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  • D'ou vient le nom de Bouddha?

    Le mot bouddha est, en sanskrit, le participe passé passif de la racine bhudh (budh par application de la loi de Grassmann). On explique la désapiration budh-tabud-dha par la loi de Bartholomae.

    La racine signifiant « s'éveiller », de même étymon indo-européen que le grec ancien punthánomai « s'informer » ou que l'allemand bieten et l'anglais to bid (après des évolutions sémantiques profondes), entre autres nombreux dérivés dans les langues indo-européennes, le terme buddha signifie donc littéralement « qui s'est éveillé ».

    Les langues occidentales ont emprunté le terme sanskrit, en l'adaptant à leur orthographe (Bouddha en français, Buddha en anglais, etc.).

  • MAM arrête les frais!

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    A Sallanches le 24 août 2008

    Michèle Alliot-Marie a estimé qu'il n'y avait plus «aucune chance de retrouver quelqu'un vivant» sous l'avalanche qui s'est déclenchée dans la nuit de samedi à dimanche au Mont-Blanc du Tacul, dans le massif du Mont-Blanc. Huit personnes sont toujours portées disparues.
    «Il est extrêmement difficile de savoir avec certitude combien de personnes ont été prises dans l'avalanche.

    Grâce aux moyens techniques, nous avons la certitude qu'il y a des gens sous l'avalanche, mais il est impossible de savoir combien exactement», a-t-elle ajouté.

    La ministre de l'Intérieur qui revenait d'une reconnaissance en hélicoptère au-dessus des lieux du drame, a estimé qu'il s'agissait d'une «avalanche monumentale», «sans échappatoire» pour les alpinistes.

     

    Peu avant son arrivée sur place, les recherches avaient été suspendues, «en raison d'un risque d'effrondrement des plaques» de neige. 
    L'avalanche, longue de 200 m et large de 50 m, s'est produite à 3 600 m d'altitude dimanche vers 3 heures sur cet itinéraire très fréquenté par les alpinistes et l'alerte a été aussitôt donnée par un guide de haute-montagne.

    Un guide de haute-montagne qui a participé aux opérations de sauvetage, a lui aussi décrit les lieux comme étant "apocalytiques". "On croise des gens qui rentrent blessés, les visages ensanglantés, les jambes cassées, les vertèbres pétées, des personnes en hypothermie... L'atmosphère est lourde".

    Le maire de Chamonix, Eric Fournier, a pris pour sa part un arrêté pour la journée de dimanche interdisant aux alpinistes l'accès au Mont-Blanc du Tacul, selon le capitaine Pueyo.
    Le Mont-Blanc du Tacul est un sommet qui culmine à 4.248 m, situé entre l'Aiguille du Midi et le Mont Maudit et qui se trouve sur une voie d'accès au Mont-Blanc.

        Leparisien.fr avec AFP

    Elle n'est pas spécialiste de la montagne pour "estimer" qu'il faut arrêter les recherches! Il y a peut-être encore des gens vivants!

  • Crocs roses offerts par le blog!

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    Offerts par le blog!
     

    Le 10 août, Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative déclarait dans les colonnes du Parisien: "Si la France obtient quarante médailles aux JO, j'irai au Conseil des ministres en Crocs roses". Elle tiendra parole! C'est ce qu'elle nous confirme dans une interview réalisée par téléphone ce midi.

     Roselyne Bachelot y dresse le bilan de ces Jeux. Elle se félicite de la moisson de médailles françaises, déplore les "mauvais résultats des filles" et annonce qu'elle organisera en octobre avec son secrétaire d'Etat Bernard Laporte un séminaire avec les responsables du sport français afin de définir les points qui devront être améliorés dans la perspective des Jeux Olympiques de Londres, en 2012.

    leparisien.fr - 24.08.08

    Tableau final des médailles des dix premiers pays ( Or Argent Bronze Total)

    * Chine 51 21 28 100

    * Etats-Unis 36 38 36 110

    * Russie 23 21 28 72

    * Grande-Bretagne 19 13 15 47

    * Allemagne 16 10 15 41

    * Australie 14 15 17 46

    Corée du Sud 13 10 8 31

    Japon 9 6 10 25

    Italie 8 10 10 28

    France 7 16 17 40

  • Obama en chute dans les sondages

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    POURQUOI Barack Obama recule-t-il dans les sondages ? Tous les experts politiques des Etats-Unis se posent la question. Après avoir compté jusqu’à 15 points d’avance début juin, le candidat démocrate à la Maison-Blanche a vu son adversaire, le républicain John McCain, effectuer une fulgurante remontée ces dernières semaines.

    Certaines enquêtes donnent même McCain vainqueur de l’élection présidentielle du 4 novembre prochain. Dans un récent sondage, réalisé par Reuters et Zogby, le sénateur de l’Arizona recueille 46 % des intentions de votes contre 41 % pour Obama. Les autres enquêtes effectuées par le « New York Times » et Fox News, ne donnent plus que trois points d’avance au sénateur de l’Illinois.

    La couleur, un facteur Ce retour au premier plan de John McCain défie toute logique. Le Parti républicain n’a jamais été plus mal et avec une économie au bord de la récession, 80 % des Américains pensent que le pays va dans une mauvaise direction. Comment expliquer alors la soudaine renaissance du candidat septuagénaire ? Barack Obama n’est pas apparu au mieux de sa forme, le 16 août, lors d’un forum religieux organisé en Californie par Rick Warren, l’un des pasteurs les plus influents des Etats-Unis, où les deux candidats à la présidence américaine ont été interrogés séparément par l’homme de foi. Là où John McCain a multiplié les réponses percutantes, Obama s’est perdu dans une surabondance de bons mots. Si les analystes politiques ont été séduits par l’aisance affichée par McCain, ils ont tenu à rappeler que c’est la première fois depuis juin que le candidat républicain prend l’avantage sur son adversaire. Une petite victoire logiquement insignifiante au regard de la maestria affichée jusqu’alors par Obama.

    La couleur de peau du métis américano-kényan jouerait-elle un rôle dans sa soudaine perte de popularité, se demandait la semaine dernière le « New York Magazine » ? « Evidemment ! » affirme un membre influent du Parti républicain. « C’est la chose dont personne ne veut parler mais c’est visiblement un énorme facteur ! » ajoute-t-il.
    Dans une enquête réalisée début août par le « Wall Street Journal », 50 % des électeurs blancs ont avoué qu’Obama était un candidat « à risque », alors que 66 % trouvaient que McCain était un candidat « sûr ». Dans la même enquête, 58 % des Américains ont avoué s’identifier avec les valeurs de McCain, contre 47 % pour celles d’Obama. Celui-ci va-t-il réussir à rassurer ces électeurs dubitatifs avant l’élection du 4 novembre ? La convention démocrate de Denver, dès lundi et jusqu’au 28 août, où Obama sera accompagné de son colistier, devrait amener un premier élément de réponse.

     

    Le Parisien -23 août 2008

  • Danse macabre au Panthéon

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    Le Panthéon à Paris Vème

    MARIE-LOUISE NERON: Notes et impressions d’un Parisienne, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, sans date, p.13-21.

    Ouverture des  Sarcophages

    de Voltaire et de Rousseau.

    ——————

    19 décembre 1897

                  La question troublante de savoir si oui ou non les sarcophages de Voltaire et de Rousseau devant lesquels la foule s’incline respectueusement contiennent les ultimes dépouilles des deux grands hommes qui rayonnèrent sur leur génération et même sur la nôtre, cette question va avoir sa réponse.

       Les deux tombes qui seront fouillées aujourd’hui livreront elles-mêmes leur secret.

       Cette question, du reste, ne date pas d’hier. Elle fut soulevée en 1866, et, sous l’anonymat, l’empereur Napoléon III y prit une part active, soutenant que les caveaux avaient été violés.

       Un soir, comme on s’en entretenait aux Tuileries, un royaliste rallié à l’Empire et qui voulait faire sa cour à l’impératrice Eugénie s’écria:

       — Le grand mal, après tout, si on a vraiment dispersé ces cendres au vent! Les révolutionnaires ont-ils respecté les tombes de Saint-Denis?

       Quelques années auparavant on parlait de cette violation devant M. de Puymaurin, qui avait été ministre sous la Restauration.

       — Ah! plût au ciel, dit-il, qu’il eût été possible de détruire à jamais, avec les ossements de Voltaire et de Rousseau, leurs doctrines pernicieuses et leurs détestables ouvrages.

       Au demeurant, que les restes de Voltaire soient oui ou non au Panthéon, ils ne purent y être portés tout entier.

       Déjà le cœur était dans la famille de Vilette, et au moment de la translation des cendres à l’abbaye de Sellières, dans l’Aube, le 10 mai 1791, un des assistants parvint à s’emparer d’un talon, qui fut donné à un collectionneur, M. Madonnet, propriétaire près de Troyes.

       La famille de M. de Curel, l’auteur du Repas de lion, hérita de cette singulière relique. Peut-être l’a-t-elle encore.

       Un autre assistant ramassa une dent qui s’était détachée, et la fit plus tard enchâsser dans une bague. Mais, cette particularité ayant été connue de quelques amateurs, on ne tarda pas à voir les dents de Voltaire se multiplier au point qu’on en relève soixante-treize dans divers catalogus. C’est beaucoup pour un seul homme.

       La cérémonie d’aujourd’hui, après quatre-vingts ans de contradictions les plus diverses, était donc impatiemment attendue par les lettrés.

       Les cercueils allaient-ils, oui ou non, laisser apparaître les ossements des deux grands hommes?

       Voilà ce que se demandaient les favorisés qui allaient pénétrer dans la crypte du Panthéon. Dès le matin, la grille de l’ancienne basilique est gardée par un agent de ville, et pour passer il est besoin de montrer une invitation. Je n’avais pour carte d’entrée qu’une lettre à en-tête de la Fronde, lettre dans laquelle on me signalait la cérémonie. Notre journal, qui datait de quelques jours à peine, n’avait pas encore été inscrit sur la liste des quotidiens de Paris.

       — Cela ne suffit pas, madame, me dit le municipal; il faut une carte de presse.

       J’étais désolée: être là et ne pas entrer. Je me souviens heureusement que M. Hamel, ancien président de la Société des Gens de lettres, dirigeait en quelque sorte cette cérémonie, car c’était sur sa demande que le ministre avait accordé l’autorisation d’ouvrir les sarcophages. Une carte de visite passée, et je franchis la grille comme les confrères.

       Sous la grande voûte froide du Panthéon, à peine une centaine d’invités. Les femmes brillaient par leur absence; j’étais seule avec deux autres dames, qui avaient par faveur accompagné leur mari et leur père.

       L’attente est longue: une heure et demie; deux heures sonnent en résonnant sourdement dans le grand édifice. On cause, ces messieurs discutent.

       — Croyez-vous à la présence des corps?

       — Non, il y a longtemps qu’ils ont disparu.

       C’est l’opinion générale de la plus grande partie des hommes réunis là: les tombes sont vides.

       De vieux érudits se racontent dans un coin les discussions soulevées, les demandes et les réponses qui pendant de si longues années ont passionné les curieux.

       Dans les groupes qui discutent, je reconnais MM. Roujon, Berger, délégués par le ministre de l’Instruction publique, Montorgueil, Stiegler, Jules Clarétie, qui, lui, est un convaincu.

       — Les corps sont ici, dit-il à des amis qui l’interrogent; pour moi, il n’y a pas de doute.

       Puis voici plus loin, près d’un des grands piliers, MM. Berthelot, Duvauchel, un féministe qui s’est occupé de l’érection d’un monument à Rousseau; Clovis Hugues, John Grand-Carteret, le Dr Cabanès, Lardy, qui représente la ville de Ferney. J’en passe de plus connus.

       Enfin, la commission qui doit présider à l’ouverture des tombeaux est au complet; le commissaire de police est présent, il n’y a plus qu’à descendre à la salle souterraine où gisent les deux sarcophages.

       Dans la crypte lugubrement froide, d’un froid de sépulcre, on se trouve devant une petite porte, qui ferme le caveau de Voltaire. L’espace est étroit, on se presse; des jeunes gens, pour mieux voir, escaladent le monument de Soufflot. La porte s’ouvre enfin, et MM. Hamel, J. Clarétie, Roujon, Berger pénètrent dans le caveau. Par cette échappée, on aperçoit la statue en pied de Voltaire, dont la tête au sourire narquois domine l’assistance.

       — Messieurs, Voltaire est bien là.

       C’est M. Hamel qui lance cette phrase d’une voix triomphante. Tout aussitôt le défilé des curieux commence.

       Dans la longue caisse de chêne, on aperçoit le crâne, dont la forme et bien caractéristique, les tibias et les vertèbres de ce qui fut Voltaire.

       Voilà donc ce qui reste de celui qui fit craquer le vieux monde et contribua à renverser, pour sa part, le trône de Louis XVI, dont les cachets aux trois fleurs de lys de France s’apercevaient encore un instant auparavant scellant la bière du terrible rieur.

       Maintenant que la moitié du problème est résolue, il ne reste plus qu’à vérifier le sarcophage de Rousseau.

       Le cercueil qui est triple: cercueil de hêtre, cercueil de plomb et cercueil de chêne, est long à forcer.

       Le bruit de la scie et du marteau résonne longtemps dans l’étroit caveau où repose Rousseau. La nuit tombe. L’obscurité est presque complète dans la crypte. L’anxiété augmente. Rousseau, ainsi que Voltaire, va-t-il nous apparaître dans sa caisse de chêne?

       Un dernier effort et le couvercle est soulevé.

       — Rousseau est superbe, messieurs, intact, les bras croisés sur sa poitrine, crie un des membres de la commission qui se trouve devant le cercueil au moment de l’ouverture.

       — Et le crâne? et le crâne? demande-t-on.

       — Le crâne, le voici, il ne présente aucune trace de blessure.

       Des ah! retentissent triomphants.

       Le défilé commence, émotioné, devant le cercueil où le squelette de Rousseau, admirablement conservé, demeure étendu, loque lamentable dans la poussière fine des étoffes et des chairs réduites en cendre.

       C’est fini, les spectateurs un à un se retirent, remués, fiers d’avoir vu les précieuses reliques.

       — Dire que j’ai tenu dans ma main le tibia de Voltaire, s’exclame avec une joie émue un des jeunes gens présents. Ah! je suis plus content que si j’avais serré la main de Napoléon.

       Voilà donc une légende qui s’envole.

       Combien d’autres fables historiques ne résisteraient pas davantage à un examen sérieux!

       Voilà donc les royalistes de 1814 déchargés d’une accusation qu’on imputait à leur fanatisme. Dans la joie de leur triomphe ils n’osèrent pas jeter au vent ces cendres de leurs deux terribles ennemis.

       Une réflexion s’impose.

       Pourquoi donc ne l’avaient-ils pas dit plus tôt? Le moyen de se disculper était simple, et il semble étonnant qu’il ait fallu attendre un gouvernement républicain pour que fût prise une initiative dont le résultat détruit à jamais la calomnie dont on poursuivait avec insistance les réacteurs de la Restauration.

       Enfin, voilà résolu ce problème qui motiva tant de chroniques et émut tant de chroniqueurs.

     

  • Bouddha

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    Le Bouddha Gautama Shakyamuni en méditation. L'Arhat Ananda, à l'arrière-plan, était son cousin et intendant personnel. On doit à sa mémoire exceptionnelle une bonne partie du canon pali exposant les premiers enseignements. Le swastika sur la poitrine du Bouddha est un symbole universel de bon augure, représentant entre autres l'inépuisable compassion des Éveillés.

  • VIDEO L'hommage de Castres à ses soldats tués

    http://www.dailymotion.com/video/x6ixc8_castres-hommages-aux-soldats-tues-e_news

  • L'opération géorgienne contre l'Ossétie du Sud était programmée depuis un an

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    Fusils d'assaut américains M-4 trouvés par des soldats russes en Géorgie

    MOSCOU, 23 août - RIA Novosti. L'opération militaire géorgienne contre l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie a été planifiée il y un an, conformément aux projets de l'Otan visant à renforcer la présence de l'Alliance en mer Noire, a rapporté samedi à RIA Novosti une source au sein des structures de force russes.

    "Les assertions de certains représentants de l'Otan relatives au projet d'organisation d'exercices en mer Noire témoignent que le plan d'agression de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie avait été élaboré d'avance, dès l'année dernière ", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

    Un représentant de l'Otan avait indiqué auparavant que les exercices en mer Noire étaient programmés. Selon lui, les exercices, prévus pour trois semaines, lors desquels les navires visiteront les ports de la Roumanie et de la Bulgarie ont été planifiés il y a un an, avant le déclenchement du conflit en Géorgie.

    Selon l'interlocuteur de l'agence, les agissements de l'Otan, visant à renforcer la présence maritime de l'Alliance en mer Noire sous couvert de l'aide humanitaire à la Géorgie, constituent un précédent très dangereux, susceptible de déstabiliser la situation dans la région.

    L'armée géorgienne est intervenue dans la nuit du 7 au 8 août dernier en Ossétie du Sud, une des deux républiques sécessionnistes qui revendiquent leur indépendance par rapport à la Géorgie. Elle a pilonné Tskhinvali, la capitale, à coups de lance-roquettes multiples Grad, détruisant la ville et tuant 2.100 civils, selon les autorités sud-ossètes. La Russie a riposté par une opération militaire de grande envergure visant à contraindre la Géorgie à la paix, que certains responsables politiques occidentaux ont qualifiée "d'usage disproportionné de la force armée".

     


  • La Russie menacée: la "riposte" s'organise

    La France, qui préside l'Union européenne, a demandé samedi un "retrait rapide" des forces russes d'une route stratégique dans l'ouest de la Géorgie où la Russie a conservé des postes avancés.

    Les forces russes étaient toujours présentes dans cette région, notamment autour de la ville portuaire de Poti. Des soldats portant l'insigne des forces de maintien de la paix se trouvaient aux entrées nord et sud de cette ville ainsi qu'à Teklati (ouest), a constaté un journaliste de l'AFP.

    Au cours d'un entretien téléphonique avec son homologue Dmitri Medvedev, le président français Nicolas Sarközy a "insisté sur l'importance du retrait rapide des militaires russes présents sur l'axe Poti/Senaki", a annoncé la présidence française.

    Quatre blindés et des soldats russes de maintien de la paix tenaient en particulier un pont à la sortie de Poti, sur la route menant à Senaki, et renforçaient leur position à l'aide d'une pelleteuse. Les forces russes se sont retirées en revanche de la base aérienne de Senaki.

    Au même moment, Moscou annonçait que ses troupes allaient continuer à contrôler Poti, ville qui se trouve pourtant hors de la zone tampon dans laquelle, selon l'état-major russe, les soldats de la paix peuvent circuler pour assurer la protection des républiques séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

    "Les forces de maintien de la paix russes contrôleront la situation dans la ville de Poti et dans d'autres points de peuplement sous la forme de patrouilles", a déclaré le général Anatoli Nogovitsyne, chef d'état-major adjoint de l'armée russe.

    "Toutes les activités du contingent de maintien de la paix russe reposent sur les six principes qui ont été approuvés par les présidents de Russie et de France", a-t-il assuré.

    D'après le palais de l'Elysée, au cours de leur entretien samedi, les deux chefs d'Etat ont "évoqué en détail le point 5 de l'accord, relatif aux mesures additionnelles de sécurité. Ils se sont notamment accordés sur l'urgence de la mise en place d'un mécanisme international sous l'égide de l'OSCE (organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour remplacer les patrouilles russes dans la zone de sécurité au sud de l'Ossétie".

    Pourtant le Kremlin a affirmé que l'entretien des deux présidents "ne portait pas sur le remplacement des soldats de maintien de la paix russes par les forces de l'OSCE dans la zone de sécurité".

    Néanmoins, "M. Medvedev a confirmé que la Russie était prête à coopérer avec l'OSCE dans cette zone", a déclaré à l'AFP un porte-parole du Kremlin. AFP. 23 août 2008

    Le gouvernement allemand a haussé le ton samedi face à la Russie, la pressant d'achever "sans délai" le "retrait complet" de ses troupes de Géorgie.

    L'Otan a aussi exigé samedi un repli des forces russes sur leurs positions "d'avant la crise".

    "Il y a des exigences très spécifiques pour le retrait russe. Installer des infrastructures et des points de contrôle permanents n'est pas conforme à l'accord", a déclaré de son côté un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.

    Moscou affirme pour sa part avoir achevé vendredi soir le retrait de ses forces régulières de Géorgie (hors Abkhazie et Ossétie du Sud), mais estime que l'accord de cessez-le-feu lui donne le droit de maintenir assez loin en territoire géorgien des soldats de la paix.

    L'accord prévoit que, "dans l'attente d'un mécanisme international", les forces de paix russes mettent en oeuvre des "mesures additionnelles de sécurité", mais il ne prévoit pas clairement les limites de leur zone de sécurité.

    Face à la violence de la réaction russe à l'offensive militaire géorgienne contre l'Ossétie du Sud, le monde occidental continue à s'interroger et à émettre des critiques.

    Le secrétaire américain au Commerce, Carlos Gutierrez, est allé jusqu'à menacer la Russie d'exclusion du G8 et de suspension de sa candidature à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

    La situation risque de devenir tendue aussi en mer Noire, où les pays de l'Otan ont envoyé des navires pour des exercices militaires de "routine" et où un bâtiment de la marine américaine faisait route vers la Géorgie pour apporter de l'aide humanitaire.

    "Je ne pense pas que cela va contribuer à stabiliser la situation dans la région", a déclaré M. Nogovitsyne.

    A l'ONU, Occidentaux et Russes n'ont pas trouvé de terrain d'entente pour adopter une résolution sur le conflit en Géorgie, les alliés de Tbilissi souhaitant qu'y soit clairement réaffirmé le principe de l'intégrité territoriale géorgienne.

    L'Abkhazie et l'Ossétie du Sud ont appelé Moscou à reconnaître leur indépendance et le Parlement russe doit examiner ces demandes lundi.

  • La Haute Finance veut punir la Russie par des "sanctions économiques"

    La guerre en Géorgie a ébranlé la stabilité financière russe, principal acquis de l'ère Poutine (2000-2008). Au plus fort du conflit entre la Géorgie et la Russie pour le contrôle de la province séparatiste d'Ossétie du Sud du 8 au 15 août, les réserves en or et devises de la Banque centrale ont fondu de 16,4 milliards de dollars (11,1 milliards d'euros), soit 2,7 %, passant de 597,5 à 581,1 milliards de dollars, a reconnu celle-ci jeudi 21 août.

       Certes, ces réserves, les troisièmes au monde, ont de la marge, mais la crise géorgienne et son cortège de conséquences, entre autres la perspective de relations houleuses entre la Russie et ses partenaires occidentaux, a bel et bien effrayé les investisseurs.

    "Je pense que nous avons touché le fond, mais comme tout ceci est lié à la situation politique, il est difficile de prévoir ce qui va se passer", a constaté jeudi à Nijni- Novgorod Guennadi Melikian, le premier vice-président de la Banque centrale russe.

    A Moscou, la plupart des analystes financiers estiment que l'appréciation soudaine du dollar par rapport à l'euro ces dernières semaines a également joué un rôle. 50 % des réserves russes sont en dollars, 40 % en euros et 9 % en livres sterling.

    L'annonce de cette baisse des réserves de change intervient cinq jours après que le ministre russe des finances, Alexeï Koudrine, a reconnu que le conflit en Géorgie avait entraîné une fuite record de capitaux, estimée à 6 milliards de dollars pour la seule journée du 8 août.

    Le conflit a démarré le 7 août, lorsque les troupes russes ont repoussé une attaque menée par les forces géorgiennes contre l'enclave prorusse d'Ossétie du Sud, précipitant la Bourse de Moscou à son plus bas niveau depuis deux ans. Selon lui, entre le 8 et le 11 août, 7 milliards de dollars ont quitté le pays.

    Le quotidien Kommersant du 22 août estime que "la fuite de capitaux a été plus importante que cela", soit 15 milliards de dollars. La fuite aurait été plus forte " que pendant la crise financière d'août 1998", quand 12 milliards de dollars avaient quitté le pays en moins d'une semaine. "La guerre en Géorgie a effrayé les investisseurs, a entraîné l'incertitude sur le marché des changes et quant aux perspectives de l'économie en général", conclut Kommersant.

    Selon le ministre des finances Alexeï Koudrine, les aléas politiques risquent de jouer sur les prévisions d'entrées de capitaux pour 2008 et celles-ci représenteront moins que les 30 à 40 milliards de dollars anticipés par la Banque centrale russe. Confirmant cette tendance, la Deutsche Bank a revu à la baisse ses prévisions pour les entrées de capitaux en Russie en 2008, passées de 40 à 15 milliards de dollars.

    Les marchés russes ne sont pas restés à l'abri des turbulences. Sur fond d'inflation, de récession mondiale et de bruits de bottes dans le Caucase, la Bourse de Moscou a perdu 33 % de sa valeur depuis la mi-mai. En une semaine, les titres Gazprom, LuKoil et Rosneft, les principaux fleurons de l'économie russe, ont perdu respectivement 28 %, 30 % et 25 %.

    Il en faudrait sans doute plus pour mettre le pays en difficulté. Tant que le prix du baril de pétrole reste élevé, l'économie russe a de beaux jours devant elle. Toutefois, "il faut être prêt à toutes sortes de développements, y compris négatifs", a mis en garde le premier ministre Vladimir Poutine.

    Il en sait quelque chose. Le 24 juillet, ses déclarations sur l'entreprise Mechel - leader russe du charbon à coke -, accusée publiquement par lui "d'évasion fiscale" ont conduit à une chute de 32 % de l'action Mechel à New York, entraînant une réaction en chaîne sur le marché russe.

    M. Poutine, qui participait à une réunion d'hommes d'affaires à Nijni-Novgorod avait alors proposé à Igor Ziouzine, le PDG de Mechel, absent en raison d'un malaise cardiaque, de lui "envoyer un médecin". "Il faudra alerter le parquet", avait tonné le premier ministre. Il n'en fallait pas plus pour que le "cas" Ziouzine soit apparenté à celui de Mikhaïl Khodorkovski, l'ex-PDG de Ioukos, lequel, condamné en 2005 à huit années de prison pour fraude fiscale, vient de se voir refuser sa remise en liberté.

    "SANCTIONS ÉCONOMIQUES"

     

    Perçue comme une nouvelle intervention de l'Etat dans les affaires, l'affaire Mechel - ainsi que les déboires à répétition de la major russo-britannique TNK-BP - ont dès juillet entamé la confiance des investisseurs. L'inquiétude a grandi depuis l'intervention en Géorgie, où la Russie, en ne respectant pas les termes du document signé par elle, veut montrer à l'Occident qu'elle n'entend plus jouer selon les règles communes.

    "Les relations pourraient se détériorer davantage", expliquait Igor Iourguens, vice-président de l'Union des industriels et des entrepreneurs russes, dans un point de vue publié le 18 août dans les pages du quotidien Rossiiskaïa gazeta. "Les investissements de long terme dont nous avons tant besoin pourraient commencer à décliner, ce qui mettrait en péril nos plans de développement structurels (...)", précisait ce proche du président Dmitri Medvedev, chargé par ce dernier de mener la réflexion sur la diversification de l'économie.

    Mettant en garde contre "l'escalade du conflit", "sanctions économiques" à la clé, M. Iourguens estimait qu'un "embargo sur la haute technologie avec aucune perspective de remplacement par une production russe" ruinerait les projets de modernisation du pays. "Nous devons négocier", conclut-il.

    LE MONDE -24 août 2008