
Une corde enroulée autour d'un morceau de Boeing 767 retrouvé entre deux immeubles new-yorkais interpelle les enquêteurs.
Cinq jours après la découverte d'une partie du train d'atterrissage d'un Boeing entre deux immeubles new-yorkais, à quelques encablures de Ground Zero, le mystère demeure entier. S'agit-il d'un morceau d'un des deux avions projetés contre les tours du World Trade Center, le 11 septembre 2001? Si le numéro de série retrouvé correspond bien à un Boeing 767, modèle des deux avions détruits lors des attentats, l'Aviation américaine n'a pas encore indiqué s'il s'agissait bien du vol 11 d'American Airlines ou du vol 175 d'United Airlines, détournés ce jour-là.
«Vu comme l'espace est extrêmement réduit, et que l'on se souvient du chaos qui régnait dans cette rue (lors des attentats, NDLR)», il est tout à fait «plausible» que le morceau d'avion ait bien été projeté jusque-là sans que personne ne s'en aperçoive durant douze ans, estiment les enquêteurs.
Cette situation dérange les familles des victimes, dont certaines estiment que les opérations de recherche de restes humains n'ont pas été menées jusqu'au bout. «On ne pensait qu'à reconstruire et faire repartir le business; les restes humains, on s'en fichait!», clame dans le New York Daily News la mère d'un pompier mort lors de la chute des tours. «Et voilà où on en est aujourd'hui. Peut-être qu'avec cette découverte, les gens vont réaliser cet irrespect.» «Nous devons faire une fouille minutieuse du sud de Manhattan pour être certains de ne pas avoir de nouveau ce genre de mauvaise surprise», estime un autre père de pompier décédé. En 2006, plusieurs os de victimes des attentats ont été retrouvés dans des bouches d'égout de la ville. Sur les près de 3000 victimes du World Trade Center, 1100 n'ont jamais été retrouvées.
Le Figaro - 29/04/13



