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  • Les faux inondent le marché de l'art

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    Aidés par des marchands d'arts et des experts peu scrupuleux, les faussaires inondent le marché de l'art. Au-delà des particuliers grugés, des copies sont accrochées dans des musées du monde entier qui n'ont pas su distinguer le vrai du faux.

    Ils envahissent les salles des ventes, se nichent dans de respectables musées ou migrent vers les salons de particuliers pensant avoir réalisé une belle affaire. Toiles de maître, mobilier d'époque, statues d'art primitif...

    Le commerce des faux génère aujourd'hui de substantiels profits. Il présente pour ses auteurs un ratio risque-bénéfice bien plus avantageux que d'autres méfaits. Les falsificateurs encourent en général des peines moindres que celles infligées pour des délits plus classiques. Aucun outil statistique ne permet aujourd'hui de recenser le nombre de faux, les champs d'imitation étant tellement nombreux. Mais ils se comptent par milliers. Rien que pour Cocteau, Annie Guédras, l'experte reconnue du peintre, en recense plus de 1 700.

    Prédilection pour les contemporains

    Raphaël, Delacroix, Géricault, Picasso, Kandinsky, tous les grands artistes ont leurs faussaires. L'affaire jugée cette semaine à Paris l'illustre parfaitement. Elle concernait des oeuvres du Carrache, de Raphaël et de Bruegel. Des toiles qui s'arrachent à prix d'or... Les faussaires, artistes en mal de reconnaissance, privilégient les grandes signatures, avec une prédilection pour les contemporains. « Ils sont plus faciles à copier et il est encore possible de se procurer leurs matériaux », explique Eric Turquin, expert en tableaux anciens.

    Filières internationales

    C'est une chose de contrefaire et de peindre à la manière des plus grands, encore faut-il bénéficier de la complicité de tout un réseau pour trouver un acquéreur. « Le faussaire, souvent, n'a pas le temps de s'occuper d'écouler ses oeuvres, remarque Valérie Maldonado, commissaire principal à l'office des contrefaçons de la direction centrale de la police judiciaire. Des marchands d'art, des galeristes interviennent alors pour se charger de la vente. » Les filières internationales fournissent alors les plus grandes salles des ventes, trompent les spécialistes des musées nationaux. La bonne affaire devient une superbe escroquerie.

  • Profanation de cimetière chrétien: ce sont des "satanistes"

    Deux cent quarante-six tombes ont été profanées dans le cimetière d'Elne, au sud des Pyrénées-Orientales, avec notamment des inscriptions sataniques.

    Des croix ont été renversées, des pots de fleurs brisées et le mot "Satan" a été inscrit sur plusieurs pierres tombales de ce cimetière qui a été interdit au public dimanche à la mi-journée en raison de prélèvements d'indices par les gendarmes.

    Le Parisien - 02 mai 2008
  • Antoine a appris la mort de sa mère

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    Samedi soir, à grands renforts de patrouilles et même d'un hélicoptère, les enquêteurs espéraient un dénouement rapide à la chasse à l'homme engagée quelques heures plus tôt. Hier, à 13 h 30, c'était chose faite. Cédric Hornec, 29 ans, a été interpellé par une quinzaine de gendarmes du peloton de sécurité et d'intervention des Sables-d'Olonne, dans un petit appartement de Saint-Hilaire-de-Riez, une station balnéaire de la côte vendéenne.

    A une vingtaine de kilomètres seulement du lac d'Apremont, où Antoine, 8 ans, avait été retrouvé vendredi matin, entre la vie et la mort. En revenant à lui, le petit garçon a mis les enquêteurs sur la piste de Cédric Hornec. Le garçonnet affirme que c'est ce mécanicien qui, dans la nuit de jeudi à vendredi, l'a emmené de force, en voiture, au bord du lac d'Apremont, où il l'aurait jeté à l'eau depuis un ponton. Quant à Anne Deriez, la maman d'Antoine, elle a été retrouvée, avant-hier matin, le crâne fracassé, dans la salle à manger de sa longère de Bois-de-Céné.

    Cédric Hornec, il y a une quinzaine de jours encore, était le concubin d'Anne Deriez, avant une séparation qu'on avait décrite comme « sans esclandre »*. Il apparaissait aux yeux des enquêteurs comme un « témoin important ».

    * Qui est ce "on" qui avait décrit une séparation sans esclandre ?


    Traqué depuis plus de vingt-quatre heures, pendant lesquelles il aurait, selon une source proche du dossier, « beaucoup bougé », il s'était finalement réfugié chez une amie, dans une résidence HLM, en plein centre-ville de Saint-Hilaire-de-Riez. Déjà connu des services de police, il n'a pas opposé de résistance au moment de son interpellation. Il a ensuite été conduit à la brigade de Challans, dont les hommes ont été mobilisés non-stop dès la découverte d'Antoine. Sa garde à vue, filmée comme l'exige la loi en matière criminelle depuis hier, s'y déroulait toujours hier soir, assurée par des officiers de la section de recherches des Pays de la Loire, et vraisemblablement pourrait se poursuivre jusqu'à demain midi, au plus tard. La jeune femme qui l'hébergeait au moment de son interpellation était elle aussi entendue par les gendarmes. Quant à la Peugeot 306 noire de Cédric H., elle a immédiatement été saisie pour y opérer bon nombre de prélèvements : Antoine affirmant avoir été conduit en voiture au lac, des traces de son ADN dans l'habitacle pourraient en apporter la preuve indiscutable.

    A Bois-de-Cené, au domicile d'Anne Deriez, les « experts » de la gendarmerie poursuivaient hier leur méticuleux travail sur la scène du crime. L'autopsie de la jeune maman, qui aurait eu 30 ans en novembre, doit avoir lieu aujourd'hui.

    Quant à Antoine, auprès duquel trois gendarmes se relaient en permanence, il se porte de mieux en mieux ; physiquement, du moins. Un militaire, spécialement formé dans l'audition et la communication auprès des mineurs, lui a annoncé la mort de sa mère, avant-hier soir, et il lui faut désormais faire face à cette douleur. Le procureur de la République de La Roche-sur-Yon devrait très prochainement requérir une ordonnance de placement pour qu'Antoine retrouve un environnement propice à sa reconstruction.

    Ce terrible fait-divers en dit plus sur notre époque que de longs débats philosophiques qui ne font que constater l'échec de notre société en fin de cycle sans y apporter le moindre remède.

  • Lycée Paul-Bert: des ministres bien protégés

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    La visite de François Fillon en compagnie des deux ministres Darcos et Dati dans un lycée parisien lundi a été émaillée d'incidents avec des manifestants dénonçant notamment les conséquences des réformes en cours dans l'éducation.

    Pierre Castagnou, maire PS du XIVe arrondissement de Paris, a décrit comme une "provocation du gouvernement" la venue au lycée Paul-Bert du Premier ministre, accompagné du ministre de l'Education Xavier Darcos et de la Garde des Sceaux Rachida Dati.

    "Provocation", c'était aussi le terme scandé par quelque 150 lycéens et parents d'élèves FCPE qui avaient fait le déplacement pour l'occasion, et ont été tenus à distance de façon musclée par quelques dizaines de gendarmes mobiles et CRS.

    Un gendarme a été "sérieusement blessé à la main", selon une source policière, qui a aussi fait état d'une arme blanche trouvée sur l'un des lycéens.

    Côté manifestants, trois jeunes ont été interpellés sans ménagement après avoir tenté de franchir le barrage. L'un d'eux a été traîné au sol, un autre a été brutalement plaqué contre la grille d'une fenêtre au rez-de-chaussée du lycée, tête la première. Il aurait nécessité des soins par les pompiers, a affirmé l'Union nationale lycéenne (UNL).

    Dans un communiqué, le premier syndicat lycéen "dénonce fermement la répression policière face à des manifestants pacifiques qui n'avaient même plus le droit de rentrer dans leur lycée".

    Quant à la FIDL, deuxième syndicat de lycéen, elle estime également que "deux semaines après un mouvement qui a réunit plus de 80.000 lycéens, la venue des Ministres et du Premier Ministre sonne comme une provocation à l'encontre des lycéens".

    C'est la première fois qu'une véritable manifestation se produit lors d'un déplacement de M. Fillon depuis qu'il est à Matignon, si l'on excepte le rassemblement assez tranquille de 200 internes en médecine lors d'un déplacement à Nîmes, en octobre 2007.

    "C'est assez habituel pour moi qui ait été ministre de l'Education d'avoir des comités d'accueil", a-t-il réagi à l'issue d'une table ronde sur la consommation de drogue en milieu lycéen. Laquelle réunion, a-t-il souligné, s'est tenue "dans les conditions du dialogue".

    "La police est là pour faire régner l'ordre, les manifestations ne sont pas une façon de régler les sujets," a-t-il ajouté.

    L'un des reproches faits au chef du gouvernement tenait à l'annonce de sa visite presque au dernier moment, vendredi 30 mai dans l'après-midi.

    "Cette visite improvisée, inopportune et inconséquente, dont le maire du XIVe n'a pas été tenu informé par les autorités gouvernementales, ne pouvait que provoquer de tels incidents", a jugé M. Castagnou dans un communiqué.

    "On a appris leur venue (des ministres, NDLR) il y a trois jours seulement. Ca trouble la sérénité de l'établissement", a aussi confié Elisabeth Coutrot, une parent d'élève FCPE en colère contre "une dotation horaire amputée", "des heures supplémentaires qui alourdissent la charge de travail des enseignants" et le manque de surveillants.

    Xavier Darcos a lui aussi balayé l'argument: "Venant de personnes qui ont organisé pendant trois mois la confusion dans les établissements, c'est presque comique", a-t-il lâché à la presse, le visage fermé.

  • VIDEO: LES QUATRE EMPIRES A DETRUIRE

    http://www.dailymotion.com/video/x5meat_detruire-les-identites_news

     envoyée par Roberto Fiorini

  • L'enfant du lac: Cédric Hornec a avoué

    Placé en garde à vue depuis hier après-midi, Cédric Hornec, 29 ans, a avoué.

    Il a expliqué aux enquêteurs s'être disputé avec son ex-compagne et l'avoir violemment frappée à la tête. Selon ses premières déclarations, il aurait placé un coussin sur la tête de sa victime pour couvrir ses cris.

     Il a par ailleurs reconnu avoir quitté le domicile avec le fils de la victime, Antoine, 8 ans, dans sa voiture. Ce n'est qu'après avoir sillonné les routes du secteur pendant quelque temps qu'il aurait décidé de se débarrasser du jeune garçon en le noyant. L'enfant du lac a été retrouvé inanimé mais vivant vendredi matin par un promeneur, qui s'est jeté à l'eau pour le tirer sur la berge.
    Le Parisien - en exclusivité - 02 mai 2008
  • L'Obamania dans les banlieues

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    SAFIA, étudiante en Seine-Saint-Denis:

    «S'il gagne, je vais là-bas. Direct ! ». Comme Bakary, jeune travailleur social à Paris, Nabil, Dina, Safia, Hervé Kir-Din... ont le regard tourné vers l'Amérique et le duel Hillary Clinton-Barack Obama.

    Le sénateur afro-américain est le nouveau « kif » de ces lycéens ou étudiants d'Aubervilliers, de Villetaneuse ou de Paris. A l'initiative de Jean-Claude Tchicaya, professeur dans les lycées de Seine-Saint-Denis et président de l'association Devoirs de mémoire, ces jeunes de banlieue âgés pour la plupart d'une vingtaine d'années se sont rencontrés jeudi soir à l'université de Saint-Denis pour échanger sur la primaire démocrate.

    Le coude-à-coude avec Clinton, ils le suivent dans les médias français évidemment. « Après chaque victoire du sénateur Obama, les commentaires vont bon train dans la cour du lycée », assure Tchicaya. Comme Nabil, étudiant en histoire, le besoin d'en savoir plus les amène à surfer assidûment sur le Net. « J'ai même téléchargé la profession de foi des candidats », dit-il. Membre des Braves garçons d'Afrique, une association parisienne portée sur les questions d'identité, Bakary suit la campagne en téléphonant aux « potes de Washington ». « Ce qui se passe là-bas est dingue, les jeunes s'inscrivent massivement sur les listes électorales. Obama fait vraiment souffler le vent du changement », assure Bakary.

    « Il prouve que l'on peut réussir même quand on est issu d'un milieu modeste »

    La percée du sénateur afro-américain a sur ces jeunes un effet miroir. La « success story » d'Obama, passé dans les écoles publiques américaines avant de devenir avocat puis homme politique, fascine. « Il n'a pas eu une enfance dorée et le voilà presque en course pour la Maison-Blanche... Obama prouve que l'on peut réussir même quand on est issu d'un milieu modeste », remarque Dina, une timide lycéenne. Le fameux « rêve américain »... De « Friends » au « Prince de Bel-Air », tous ces accrocs de séries TV made in USA « adorent l'Amérique bling-bling ». « Là-bas, tu peux passer ton permis à 16 ans... », rigole un jeune. « C'est aussi le pays qui envenime le conflit israélo-palestinien », corrige un jeune Black, vêtu d'un T-shirt « African Power ». Une société « très inégalitaire » mais qui s'apprête quand même « à tourner une page sur sa propre histoire ».

    Bonnet sur la tête, Dan fait son petit cours : « dire qu'il y a à peine quarante ans en Amérique, un Noir ne pouvait pas s'asseoir à côté d'un Blanc dans les bus... Aujourd'hui, un métis pourrait devenir président de la première puissance mondiale. Quelle leçon ! » Notamment pour la France. Bakary brandit le journal « l'Equipe » qui publie les photos des 23 sélectionnés de l'équipe de France pour l'Euro de foot : « Ah si seulement, on pouvait avoir un gouvernement ou une Assemblée nationale qui s'en inspirent un peu plus ! » « Mais c'est quand même deux Blacks (NDLR : l'ancien et l'actuelle secrétaire d'Etat américains Colin Powell et Condoleeza Rice) qui ont envoyé des marines en Irak. Si j'étais américain je ne voterais pas Obama parce qu'il est noir mais pour son projet », coupe Kir-Din .

    Avant de se quitter, un petit vote s'organise : les 14 présents estiment à l'unanimité qu'Obama va remporter son match face à Clinton. Et pour la Maison-Blanche ? « L'Amérique reste l'Amérique. Voter pour un président noir est encore impossible... », lâche Kir-Din. Et s'il venait à gagner, ils ont prévu de lui envoyer... un gilet pare-balles. Car « il se fera descendre », comme un Martin Luther King. Mais quelque soit le résultat, la percée du sénateur aura des résonances en France. « Les Français issus de l'immigration peuvent enfin se dire Pourquoi pas moi ? Pour nous, il est l'espoir », glisse Safia. Et Bakary, d'origine malienne, de conclure : « Mon grand-père a combattu dans l'armée française, mon père a construit des immeubles... Un jour, peut-être, mon petit-fils verra un Obama "gaulois"( français!) à l'Elysée. »

    (Le Parisien - 01 juin 2008)