Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le Pen/Prosor: un non-événement pour le CRIF

    editorp041111gg.jpg Richard Prasquier.jpg

    Richard Prasquier

    Editorial

    La rencontre de Marine Le Pen avec Ron Prosor, l'Ambassadeur d'Israël à l'ONU, est un non-événement.
     
    L'Ambassadeur d'Israël est venu à un déjeuner qu'il pensait organisé par la mission française, déjeuner auquel participaient quelques Ambassadeurs de pays lointains ( Japon, Trinidad....) et apparemment aucun représentant des pays européens. C'était  Marine Le Pen et son équipe qui avaient organisé ce déjeuner. L'Ambassadeur, comprenant sa méprise, a quitté la salle au bout d'une vingtaine de minutes....
     
    C'est tout: il n'y a pas eu la volonté du gouvernement israélien d'établir de contact avec Marine Le Pen, il n'y a pas eu de rendez-vous organisé ou de tête à tête entre l'Ambassadeur d'Israël et la Présidente du Front National, il n'y a pas de "page tournée" et ce n'est certainement pas à Mme Le Pen de décider quand il sera temps de tourner cette page: certainement pas en tout cas, tant qu'elle n'aura pas clairement désavoué les années marquées par l'antisémitisme et les petites phrases ignobles par lesquelles son père s'est rendu si tristement célèbre.
     
    Exploitation habile d'une erreur, certes. Mais la réalité est celle-ci: au cours de sa visite aux Etats Unis, Marine Le Pen n'aura pas rencontré de représentant politique important. Elle n'a  rencontré aucun dirigeant communautaire juif significatif. Elle n'aurait pas eu la photo qu'elle espérait au Musée de l'Holocauste entourée de la direction du Musée et a donc préféré annuler cette visite. Cela est d'ailleurs dommage, car dans ce Musée elle aurait appris beaucoup de choses.  Lorsqu'elle dit à loisir que le CRIF ne représente rien, elle devrait ajouter que toutes les organisations juives américaines qui la boudent également, ne représentent rien non plus. Si cela lui fait plaisir....
     
    Nous ne disons pas, nous, que Marine Le Pen ne représente rien, ce serait absurde. Nous disons que ce qu'elle représente nous inquiète et ne correspond pas aux valeurs que nous défendons. Nous le répéterons tant que cela sera nécessaire.
     
    Richard Prasquier
    Président du CRIF
     
    Photo : © 2011 Erez Lichtfeld
     
    04/11/11
  • Le soi-disant "malentendu" de la rencontre Marine le Pen/ Ron Prosor à New York

    La présidente du FN a passé vingt minutes, jeudi à New York, avec l'ambassadeur d'Israël à l'ONU. Celui-ci évoque un «malentendu» pour justifier cette rencontre. Marine Le Pen récuse cette affirmation.

    Envoyé spécial à New York

    «Personne ne peut imaginer une demi-seconde que Monsieur l'ambassadeur se soit trompé de porte». Vendredi, Marine Le Pen a rejeté l'idée selon laquelle sa rencontre avec l'ambassadeur d'Israël à l'ONU était le fruit d'un malentendu. C'est pourtant ce que la mission israélienne à l'ONU a expliqué via sa porte-parole, expliquant que l'ambassadeur «était là-bas en raison d'un malentendu». Le ministère des Affaires étrangères israélien a pour sa part évoqué «une erreur de jugement» et «une bourde».

    «On ne peut pas, pendant 20 minutes, discuter avec Marine Le Pen sans savoir où l'on est», a déclaré Marine Le Pen, récusant que son invitation ait eu «la moindre ambiguïté». Ce à quoi Yigal Palmor, le porte parole du ministère des Affaires étrangères, répond : «Ron Prosor a cru qu'il se rendait à une rencontre organisée par la mission française à l'ONU. Quand il a compris qu'il était tombé dans un piège, il a préféré se retirer en douceur pour ne pas créer de scandale» avant d'ajouter que Marine Le Pen était «persona non grata» en Israël à cause de la notoriété de son père et de son parti, le FN.

    L'ambassadeur d'Israël à l'ONU, Ron Prosor, était présent au déjeuner qui a réuni jeudi plusieurs diplomates de haut rang autour de Marine le Pen aux Nations-Unies. Il s'agissait de la première fois qu'un représentant de l'État hébreu rencontrait publiquement la présidente du Front national. «Nous apprécions la diversité d'opinions, avait même déclaré l'ambassadeur d'Israel à la presse au terme de sa rencontre avec Marine le Pen, qui a duré vingt minutes. Nous avons parlé d'Europe et d'autres questions et j'ai beaucoup apprécié la conversation».

    Tourner la page du «détail»

    La présidente du FN avait le désir de longue date de se rapprocher d'Israël dans le cadre de la stratégie de «dédiabolisation» qu'elle poursuit avec opiniâtreté. Dans cette perspective, depuis son accession à la présidence du FN en janvier 2011, elle avait rencontré à sa demande, et à titre confidentiel, quelques personnalités importantes de la communauté juive de France. L'avocat pénaliste Gilles-William Goldnadel, président de l'association France-Israël et membre du comité directeur du Crif, avait ainsi accepté de s'entretenir avec elle. Et il l'avait invitée à «en finir avec l'ambiguïté du FN à l'égard de la Shoah». En d'autres termes, Gilles-William Goldnadel avait invité Marine le Pen à «tuer le père».

    La présidente du Front national a déclaré qu'elle espérait que la page du «détail», était tournée.«Ce malentendu a duré des années, et a servi de base à une caricature qui a nui à notre mouvement», a-t-elle ajouté.

    Éviter tout soupçon d'antisémitisme

    En 1987, Jean-Marie Le Pen avait en effet marqué très profondément les esprits en qualifiant le génocide des Juifs de «détail» de l'histoire de la Seconde guerre mondiale. Depuis ces propos qui avaient provoqué un scandale d'ampleur national, le FN se trouve tenu en respect par l'ensemble des autres partis. Tout accord électoral entre le FN et le RPR et l'UDF avait alors été proscrit.
     
    Le Figaro - 04/11/11
  • Aucun malentendu possible ! Marine Le Pen/Ron Prosor : copie de l'invitation explicite à New York (ONU)

    Invitation-explicite-Marine-Le-Pen-Ron-Prosor-Israel-ONU-USA-2011.jpgPosté par Willy Legrandl e 4 novembre 2011

     

    A ceux qui douteraient encore, voici une copie explicite, en bonne et du forme et sans aucun malentendu, de l’invitation faite par Marine Le Pen pour son déjeuner organisé à l’ONU, à New York City.

    (Cliquez sur le document pour l'agrandir)

     

     

  • 45,8 millions d'Américains vivent de bons alimentaires

    Bon-Alimentaires-USA.jpg

    Bons alimentaires

    Près de 46 millions d’Américains n’ont plus de quoi se nourrir et vivent de bons alimentaires leur permettant d’échapper à la famine [source]. Pour donner un ordre de grandeur, c’est l’équivalent de la somme des populations de la Suisse, Hongrie, Suède, Portugal et Autriche [source].

    Ce chiffre représente un record absolu dans toute l’histoire des USA. Chaque mois, il gonfle et un nouveau record sinistre est battu.

    L’administration Obama a essayé de créer des emplois par un plan de stimulus qui s’est avéré inefficace et incroyablement coûteux. Chaque emploi crée a coûté plus de 250.000 dollars ! [source] Si on s’arrête un peu sur ce chiffre, on constate que l’Etat est prêt à claquer 250.000 dollars de recettes fiscales pour créer un seul emploi. La valeur d’une place de travail est de 250.000 dollars. La place de travail est donc un bien précieux pour le pays. En même temps, l’Etat laisse les entreprises US exporter les emplois à l’étranger sans mettre des barrières pour freiner l’hémorragie.

    Les 46 millions d’affamés n’ont pas perdu leurs jobs parce qu’on a engagé d’autres Américains à leur place. Tout simplement leurs jobs n’existent plus. Ils ont été exportés en Chine. Le cercle vicieux est bien fermé du moment que même la stimulation de la consommation vient juste doper le commerce chinois et profite de moins en moins à l’économie locale.

    Les Américains sont aujourd’hui victime d’un gouvernement fédéral tentaculaire qui s’engraisse sur leur dos. Autour de lui, gravite un nombre inconnu d’agences à 3 lettres qui ont des budgets secrets qu’ils dépensent dans des activités secrètes incluant surveillances de masse, manipulation, crimes, trafic, corruption, détournements de fonds… Quand on rajoute à cela le coup des guerres inutiles et l’argent versé pour sauver les banques, il ne reste plus au fond de la caisse que les bons alimentaires. Pour combien de temps encore ?

    TEA FOR TWO - 02/11/11  

     

  • G20 et crise de l'euro: silence radio du PS

     

    Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National, candidate à l’élection présidentielle de 2012

    Echec annoncé du G20 de Nicolas Sarkozy, chantage indigne de la Caste européiste contre le référendum grec, mise sous tutelle des pays de la zone euro les uns après les autres à commencer par l’Italie aujourd’hui : les mauvais coups pleuvent contre les peuples et la démocratie.

    Avec la parfaite complicité de Nicolas Sarkozy, ce sont désormais clairement les marchés financiers qui font la loi en Europe, alors que les peuples sont priés de se taire.

    Et pourtant, face à cette avalanche de mauvais coups, le Parti socialiste s’enferme dans un silence très embarrassé. Rien sur le fond des discussions du G20, rien sur les monstrueuses pressions contre la démocratie en Grèce, rien non plus au sujet de la mise sous tutelle des peuples de la zone euro.

    Le Parti socialiste et son candidat François Hollande se contentent de commenter la méthode choisie par Nicolas Sarkozy, sans rien dire sur le fond des sujets.

 Ce silence gêné du PS est en fait très logique : partageant les mêmes orientations que l’UMP et Sarkozy, le PS n’a rien à dire. Il tente de s’opposer sur la place de la virgule dans la phrase, mais sur les vrais enjeux il se tait.

    En cette période automnale, comme les feuilles les masques tombent : la collusion entre l’UMP et le PS sur l’Europe, l’euro, le règne des marchés financiers, la mise à l’écart des peuples est totale.

  • Zemmour vs Plenel: le clash !

    04/11/11

  • De Washington à New York, Marine Le Pen met le cap sur Manhattan

     

     Sans aucun malentendu mais au contraire en toute clarté, Marine Le Pen, candidate pour la défense du peuple français à l’élection présidentielle de 2012, a bien rencontré Ron Prosor, l’ambassadeur d’Israël, lors d’un déjeuner à l’Organisation des Nations Unies à New York.

    Ce dernier a déclaré en toute franchise qu’il était « un homme libre » et qu’il avait « beaucoup apprécié la conversation » avec Marine Le Pen au sujet de l’Europe et d’autres sujets et qu’il appréciait « la diversité d’opinions ».

    Le déjeuner s’est poursuivi avec les ambassadeurs de Trinité-et-Tobago, Rodney Charles, de l’Uruguay Jose Luis Cancela, d’Arménie Garen Nazarian et avec Kazuao Kodama numéro 2 de la mission japonaise.

    Marine Le Pen s’applique parfaitement au bon respect son agenda au États-Unis. Après une première étape à Washington en ce début de semaine où elle a pu rencontrer Ron Paul, candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine, proche du Tea Party et échanger ensuite sur plusieurs sujets avec son équipe.

    Marine Le Pen en a aussi profité pour discuter avec Joe Walsh, membre du Parti républicain, élu du 8e district de l’Illinois à la Chambre de représentants et au Congrès. Elle réalisera une visite à Manhattan où elle doit rencontrer les manifestants d’Occupy Wall Street.

    NPI

  • Rencontre avec Ron Prosor: Marine Le Pen espère que la page du "détail" est tournée

    arton20679-634d1.jpg

    Ron Prosor, ambassadeur d'Israël à l'ONU -  (Cliquez sur la photo)

    New York Envoyé spécial - L'ambassadeur israélien à l'ONU, Ron Prosor, s'est joint au déjeuner de Marine Le Pen avec plusieurs diplomates, jeudi 3 novembre, à New York. C'est la première fois que la présidente du FN rencontre officiellement un responsable israélien d'importance. Même si ce dernier ne s'est pas attardé, sa présence a été confirmée par Guido Lamberti, qui sert de tête chercheuse à la candidate du FN aux Etats-Unis.

    "C'est un signal de sa part", a-t-elle déclaré tout sourire, à l'issue du déjeuner.

    "Il a clairement montré par ce geste qu'il considérait ma personne, ma candidature, comme parfaitement légitimes, quelqu'un avec qui, comme avec n'importe qui d'autre, on pouvait discuter des révolutions arabes ou de l'avenir de la zone euro", s'est-elle félicitée.

    C'est une belle prise pour Marine Le Pen. Interrogé par notre confrère de RTL, le numéro un de la délégation israélienne à l'ONU a répondu par un lapidaire : "Je suis un homme libre".

    L'ambassadeur d'Israël à l'ONU, Ron Prosor, était présent au déjeuner qui a réuni aujourd'hui plusieurs diplomates de haut rang autour de Marine le Pen aux Nations-Unis. C'est la première fois qu'un représentant de l'État hébreu rencontre publiquement la présidente du Front national. «Nous apprécions la diversité d'opinions, a déclaré l'ambassadeur d'Israël à la presse au terme de sa rencontre avec Marine le Pen, qui a duré vingt minutes. Nous avons parlé d'Europe et d'autres questions et j'ai beaucoup apprécié la conversation».

    De toute évidence, la reconnaissance sans équivoque de l'Holocauste par Marine le Pen, ainsi que son souci constant d'éviter tout soupçon d'antisémitisme, ont donc contribué à la rencontre spectaculaire qui s'est déroulée entre la présidente du FN et l'ambassadeur d'Israël à l'ONU. La rupture de Marine le Pen avec l'héritage de Jean-Marie le Pen est ici particulièrement nette. Les conséquences politiques de cette rencontre seront sans aucun doute importantes à moins de six mois de la présidentielle.


    Trois autres ambassadeurs auprès de l'ONU participaient au déjeuner : l'ambassadeur de Trinité-et-Tobago Rodney Charles, celui de l'Uruguay Jose Luis Cancela et celui d'Arménie Garen Nazarian. Le numéro deux de la mission japonaise Kazuao Kodama participait également à ce déjeuner.

    "J'espère" que cette page est tournée, a-t-elle déclaré en réponse à une question. "Ce malentendu a duré des années et a servi de base à une caricature qui a nui à notre mouvement", a-t-elle ajouté.

    Mme Le Pen a estimé que sa rencontre avec l'ambassadeur israélien lançait peut-être un "signal", le "signal (...) que la page est tournée", concernant "les ambiguïtés qui ont existé entre les Français juifs et le Front national". "Je crois que ça lève une accusation portée contre nous et instrumentalisée par nos adversaires politiques pour tenter de nous écarter du pouvoir", a-t-elle ajouté.

    L'avocat pénaliste Gilles-William Goldnadel, président de l'association France-IsraëLet membre du comité directeur du Crif, avait ainsi accepté de s'entretenir avec elle. Et il l'avait invitée à «en finir avec l'ambiguité du FN à l'égard de la Shoah».

    LE POST - 03/11/11

     

     

  • Réaction catholique face au blasphème: des contre-feux allumés ça et là...

    Nous avons assisté depuis quinze jours à un certain réveil des catholiques traditionnels (et pas seulement), légitimement révoltés par la pièce de théâtre de Castellucci.
    On n’avait pas vu une telle mobilisation, une telle ténacité, une telle vigueur depuis… bien longtemps.

    Trop c’est trop ! Ces fachos-intégros-fonda-menthe-à-l’eau cathos qui osent s’élever contre « la liberté d’expression » commencent à irriter… certains réacs ! Puisque les CRS et les gardes-à-vue n’ont pas pu empêcher les différentes manifestations, puisque la propagande journalistique n’a pas évité le ralliement de catholiques de toutes « tendances » (et même de non catholiques) au mouvement d’indignation, c’est à certains catholiques d’essayer de stopper le vent de révolte qui souffle sur la capitale.
    Nous ne nous attarderons bien sûr pas sur le cas de Mgr Vingt-Trois (surnommé « Mgr Trente-Trois » en raison de sa supposée proximité avec la Franc-Maçonnerie), dont la condamnation des protestations est tout sauf inattendue.


    Les surprises viennent d’internet.

    Comme vous l’avez vu, Contre-info a soutenu la réaction catholique face à l’ignominie anti-christique.
    Mais des blog et site majeurs de la réinfosphère ont pris une position différente : Le Salon Beige ainsi que Nouvelles de France ont mis en avant des diatribes flétrissant les manifestations.

    Myriam Picard de l’association maçonnique Riposte Laïque a pondu un billet maladroit pour vous convaincre, chers lecteurs, d’arrêter vos grotesques protestations : « Quant à moi, oui, je l’affirme, cette pièce m’a conduite encore plus au Christ… »

    L’abbé Grosjean, prêtre réputé « conservateur » du diocèse de Versailles, lui emboîte le pas et déclare : « Je n’y ai pas vu d’intention blasphématoire. J’en suis même sorti bousculé, marqué. Elle appelle à une vraie réflexion sur la souffrance, sur la compassion de ce fils pour ce vieux père. »
    Certains diront que l’abbé Grosjean se saisit, ici encore, d’une occasion d’attaquer ce qui a plus ou moins un lien avec la Fraternité Saint Pie X, contre qui il a une dent (une molaire, même).

    Pour les lecteurs qui douteraient de la nécessité de continuer le combat et de l’amplifier pour l’arrivée dans les salles de l’immonde pièce « Golgotha Pic-nic », voici la vidéo de la pièce de Castellucci.

    Ci-dessous un article écrit sur fecit-forum par un contributeur, qui répond à certaines objections des catholiques qui nient le caractère blasphématoire de la pièce.

    Myriam Picard et l’abbé Grosjean tombent dans le panneau
    par Ennemond

    Dans les récentes productions « d’œuvre d’art » malmenant l’image du Christ, il est évident que les artistes se sont gardé une porte de sortie : c’est l’interprétation de l’œuvre. Complètement minimalisée, elle permet d’une certaine manière de considérer que le mélange de ce qu’il y a de plus sacré et de ce qu’il y a de plus profane est en réalité un hymne à la déchéance du Christ pendant la Passion. Ainsi, dans la pièce de Castellucci, je me rappelle que le dialogue du père et du fils se termine sur la répétition par trois reprises du « Pardonne-moi ». Comment ne pas y voir une belle manière de se pardonner les uns les autres, diront certains ?

    Mais, ce n’est qu’une interprétation accidentelle et les commentateurs des médias anticléricaux n’ont pas l’air de la partager. Castellucci l’a avoué : « On peut même voir le spectacle comme un chant d’amour pour le Christ, ce qui est le cas de certains spectateurs. » Visiblement, il n’a pas l’air de dire que cette interprétation est la sienne ni celle de la majorité des participants à cette pièce… Il a plutôt l’air de dire qu’elle est accidentelle et minoritaire, peut-être même inattendue ?

    Car la réalité qui reste, c’est l’image du Christ galvaudée et profanée. Je pense que c’est le terme à utiliser. Profaner, c’est violer le caractère sacré. C’est ce que fait Castelluci en mélangeant ce qu’il y a de plus saint et ce qu’il y a de plus vil. C’est comme si un artiste prenait une photo d’un homme tout nu et remplaçait sa tête par celle du pape afin de présenter la solitude et le dépouillement d’un Benoît XVI attaqué par tous les journalistes. Myriam Picard, M. l’abbé Grosjean, y verriez-vous une belle œuvre au motif que l’homme Joseph Ratzinger a également un corps d’homme ? Non, il y a des choses qui ne se montrent pas. De même qu’il est de notre devoir de prononcer le nom de Dieu qu’avec respect (2ecommandement) ; de même, nous ne pouvons pas laisser désacraliser son image.

    C’était exactement la même chose dans le Piss Christ de Serrano. Une religieuse avait affirmé qu’elle voyait dans le crucifix plongé dans l’urine une manière de concevoir la déchéance du Christ souffrant (NdCR. Sur le Christ souffrant d’Isaïe 53, lire notre article L’ »art » qui justifie tous les blasphèmes). La minuscule porte de sortie de l’artiste devient un panneau dans lequel tombent les catholiques craintifs de dénoncer la christianophobie montante.

    De grâce, Myriam Picard ; de grâce, M. l’abbé Grosjean, ne tombez pas dans le panneau de ces artistes qui introduisent des scènes qui profanent Notre Seigneur. Castellucci dit jouer sur l’ambiguïté. C’est bien le problème. Ses défenseurs disent ne pas avoir à respecter le sacré. Tout le problème est là. Ce seront les mêmes qui demain défendront Golgota Picnic qui présente un Christ de la plaie duquel sortent des billets de banque et, autour de lui, des hamburgers jonchant le sol pour ridiculiser la multiplication des pains. A l’heure où tous les anticléricaux se gaussent de cette pièce, y verrez-vous encore une manière de voir la déchéance humaine du Fils de Dieu ?

    De notre côté, nous continuerons fermement à défendre le Christ et à demander que son image ne soit pas désacralisée, ne soit pas profanée.

    Contre-info.com - 03/11/11