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  • Poutine soutient les séparatistes ossètes et condamne l'action militaire de la Géorgie

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    Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a déclaré samedi que la Géorgie, après son opération "criminelle" contre la république séparatiste d'Ossétie du Sud, qui a déclenché une violente intervention militaire russe, ne pourrait plus rétablir sa souveraineté sur ce territoire.

       "Un coup mortel a été porté à l'intégrité territoriale de la Géorgie, un dommage considérable (a été provoqué) à sa souveraineté étatique: il est difficile de s'imaginer comment il serait possible après tout ce qui s'est passé de convaincre l'Ossétie du Sud de faire partie de l'Etat géorgien", a déclaré M. Poutine à Vladikavkaz, capitale de la république russe d'Ossétie du Nord, voisine de l'Ossétie du Sud.

    Les protagonistes ont continué à publier des bilans contradictoires. Mille six cents personnes ont été tuées à Tskhinvali, selon une responsable des autorités séparatistes, Irina Gagloïeva.

    L'ambassadeur de Russie à Tbilissi a fait état d'"au moins 2.000 civils tués" dans les combats à Tskhinvali, selon l'agence Interfax. M. Saakachvili a démenti, parlant de "mensonges flagrants". Il n'y a "pratiquement pas de civils tués", a-t-il affirmé.

    Plus de 30.000 personnes auraient fui l'Ossétie du Sud, franchissant la frontière avec la Russie, d'après le vice-Premier ministre russe Sergueï Sobianine.

    Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU devait tenir une nouvelle réunion sur le conflit entre la Russie et la Géorgie, la France, qui préside l'Union européenne, a annoncé que le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se rendrait "dès que possible dans la région" pour proposer "une sortie de crise".

    La présidence française a également annoncé une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE "au début de la semaine prochaine".

    Peu avant ces développements, le président géorgien Mikheïl Saakachvili a proposé à la Russie que les forces géorgiennes cessent le feu en Ossétie du Sud si la Russie, intervenue pour soutenir les séparatistes, mettait fin à ses bombardements aériens en territoire géorgien.

    "Nous sommes prêts à cesser le feu immédiatement si l'autre partie cesse de tirer et de bombarder", a déclaré M. Saakachvili sur la chaîne de télévision américaine CNN.

    "Ils (les Russes) nous combattent et nous bombardent partout dans le pays. (...) Ils bombardent des cibles civiles", a affirmé M. Saakachvili. "Cela doit cesser immédiatement. Le monde doit s'unir. Il est temps que le monde réponde sans équivoque à cette violence, parle d'une seule voix pour condamner ces crimes de guerre", a-t-il ajouté.

    Les 2.000 hommes du contingent géorgien en Irak étaient prêts samedi à rentrer en Géorgie pour participer aux combats, mais attendaient le feu vert de Tbilissi, selon un responsable du contingent.

    Plus tôt, M. Saakachvili avait annoncé qu'il avait "signé un décret sur l'état de guerre".

    Dans la journée de samedi, un nouveau front s'est ouvert en Abkhazie, autre république séparatiste de Géorgie soutenue par la Russie.

    Le président abkhaze Sergueï Bagapch a annoncé que ses forces avaient lancé une opération pour chasser les troupes géorgiennes des gorges de Kodori, seul secteur d'Abkhazie qui échappe à leur contrôle.

    Les deux parties ont fait par la suite des déclarations contradictoires sur la situation sur le terrain dans cette zone.

    Par ailleurs, depuis le déclenchement de l'offensive géorgienne en Ossétie du Sud dans la nuit de jeudi à vendredi, la situation reste confuse dans la capitale de cette république séparatiste, Tskhinvali. L'armée russe comme Tbilissi affirmaient à la mi-journée contrôler cette ville.

    Côté géorgien, la télévision a fait état d'un bombardement par l'aviation russe sur la ville de Gori, dans le nord de la Géorgie, qui aurait tué un nombre indéterminé de civils.

    Les forces aériennes russes ont "complètement dévasté le port de Poti sur la mer Noire, site clef pour le transport de ressources énergétiques de la mer Caspienne" vers l'Europe, selon le ministère géorgien des Affaires étrangères.

    Rejetant les accusations de Tbilissi, la Russe a nié avoir voulu le conflit.

    La Russie ne veut pas de guerre avec la Géorgie et s'efforce simplement de restaurer l'ordre en vigueur en Ossétie du Sud avant l'opération militaire lancée par Tbilissi pour reprendre le contrôle du territoire, a déclaré à la BBC le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

    Et le président russe Dmitri Medvedev a assuré que l'opération russe avait pour but "de contraindre la partie géorgienne à la paix".

    Arrivé samedi à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord, en provenance de Pékin, M. Poutine a qualifié de "légitime" et "nécessaire" l'action de la Russie pour soutenir l'Ossétie du Sud, dans des déclarations retransmises à la télévision.

    M. Poutine a qualifié de "catastrophe humanitaire" la situation de la population, parlant de "crime contre le peuple ossète".

    Il a également fustigé la volonté de la Géorgie de devenir membre de l'Alliance atlantique.

    Les déclarations de M. Poutine sur l'improbabilité d'un rétablissement du contrôle de Tbilissi sur l'Ossétie du Sud ont été suivies par une réaction de l'Otan.

    "Les négociations auxquelles nous appelons, comme d'autres, peuvent uniquement être fondées sur l'intégrité territoriale de la Géorgie", a déclaré une porte-parole jointe au quartier général de l'Otan à Bruxelles.

    Le représentant permanent de la Russie auprès de l'OTAN, Dmitri Rogozine, a souligné que le retrait des forces géorgiennes était un préalable. "Avant de démarrer des négociations, la Géorgie doit retirer ses forces des zones de conflit de l'Ossétie du Sud et rétablir le statu quo", a-t-il déclaré à l'AFP.

    Annonçant une mission de M. Kouchner dans la région, la présidence française a indiqué que le président Nicolas Sarközy "propose un plan de sortie de crise articulé autour de trois éléments: une cessation immédiate des hostilités; le plein respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Géorgie; le rétablissement de la situation qui prévalait antérieurement sur le terrain".

    La présidence française a annoncé qu'un conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE "sera réuni au début de la semaine prochaine pour évaluer la situation et développer les perspectives de règlement du conflit".

    M. Sarközy "se réserve la possibilité de convoquer une réunion extraordinaire ultérieure du Conseil européen". AFP.09.08.08

  • Marseille: feux d'origine criminelle dans les calanques

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    Les pompiers ont fixé l'incendie qui avait repris dans la nuit de vendredi à samedi à l'entrée du massif des calanques, à l'est de Marseille, brûlant 60 hectares de pins et de maquis sans menacer d'habitations, a-t-on appris de sources concordantes.

    "Le feu est fixé mais nous sommes toujours attentifs aux fumerolles qui pourraient le faire reprendre", a indiqué à l'AFP une porte-parole des marins-pompiers de Marseille.

    L'incendie a brûlé 60 hectares de pins et de maquis, sur 80 hectares parcourus dans les collines environnant la cité de la Cayolle dans l'est de la ville, non loin de la calanque de Sormiou.

    Vendredi, 10 hectares avaient déjà brûlé dans le secteur. Les pompiers avaient maîtrisé les flammes mais le feu avait repris dans la nuit, attisé par un vent violent qui s'est modéré samedi matin.

    Plus de 200 pompiers restaient mobilisés sur place, assistés de 50 engins, contre 250 et 75 au plus fort de l'incendie. Deux Canadair qui étaient intervenus en début de matinée ont cessé leur ballet aérien, mais trois hélicoptères bombardiers d'eau étaient toujours en action dans les airs.

    Près de 60 hommes intervenaient notamment sur les versants les plus escarpés dominant la mer où ils ont dû être hélitreuillés, les camions ne pouvant pas y accéder.

    De source policière, on privilégiait la piste criminelle pour l'origine de l'incendie, après la découverte sur place, vendredi, d'une boîte d'allumettes. Des riverains ont également déclaré avoir entendu un scooter démarrer sur les lieux de l'incendie, a-t-on ajouté de même source.

     

  • Des musulmans prêchent sur le parking

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    Le parking où priaient et prêchaient les militants de l'islam

    Vêtus de longues djellabas blanches, Coran à la main, les membres du mouvement Tabligh parcourent les quartiers des Yvelines depuis quelques jours . Jeudi soir, c’est à Fontenay-le-Fleury qu’ils ont posé leurs nattes afin de transformer le square Buffon en lieu de culte. Au pied des immeubles, une douzaine de militants, tournés vers l’est (La Mecque) se sont rassemblés dans la prière de 18 h 15 à 19 h 30.

    De leurs fenêtres, les riverains ont observé ces prêcheurs d’un oeil curieux sans pour autant s’en étonner.

    Vêtements traditionnels

    « Je les avais déjà vus l’année dernière sur cette même place publique. J’avais été un peu effrayée par ces hommes à longue barbe qui marchaient avec une canne. Mais en fait, ils s’assoient par terre, discutent avec les passants et prient. Ils ne sont en aucun cas violents. Un de mes voisins, âgé d’environ 22 ans, est d’ailleurs un des leurs. Et il ne nous a jamais causé de soucis », raconte une habitante du square. « Ma femme a vu ces hommes en habits traditionnels. On ne sait pas trop qui ils sont. Si j’avais été là, je serai allé les voir pour prier avec eux », enchaîne un riverain. La pratique de ces fidèles ne le choque pas car « ici, tout le monde est musulman ». Prévenue, la police s’est rendue sur les lieux vers 19 heures. « Ils étaient dans un coin et ne dérangeaient pas l’ordre public. Nous leur avons demandé de partir car ils n’avaient pas d’autorisation. Ils se sont dispersés sans problème, explique-t-on au commissariat.
    Ce sont des prêcheurs itinérants qui parcourent les quartiers du département (Yvelines) pour faire connaître l’islam aux jeunes. » Mercredi soir, ils s’étaient déjà rassemblés à Montigny-le-Bretonneux, place André-Malraux. Les prêcheurs du Tabligh laissent planer le mystère sur leurs destinations. Ils ont cependant l’habitude de s’ancrer dans les banlieues à forte population immigrée.

     

    Le Parisien- 9 août 2008

  • Woinic, le sanglier des Ardennes

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    Plusieurs milliers de personnes ont assisté mardi sur les routes des Ardennes au passage de Woinic, un sanglier en fonte haut de 10 mètres et pesant 50 tonnes, le plus grand du monde, a indiqué le Conseil général du département.

    Le sanglier, qui mesure 14 mètres de long et cinq mètres de large, est destiné à devenir la mascotte du département des Ardennes et sera installé définitivement vendredi sur une aire d'autoroute, sur l'A34 entre Saulces-Monclin et Faissault.

    La statue, achetée par le département au sculpteur ardennais Eric Sleziak pour 600.000 euros, a quitté mardi matin sur un camion-remorque le hangar où elle était entreposée depuis quinze ans à Bogny-sur-Meuse.

    "Woinic est "la mascotte de tout un territoire et un hommage à la métallurgie et à la fonderie ardennaises", selon le Conseil général. Vendredi, le 08/08/2008, "le Jour des Ardennes et de tous les Ardennais" sera célébré avec des événements culturels et sportifs dans tout le département, selon la même source.

     "Merci Woinic, on est fier d'être Ardennais", proclamait une banderole déployée par le public près de Nouzonville, au nord de Charleville-Mézières, a constaté un photographe de l'AFP.

    Animal mythique des Celtes, le sanglier fait partie de la culture collective des Ardennes.

  • Policier tué à la Foire du Trône: le suspect sera jugé

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    ÇA NE RAMÈNERA pas Reynald, mais c’est déjà un soulagement de savoir qu’il y aura un procès… », souffle Jean-Claude Delage, le secrétaire général du syndicat Alliance. Une réaction qui fait suite à la décision du juge d’instruction de renvoyer devant les tribunaux le principal suspect mis en cause dans la mort du gardien de la paix Reynald Caron, le 9 avril 2007 à la Foire du Trône.


    Cet adolescent, âgé de 15 ans à l’époque des faits, comparaîtra devant le tribunal pour enfants pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Il risque dix ans de prison. Trois de ses amis passeront, eux, à la barre pour « violences volontaires en réunion n’ayant pas entraîné une ITT de plus de huit jours » à la suite d’une rixe avec des forains, à l’origine du drame.

    La bande des Dragons

    Il était environ 21 heures ce soir-là lorsque la bagarre a démarré devant le manège Maxximum. Alors que des jeunes tentent de resquiller, des forains s’interposent et une rixe éclate. Des policiers, dont Reynald Caron, interviennent. Le gardien de la paix de 31 ans est-il alors poussé par celui qui se fait appeler Escro dans sa cité ? Ou bien trébuche-t-il ? Ce sera au tribunal d’en juger. Mais il sera percuté de plein fouet par le manège, tué sur le coup.

    Connu des services de police, l’adolescent aurait été interpellé à quinze reprises durant la seule année 2006. Ce jeune homme, qui suivait une formation de pâtissier, était un membre de la bande des Dragons, adepte du coup de poing. Il sera arrêté près de Blois, où il avait trouvé refuge chez une tante.

    En garde à vue, Escro avait avoué avoir poussé tout le monde autour de lui lors de la rixe, Reynald Caron y compris. Mais devant le juge d’instruction il changera de version, niant avoir poussé le gardien de la paix. Ses avocats sont restés injoignables hier, mais ils affirmaient lors de la mise en examen de leur client que « la thèse de l’accident » était « toujours défendable ».

     

    Le Parisien 07.8.08

  • Des clandestins sur le chantier de futurs centre de rétention!

    INFO LE PARISIEN. L'affaire est pour le moins inattendue ! La police a arrêté cette semaine trois travailleurs clandestins qui travaillaient sur le chantier des futurs centres de rétention administrative (CRA) des immigrés sans papiers au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) à quelques centaines de mètres des pistes de l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle.

    Lundi, deux premiers travailleurs sans papiers ont été arrêtés. Deux Turcs d'une trentaine d'années. Un troisième homme devait être appréhendé mais a réussi à s'enfuir. Jeudi, un quatrième ouvrier, un Africain, a été repéré et arrêté. Il a été libéré avec un arrêté de reconduite à la frontière.


    Tous travaillaient pour le compte de l'une des multiples entreprises sous-traitantes de ce chantier chapeauté par le ministère de la Défense. A l'entrée, chaque ouvrier doit présenter un badge et une pièce d'identité ; une exigence du ministère de la Défense pour lutter contre le travail clandestin.


    Aucun des employeurs de ce vaste chantier n'avait, vendredi soir, été inquiété pour avoir recruté une main d'œuvre clandestine. Contactée  la préfecture de Seine-et-Marne n'a pas été en mesure d'indiquer la suite qui serait donnée à cette affaire.

  • Que de petits enfants qu'on ne surveille pas!

    Une fillette de 14 mois, tombée jeudi dans une piscine de Montbrun-Lauragais (Haute-Garonne), à une vingtaine de km au sud de Toulouse, est décédée vendredi matin à l'hôpital de Purpan, où elle avait été hospitalisée, selon la gendarmerie.

    La fillette, qui marchait depuis un mois, avait été confiée à la garde de ses frère et soeur, âgés de 7 et 9 ans, par le père, occupé à effectuer la vidange d'un camping-car.

    De retour du travail, la mère de famille avait constaté la disparition de l'enfant. Celle-ci a été retrouvée inanimée dans la piscine, pourtant recouverte d'une bâche.

    Un massage cardiaque pratiqué vers 19H00 par les secours a permis dans un premier temps de ranimer la fillette, qui a été hospitalisée à Toulouse, où elle est décédée vendredi matin.

    Le Parisien - 08.8.08

    Atroce bêtise et inconscience des parents!