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  • Emeutes ethniques à la Réunion (D.O.M.)

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     Miss France 2008, une ravissante métisse ex-Miss Réunion 2007...
    Plusieurs dizaines de jeunes de la commune de Saint-André, à la Réunion, ont tenté cette nuit d'incendier le bureau de police de la ville, et ont mis le feu à des voitures et commerces.

    Les incidents ont démarré vers 22 heures quand des jeunes armés de bâtons et de barres de fer, ont attaqué le commissariat, fermé à cette heure-là et situé en centre-ville. Ils ont mis le feu à une poubelle poussée sous le porche, ce qui a provoqué un début d'incendie et dégradé la façade
    .
    Quand les policiers sont arrivés sur place, ils ont été accueillis à coups de pierre et ont dû battre en retraite. Les jeunes ont ensuite mis le feu aux locaux d'une agence d'assurance qui a été détruite ainsi qu'à deux voitures. Le patron d'un camion de pizza a été légèrement blessé par un coup de barre de fer.

    Après ces dégradations, la bande a quitté le centre-ville où les renforts de police et de pompiers ont commencé à arriver. Le directeur départemental de la sécurité publique Michel Clément s'est également rendu sur place.

    «Des individus ont tenté d'incendier le poste de police pour attirer les policiers sur place» a-t-il dit. Selon les premiers éléments de l'enquête, les jeunes voulaient se venger de l'interpellation d'un des leurs par la police.

    Le sénateur-maire de Saint-André Jean-Paul Virapoullé (UMP) a vivement dénoncé ces actes, estimant que le meneur est un «gangster notoire» qui «n'est pas de nationalité française». «Si la justice ne peut pas nous mettre à l'abri de ces pratiques, nous ferons régner l'ordre nous-mêmes».
    (Source le Parisien -12.12.07)
     
    Ce qu'il faut, c'est "casser" la France, partout où flotte son drapeau! Des "fauteurs d'émeutes" s'y emploient: les émeutes ne sont jamais "spontanées" comme on voudrait nous le faire croire...
    Inhabitée lorsqu'elle a été découverte par hasard par des navigateurs portugais vers 1500, l'île de la Réunion (Ile Bourbon au 17-18 èmes siècles) a été principalement peuplée d'Hindous et d'Asiatiques attirés par ses terres fertiles. Ils firent venir comme esclaves des Noirs d'Afrique orientale. La population se métissa rapidement. Les Français y étaient peu nombreux, en raison de la distance qui les séparait de la métropole, le canal de Suez n'étant pas encore percé. Vivre si loin de la France était alors considéré comme un exil.
     L'esclavage a été aboli à la Réunion en 1848. 

     

  • Ce matin, sur RTL, Lagarde taclée par J.M. Apathie

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    Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Christine Lagarde.

    Christine Lagarde :
    Bonjour.

    Le colonel Kadhafi, invité en France pour une visite officielle, s'est exprimé, hier, devant des associations africaines qu'il avait lui-même invitées à l'UNESCO. Il y a déclaré, ceci : "Nous, Africains, avons été réduits en esclavage et déplacés comme du bétail. Après tout cela, nous sommes envoyés dans les banlieues et nos droits sont violés par les forces de police. Si dans ce pays, l'étranger, l'immigré est réprimé, brimé, alors comment ce pays peut-il surenchérir en matière des Droits de l'Homme ?" Que pensez-vous de ces déclarations, Christine Lagarde ?

    Je n'étais pas à l'UNESCO, hier soir. Je revenais d'Argentine avec le Premier ministre. Je n'ai pas la teneur...

    C'est choquant ?

    ... précise de son propos.

    C'est ça !

    Ecoutez, j'observe qu'il a eu des réunions intéressantes avec le Président de la République, que le Président de la République le reçoit à nouveau aujourd'hui. Ce que j'espère, c'est qu'il entendra ce que le Président de la République lui dit en matière de Droits de l'Homme. Je crois qu'il est important...

    Mais visiblement, non. Voyez !

    ... de se parler pour s'entendre et de s'entendre pour se comprendre.

    Les droits des immigrés "violés par les forces de police" ?

    Ah écoutez, ça fait partie des propos...

    Un chef d'Etat qui vient dire ça en France.

    ... manifestement excessifs de ce personnage.

    Ce voyage vous met-il mal à l'aise, Christine Lagarde ?

    Vous savez, pour tout ce qui concerne les contrats, en particulier, parce que je crois qu'il y a eu un peu de polémique à ce sujet, c'était des choses qui étaient annoncées depuis longtemps puisqu'à l'occasion de la visite du Président de la République, tous ces sujets avaient déjà été évoqués.

    Le fait qu'il se rende en France ça correspond tout à fait à l'approche du Président de la République qui consiste à parler à tous ceux qui sont prêts à parler, tout simplement pour les faire évoluer, pour dialoguer avec eux ; et je pense que c'est une bonne chose parce que si on ne se parle pas, eh bien il y a d'autres moyens à ce moment-là de communiquer qui sont souvent beaucoup plus graves, et je pense en particulier à des attentats récents qui ont ensanglanté l'Algérie, par exemple. Je crois que le dialogue - toujours - est préférable à d'autres moyens tels que la violence.

    "La France n'est pas qu'une balance commerciale", disait Rama Yade, au début de la semaine.

    Elle a raison. Elle a raison. La France n'est pas qu'une balance commerciale, bien évidemment.

    A votre réponse précédente, on aurait pu le croire, Christine Lagarde ?

    Mais non. Mais vous savez, le fait que d'une part, on ait un dialogue avec un certain nombre d'autres chefs d'Etat qui sont prêts à faire un chemin par rapport à un espace de violence dans lequel ils se situaient, c'est une chose. Et le dialogue me paraît, je le répète, toujours préférable à la violence. Ca, c'est une chose. Par ailleurs, il y a des relations commerciales qui se nouent entre les Etats. Je vous rappelle que c'était Montesquieu qui disait que "là où il y a du commerce, il y a de bonnes moeurs". Faire du commerce, c'est parfois une façon aussi d'aller vers l'autre.

    Il y a des bonnes moeurs avec le colonel Kadhafi ?

    Je n'ai pas dit ça. Je vous ai cité Montesquieu qui, en son temps, observait que le commerce était souvent une meilleure façon de dialoguer plutôt que de faire la guerre...

    Oui, la vie est drôle... Vous avez fait une grande partie de votre carrière Outre-Atlantique, aux Etats-Unis. Si on vous avait dit, un jour, que vous défendriez le colonel Kadhafi ?

    Attendez, je ne suis pas en train de défendre le colonel Kadhafi. Je crois que de toute façon, il est parfaitement capable de se charger de la défense de ses propres intérêts.

    Vous avez raison ! Vous présenterez, ce matin, un projet de loi sur le pouvoir d'achat en Conseil des ministres. Rachat des RTT, déblocage de la participation, primes défiscalisées... Il n'y a rien dans ce projet de loi pour les chômeurs et les retraités. Pourquoi ?

    On est allé au plus pressé, au plus efficace et à ce qui pouvait être mis en oeuvre immédiatement. Je vous rappelle qu'il y a quatre mesures. Il y a d'une part, le déblocage de la participation pour ceux des salariés qui en disposent jusqu'à concurrence de 10.000 euros.

    Il y a une prime que les entreprises peuvent verser en exonération de charges sociales pour ceux qui ne disposent pas de participation.

    Il y a la monnétisation de la RTT et des comptes épargne temps, qui est un moyen pour les salariés de disposer de leur pouvoir d'achat.

    Et puis, il y a un quatrième moyen qui, lui, est relatif au logement et qui permet, en particulier, d'indexer les loyers sur l'indice des prix à la consommation, ce qui est beaucoup plus favorable que l'indice des prix à la construction, que l'indice composite qui existait jusqu'à maintenant.

    Donc, vous voyez, ce sont des mesures qui ont pour objet, à la fois, de remettre du pouvoir d'achat dans l'économie, d'alléger les loyers pour les locataires et puis, de remettre un peu le travail au coeur du système une fois de plus puisque c'est la logique dans laquelle nous sommes et qui permet de monnétiser, je l'ai dit, de ce qu'on appelle ces fameux RTT, qui sont du temps libre que des salariés peuvent choisir par accord avec leur employeur, de monnétiser.

    Et je le disais : rien pour les retraités, les chômeurs ! Alors que les retraités, les chômeurs ont un problème du pouvoir d'achat ?

    Non, mais je suis très contente que vous parliez de chômeurs parce que moi, je voudrais me féliciter d'un chiffre qui est le chiffre du chômage.

    Ah, je ne parlais pas pour ça !

    On est aujourd'hui à 7%...

    Je parlais du pouvoir d'achat des chômeurs !

    ... Oui, mais vous me lancez sur les chômeurs et je voudrais simplement me féliciter de ce chiffre...

    Et alors, justement, on va parler des chômeurs.

    7,9 %, c'est du jamais vu depuis cinq ans.

    D'accord ! Voilà, donc ça c'est le chiffre de baisse du chômage...

    Un chômage qui baisse de manière constante depuis plusieurs années, et de manière importante.

    Et les statistiques disent que le sous-emploi monte, c'est-à-dire 2,8 millions de personnes qui travaillent dans des conditions qui ne sont pas celles qu'elles souhaiteraient.

    Non, ce qui exact, c'est qu'il y a du temps partiel, en particulier. Et ça, c'est un sujet sur lequel nous allons beaucoup, beaucoup travaillé en 2008. Il y a le temps partiel, y'a l'emploi des seniors et y'a l'emploi des jeunes.

    Sur les jeunes, j'observe que les chiffres s'améliorent sur, à la fois, les temps partiels et en particulier les temps partiels subis. Et sur l'emploi des seniors, il faut absolument que nous travaillons et en qualité de ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi je vais m'attaquer à ces questions-là.

    Alors, pouvoir d'achat des retraités et des chômeurs. Est-ce qu'on peut rien faire pour eux ?

    Ecoutez, j'observe qu'en ce qui concerne les retraités, d'abord, il va y avoir au 1er janvier une augmentation qui est habituelle et en ce qui concerne les chômeurs, une fois de plus, je crois que la meilleure façon de lutter contre le chômage, c'est d'inciter tous ceux qui cherchent du travail à avoir une démarche pro-active. Je suis en train de mettre en oeuvre la fusion entre l'ANPE et l'UNEDIC qui a précisément pour objet de mettre en place une plateforme de services où les demandeurs d'emploi trouvent un accueil, un accueil personnalisé, des propositions de formation afin de s'adapter aux emplois qui sont aujourd'hui en demande.

    Vous savez qu'aujourd'hui, M.Aphatie, il y a plus de 500.000 postes qui ne trouvent pas de salariés. Alors, nous avons un tout petit peu moins de 2 millions de personnes en recherche d'emplois. Tout l'objet de cette réforme, tout l'objet de notre démarche c'est de faire en sorte que ces 500.000 postes qui cherchent un salarié, eh bien trouvent quelqu'un et réciproquement que le plus possible de demandeurs d'emplois trouvent un emploi.

    François Fillon, Premier ministre, a indiqué aux "Echos" de lundi que pour 2008, les incertitudes sont plus fortes sur la croissance. Allez-vous revoir votre prévision de croissance ? Pour le Budget 2008, vous aviez prévu 2,25 et elle semble très optimiste en fonction de tout ce qui se passe.

    Pendant l'été, j'ai été abreuvé de commentaires sceptiques sur la croissance en 2007. On a parlé de...

    Et là, c'est le Premier ministre qui en rajoute un d'un commentaire sceptique...

    Laissez moi finir ! On m'a parlé de 1,6%, puis, on a parlé de 1,7%. Puis au fur et à mesure où les chiffres étaient finalement assez bons sur le troisième trimestre 2007 en particulier, où les intentions d'achat des industriels se précisaient, on a dit : "Ah, peut-être 1,8%, et puis maintenant, on est à 1,9%". Alors, vous savez les précisions de croissance, elles fixent des objectifs. Elles permettent de construire des budgets. Le budget 2008, il est construit sur une fourchette qui va de 2% à 2,5%, avec un point médian qui est 2,25.

    Et vous gardez cette prévision ?

    On garde cette prévision. Elle est bâtie sur des hypothèses qui nous paraissent justes ; et je ne pense pas compte tenu en particulier du sucroît de croissance que nous attendons des mesures qui ont été prises, et cet été avec les heures supplémentaires, qui marchent bien, et maintenant avec le pouvoir d'achat, je ne vois pas de raisons de les modifier.

    Et le Premier ministre a tort de parler d'incertitude ?

    Le Premier ministre n'a pas tort de parler d'incertitude. Il a raison d'évoquer un certain nombre de points qui sur le plan international en particulier, constitue des menaces mais contre lesquelles nous avons pris les mesures internes pour doper la croissance...

    Christine Lagarde, pour qui le Commerce favorise les bonnes moeurs - mais c'est Montesquieu qui l'a dit, paraît-il - était l'invitée de RTL ce matin. Bonne journée.

  • Le "halo du chômage" ou comment on fait baisser les chiffres réels

    Le taux de chômage pour la France métropolitaine (hors DOM) est passé sous la barre des 8 % au troisième trimestre 2007 : il a atteint 7,9 % selon les chiffres publiés par l'Insee mardi 11 décembre. La baisse est de 0,2 point par rapport au trimestre précédent et de 1 point en un an. Ce taux, calculé selon la définition du BIT (nombre de chômeurs rapporté au nombre de personnes actives, en emploi ou au chômage), correspond au nombre de 2 203 000 personnes.

     

    Il faut remonter à la fin 2002 pour retrouver un taux inférieur à 8 %. En ajoutant les DOM, le taux de chômage au troisième trimestre est de 8,3 %.

    Cette baisse du chômage s'accompagne d'une montée du "sous-emploi". Selon l'Insee, 1 443 000 personnes sont en situation de sous-emploi, soit 5,6 % des personnes ayant un emploi. Cette catégorie du BIT recouvre notamment les "personnes qui ont un emploi à temps partiel, qui souhaiteraient travailler plus d'heures et qui sont prêtes à le faire". D'après l'Insee, la part du sous-emploi "augmente depuis le début 2006, soit depuis le début de la baisse du chômage". L'institut national indique aussi que 2 825 000 personnes "n'ont pas d'emploi et souhaitent travailler", soit 5,7 % de la population des 15 ans et plus. Cette nouvelle catégorie, appelée "halo du chômage", regroupe plus de monde que les chômeurs au sens du BIT (en "recherche active d'emploi").

    (Source Le Monde)

    Soit pour la France hors DOM: 7,9% + 5,7% = 13,6% !

  • Comme les Faucons en Israël...

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    Qu'on enlève ce drapeau français qui n'a plus aucune signification!
    Le chef de l'Etat y évoque longuement la visite du "guide libyen" en France. Expliquant que M. Kadhafi "a renoncé à l'arme nucléaire , renoncé au terrorisme , indemnisé les victimes des attentats de l'UTA et de Lockerbie", il estime qu'il "faut parler à Kadhafi". "J'ai la conviction que la France doit parler avec tout le monde en tenant fermement le discours des valeurs qui sont les siennes", explique le président.

    "Je vous rappelle que les chefs d'Etat et gouvernements du monde entier n'ont guère hésité à se rendre à Tripoli ces quinze dernières années", poursuit-il, citant par exemple les dirigeants italiens, britanniques et américains, avant de rappeler que Mouammar Kadhafi "n'est pas perçu dans le monde arabe comme un dictateur". "Il est le plus ancien des chefs d'Etat de la région et dans le monde arabe, ça compte."
    Les autres dirigeants n'ont pas invité le "Guide" dans leur pays...Et l'opinion de la France n'a pas à être celle du monde arabe!


    M. Sarközy balaye au passage les critiques qui l'accusent d'avoir adopté une "realpolitik" qui ignorerait les droits de l'homme. "J'ai été le candidat des droits de l'homme. Que peut-on mettre à mon bilan ? J'ai sorti les infirmières bulgares de leur prison. Obtenu des preuves de vie d'Ingrid Betancourt", énumère le président de la République, qui estime qu'on attend de lui "des résultats". Il conclut par une question au directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, Jean Daniel, qui l'interroge : "Pouvez-vous me citer un mot, un fait qui prouvent que j'aurais renoncé à défendre les droits de l'homme ?"

    Enfin, répondant aux piques lancées par M. Kadhafi lors de son intervention à l'Unesco, mardi, Nicolas Sarközy a reconnu que si la France "veut porter un message exemplaire" en matière de droits de l'homme, elle doit elle-même "être exemplaire". Sur la situation des prisons, vivement critiquée par dans un rapport du Comité de prévention de la torture du Conseil de l'Europe, il reconnaît qu'il y a "des progrès à faire". "C'est à moi de faire les gestes, affirme-t-il, car de la même façon qu'en Israël, ce sont les faucons qui font la paix, en France, c'est la droite qui améliorera les libertés individuelles."

    (Source:Le Monde -12.12)

    Sarközy confond la politique d'Israël (état qui colonise) avec celle de la France (pays qui est "colonisé"). Et l'Assemblée Nationale, ce n'est pas la Knesset...

  • Montigny-lès-Metz: non-lieu requis pour Francis Heaulme

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    Patrick Dils innocenté après avoir avoué plusieurs fois 
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    Francis Heaulme: les analyses génétiques se sont révélées négatives
    La police n'a plus aucune piste...
    Vers un 4ème procès Dils? se demandent les avocats des familles des deux garçonnets de 8 ans, retrouvés le crâne fracassé à coups de pierre le long d'un talus de chemin de fer le 28 septembre 1986.

  • Kadhafi la hyène

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    Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a interpellé mardi les Occidentaux, et principalement la France, sur les Droits de l'Homme en leur demandant s'ils respectaient eux-mêmes ces droits à l'égard des immigrés, lors d'un discours à Paris devant des membres de la communauté africaine.
    "Avant de parler des Droits de l'homme, il faut vérifier que les immigrés bénéficient chez vous de ces droits", a-t-il déclaré, selon la traduction en français de son discours prononcé en arabe. "Nous sommes dans le pays qui parle des Doits de l'Homme. Y-a-t-il certains de vos droits qui ne sont pas appliqués?", a demandé le dirigeant libyen, en s'adressant à ses "frères africains immigrés" présents dans le grand amphithéâtre du siège de l'Unesco. "Nous sommes l'objet d'injustices. Notre continent a été colonisé, nous avons été réduits en esclavage, déplacés dans des navires comme du bétail. Aujourd'hui nous travaillons dans le bâtiment, dans la construction de routes...Après tout cela, nous sommes envoyés dans les banlieues et nos droits sont violés par les forces de police", a ajouté le colonel Kadhafi.

    "Les Africains immigrés sont considérés comme des marginaux, des nécessiteux. Ils expriment leur colère par la violence, allument des incendies", a-t-il ajouté, dans une claire allusion aux récentes émeutes dans les banlieues.  "Je réprouve la violence, mais ceux qui expriment leur mécontentement vivent des situations difficiles en Europe, cela mérite qu'on y réfléchisse".
    Kadhafi inaugure une autre forme de terrorisme: le terrorisme verbal. Car il ne s'agit, ni plus ni moins, dans ses propos, que d'incitation à la haine raciale anti-Blancs sur le territoire français. Et de provocation à la guerilla urbaine.

  • Les Droits du Terroriste

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    Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a été reçu mardi avec les honneurs à l'Assemblée nationale à Paris et, au deuxième jour d'une visite déjà controversée, a contredit le président Nicolas Sarközy sur la question particulièrement sensible des Droits de l'Homme. 

    Mouammar Kadhafi a affirmé ne pas avoir évoqué le sujet des Droits de l'Homme, alors que le chef de l'Etat avait insisté la veille sur le fait qu'il avait demandé au dirigeant libyen de "progresser" sur ce dossier.

    "Tout d'abord nous n'avons pas évoqué, moi et le président Sarkozy, ces sujets", a-t-il dit dans un entretien à la chaîne de télévision publique France 2. "Nous sommes des amis assez proches, nous coopérons", a-t-il ajouté.

    M. Sarkozy a bien "parlé" des Droits de l'Homme avec son hôte, lors d'un entretien lundi et du dîner officiel, a immédiatement répliqué Claude Guéant, secrétaire général de la présidence. "J'en ai été témoin", a-t-il dit.
    QUI MENT?

    Ces déclarations risquaient d'attiser la polémique sur la venue du dirigeant libyen en France , la première depuis 34 ans.

    En fin de matinée, Kadhafi a été reçu avec les honneurs à l'Hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l'Assemblée, où avait été déroulé le tapis rouge et où il a été salué par la garde républicaine, conformément au protocole prévu pour les chefs d'Etat.

    L'opposition de gauche a boycotté la rencontre dans un lieu aussi symbolique, ainsi que certains élus de la majorité.

    Le chef du parti socialiste, François Hollande, s'est demandé "ce que venait faire" le colonel Kadhafi à l'Assemblée nationale, et le député socialiste Pierre Moscovici a critiqué la venue d'un "dictateur" dans le "temple (maçonnique) de la démocratie".

    M. Kadhafi n'a toutefois pas pu s'adresser, comme il l'avait souhaité, aux élus réunis dans l'hémicycle, un honneur auquel avaient eu droit des chefs d'Etat comme l'Américain Bill Clinton ou l'Algérien Abdelaziz Bouteflika.

    Il a été reçu par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, avant de s'adresser à des parlementaires.

    Prenant la communauté internationale à rebrousse-poil, le leader libyen a alors rejeté toute "internationalisation" du dossier du Darfour.

    "Si nous laissons les habitants du Darfour se débrouiller eux-mêmes, la crise du Darfour se terminera d'elle-même", a-t-il affirmé, au moment où l'ONU s'apprête à déployer sa plus importante mission de paix dans cette province du Soudan, une stratégie qu'appuie Paris.

    Il a aussi affirmé qu'il fallait "un seul Etat démocratique" israélo-palestinien, jugeant "pas faisable de séparer" les Israéliens et les Palestiniens.  Aïe!

  • Le tabac qui tue

    Strasbourg (Bas-Rhin)

    Le drame a eu lieu dimanche, en début d'après-midi, à Buhl (Haut-Rhin).

     Des adolescents discutent dans une rue jouxtant un petit immeuble. Jonathan est l'un d'entre eux. Vers 14 heures, ce jeune homme de 17 ans, accompagné de sa petite amie, est pris à partie par un autre ado, qu'il connaît. La raison : une cigarette que le premier aurait refusée au second. Bientôt, le ton monte, les deux garçons se bousculent. Selon un témoin, l'agresseur s'éloigne, rentre chez lui, puis revient un couteau à la main, qu'il plante dans le coeur de Jonathan. Rapidement sur place, les pompiers ne sont pourtant pas parvenus à ranimer le garçon, domicilié à Mulhouse et qui passait le week-end à Buhl, chez son beau-père. Les gendarmes ont interpellé, non loin du lieu du drame, le meurtrier "présumé", qui fêtera ses 17 ans dans dix jours. (On espère qu'il ne fêtera rien ! "Il aura 17 ans", c'est tout)

    « Les faits ne sont pas établis de façon claire, assurait hier Carine Greff, substitute du procureur de Colmar. Il y a eu une altercation entre la victime et l'auteur, qui a frappé le coup fatal. On essaie de comprendre ce qui s'est passé exactement. » C'est pourquoi la garde à vue du suspect - réputé irascible et violent, selon le maire de Buhl - a été prolongée. Il sera présenté au parquet aujourd'hui.