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  • De la grammaire et de l'orthographe!

    Pour les adultes qui ont oublié les règles élémentaires de grammaire, Bernard Fripiat, coach en la matière, publie aujourd'hui un livre de trucs et astuces. Histoire d'en finir avec cette ou ces fautes qui nous empoisonnent l'écriture...

    C'est un Belge qui nous donne des leçons de français, nous apprend, avec humour, à accorder les participes pronominaux, à placer à bon escient la cédille et le trait d'union ou à dompter les exceptions. Installé à Paris depuis deux décennies, Bernard Fripiat, 48 ans, agrégé d'histoire et auteur de pièces de théâtre, est aussi coach d'orthographe. Il distille, lors de stages, ses astuces à la secrétaire devant écrire des post-it à son chef de service, au PDG soucieux d'envoyer un mail confidentiel - et sans faute - à ses actionnaires ou à de brillants futurs ingénieurs fâchés avec.

    Dans le livre « 99 questions à mon coach d'orthographe » qui paraît aujourd'hui (Editions Demos, 17 €), celui qui a de faux airs de Dominique Besnehard révèle sa méthode pour enfin maîtriser les subtilités de la langue de Molière.

    De drôles de moyens mnémotechniques. Une pantoufle ne prend qu'un f « parce qu'on est toujours en train de chercher l'autre ». En revanche, gaffe en a deux car « quand on en fait une, la deuxième suit toujours ». Lorsque « peu importe » est suivi d'un pluriel, on fait ce qu'on veut : peu importent les difficultés ou peu importe les difficultés, à vous de choisir. On a tendance aussi à écrire gentiment avec deux l en raison d'une proximité avec le nom gentillesse. Pour éviter l'erreur, dites-vous que pour une fois qu'ils ont eu la gentillesse de faire simple... Enfin, lave-vaisselle est toujours invariable, « l'homme ne poussant pas la goujaterie à en offrir deux ».

    Qui porte le chapeau ? Une boîte ne peut se passer de l'accent circonflexe car elle est recouverte d'un chapeau. L'aîné et l'entraîneur y ont aussi droit « car ce sont toujours eux qui portent le chapeau ». En revanche, celui qui boite (du verbe boiter) n'en a pas. « Eh oui, quand on boite, le chapeau finit toujours par tomber ! »

    Relisez-vous en commençant par la fin. Quand une faute bête nous échappe, il n'est pas rare qu'on s'en étonne en disant : « Pourtant, ce texte, je l'ai relu au moins vingt fois. » Selon Bernard Fripiat, il ne faut jamais relire un texte par le début mais par la fin, phrase par phrase, en commençant par la dernière. En se déconnectant du sens, on concentre notre attention exclusivement sur l'orthographe. « Il nous est ainsi impossible d'être emporté dans le sens, de nous replonger dans le contenu. »

    Comment appeler sans se perdre dans les l ? La conjugaison du verbe appeler prend, selon les temps, un ou deux l. « Si bien que certains de mes stagiaires m'ont avoué ne plus jamais l'écrire », assure le coach. Son truc miracle, énoncé à haute voix, amusera forcément la galerie ? Lorsqu'après avoir prononcé le p, on peut imiter la chèvre (bêêêêêê), il faut deux l : je vous appêêêêêêlle ! En revanche, si c'est une vache (meuh) que l'on entend, il n'en faut qu'un : je vous ai appeuhlé !

    Méfiez-vous des correcteurs d'orthographe. Il est censé faire la chasse aux erreurs. Mais comme les hommes, le correcteur d'orthographe des ordinateurs n'est pas infaillible. Quand, lors d'une faute de frappe, nous écrivons « nous serrons là », aucune ligne rouge ou verte n'apparaît. Le logiciel croit que nous serrons une vis à cet endroit alors que nous voulions utiliser le futur du verbe être (serons). Par ailleurs, la machine ne fait pas la différence entre ballade (chanson) et balade (promenade), cru (participe passé du verbe croire) et crû (participe passé du verbe croître) ou cession (action de céder) et session (séance).

    Répondez à ceux qui vous traitent de nuls ! Ceux qui collectionnent les fautes d'orthographe doivent souvent affronter les sarcasmes des petits malins de leur entourage. « A l'intérieur d'une entreprise, c'est même parfois une arme pour déstabiliser un collaborateur », observe Bernard Fripiat. « Pour riposter, demandez donc à ceux qui vous taquinent comment on écrit par acquit de conscience, en butte à sa colère, combatif et combattant ou imbécillité... tout le monde ou presque se trompe! ».

    Bernard Fripiat , « 99 questions à mon coach d'orthographe », Editions Demos, 17 € .

  • Ils seront plus de 3000!

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    Sarközy nous entraîne dans une guerre qui n'est la nôtre!

    Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a déclaré lors d'une visite au Tadjikistan que le contingent français en Afghanistan atteindrait 3 000 hommes, après le déploiement du nouveau bataillon annoncé par Paris.

    «Je n'ai pas le chiffre exact, qui appartient aux militaires», mais «cela portera l'effort français autour de 3 000 soldats», a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Douchanbé, la capitale de ce pays d'Asie centrale voisin de l'Afghanistan.

    «Il ne s'agit pas d'un détachement mais d'un bataillon», a-t-il précisé, après avoir rencontré dans la matinée des soldats français déployés dans une base près de Douchanbé dans le cadre de l'opération en Afghanistan.



    «C'est un engagement qui met en jeu la vie de nos soldats. (On n'a pas besoin de Kouchner pour le savoir!) Ce n'est pas un jeu», a martelé le ministre, évoquant la volonté de la France de «combattre aux côtés des Afghans» «contre les extrémistes» alors que cette annonce avait suscité des critiques en France.

    La France ne veut pas "se battre aux côtés des Afghans"!

    Le président Nicolas Sarközy avait dit début avril au sommet de l'Otan à Bucarest que le bataillon déployé en renfort dans l'est de l'Afghanistan serait composé de 700 hommes. Ils s'ajouteront aux quelque 1 700 soldats déjà présents, sans compter les centaines de marins présents dans l'Océan indien.

    Les forces françaises sont présentes au Tadjikistan depuis fin 2001, assurant le soutien au contingent militaire français en Afghanistan. M. Kouchner a également vanté «l'engagement du Tadjikistan» dans la lutte antiterroriste, après avoir rencontré le président tadjik, Emomali Rakhmon.

    (Le Parisien 11  avril 2008)

  • UN CRYPTOLOGUE DE GENIE

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    Le radiotélégramme décrypté qui permit la victoire
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    Le capitaine français Georges-Jean Painvin
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    Le grand cryptologue allemand de 14-18

     

     

     

    "Le radiogramme de la victoire"

    Un épisode peu connu de la guerre des codes secrets lors de la Grande Guerre

    Au début de l’année 1918, la Grande Guerre en est dans sa quatrième année et aucune issue ne semble se dessiner. Dans chaque camp, les troupes sont au bord de l’épuisement, et les Français comme les Allemands attendent avec angoisse une attaque de l’ennemi qui risque fort d’être la dernière, car elle fera nécessairement appel aux derniers soldats encore en état de combattre. Dans une telle situation, la connaissance des préparatifs et des mouvements de l’adversaire devient primordiale, le renseignement est indispensable.

    La France obtenait, à l’époque, l’essentiel de ses renseignements par les écoutes du trafic radiotélégraphique réalisées à la tour Eiffel sous la direction de Général Ferrié. Mais les plus importants messages capturés étaient chiffrés (i.e. transformés à l’aide d’une clé secrète, et ainsi rendus incompréhensibles si on ne connaît pas cette clé pour les déchiffrer). Les Allemands utilisaient pour ce faire différents systèmes : UBCHI, ABC, etc. Heureusement les Français avaient au cabinet du Ministre de la Guerre un Service du Chiffre, très compétent capable de les décrypter. Ce Service, aussi appelé « le cabinet noir », était dirigé par le général Cartier. Les résultats de ce service étaient transmis au capitaine Marcel Guitard, chef du Service du Chiffre au Grand Quartier Général, qui les exploitait. Mais ces décryptements exigeaient un travail considérable pouvant prendre plusieurs semaines, voire plus.

    Or fin 1917, les Allemands, se doutant que les Français décryptaient leurs messages, mettent au point un nouveau procédé de chiffrement : le GEDEFU 18, conçu par le colonel Nebel, et utilisant les seules lettres ADFGX. Ils jugent ce nouveau système indécryptable, tout au moins dans des temps suffisamment courts pour permettre à l’ennemi d’exploiter les renseignements obtenus. En outre ce système est très bien adapté à leurs besoins pour les transmissions radiotélégraphiques ; et le 5 mars 1918 ils décident de le mettre en œuvre en prévision des prochaines attaques.

    Le cabinet noir voit alors arriver avec étonnement des télégrammes écrits exclusivement avec les cinq lettres A, D, F, G, X ; ils baptisent ce système : ADFGX ! Pour les Français c’est le signe tant attendu : la dernière offensive allemande se prépare, et il est vital de casser ce nouveau système. Cependant la surprise est douloureuse : le système paraît hermétique et les messages sont encore trop rares : le problème semble impossible à résoudre.

    Mais, si tous les cryptologues du cabinet noir étaient remarquables, l’un d’eux était un cryptologue de génie : le capitaine Georges-Jean Painvin (1886-1980). Issu d’une famille de polytechniciens et de mathématiciens, il était lui-même polytechnicien (promotion de 1905), sorti major de cette école, et ingénieur des mines. Dès 1911, il avait été nommé professeur de géologie, chimie et paléontologie à l’école des mines de Saint-Etienne, puis de Paris. Mobilisé en 1914 comme officier d’ordonnance du général Maunoury, il se lie d’amitié avec le capitaine Paulier, chef de la section du Chiffre, qui l’initie aux arcanes de la cryptographie. Ses premiers décryptements font sensation au point que Cartier le demande. Malgré les interventions personnelles du Ministre de la Guerre Millerand, il préfère rester auprès de Maunoury auquel il est très attaché. Mais au début de 1915, Maunoury est très grièvement blessé, perd la vue et doit abandonner son commandement. Painvin consent alors à rejoindre le cabinet noir. Dès lors ses exploits cryptographiques ne se comptent plus. Il décrypte les chiffres autrichiens et allemands, en particulier les messages qui ont permis de  confondre la célèbre espionne Mata-Hari. Il est récompensé par l’Italie qui le fait Chevalier de la Couronne (1916) et l’Angleterre qui lui décerne la Military Cross (1917).

    De fin mars à fin mai 1918, les premières attaques allemandes sont accompagnées d’un nombre croissant de messages, fournissant à Painvin une matière suffisante : début avril, il réussit enfin ses premiers décryptements en cinq jours. Fin mai, il est capable de décrypter les messages en 24 heures ! Mais le 1er juin, les Allemands changent leur système : une lettre est ajoutée, le « V » : c’est l’ADFGVX. Tout est à refaire ! Les radiotélégrammes allemands sont plus nombreux : l’attaque finale est proche. Mais où aura-t-elle lieu ? Cinq axes d’attaques étaient possibles : Les Flandres, Amiens, Compiègne, Reims ou Verdun ? Il fallait à tout prix déterminer cet axe car on ne pouvait disperser les quelques divisions de réserve.

    Le 2 juin à 19 heures, Painvin envoie ses résultats à Guitard qui traite tous les messages du 1er juin. Il voit alors un télégramme assez anodin: « Hâtez l’approvisionnement en munitions, le faire même de jour tant qu’on n’est pas vu ». Ce télégramme le frappe : il est envoyé par le Haut Commandement allemand près de Coblence à un état major d’armée situé à Remaugis, au nord de Compiègne. Guitard le porte au Deuxième Bureau dont le commandant, le colonel de Cointet éclate de joie : « Tout doute est levé, vous nous apportez l’élément qui nous manquait : l’attaque se fera sur Compiègne », s’écrie-t-il. Ce texte est aussitôt retransmis au général Pétain qui le répercute le 3 juin à 19 heures aux généraux Foch et Fayolle. Grâce à ce décryptement, ils avaient quelques jours devant eux pour préparer la contre-attaque, et ils font appel au général Mangin pour la conduire.

    Mangin constitue un corps d’armée avec les cinq divisions de réserve mises sous son commandement et qu’il faut transférer sur le front. L’attaque allemande est lancée le 9 juin, Mangin décide de lancer sa contre attaque le 11 juin à 11 heures, contre l’avis de Foch et Fayolle qui estimaient qu’il valait mieux attendre le 12. La veille, Mangin reçoit les généraux des divisions et leur remet l’ordre d’exécution. Ils sont effarés par une telle audace. Mangin écoute longuement leurs objections. Eux aussi préconisent le 12. Mangin leur répond en exposant son analyse de la situation ; il compte sur l’effet de surprise et conclut par l’ordre : « Demain, à 11 heures, vous attaquerez ! ».

    La contre attaque réussit et bloque les opérations allemandes qui s’éteignent peu à peu : Paris est sauvé ; le gouvernement français, qui, sur orydre de Clemenceau, s’apprêtait à quitter la capitale, put se réinstaller dans ses locaux.  Mangin poursuit ses attaques en juillet, et progressivement tout le front s’écroule. Cette bataille, dite de Courcelles-Méry, fut le tournant de la guerre et permit aux alliés de reprendre l’initiative des opérations qu’ils garderont jusqu’à la victoire finale.

    Le colonel de Cointet félicita Guitard pour cet exploit du Chiffre, dû à Painvin, en ces termes : « Le Chiffre n’aurait-il rendu que ce service, n’aurait-il décrypté que ce message, que tous les sacrifices consentis pour lui sont aujourd’hui largement payés ». Et il donna à ce message le surnom qui lui est resté : « Le radiogramme de la victoire ».

    Le capitaine Painvin fut décoré de la légion d’honneur le 14 juillet 1918 -il a alors 32 ans-  pour « services exceptionnels rendus aux armées ».  Cet épisode de la Grande Guerre est resté secret pendant près de cinquante ans et ne fut dévoilé que dans les années 1960, au grand étonnement de beaucoup d’historiens.

     

  • Les Khasars, une ethnie en marge du judaïsme

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    Apogée et déclin du 10ème au 11ème siècles

    Un trait caractéristique majeur dans l'histoire des populations juives, depuis la chute du deuxième royaume d'Israël en 70 sous l'empereur romain Titus, est leur dispersion partout dans le monde et leurs migrations innombrables, à la merci de brimades, spoliations et persécutions de la part des nations qui les avaient accueillies – avec tolérance ou réticence -, mais toujours sous le signe de préjugés.

    Ceux qui résistèrent à l'assimilation eurent toujours deux soucis principaux : le rassemblement structuré en communautés culturelles et sociales, de nature à renforcer la préservation de "l'héritage ancestral" et à assurer un front solide contre les courants d'hostilité, et, à cette fin, le maintien de contacts suivis avec d'autres communautés.

    C'est ce qui a permis aux élites intellectuelles, même au cours du Moyen Age dans le monde occidental, de ne laisser perdre aucune trace de la vie communautaire et de préserver une histoire ordonnée de chaque groupement.

    Cependant, en marge des communautés organisées, il y a eu des groupes isolés, dont la judéité est historiquement prouvée pour certains, tandis qu'elle est, ou était, sujette à caution pour d'autres. C'est justement à cause de leur isolement que l'histoire de ces groupes reste entourée de légende quant à leur origine, et de confusion en ce qui concerne leur évolution.

    Les Khazars

    Il peut paraître étrange qu'on n'ait pas pu établir avec précision l'origine géographique d'une peuplade qui est pourtant entrée dans l'histoire sur un vaste territoire entre la mer Caspienne, la Volga, la chaîne des Carpates et la Mer Noire, et s'y est maintenue entre le 7ème et le début du 11ème siècle.

    Cependant, alors que persistent des doutes sur l'étymologie du nom Khazar, on a bien identifié l'appartenance primitive de cette peuplade à des tribus turques et persanes de l'ancien Turkestan en Asie Centrale. Après une longue période de migration, une branche de ces nomades commença à s'implanter au Nord du Caucase vers l'estuaire de la Volga. C'est la première étape qui marque la naissance de ce qui deviendra l'empire des Khazars, entre deux puissances : les envahisseurs arabes venant du Sud et l'empire byzantin, successeur de Rome, déjà dominant toute la région des Balkans et l'Asie Mineure.

    A la différence de ces deux géants voisins, solidement structurés, les Khazars apparaissent dépourvus de tous les ingrédients constituant une nation, étant, au surplus absolument incultes et analphabètes. Pourtant, sous l'influence de contacts suivis avec leur entourage, tout en se sédentarisant, ils parviennent progressivement à sortir de leur état de barbarie. Aux premiers rudiments d'une vie organisée sous une hiérarchie en éveil, vient s'ajouter la notion de valeur spirituelle qu'ils ne possédaient guère, et qui leur est inculquée par les contacts de plus en plus étroits avec les Byzantins et les Arabes, ainsi qu'avec les communautés juives solidement implantées depuis Byzance jusqu'au Caucase.

    C'est ainsi que leur roi (Khagan), stimulé par un désir d'accès au monde civilisé, est incité à la connaissance des religions professées autour de son domaine. Des légendes entourent sa préférence du judaïsme, malgré les discriminations qui accablent l'existence des Juifs. La conversion du Khagan est historiquement attestée par ses correspondances avec Hadaï Ibn Shaprut, visir juif, ansi que par Yéhouda Ha-Lévi dans son ouvrage al-Khazari. Ce premier pas entraîne la conversion au judaïsme vers le milieu du 8ème siècle de toute la classe dirigeante et progressivement d'une grande partie de la population.

    A l'apogée de sa puissance, l'empire Khazar est pris à partie par une nouvelle invasion venant du Nord d'un ennemi inattendu. Sous la poussée irrésistible des Russes, entre la fin du 10ème et le début du 11ème siècle, détruisant les principales forteresses, Itil, Samandar, et Sarkil – tout le territoire des khazars est annexé, étendant ainsi la domination de cet empire jusqu'en Crimée.

    Il ne subsiste pas le moindre vestige témoignant de la longue existence des Khazars en tant que nation. On peut croire que sous la furie destructrice des envahisseurs russes, exacerbée par la résistance des Khazars à leurs efforts de conversion, toutes les villes et les villages furent anéantis, ne laissant aucune trace.

    Ce qu'on connaît de l'histoire des Khazars,on le doit aux récits de nombreux historiens – juifs, grecs, arabes et russes – ainsi qu'aux correspondances échangées avec des personnages en Espagne. Leur essor semble avoir atteint un niveau considérable, à juger par de nombreux liens de mariage entre des princes ou princesses khazars et les familles régnantes de Byzance.

    Après toute cette nébulosité historique, une question se pose : qu'est devenue la population khazar après la débandade effrénée sous l'invasion russe détruisant son empire ? Bien qu'ignorant son importance numérique, on peut imaginer qu'elle était considérable, à juger par l'impact qu'elle exerçait sur ses voisins byzantins et musulmans. Indéniablement, ceux qui restaient attachés à la religion nouvellement acquise n'avaient pas d'alternative entre une nouvelle conversion et l'exode, exposés comme ils étaient à une extermination certaine en cas de résistance.

    On sait, d'après des témoignages historiques, qu'un groupe chercha refuge à l'Est parmi les communautés juives du Caucase. Un autre vers les Carpates, surtout en Hongrie et en Bohème- Moravie. Mais le gros de la population se dirigea au Nord vers l'Ukraine, la Biélorussie, la Pologne, la Lituanie et les zones limitrophes de Russie.

    Partout dans ces territoires, où la population juive était numériquement insignifiante au début du Moyen-âge, l'affluence massive des fugitifs khazars rencontrait d'autres groupes d'émigrants venant des régions rhénanes de France et d'Allemagne ainsi que du Danube, échappant à la vague de persécutions par les bandes armée chrétiennes des premières croisades, en route vers la Terre Sainte via Constantinople. D'après de nombreux historiens du judaïsme européen de l'époque, c'est la jonction des Khazars aux fugitifs venant de l'Ouest et aux populations locales déjà organisées en communautés qui a donné lieu à la naissance du grand peuple ashkénaze, en se restructurant pour devenir, dès le 16ème siècle, la partie prépondérante des juifs dans le monde.

    En quoi se justifie la dénomination ashkénaze (nom hébreu de l'Allemagne, mais primitivement celui d'une peuplade dans le Caucase, descendante d'Ashkénaze, fils de Gomer, fils de Yafeth, troisième fils de Noah) ? Par l'influence dominante qu'exerça l'élite intellectuelle   germanique sur cet amalgame hétéroclite de peuples, entraînant en même temps la création d'une langue commune à tous : le yiddish, agglomérat d'allemand et d'hébreu.

    Source: Léon ALHADEFF

  • Problématique Khazars/Ashkénazes

    Problématique Khazars-Ashkénazes:

    Des auteurs, par exemple Arthur Koestler ("La 13ème tribu")ou Benjamin Freedman, connu pour ses opinions antisionistes, ont suggéré que les Juifs ashkénazes descendaient en grande majorité sinon en totalité des Khazars. Or, la communauté ashkénaze représentant la majorité de la communauté juive mondiale actuelle, ce postulat tend à infirmer celui du « retour à Sion, » promu par ces mêmes Juifs ashkénazes, puisqu'ils ne possèderaient pas de lien du sang avec les anciens Hébreux, et par conséquent aucun droit ni prétention à leur établissement en Palestine. Poussé à l'extrême, ce postulat discréditerait l’état d'Israël actuel.

    Des études génétiques menées par, entre autres, Doron Behar et Michael Hammer, ont prouvé que les chromosomes Y d'une proportion fortement significative de Juifs ashkénazes diffèrent de ceux des populations européennes parmi lesquelles ils ont résidé, et sont en revanche partagés par des populations du Moyen-Orient. Un résultat similaire a été trouvé pour plus de 40% des chromosomes mitochondriaux. De plus la recherche révèle que seulement 5% des Juifs ashkénazes ont des chromosomes Y de l'haplotype « Q », fréquent dans les peuplades asiatiques, dont les Khazars. Toutefois, la présence d'ADN mitochondrial européen ou autre en proportions significatives tendrait à suggérer, selon les détracteurs de ces études, un métissage postérieur.

    (Source: Wikipédia)

  • Dieudonné justifie ses propos sur la Shoah

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    (Né à Fontenay-aux-Roses le 11 février 1966 d'une mère bretonne, sociologue à la retraite et peintre, Josiane Grué, et d'un père camerounais expert-comptable, Dieudonné grandit en banlieue parisienne)

    Absent lors de son procès en première instance, l'humoriste Dieudonné a justifié jeudi devant la cour d'appel de Paris les propos sur la mémoire de la Shoah qu'il avait tenus à Alger en 2005 et qui avaient provoqué un tollé en France.

    Le 11 septembre 2007, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé ces propos diffamatoires envers la communauté juive et condamné l'humoriste, de son vrai nom Dieudonné M'Bala M'Bala, à 7.000 euros d'amende.

    Lors d'une conférence de presse sur un de ses spectacles, le 16 février 2005 à Alger, Dieudonné s'en était pris au «lobby sioniste, qui cultive l'unicité de la souffrance».
    Il s'était aussi plaint de ne pouvoir réaliser son film sur la traite des Noirs à cause des «autorités sionistes» qui dominent selon lui le cinéma français.


    Enfin, il avait parlé de «pornographie mémorielle», des propos qui avaient été repris dans plusieurs médias français.

    Décriées par de nombreux politiques et associations, ces déclarations avaient amené le numéro un du PS, François Hollande, à appeler au boycott des spectacles de l'humoriste.

    A la demande du garde des Sceaux, Dominique Perben, le parquet de Paris avait lancé une enquête préliminaire pour «contestation de crimes contre l'humanité».

    Etonnamment, aucune association ne s'est constituée partie civile dans ce procès, élément qu'a d'ailleurs relevé Dieudonné, disant avoir été victime d'un «véritable lynchage médiatique» à l'époque.

    «Je n'ai jamais dit: "la Shoah est une pornographie mémorielle"? ?, comme certains ont voulu le faire croire, a-t-il redit jeudi devant la 11e chambre de la cour d'appel, dénonçant «un raccourci extrêmement antisémite» et «un acharnement sans fondement» sur sa personne.

    L'humoriste a expliqué avoir visé par cette expression «l'instrumentalisation de la Shoah». «C'est l'utilisation qui est faite de ce drame qui est obscène», a-t-il réaffirmé.

    «On en a fait trop. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Simone Veil», a-t-il poursuivi, en référence à l'opposition de Mme Veil à l'idée de Nicolas Sarkozy de faire parrainer les enfants victimes de la Shoah par des écoliers de CM2.

    «Pourquoi cette hypertrophie dans la communication d'une souffrance et cette négation dans d'autres ?», a regretté Dieudonné, déplorant que le Centre national de la Cinématographie (CNC) ait financé 150 films sur la Shoah mais ait refusé de financer le sien sur la traite négrière.

    «Il existe, le lobby sioniste. M. M'Bala M'Bala a considéré qu'il en était la victime. Et c'est son droit de l'exprimer comme tel», a argué son avocate, Me Lise Bornes, réfutant la thèse selon laquelle son client assimilait sionistes et communauté juive.

    Jugeant les propos poursuivis «désobligeants et diffamatoires» envers la communauté juive, l'avocate générale, Marie-Jeanne Vieillard, a requis la confirmation du jugement.

    (Le Parisien - 10 avril 2008)

  • Salon du Livre de l'Antiracisme et de la Diversité

    La Fédération de Paris de la LICRA,

    la MAIRIE du 6e et la librairie LA PROCURE

    ont le plaisir de vous convier au

    Salon du Livre de l’Antiracisme et de la Diversité
    Parmi les auteurs présents, signeront leurs livres

    Armand Abécassis - Fabrice d'Almeida - Pierre Assouline - Elie Barnavi - Philippe Benassaya - Esther Benbassa - Sophie Body-Gendrot - Clémence Boulouque - Carmen Callil - Jean-Marie Carzou - Malek Chebel - Myriam Chimenes - Philippe Cohen - Jean-Paul Cointet - Jean Daniel - Alain David - Anny Dayan Rosenman - Eric Deroo - Eric Fottorino - Caroline Fourest - Max Gallo - André et Raphaël Glucksmann - Marek Halter - Jean Hatzfeld - Mariette Job - Gaston Kelman - Théo Klein - Julia Kristeva - Elisabeth Lévy - Patrick Lienhardt - Frédéric Martel - Mathieu Méranville - Danielle Mitterrand -  Leonora Miano - Nine Moati - Alexandre Moatti - Gérard Mordillat - Olivier Philipponnat - Benoît Rayski - Jacqueline Remy - Eric Roussel - Françoise Rudetzki - Antoine Sabbagh - Antoine Sfeir - Daniel Sibony - Jacques Tarnéro - Simone Veil - etc.
    Dimanche 13 avril 2008 de 14h à 19h
    Mairie du 6e arrondissement de Paris
    78 rue Bonaparte 75006
    Métro : Saint Sulpice / Saint Germain / Mabillon
    Trois tables rondes sont prévues :

    14h30 – « Identité et intégration », animée par Laurent Joffrin, journaliste

    16h00 – « Laïcité, rempart contre l'obscurantisme », animée par Elisabeth Lévy, journaliste

    17h30 – « Israël Palestine : le chemin douloureux vers la paix », animée par Yvan Levaï, journaliste


    Information : 01.45.08.08.08.
    Entrée Libre