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  • Kenya: les violences ethniques continuent

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    AFP. Près de 1.000 personnes ont été tuées et 250.000 à 300.000 déplacées dans les violences politico-ethniques qui ont suivi l'annonce de la réélection, contestée par l'opposition, du président Kibaki fin décembre 2007.

    Samedi, l'Union africaine a appelé les dirigeants kényans à "coopérer pleinement avec les efforts de médiation" de l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, mandaté par l'UA, à la clôture de son 10e sommet à Addis Abeba.

    L'UA "déplore les pertes en vies humaines et condamne les violations des droits de l'homme perpétrées au cours des semaines écoulées", ajoute la déclaration finale du sommet.

    (02.02.08)

  • JUSTICE: 20 ans de prison pour le monstre

    La cour d'assises de Seine-Saint-Denis a condamné à 20 ans de réclusion un homme reconnu coupable du meurtre d'une vieille dame de 72 ans, étouffée et mutilée dans son appartement à Aubervilliers en 2004.

    Mounir Aït Menguellet, 32 ans, a été condamné vendredi à 20 ans de réclusion par la cour d'assises de Seine-Saint-Denis pour le meurtre d'une vieille dame de 72 ans, étouffée et mutilée dans son appartement à Aubervilliers en 2004.

    Vingt-cinq ans de réclusion avaient été requis par l'avocate générale Agnès Thibault contre cet Algérien, fils d'un musicien et poète kabyle renommé, qui clamait son innocence depuis quatre ans. «Malgré des éléments accablants que je ne conteste pas et que je ne m'explique pas, je maintiens que je suis incapable de commettre un tel crime», avait déclaré l'accusé juste avant que la cour ne se retire, affirmant: «je n'ai pas assassiné Mme Lopès, je n'y suis pour rien».


    Les jurés ont rendu leur verdict à l'issue d'un délibéré qui aura duré moins de quatre heures.

    L'accusé avait été interpellé le 15 janvier 2004 au domicile de la veuve, quelques heures après le crime. La vieille femme, Maria de Jesus Lopès, reposait sur son lit, le corps mutilé, un crucifix en main, une image du pape sur la tête, des inscriptions à connotation religieuse sur le corps.

  • Le calvaire de la retraitée de Sully

    Un homme a fait subir sept heures de violences physiques et sexuelles à une femme de 80 ans qui vivait seule à Sully, en Picardie verte. Il a été arrêté.

    Sept heures de souffrances, de violences et d'humiliations. C'est l'horrible calvaire vécu par une femme de 80 ans résidant à Sully, un village de 150 habitants situé à quelques kilomètres de Songeons, en Picardie verte. Mardi soir, aux alentours de minuit, un homme âgé d'une quarantaine d'années est entré, a priori par effraction, au domicile de sa victime.

    D'après nos informations, la vieille dame l'aurait découvert au pied de son lit. Elle aurait alors tenté de fuir en s'enfermant dans la salle de bains. Mais son agresseur l'aurait suivie puis, après avoir défoncé sa porte, l'aurait forcée à revenir dans la chambre. Pendant sept heures, elle aurait été victime de violences sexuelles et physiques, d'insultes et de menaces. A l'aube, vers 7 heures, son agresseur finit par s'endormir. La victime réussit alors à s'enfuir et se réfugie chez ses voisins. Après avoir prévenu la gendarmerie, le voisin en question bloque l'agresseur, ce qui permettra son arrestation. Placé en garde à vue, l'homme a été déféré au parquet. La gendarmerie poursuit toujours ses investigations et se refuse à tout commentaire. Pourquoi?

    Interrogé hier, Raymond Courtois, le maire de
    Sully, était toujours sous le choc de la nouvelle. « Ce qu'elle a vécu, c'est inhumain, impensable, atroce, déclare-t-il. C'est un véritable acte de barbarie. Ce type est un sadique de la pire espèce. J'en reste traumatisé. En plus, c'est une dame adorable. Elle a perdu son mari il y a trois mois. Nous allons essayer de l'entourer du plus possible d'attentions. »

    L'agresseur habite un village voisin. Il fréquentait régulièrement
    Sully, où il effectuait parfois divers travaux pour les agriculteurs du village (foins, élagage...). Il semblait savoir que sa victime était une femme seule, même si, quelques minutes plus tôt, il s'était présenté à un autre domicile, quelques maisons plus loin. « Il a toqué à ma porte à 23 h 30, raconte cette autre habitante de Sully. J'ai été surprise et je suis allée voir, mais je n'ai pas ouvert. Il m'a dit qu'il était en panne de vélo et il me demandait de le raccompagner. J'ai refusé en disant que mon mari dormait à l'étage et je pense que la présence de mon chien qui aboyait l'a dissuadé d'aller plus loin. Avec le recul, je me dis que j'ai eu beaucoup de chance. Même si rien ne laissait supposer qu'il allait commettre cet acte horrible, je m'en veux de ne pas avoir donné l'alerte. » L'agresseur a été incarcéré à la prison de Liancourt.

    (Le Parisien 02.02.08)

  • N'DJAMENA EST TOMBE AUX MAINS DES REBELLES

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    En quelques jours à peine, ils ont traversé tout le pays. Samedi matin, ils étaient aux portes de la capitale, N'Djamena, et des Français présents sur place et joints par téléphone par les télévisions et radios évoquaient des tirs d'arme lourde aux portes de la ville. A présent, les rebelles se sont emparés de la capitale tchadienne : la chute de N'Djamena a été annoncée samedi en fin de matinée de source militaire. "Toute la ville est entre les mains des rebelles. Il n'y a plus que des  combats de nettoyage", a indiqué cette source.

    Quant au président Idriss Déby, il est retranché dans le bâtiment de la présidence, près duquel des combats ont été signalés entre forces gouvernementales et rebelles. Le président a tenté pendant une demi-heure, apparemment sans succès, de desserrer l'étau de la rebellion qui l'encercle, en faisant tirer des chars le protégeant. "Idriss Deby est encerclé, il peut se rendre s'il le souhaite", a déclaré un responsable de la rebellion. Selon lui, la rébellion tchadienne envisagerait même d'attaquer le bâtiment présidentiel.

    La France condamne l'action des rebelles

    Face à la dégradation rapide de la situation, l'Union africaine, qui condamne l'attaque des rebelles, a mandaté le président congolais et le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi pour "trouver une solution négociée". Le président Idriss Deby Itno, chef militaire arrivé au pouvoir par les armes en 1990, avait regagné N'Djamena vendredi lorsque ses forces n'avaient pas réussi à  stopper l'avancée des rebelles lors de violents affrontements à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale. Depuis, il s'est longuement entretenu au téléphone avec Nicolas Sarkozy, qui a ensuite fait le point avec le ministre de la Défense Hervé Morin.

    Paris condamne "fermement la tentative de prise du pouvoir par la force" au Tchad "par des groupes armés venus de  l'extérieur", appelle à "l'apaisement et à la réconciliation" et apporte son "soutien à la médiation que vient d'engager l'Union Africaine en ce sens". En parallèle, Paris prépare l'évacuation de 700 Français et étrangers, qui sont sous la protection de l'armée française. Ils pourraient être évacués dans samedi après-midi

    (LCI.fr 02.02.08)

  • Mariage en Sarköland

    Les rumeurs couraient depuis plusieurs semaines. Le président de la République Nicolas Sarközy et la top model- chanteuse Carla Bruni se sont mariés samedi matin à l'Elysée. Le maire du VIIIe arrondissement de Paris, François Lebel, interrogé sur Europe 1, a confirmé avoir procédé à ce mariage à 11 heures, "au premier étage de l'Elysée, dans un salon", en présence "d'une vingtaine de personnes : la famille proche et quelques amis". Selon lui, "la mariée était en blanc et le président en costume cravate comme il se doit dans n'importe quel mariage civil". Informé "depuis une dizaine de jours" de la date du mariage présidentiel, le maire du VIIIe arrondissement s'était présenté seul samedi à l'Elysée pour cette cérémonie.

    François Lebel a trouvé les nouveaux mariés "émus et amoureux". "Il y a eu un échange d'alliances et la traditionnelle bise. Il n'y a rien d'exceptionnel, si ce n'est que ça s'est passé au premier étage de l'Elysée." Selon la radio RTL, qui a révélé l'information, l'ancien collaborateur d'Edouard Balladur, Nicolas Bazire, était le témoin de Nicolas Sarkozy, Mathilde Agostinelli, responsable de la communication chez Prada, celui de Carla Bruni. L'ex-mannequin devient ainsi la nouvelle "Première dame de France", trois mois et demi après l'annonce du divorce entre Nicolas Sarkozy et son ex-femme Cécilia. Le couple serait depuis à la Lanterne, à Versailles.

    Le mois dernier, le Journal du Dimanche avait évoqué la possibilité d'un mariage début février, plus probablement le 9 février. Lors de sa conférence de presse le 8 janvier dernier, Nicolas Sarkozy avait dit : avec Carla Bruni, "c'est du sérieux, mais ce n'est pas le JDD qui fixera la date". Le président de la République avait même ajouté : "il y a de fortes chances pour que vous l'appreniez quand ce sera déjà fait". Finalement, c'est donc la radio RTL qui a la première révélé l'information samedi à la mi-journée, citant "des témoins". Samedi peu avant 18 heures, un communiqué de l'Elysée confirmait que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont mariés samedi "dans la plus stricte intimité".

    Selon le directeur de la rédaction de L'Express Christophe Barbier, le couple s'est rencontré lors d'un dîner chez le publicitaire Jacques Séguéla. "J'ai vécu le coup de foudre en direct", a raconté ce dernier sur Europe 1, fin décembre. La relation entre le chef de l'Etat et Carla Bruni avait été rendue publique mi-décembre alors que le couple s'était rendu à Eurodisney. Quelques semaines plus tard, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni s'étaient rendus en Egypte, notamment à Louxor. Début janvier enfin, ils avaient visité ensemble, sous les flashs des photographes, les ruines de Petra en Jordanie.

    Les bans n'ont pas été publiés

    Selon Didier Decelle, adjoint au maire du VIIIe arrondissement de Paris, "il n'y a pas eu de publication des bans, avec l'autorisation du procureur de la République de Paris". En vertu de l'article 169 du Code civil en effet, "le procureur de la République dans l'arrondissement duquel sera célébré le mariage peut dispenser, pour des causes graves, de la publication et de tout délai ou de l'affichage de la publication seulement". Dans la pratique, ceci peut s'étendre dans certains cas à des personnalités.