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  • La Birmanie a voté malgré le cyclone

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    Malgré les appels à reporter le scrutin, la junte militaire birmane a organisé samedi un référendum sur une nouvelle Constitution une semaine après un cyclone qui a ravagé le sud du pays faisant 60.000 morts ou disparus et plus d'un million de sinistrés sans aide.

    Pour autant, le référendum -premier scrutin en Birmanie depuis 18 ans- s'est déroulé dans tout le pays, sauf dans les zones les plus dévastées du delta de l'Irrawaddy (sud-ouest) et à Rangoun où il a été repoussé au 24 mai.

    A l'instar des Nations unies, le parti de l'opposante Aung San Suu Kyi avait pressé la junte de repousser le référendum et de donner la priorité aux secours des survivants désespérés.

    La Maison Blanche s'est quant à elle abstenue de critiquer directement la décision des autorités birmanes d'organiser le référendum, en soulignant seulement que le régime devrait se concentrer sur les opérations de secours.

    Le cyclone, l'une des pires catastrophes naturelles de l'histoire récente, a fait quelque 23.000 morts et 37.000 disparus, selon un bilan officiel. Mais des diplomates occidentaux à Rangoun évoquent plus de 100.000 morts, et les organisations humanitaires redoutent un bilan encore plus lourd si les rescapés, qui n'ont ni à boire ni à manger, ne sont pas sauvés.

    Réagissant à ce bilan effrayant, le président français Nicolas Sarközy a dénoncé samedi un régime "éminemment condamnable qui (...) refuse l'aide internationale".

    La chancelière allemande Angela Merkel a jugé "inacceptable" le refus de Rangoun de collaborer avec les organisations humanitaires, au cours d'une conversation téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon.

    La Ligue nationale pour la démocratie de Mme Suu Kyi a aussi estimé que le bilan s'aggravait "de jour en jour" à cause des restrictions imposées par la junte à l'aide et a appelé l'ONU à envoyer une assistance "par tous les moyens".

    Cette aide arrive au compte-gouttes, notamment parce que le régime birman, obsédé par la défense de sa souveraineté, refuse que les opérations de secours soient conduites par des étrangers.

    Le cyclone Nargis a fait entre un million et demi et deux millions de sinistrés, mais 500.000 seulement ont reçu une assistance, ont estimé les Nations unies.

    Un premier convoi de 20 tonnes d'aide est arrivé en Birmanie, par la route, en provenance de Thaïlande, a annoncé le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés.

    Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé la reprise de ses vols humanitaires. Le PAM a également affirmé avoir récupéré une cargaison d'aide arrivée à bord d'un de ses avions en Birmanie. Mais la cargaison des deux autres avions du PAM arrivés vendredi était en revanche toujours entre les mains des autorités birmanes.

    La Maison Blanche a confirmé que les généraux birmans avaient accepté une première aide américaine, et un avion militaire devrait se poser lundi en Birmanie.

    La France a annoncé l'envoi d'un bateau chargé de 1.500 tonnes de produits et de matériels, qui pourrait arriver en Birmanie
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    mercredi ou jeudi.

    Un Illiouchine-76 affrété par Médecins sans frontières (MSF), avec 35 tonnes de matériel à bord, a quitté samedi la France à destination de la Birmanie. Un avion de Médecins du monde et de la Croix-Rouge, transportant 36 tonnes de matériel, qui devait partir samedi, a été retardé.

    L'ONU a lancé un appel de fonds de 187 millions de dollars pour aider pendant six mois la Birmanie, mais M. Ban Ki-moon n'a toujours pas réussi à entrer en contact avec le numéro un birman, le généralissime Than Shwe.

    C'était la première fois que les Birmans étaient appelés à voter depuis des élections législatives en mai 1990 très largement remportées par le parti de Mme Suu Kyi.

    A l'époque, les militaires avaient refusé d'honorer les résultats, et l'opposante, prix Nobel de la paix, a été privée de liberté pendant la majeure partie des 18 dernières années.

    Selon la junte, l'approbation de la Constitution ouvrira la voie à des "élections multipartites" en 2010 et à un "transfert de pouvoir" progressif aux civils, mais des dissidents estiment que le texte enracine au contraire la suprématie de l'armée, au pouvoir depuis 1962.

    L'opposition n'a pas été associée au processus d'élaboration de la Constitution qui rendrait inéligible Mme Suu Kyi, au motif controversé qu'elle a été mariée à un étranger, le Britannique Michael Aris, décédé en 1999.

  • Un jeune couple connaissait Bruno Cholet

    De troublantes coïncidences viennent d’apparaître dans le dossier du meurtre de l’étudiante suédoise Sussanna Zetterberg. Et affaiblissent la position de Bruno Cholet. (Nous ne voyons pas en quoi, au contraire...)

    Depuis le mois de décembre dernier, Charlotte et Mickaël* étaient en contact avec Bruno Cholet, le faux chauffeur de taxi soupçonné du meurtre de l’étudiante Sussanna Zetterberg. C’est ce qu’assurent ces jeunes gens. Et leurs témoignages, dévoilés par l’hebdomadaire France Dimanche et confirmés par France-Soir, pourraient ajouter une épine dans le pied du suspect numéro 1. Car, curieusement, ce couple habite rue Trudaine, dans le XVIIIe arrondissement de Paris… à deux numéros de l’immeuble où vivait la jeune Suédoise assassinée. De source proche du dossier, on indiquait hier que les enquêteurs étaient sur le point d’interroger ces deux personnes.

    En effet, Charlotte et son petit ami ont rencontré par hasard Bruno Cholet au sortir d’une discothèque des Champs-Elysées, à la fin du mois de décembre dernier, vers 4 heures du matin. A cette heure avancée d’une nuit froide, les taxis se font rares. Aussi, la jeune fille, dont le petit ami est à ce moment précis en retrait sur le trottoir, se félicite-t-elle de croiser une Renault Laguna beige dont le chauffeur baisse la vitre. « Il m’a proposé de me ramener chez moi, explique Charlotte. Quand il a compris que Mickaël était avec moi, il semblait déçu mais il a maintenu son offre. » Le couple regagne ainsi son domicile de la rue Trudaine.

    Selon France Dimanche, une relation de confiance s’installe alors entre les jeunes gens et le chauffeur. Les numéros de téléphone sont échangés. « En une dizaine de jours, il nous a raccompagnés trois ou quatre fois », assure Mickaël. Plus tard, Charlotte et lui affirmeront reconnaître « Bruno » sur la photo parue le 29 avril dernier dans la presse, dix jours après la découverte du corps en partie calciné de Sussanna Zetterberg en forêt de Chantilly (Oise). « Bruno », que l’on accuse d’avoir tué l’étudiante suédoise, cette voisine de 19 ans qu’ils affirment ne pas connaître. A cette date, le faux chauffeur est déjà sous les verrous. Délinquant sexuel multi-récidiviste, il est soupçonné du meurtre de Sussanna Zetterberg et mis en examen pour « enlèvement, séquestration et assassinat ». Dans son véhicule,(un monospace blanc) les enquêteurs de la brigade criminelle trouvent une arme à feu du même calibre que celle qui a servi à tuer la victime, ainsi qu’une boîte de cartouches, des menottes et un sac en plastique portant la mention écrite au feutre noir « Sussanna 377 »…

    Depuis son arrestation, Bruno Cholet nie en bloc toute implication.

    Mais ces deux nouveaux témoignages devraient apporter des précisions à l’enquête, à l’heure où une nouvelle affaire de faux taxi vient d’éclater. En effet, dans la nuit de jeudi à vendredi, un homme, prénommé Mohammed, a été arrêté alors qu’il prenait en charge six personnes. Ce dernier est connu des services de police pour des agressions sexuelles…

    * les prénoms ont été modifiés

    Edition France Soir du samedi 10 mai 2008 n°19793

  • "Kouchner l'israélien"

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    Kouchner l'israélien
    Bernard Kouchner, on le sait, est un adepte de l'interventionnisme "tous azimuts". Même en Birmanie, ravagée par un cyclone, on le sent prêt à partir en campagne, un sac de riz sur le dos, un paquet de grenades en bandoulière. C'est un "médecin de campagne" très particulier. Mais d'où lui vient cette manie interventionniste ?
     Il me revient alors en mémoire un souvenir très personnel. Certes, Kouchner fut un étudiant "communiste" qui rejoignit la "Ligue communiste révolutionnaire" d'Alain Krivine, au moment de l'expulsion des étudiants du PC dans les années 60. Il créa alors, avec d'autres, le "secours rouge" qui s'agita beaucoup en Mai 68 et après. Tout le prédisposait donc à revenir... vers Israël ! C'est ici que se situe mon souvenir. Nous avions un ami qui habitait Courbevoie, Charles Kalflèche, militant de la CFDT de l'édition, ancien de chez Larousse. Un très chic type, dévoué, généreux et sincère. On sortait souvent ensemble, avec les anciens de Mai. Malade du coeur, il subit un triple pontage à l'hôpital américain de Neuilly, commune voisine de Courbevoie. C'était au lendemain de la guerre du Kippour. Revenu en pleine forme de son opération, il me raconta, connaissant mes sentiments "anti-israéliens":
    "- J'aurais aimé que tu sois là. Figure-toi que j'avais à côté de moi, dans notre chambre de convalescence, la soeur de Bernard Kouchner ! Elle a un grade dans l'armée israélienne. Elle a été blessée pendant la guerre du Kippour, et elle venue se faire soigner ici. Son frère venait la voir, et la dernière fois, je les ai entendus se disputer. Elle lui reprochait de rester en France - "C'est maintenant que tu dois venir en Israël, c'est notre pays, et il est menacé, comme tu viens de le voir". Il s'est défendu en lui disant "qu'il considérait Israël comme son pays, qu'il y était attaché autant qu'elle, mais qu'il avait compris, depuis Mai 68, que c'est en restant en France qu'il le servirait le mieux". Un détail ? me dira-t-on, des propos échangés avec une petite soeur blessée, qui venait de risquer sa vie, et qui ne comprenait pas pourquoi son frangin restait "à l'abri", loin de son pays qui avait tant besoin d'être défendu, les armes à la main ? Mon ami, Charles Kalflèche, en était tout retourné :" C'est vrai, me dit-il, c'est bien Israël leur pays..."

    Peut-on y voir là une explication à cette manie interventionniste qui caractérise le "discours généreux" de Bernard Kouchner ? Se doute-t-il qu'un jour il faudra aller défendre Israël, et qu'il faudra y entraîner la France ? Est-ce cela qui le faisait "rêver" du Quai d'Orsay ? En tout cas, avec Nicolas Sarközy, il est bien sur la même longueur d'ondes...

    Samedi 10 Mai 2008

  • FÊTES PAIENNES DES QUATRE SAISONS par Pierre Vial

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    Solstices, Imbolc et fête des chandelles, fête de la Communauté, fête de l’Empire, Ostara, Beltaine et fête du Mai, Lugnasad, Fête de la moisson et du vin, Samain... Le païen, c’est à dire l’homme enraciné, vit en fonction d’une conviction très simple : quand on a conscience d’être un élément, parmi tant d’autres, au sein de l’univers, on comprend que l’équilibre et la sérénité, dans sa vie quotidienne, sont le fruit d’un respect des lois naturelles. Autrement dit, chacune et chacun doit s’insérer dans le cycle vital de la nature, rythmé par le déroulement des saisons. Ce rythme saisonnier, éternel retour, est marqué par des fêtes ancestrales, traditionnelles, qui sont autant de rappels que, dans la vision païenne du monde, le sacré est sans cesse omniprésent dans la vie de tous les jours et doit donc être pris en compte, respecté et célébré.   Vous voulez savoir de quel très lointain passé surgissent les fêtes païennes des quatre saisons ? Quelles sont leur signification, leur histoire ? Vous voulez savoir  comment, aujourd’hui, perpétuer ces fêtes, en respectant leur sens profond tout en les adaptant à notre temps ? Cet ouvrage, abondamment illustré, est destiné à unir la connaissance historique et les conseils pratiques, pour faire vivre concrètement, dans le cadre familial et communautaire, l’héritage des ancêtres.

    Les Editions de la Forêt

    87 montée des Grappilleurs

    69380 SAINT-JEAN-DES-VIGNES

    FÊTES PAÏENNES DES QUATRE SAISONS PIERRE VIAL 336 pages • 210 x 297 mm, Dessin de Jean Mabire

    Prix de Vente : 34 euros (FRAIS DE PORT INCLUS)

  • Sarközy s'en prend à la presse!

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    Le SNJ (Syndicat national des journalistes) a qualifié hier en fin de journée de «consternants» les reproches à l'égard de la presse formulés mercredi par le Président Nicolas Sarközy devant les députés UMP et rapportés par certains élus.
    «A en croire les déclarations de certains députés UMP ayant participé au déjeuner du 7 mai à l'Elysée, le président de la République s'y est montré particulièrement sévère vis-à-vis de la presse», écrit le syndicat dans un communiqué intitulé «Nicolas Sarkozy s'attaque à la presse: consternant».

    «Il est singulièrement "abracadabrantesque" de constater que Nicolas Sarkozy attaque ainsi les journalistes en privé, alors que le bilan tiré par le SNJ de sa première année de présidence est particulièrement accablant pour la liberté de la presse», estime le syndicat. «Au lieu de continuer à vouloir faire des journalistes les boucs émissaires de ses déboires dans les sondages, le président de la République serait mieux inspiré d'écouter les inquiétudes grandissantes d'une profession en crise. Et de l'aider à retrouver les conditions d'exercer pleinement, et en toute indépendance, sa mission d'informer auprès des citoyens de ce pays», ajoute le SNJ.

    Recevant mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, le chef de l'Etat avait accusé la presse de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices, selon des participants à cette réception. Nicolas Sarközy a cité L'Express, Marianne, Le Parisien, l'AFP et le Journal du Dimanche
    , selon certains participants.
    Libération - 9 mai 2008