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  • Logement en France, les étrangers d'abord

    JT de France 3, le 04 octobre 2011, un reportage intitulé « Les oubliés de la république ».

    L’état a injecté 600 millions d’euros dans la rénovation urbaine de Clichy-sous-Bois, c’est sans précédent. Aminata vient d’y aménager avec ses 6 enfants.

    Défrancisation - 04/10/11

  • L'assassin Churchill: 3 millions morts de faim au Bengale

    22 sept. 2010 - telegraph.co.uk

    Selon un livre qui vient de sortir, "Sir" Winston Churchill a ignoré les demandes d'aide alimentaire d'urgence concernant des millions de personnes, il les a laissé mourir de faim, au Bengale, leurs rizières ayant été transformées pour produire de la toile de jute pour les sacs de sable et leur approvisionnement provenant habituellement de Birmanie ayant été compromis après l'intervention japonaise.

    Entre un et trois millions de personnes sont mortes de faim en 1943.

    Le grand chef de guerre Churchill a déclaré que la Grande-Bretagne ne pouvait se priver de ses navires pour le transport de fournitures d'urgence, alors, les rues de Calcutta se sont remplies des visages émaciés des villageois des campagnes... mais l'auteur de ce livre, Madhusree Mukerjee, a mis à jour de nouveaux éléments qui remettent en cause la version officielle.

    Dans son livre, "La guerre secrète de Churchill" (Churchill's Secret War), elle cite les dossiers du ministère et des documents personnels qui révèlent que des navires transportant des céréales en provenance d'Australie ont contourné l'Inde sur leur chemin en direction de la Méditerranée, où là, les approvisionnements étaient déjà abondants. « Ce n'était pas un oubli ou une erreur : les demandes d'aide et secours pour le Bengale ont été multipliées, et lui et ses proches collaborateurs ont tout fait pour que ces demandes n'aboutissent pas » a déclaré l'auteur.

    « Les Etats-Unis et l'Australie ont proposé d'envoyer de l'aide, mais ne pouvaient pas parce que le cabinet de guerre anglais n'était pas disposé à libérer les navires. Et quand les États-Unis ont proposé d'envoyer des céréales sur leurs propres navires, cette offre a été ignorée par les anglais », a-t-elle ajouté.

    La famine artificielle et le contraste entre le sort des Indiens affamés et des officiers britanniques bien nourris mangeant dans les clubs de la ville coloniale a été décrit comme l'un des chapitres les plus sombres de la domination britannique sur le sous-continent indien.


    Source : telegraph.co.uk

    Traduction : propagandes.info
    Reproduction libre en indiquant les sources

  • Génocide arménien: cinglante réponse d'Ankara à Sarkozy

    Ankara a conseillé vendredi à la France d'affronter son passé colonial avant de donner des leçons aux autres pays, en réponse aux déclarations de Nicolas Sarkozy demandant la reconnaissance du génocide arménien.

    «Je vais lancer une grenade dégoupillée», prévenait jeudi Nicolas Sarkozy devant une partie de la délégation qui l'accompagnait à Erevan, en Arménie. Le président de la République y est revenu sur un sujet sensible en évoquant la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie. Le Président a déclaré que la France modifierait sa législation pour que le négationnisme du génocide de 1915 soit condamné au pénal, si la Turquie ne reconnaissait pas officiellement le massacre de plus d'un million et demi d'Arméniens.

    Une vive réaction était à prévoir et la réponse, cinglante, ne s'est pas fait attendre. Vendredi, Ahmet Davutoglu a conseillé à la France d'«affronter son passé colonial avant de donner des leçons aux autres pays». Le ministre turc des Affaires étrangères a également insisté sur la situation des étrangers, considérés comme des «citoyens de seconde zone» dans l'Hexagone, selon lui.

    La Turquie dénonce l'«opportunisme politique»

    Le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, a pris le même chemin que son collègue et raillé le Président français qui joue, selon lui, «les historiens» et l'a invité à «se creuser la tête pour sortir son pays du gouffre économique dans lequel il se trouve». Bagis a également dénoncé l'«opportunisme politique» dont ferait preuve Nicolas Sarkozy à l'approche de l'élection présidentielle, la diaspora arménienne représentant un demi-million de citoyens en France. «Sarkozy adopte ce type d'accroche après avoir été effrayé par les derniers sondages politiques en France», a déclaré le ministre.

    Claude Guéant, présent vendredi à Ankara pour la signature d'un accord de coopération sécuritaire, a rappelé que le président «n'a pas évoqué de délai» pour la reconnaissance du génocide. Lorsque des journalistes l'ont interrogé sur la réaction de la France si la Turquie lui demandait de reconnaître le «génocide des Algériens», le ministre français de l'Intérieur a évoqué les «propos extrêmement forts» de Nicolas Sarkozy à propos d'un «douloureux passé entre la France et l'Algérie», affirmant que la page était tournée.

    Avant son élection, Nicolas Sarkozy s'était engagé à faire adopter une loi pénalisant le négationnisme d'Etat à l'égard du génocide arménien, reconnu légalement par la France depuis janvier 2001. Votée par l'Assemblée nationale en 2006, la loi est depuis bloquée par le Sénat.

    Le Figaro - 07/10/11

  • Géraldine: "Mes locataires sont un cauchemar"

    En achetant un studio en 2004, Géraldine n’imaginait pas mettre le doigt dans un engrenage infernal. Grâce à un emprunt sur vingt-cinq ans et à un PEL, elle acquiert un 31 m2 dans un quartier populaire de Paris. Sept ans plus tard, son studio est dévasté. Rendu insalubre, occupé illégalement par ses locataires, il est invendable. Comment cette propriétaire de 33 ans en est-elle arrivée là ?

    Quand, en 2005, Géraldine part travailler comme graphiste à Perth, en Australie, elle confie son studio en location à l’agence qui lui a vendu son bien. Dès la deuxième année, des retards de loyer apparaissent. Début d’une valse de recommandés et d’injonctions à payer. Géraldine se montre d’abord sensible aux difficultés du locataire, elle qui a déjà manifesté contre les expulsions aux côtés de Droit au logement. « J’ai même proposé un bail solidaire. Le locataire a refusé. »
    En 2008, un dégât des eaux affecte les appartements voisins. Géraldine tente de faire intervenir, via son agence, des experts pour établir des devis sur ces travaux urgents. Impossible de pénétrer dans le studio : « Personne ne peut venir réparer quelque chose chez moi tant que je suis là », assène le locataire, quasiment injoignable.

     

    "En quatre ans, ils ont tout saccagé"

    En réalité, Géraldine découvre qu’un couple et cinq enfants vivent dans ses 31 m2. Bris de vitres, jets de poubelles, graffitis : les plaintes pleuvent au commissariat voisin. En septembre 2009, un huissier pénètre enfin dans les lieux. Ce qu’il découvre dépasse l’entendement. Serrures et carreaux arrachés, sanitaires brisés, cloisons cloquées et moisies… « Quand j’ai vu les photos, j’en ai pleuré. En quatre ans, saccager un logement ainsi, c’est impensable ! », se désole Géraldine.

    Son père, un enseignant qui vit en Moselle, prend le relais. Fin 2009, congé est donné aux locataires. Le bail prend fin en avril 2010. Mais les occupants ne quittent pas le studio. En décembre 2010 seulement, le tribunal d’instance prononce une décision d’expulsion. Géraldine ne perçoit plus de loyer depuis déjà cinq mois et pense le combat gagné. Mais, trêve hivernale oblige, les locataires gagnent quatre mois de répit. Et la série noire continue. Cette fois, c’est la propriétaire de l’étage du dessous qui assigne la jeune femme en justice pour dégradation de son logement. En conséquence, à l’été 2011, le studio de Géraldine est déclaré insalubre. Depuis, elle ne perçoit plus les allocations de ses locataires, ne peut ni vendre, ni louer, ni remettre en état son logement. Ubuesque !

    Elle ne peut ni vendre, ni louer, ni remettre en état

    « Nous sommes victimes d’une triple peine », estime son père, qui gère les relations avec le tribunal, l’avocat, la copropriété, le syndic et l’agence. « C’est devenu un suivi journalier », dit-il. Cerise sur le gâteau, la Préfecture vient de leur indiquer que si le studio est rendu temporairement inhabitable par les travaux, ils seront tenus de reloger les occupants ! « Ils ont tout saccagé, et ils vont peut-être obtenir un logement social. A quoi servent nos lois ? » Outre 4.650 € d’impayés de loyer, elle devra s’acquitter de 3.000 € de frais de justice et de 10.000 € de travaux.

    La mairie du quartier a promis d’appuyer leur cas auprès du préfet pour faire appliquer l’expulsion, sans effet depuis dix mois. A l’approche de la trêve hivernale, en novembre, la jeune femme a créé une page sur Facebook : « Je veux éclairer les gens sur la situation des petits propriétaires comme moi, qui n’ont aucun moyen de faire entendre leurs droits. Je reçois énormément de témoignages similaires. » Ironie du sort, elle-même pourrait se retrouver à la rue, en Australie. Le propriétaire de son logement a résilié son bail, préférant louer à la semaine en vue d’une compétition nautique internationale. Géraldine n’aura que vingt et un jours pour retrouver un toit. Aux antipodes, les propriétaires sont rois.

    Un pass anti-impayés
    Le pass Garantie du risque locatif mis en place par l’Etat et le 1 % logement couvre les revenus locatifs du propriétaire. Il garantit de percevoir le montant du loyer et les charges pendant la durée du bail, dans la limite de 70.000 €. Les dégradations sont indemnisées jusqu’à 7.700 €. Son coût : 1,8 % du loyer et des charges si le bailleur loue par agence, 2,5 % s’il loue en direct, déductible des revenus fonciers. Ainsi, pour un loyer de 600 €, le bailleur paie une prime de 180 €/ an.
    www.grl.fr

    Actu France-Soir - 07/10/11

  • Mort dans le métro, Babu avait porté les premiers coups...

    "Babu", c'est cet Indien de 33 ans décédé le 29 septembre en chutant sur les rails du métro parisien à l'issue d'une rixe avec un autre voyageur... Alors que de vibrants hommages lui ont été rendus très officiellement (jeudi, le ministre des Transports Thierry Mariani et Frédéric Mitterrand -Culture- avaient déposé une gerbe à la station de métro Crimée, et salué "un héros ordinaire"), on a appris hier que c'est en réalité lui qui avait donné les premiers coups lors de la bagarre...

    L’attitude de l'homme mort dans le métro lors d'une altercation est désormais remise en cause.

    Il avait été surnommé "le héros du métro". "Babu", l'Indien de 33 ans mort le 29 septembre en chutant sur les rails dans une station du métro parisien après une altercation avec un autre voyageur qui a depuis été arrêté, a donné en réalité les premiers coups lors de la bagarre, selon les informations dont Europe 1 a obtenu confirmation.

    L'altercation aurait débuté dans la rame du métro, avant la station Crimée dans le XXe arrondissement. L'homme suspecté d'avoir poussé Babu aurait importuné des jeunes filles, qui n'ont pas été retrouvées, en leur proposant des bonbons. Un détail donné par les quatre amis de Babu présents avec lui et corroboré par le fait que le suspect tient un paquet de friandises à sa descente de la rame. Babu serait alors intervenu "verbalement", de manière vive.

    A leur sortie de la rame de métro, à la station Crimée, la vidéosurveillance permet d'établir que Babu et l'homme suspecté "se repoussent mutuellement", selon les informations recueillies par Europe 1. Puis Babu "porte un coup" à l'autre homme "en le tenant fermement". Enfin, en retour, le suspect "porte un coup et Babu bascule sur les rails". C'est là qu'il est mort électrocuté.

    "On voit Babu qui se jette sur mon client"

    "Ce qu'il s'est passé, c'est que dans la rame, mon client a proposé des bonbons à une jeune fille qui a refusé. Toute cela était bon enfant", a assuré de son côté l'avocat de l'homme arrêté, Me d'Ollone. Ce dernier a certifié que son client "a eu peur" de Babu et a décidé de quitter la rame. "On voit Babu qui se jette sur mon client une première fois, puis Babu se jette une nouvelle fois sur mon client et le fait tomber. Mon client le repousse vivement, Babu recule et il tombe sur les rails. Il est électrocuté et il décède", a-t-il raconté.

    Me d'Ollone souhaite donc rétablir la vérité et a assuré que "Babu a pris l'initiative de la bagarre alors que mon client est resté passif, jamais menaçant". "L'histoire qui a été contée ne correspond pas à la réalité", a-t-il conclu.

    La détention provisoire requise

    Dans ce dossier, les enquêteurs disposent donc des bandes des caméras de vidéosurveillance placées sur les quais de la station Crimée. Pour les événements survenus dans la rame du métro, ils ne peuvent en revanche compter que sur les dires des quatre amis de Babu. Aucun autre témoin ne s'est signalé.

    Une information judiciaire a été ouverte pour "violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Le suspect arrêté après la mort de Babu se trouvait par ailleurs être en situation irrégulière en France. Le parquet a demandé son placement en détention provisoire.

    Europe 1 - 07/10/11

  • En Arménie, Sarkozy presse la Turquie de "revisiter son histoire"

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    EREVAN (Reuters) - Nicolas Sarkozy a exhorté jeudi la Turquie à reconnaître le génocide arménien de 1915 et brandi la menace d'une loi pour punir, en France, le négationnisme turc.

    Un des premiers gestes du président français après son arrivée en fin d'après-midi à Erevan, la capitale d'Arménie, pour une visite d'Etat, a été de se recueillir au mémorial du génocide arménien avec son homologue Serge Sarkissian.

    Cette esplanade dominée par une flèche et 12 stèles de basalte abritant une flamme, sur une colline d'Erevan, fait face au Mont Ararat, aujourd'hui en Turquie mais considéré par les Arméniens comme un emblème de leur identité.

    A l'issue d'une visite au musée qui retrace, sur le même site, le massacre d'un million et demi d'Arméniens, Nicolas Sarkozy a condamné le "négationnisme collectif", pire, selon lui, que le négationnisme individuel.

    "Le génocide des Arméniens est une réalité historique" et "le négationnisme n'est pas acceptable", a ajouté le chef de l'Etat français, qui a estimé que la Turquie "s'honorerait à revisiter son histoire" et à la "regarder en face".

    La France a officiellement reconnu en janvier 2001 le génocide des Arméniens par les Turcs. Mais le Sénat français a rejeté en mai dernier une proposition de loi socialiste visant à réprimer la négation du génocide arménien.

    Nicolas Sarkozy a laissé entendre que ce texte, ou un texte similaire, pourrait être remis à l'ordre du jour si Ankara s'entêtait dans son refus de reconnaître le génocide arménien.

    Si la Turquie persistait, "alors sans doute faudrait-il aller plus loin", a déclaré le président français.

    06/10/11

    NdB: La communauté arménienne compte en France environ 500.000 membres et représente un enjeu électoral.