

    On peut se demander ce que connaîtront nos petits-enfants de l’Histoire de France, et surtout comment ils comprendront qu’un homme qui a signé, non pas la capitulation, mais un armistice devant une armée ennemie victorieuse, peut être un traître… et qu’un autre, tel De Gaulle, put accepter la défaite en Algérie, alors que son armée avait gagné la guerre, livrer aux couteaux des égorgeurs des dizaines de milliers de civils, près de cent mille de ses soldats, et être quand même placé au Panthéon des Héros !

    Roger Holeindre
    Président du Cercle national des combattants
    Premier Vice-président du Front National

    NPI - 16/06/10

  • Iran: la France de plus en plus inquiète... Préparation de l'opinion à une attaque militaire?

    L'inquiétude de la France à propos du programme nucléaire iranien "va croissant", a déclaré aujourd'hui le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, interrogé sur l'annonce par Téhéran de la construction prochaine d'un nouveau réacteur nucléaire de recherche.

    "Je ne sais pas à quel réacteur se réfère précisément le chef de l'agence iranienne de l'énergie atomique", a dit à la presse Bernard Valero. "Le coeur du problème posé par le programme nucléaire iranien est la poursuite des activités d'enrichissement à Natanz (centre de l'Iran), la construction du réacteur à l'eau lourde d'Arak (centre-ouest), la dissimulation du site de Qom (sud de Téhéran), les questions des inspecteurs de l'AIEA laissées sans réponse à ce jour", a-t-il poursuivi. "Notre inquiétude va croissant à propos du programme nucléaire iranien", a-t-il ajouté.

    Le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi a annoncé aujourd'hui que son pays préparait la construction d'un réacteur plus puissant que celui qu'il possède déjà à Téhéran pour produire des radio-isotopes médicaux. Le réacteur de recherche de Téhéran, qui n'a pas la capacité de produire une bombe nucléaire, date d'avant la révolution islamique.

    "En dépit de cinq résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et de dix résolutions du conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran poursuit son programme d'enrichissement de l'uranium et ses travaux liés à l'eau lourde, sans aucun débouché civil identifiable, tout en continuant de conduire régulièrement des tests balistiques", a regretté Bernard Valero. "Force est donc de constater que la situation se dégrade depuis plusieurs mois", a-t-il souligné.

    Le Figaro - 16/06/10

  • Discrimination raciale: un élu condamné

    La cour d'appel de Grenoble a condamné aujourd'hui à cinq ans de privation de droits civiques, civils et de famille Alain Tuduri, le maire UMP de Pont-de-Chéruy, dans l'Isère, reconnu coupable de "discrimination raciale".

    "L'interdiction des droits civiques entraîne une démission d'office" de l'élu, qui n'était pas joignable, à moins qu'il ne forme un pourvoi en cassation suspensif d'exécution au pénal, a précisé une source judiciaire. La cour n'a pas suivi les réquisitions de l'avocat général qui, le 28 avril à l'audience, avait réclamé la confirmation du jugement de première instance en plus de la privation des droits civiques.

    Le 20 octobre 2009, Alain Tuduri avait été condamné à 18 mois d'emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Vienne. L'élu était poursuivi pour avoir "usé abusivement de son droit de préemption à des fins discriminatoires" afin d'empêcher "des acquéreurs potentiels de biens immobiliers portant un nom à consonance maghrébine de s'installer sur la commune", selon Me Joël Gabarczyk, avocat de SOS Racisme, partie civile.

    Le Figaro - 16/06/10

  • VIDEO Le Var en état de choc - Draguignan dévasté - Au moins 19 morts

    http://www.youtube.com/watch?v=Shjkt3e9z60

    Au centre hospitalier de la Draguignan, près de 400 personnes - dont beaucoup en état de choc - ont été prises en charge.

    Le bilan tragique des intempéries qui ont frappé le sud-est ces dernières heures continue de s'alourdir. La préfecture fait désormais état de dix-neuf morts.

    Selon Var Matin, cinq nouveaux corps ont été découverts mercredi après-midi, portant à au moins vingt le nombre de personnes ayant perdu la vie à la suite des pluies torrentielles qui ont frappé la région.

    Parmi les personnes décédées, dix ont été retrouvées à Draguignan, quatre à Trans-en-Provence, trois à Châteaudouble, une au Luc, une à Roquebrune et une à Fréjus.

    16 juin 2010

  • Au moins 15 morts dans le Var frappé par des pluies diluviennes - 100.000 foyers sans électricité

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    A Trans-en-Provence  le 16 juin
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    Aux Arcs-sur-Argens le 16 juin
    (Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)  

    Le bilan s'est alourdi à quinze morts dans la région de Draguignan, dans le Var, dévastée mardi soir et dans la nuit par des inondations dues à des pluies torrentielles.

    Huit personnes sont mortes à Draguignan, 4 à Trans-en-Provence, une au Luc, une à Roquebrune et une à Fréjus, a annoncé la préfecture. Ce bilan n'est "probablement pas définitif", a précisé un porte-parole. Les communes les plus touchées sont Draguignan, Les Arcs, Figanières, Roquebrune et Trans.

    Malgré une "belle accalmie" mercredi, une nouvelle perturbation orageuse est possible en soirée, avec un risque de cumul de précipitations entre 40 et 50 mm, avertit la préfecture.

    L'épisode pluvieux, annoncé par Météo-France qui avait placé la région Provence-Alpes-Côte d'Azur en alerte orange, a été dévastateur du Cannet jusqu'à Fréjus.

    Selon l'administration pénitentiaire, les 436 détenus de la prison de Draguignan, inondée, étaient évacués vers les établissement pénitentiaires de la région.

    Des évacuations d'habitations ou de campings se poursuivaient en milieu de journée. A Fréjus, quelque 1.550 personnes, dont de nombreux touristes étrangers et des gens du voyage, étaient abrités dans quatre centres de secours.

    Mille deux cents sapeurs-pompiers ou militaires de la sécurité civile étaient mobilisés ainsi que plus de 650 gendarmes, CRS ou policiers, selon la préfecture.

    Les autorités surveillent de près la situation des cours d'eau comme l'Argens et la Nartuby, vers le littoral, près de Fréjus, Roquebrune et Puget-sur-Argens, alimentés par les flots de la nuit, a expliqué à l'AFP le préfet Hugues Parant.

    "On essaie d'évaluer la fragilité des ouvrages d'art" aux abords des rivières, notamment les ponts proches de maisons, a-t-il dit.

    A Draguignan, où l'eau est montée de plus de deux mètres dans les rues, "300 mm de pluies sont tombés depuis 16H00 mardi, ce qui est énorme", a relevé la sous-préfète de Draguignan Corinne Orzechowski. "C'est un phénomène de pluies qui se fixe à un endroit, très fort".

    "Ce matin, nous avons retrouvé un coeur de ville dévasté, extrêmement abîmé avec des carcasses de voitures dans les rues, des routes effondrées, des maisons éventrées, des dégâts aux infrastructures", a-t-elle décrit.

    Un correspondant de l'AFP, bloqué dans cette ville toute la nuit, a découvert au petit matin "des rues jonchées de voitures enchevêtrées, de branches d'arbres, de pierres, de boue".

    Le même spectacle a été observé dans la commune proche des Arcs, par une autre journaliste de l'AFP.

    Mme Orzechowski a précisé que neuf hélicoptères et quinze bateaux ont aidé à mettre au sec 1.200 personnes dans les centres de secours de Draguignan. 450 hélitreuillages ont eu lieu dans la nuit et le préfet a salué la mobilisation de tous, sapeurs-pompiers, gendarmerie, police ou encore certaines structures comme des supermarchés qui ont accueilli les naufragés.

    Les communes proches de Draguignan, dont Les Arcs, Figanières et Roquebrune, ont dû également prendre en charge chacune des dizaines voire des centaines personnes bloquées.

    98.000 personnes restent privées d'électricité dans le Var et 13.400 de télécommunications, selon la préfecture, qui a indiqué que le réseau de téléphonie mobile était également perturbé. Le transformateur de Trans-en-Provence, qui alimente le golfe de Saint-Tropez et Draguignan est sous les eaux, a expliqué le préfet.

    Autre conséquence de ces pluies torrentielles, le trafic SNCF est interrompu entre Toulon et Nice jusqu'à jeudi. L'autoroute A8 et l'aéroport de Toulon-Hyères, fermé mardi, ont été rouverts.

    Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux était attendu sur place mercredi à la mi-journée.

    AFP. 16/06/10
  • Inondations dans le Var: six morts

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    Draguignan le 15 juin 2010

    Six personnes sont mortes mardi dans le département du Var, dans le sud-est de la France, à la suite de pluies torrentielles exceptionnelles pour la saison qui ont inondé plusieurs communes dont Draguignan, envahi par des torrents d'eau boueuse, selon un nouveau bilan de la préfecture.

    Le bilan précédent faisait état de trois morts. Alors que les secouristes s'activaient, des habitants et enfants étaient bloqués hors de chez eux: sur des toits de magasins à Draguignan, dans des immeubles où ils ont trouvé refuge, ou dans les écoles.

    Au Luc, le corps d'une femme continuait de flotter dans la soirée dans le cours d'eau qui traverse la commune, le courant étant trop fort pour permettre une intervention, a-t-on appris auprès des gendarmes.

    A Draguignan, où les habitants ont été surpris par la rapidité avec laquelle l'eau est montée, deux personnes sont décédées, a indiqué la préfecture du Var.

    "Il y a tellement de courant et d'eau que nous n'avons pas de visibilité", a déclaré à l'AFP le sous-préfet de Draguignan, Corinne Orzechowski. "Le nord et le centre de Draguignan sont sous les eaux. Ce sont des mètres d'eau", a-t-elle ajouté.

    Les communes proches de Draguignan "sont extrêmement touchées", a ajouté Mme Orzechowski, qui a précisé que seuls les bateaux et les hélicoptères étaient en mesure d'intervenir.

    L'eau est montée très vite de 50 centimètres, puis de 60, puis de deux mètres, a constaté un correspondant de l'AFP pris au piège des eaux à Draguignan.

    Aurélie Chasselin, jeune maman qui s'apprêtait à aller récupérer sa fillette de deux ans après le travail, a expliqué s'être trouvée bloquée dans sa voiture.

    "Je ne pouvais pas sortir. Deux pompiers m'ont extraite de la voiture et nous sommes partis à la nage jusqu'à cet immeuble", a-t-elle raconté.

    Des véhicules, voitures comme camions, sans conducteur, flottaient dans la rue.

    Depuis le début des intempéries, dans la nuit de lundi à mardi, il est tombé en moyenne dans le Var de 40 à 80 mm d'eau, et jusqu'à 264 mm sur la commune de Lorgues, a souligné la préfecture.

    Les services de secours varois ont effectué quelque 600 interventions.

    Le préfet de région a annoncé la mobilisation de 400 hommes, venus des départements voisins, et de huit hélicoptères pour venir en renfort des secouristes du Var.

    Selon la préfecture, 125.000 foyers étaient privés d'électricité.

    De fortes précipitations étaient encore attendues dans les heures suivantes sur ce département et sur celui des Bouches-du-Rhône, selon Météo-France, qui a placé la région en alerte.

    Conséquence de ces pluies torrentielles, qui ont inondé des voies, la circulation ferroviaire était totalement interrompue entre les villes de Nice et de Toulon, selon un porte-parole de la SNCF.

    L'aéroport de Hyères-Toulon, inondé, a été fermé mardi.

    Le Point- 16/06/10

  • Drapeau brûlé: deux suspects libérés

    Le drapeau municipal: lundi après-midi, l’enquête a révélé qu’il s’agissait d’un drapeau de la ville aux couleurs bleu, blanc, rouge disposées en bande horizontales, frappé au milieu par l’écusson de la ville représentant Saint-Georges terrassant un dragon, et non le drapeau français, sur lequel les bandes sont verticales.

    « Le drapeau a été froissé et brûlé » , ne permettant pas de voir comment étaient disposées les couleurs, a corrigé par la suite la mairie, qui avait déposé plainte dans la matinée.

    Le drapeau de la commune flottait entre ceux des villes anglaise et allemande avec lesquelles est jumelée Villeneuve-Saint-Georges. Il a été enlevé, brûlé puis remplacé par un drapeau algérien dans la nuit de dimanche à lundi.

    Libertaland infos - 15/06/10

    Deux hommes de 19 et 23 ans soupçonnés d'avoir brûlé un drapeau de la commune de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et de l'avoir remplacé par un drapeau algérien ont été placés en garde à vue aujourd'hui et relâchés en fin de journée, a-t-on appris de source judiciaire.

    Déjà condamné pour vols, le suspect de 19 ans avait été interpellé dans la matinée après que ses empreintes eurent été retrouvées sur le mas (sic) du drapeau, planté dans le sol aux abords de l'Hôtel de Ville. "Il nie en bloc" mais "il reste suspect", a expliqué la source judiciaire, précisant que des résultats d'analyses ADN menées sur le drapeau algérien étaient attendus pour jeudi.

    Dans la nuit de dimanche à lundi, l'étendard de la commune, qui porte les mêmes couleurs que le drapeau français, avait été brûlé et remplacé par le drapeau algérien, le jour même où l'équipe d'Algérie avait disputé son premier match de Coupe du monde (défaite 1-0 face à la Slovénie).

    Dans l'annexe de la mairie, dix drapeaux tricolores avaient par ailleurs été enlevés de leur support et laissés au sol, et cinq autres ont été dérobés. La municipalité (PCF) avait déposé plainte lundi matin en affirmant, dans un premier temps, qu'un drapeau français avait été incendié avant de préciser dans la journée qu'il s'agissait de l'étendard de la ville.

    "Que le drapeau brûlé ne soit pas national mais celui d’une commune française ne change rien à cette affaire", a réagi dans un communiqué la Licra qui voit dans cet acte "une défiance envers la République, une atteinte à son indivisibilité et à ses valeurs et une remise en cause violente du vivre ensemble". "La Coupe du Monde ne doit pas être, au cours des prochaines semaines, le prétexte pour certains à des dérives politico-communautaires", a ajouté la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).

    Le Figaro - 15/06/10

  • Mémoire de la Shoah: Finkielkraut dénonce "l'axe islamo-gauchiste"

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    "Je crois que le moment où Auschwitz sera boycotté comme un produit israélien peut arriver"
     

    JERUSALEM (AFP)---Le philosophe Alain Finkielkraut a dénoncé dimanche le danger que représente à ses yeux "un mouvement islamo-gauchiste qui est ostensiblement indifférent à la mémoire de la Shoah".  

    Invité à la 7e conférence sur l'enseignement de la Shoah, organisé par le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, M. Finkielkraut a déploré que l'enseignement de la Shoah, notamment dans les écoles, "soit si difficile en France. Selon lui, "la situation au Proche-Orient risque d'amplifier ce mouvement de rage contre la mémoire de la Shoah qui existe" dans le pays.
      
    Dans une interview à l'AFP, le philosophe a désigné ce mouvement comme "l'union de gens issus de l'immigration et d'intellectuels progressistes, une sorte d'arc islamo-gauchiste qui m'inquiète".
      
    Dans son discours d'ouverture du colloque annuel, samedi soir, Alain Finkielkraut avait évoqué le "devoir de mémoire plus important que jamais".
      
    "Je crois que le moment où Auschwitz sera boycotté comme un produit israélien peut arriver", a-t-il ajouté, en faisant allusion au mouvement international pro-palestinien qui appelle au boycottage économique et culturel d'Israël.
      
    De son côté, François Zimeray, ambassadeur pour les droits de l'homme au ministère français des Affaires étrangères, également invité, a regretté que "la perception déformée de la Shoah par une partie du public en France amène à une négation d'Auschwitz".
      
    "Quand j'entends en France des gens comparer Gaza à un camp de concentration, c'est du révisionnisme contre lequel nous devons lutter", a-t-il estimé.
      
    Nommé l'an dernier par Bernard Kouchner comme responsable de la mémoire de la Shoah, M. Zimeray a participé cette année à la conférence de Yad Vashem en tant que délégué de la France à la "Task Force Internationale" (ITF) sur l'enseignement de la Shoah.
      
    Cet organisme, créé en 2000, compte 27 pays membres et a pour vocation de développer l'éducation sur la Shoah, la commémoration, la recherche et la lutte contre l'antisémitisme.
      
    Pour l'ex-conseiller de la Maison Blanche Samuel Pisar, rescapé des camps de la mort, "la leçon n'a pas été comprise". "Le monde a aujourd'hui les moyens de réaliser une solution finale pour l'humanité entière, ce qui prouve que nous devons rester vigilants".
    EJP -14/06/10