| Quand la presse états-unienne ou canadienne a commencé à rendre compte du décès de M. Bruce Ivins, un scientifique de haut niveau employé à Fort Detrick (le laboratoire de recherche sur les armes biologiques de l’armée US), qui allait être poursuivi dans le cadre de l’enquête du FBI sur les attaques à l’anthrax ayant suivi immédiatement les attentats du 11 Septembre, le moins que l’on puisse dire est qu’elle prît un certain nombre de précautions oratoires. Ainsi, au moment où l’affaire sort (3 jours après la mort de la victime), le LA Times parlait-t-il comme l’Associated Press d’un « suicide apparent ». Formule étonnante qui implique un minimum de doutes sur la réalité de ce suicide. Le site de Radio Canada choisit de titrer « Mort mystérieuse au Maryland ». Un autre site d’information canadien utilise le conditionnel : « Attentats à l’anthrax aux Etats-Unis : Le suspect se serait suicidé ». Pour l’AFP, en revanche, pas de place pour le doute, qui assèna en titre de son article : « Suicide d’un scientifique américain en cause dans le dossier de l’anthrax. » Idem pour Le Figaro qui passa immédiatement à ce qui lui semble une conclusion logique de cause à effet : « Soupçonné des attaques à l’anthrax, il se suicide. » Rendons grâce au correspondant à New York de ce journal, il connaît le mot « apparemment » et l’utilise dans le premier paragraphe. Passons en revanche sur l’usage impropre du terme « rançon » pour « récompense », sans y voir aucune malice ! Le journaliste, M. Jean-Louis Turlin, a en outre une meilleure mémoire que ses collègues puisqu’il se souvient du nom des 2 sénateurs destinataires de lettres contenant l’agent pathogène : MM. Daschle et Leahy. Ce qui semble alors étonnant est son oubli de rappeler au lecteur de l’article que ces 2 sénateurs étaient les plus véhéments opposants au vote de l’US PATRIOT Act. S’agirait-il pour l’occasion d’une mémoire sélective ? Et de conclure de façon aussi factuelle que surréaliste que « l’affaire Ivins semble écarter définitivement al-Qaida. » On serait cependant tenté d’ajouter que la « piste » al-Qaïda, pour ce qui concerne l’anthrax au moins, ne pouvait satisfaire que des ignorants aveuglés par la propagande de l’administration Bush, relayée par les grands médias. Et de rappeler qu’outre al-Qaïda, la liste des suspects improbables alla jusqu’à inclure la Russie de Poutine, la Syrie de Bachar el-Assad ou, bien évidemment, l’Irak de Saddam Hussein. Faut-il rappeler aussi que le PATRIOT Act a finalement été voté en toute hâte, sans même avoir été lu, comme Michael Moore le révélait au grand public dans son documentaire Farenheit 911 ? Aucun journal ne semble se poser la question suivante : pourquoi un scientifique reconnu, décoré, ayant travaillé au service de son pays pendant 33 ans et notamment à la mise au point de vaccins, se serait-il mué en terroriste biologique au lendemain des attentats du 11 Septembre ? Quelles auraient pu être ses motivations ? Le cas échéant, est-il vraisemblable qu’il ait pu agir seul, à l’insu de tous, qui plus est dans un laboratoire militaire dépendant directement du Pentagone ? À l’heure actuelle, il semblerait que la mort de M. Ivins va mettre un terme à l’une des plus grandes enquêtes jamais entreprises par le FBI. À nouveau, on constate que rien n’a été élucidé : ni le mobile ni les moyens mis en œuvre n’ont été éclaircis à ce jour, encore moins prouvés. Plus extraordinaire encore, on en oublierait presque que le suspect présenté en définitive travaillait pour le Pentagone dans "la Mecque" de la recherche militaire états-unienne en matière de guerre biologique ! CNN par exemple note que toutes les personnes qui connaissaient M. Ivins ont été choquées d’apprendre à la fois sa mort et le fait même qu’il allait être mis en examen ; amis, famille, mais aussi collègues de longue date, tous affirment que le chercheur n’avait pas le profil d’un terroriste… Dans ce même article, on prend quand même la précaution de relayer une information du ministère de la Justice visant à ternir l’image publique de M. Ivins. On apprend d’ailleurs plus tard que ce scientifique aurait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, voire (c’est un comble !) qu’il aurait tenté d’empoisonner des gens. La surenchère continue : dans son dernier article en date, le LA Times parle maintenant, à l’unisson de Fox News, d’un « tueur sociopathe » ! Sachant que M. Ivins a conservé ses fonctions et l’accès aux agents pathogènes létaux qu’elles impliquent tout en étant sous le coup, comme la plupart de ses collègues, de la plus grande enquête jamais entreprise par le FBI (Ameri-Thrax), voilà qui est pour le moins… surprenant. À moins de croire, bien sûr, que les agents du Bureau ne sont que des détectives amateurs sans moyens ni expérience. Le lendemain, toujours dans le LA Times, on pouvait lire que M. Ivins étant co-inventeur d’un vaccin contre l’anthrax, il aurait pu « profiter financièrement d’une épidémie de la maladie du charbon ». Toutefois, il est précisé que ce profit virtuel aurait été relativement modeste : « quelques dizaines de milliers de dollars, pas des millions » précise-t-on dans le même article. M. Ivins était-il nécessiteux, sans scrupule et cupide ? Il faut se demander si cela constitue un mobile raisonnable et crédible… Sans doute les médias anglo-saxons sont-ils plus sceptiques que ceux de notre pays, pour avoir suivi de plus près la « désignation » d’un autre scientifique, M. Steven Hatfill depuis officiellement lavé de tout soupçon et même récemment indemnisé très largement par le gouvernement à hauteur de plusieurs millions de dollars US (entre 2,8 et 5,8 selon les sources) après avoir intenté un procès contre le ministère de la Justice. Il a également intenté des actions contre divers journaux qui ont préféré un règlement à l’amiable à un procès. Force est de constater que les zones d’ombre sont encore nombreuses dans cette affaire : à vrai dire, le parcours atypique et aventureux de M. Hatfill en fait certainement un meilleur suspect que le docteur Ivins. Rappelons pour mémoire que M. Hatfill n’a jamais été mis en examen, mais seulement désigné comme « une personne d’intérêt dans cette affaire » (terminologie suffisamment vague pour ne pas être trop incriminante) suite à une « fuite » du ministre de la Justice Ashcroft en personne. Hatfill fut l’un des vecteurs de la fausse information selon laquelle l’Irak disposait des moyens technologiques pour fabriquer le meilleur anthrax au monde… Une histoire qui serait plus tard reprise et amplifiée (notamment par Brian Ross de la chaîne ABC) sous la forme des fameuses armes de destruction massive de Saddam Hussein, chères au président Bush, au vice-président Chesney, au ministre de la Défense Rumsfeld, au directeur de la CIA Tenet et au ministre des Affaires étrangères Powell. Mais ce n’est pas tout ! Il faut en effet rappeler que ce sont les sites dits « conspirationnistes » qui les premiers se sont fait l’écho de ce qui fait maintenant figure d’évidence historique (l’origine états-unienne et militaire de l’anthrax utilisé) pour les médias dominants… qui à l’époque s’en sont surtout tenu à relayer la propagande officielle susmentionnée, quand ils ne la fabriquaient pas ! Un autre « suspect » possible reste M. Philip Zack. Ce microbiologiste avait alerté le FBI en envoyant une lettre dénonçant l’un de ses anciens collègues de recherche à Fort Detrick, le docteur Assaad. Ce dernier faisait alors un coupable idéal : il était d’origine arabe, musulman et avait intenté un procès à l’armée US pour discrimination. Il faut en effet se souvenir que si les lettres à l’anthrax ne contenaient pas de revendication, elles comportaient un double message de haine envers Israël et les USA, et de gloire à Allah (voir photo) : dans ce contexte traumatique de l’après 11 Septembre, ce message pourtant peu crédible renforça d’autant plus l’islamophobie naissante. Assaad fut rapidement écarté de la liste des suspects par le FBI… mais son délateur ne fut pas inquiété outre mesure. Et pourtant, lui comme son collègue Dr. Rippy (tous les 2 sanctionnés auparavant par une enquête interne de l’armée) apparaissent, aux yeux du profane, comme des « personnalités intéressantes » pour reprendre le jargon du ministère de la Justice. [Sur le fonctionnement aberrant des labos à Fort Dietrick, les anglophones pourront lire la longue enquête du magazine Salon, ici.] Bref, les 2 personnes les plus suspectes (sans parler du « suicidé » Ivins) s’avèrent être tout à fait blancs, pas du tout musulmans, et ayant des sympathies marquées pour les idées les plus à droite de la scène politique états-unienne. On est effectivement aussi éloigné que faire se peut d’une piste al-Qaïda et/ou Irak… Regrettons encore que l’on ne sache toujours pas ce qui a motivé la Maison Blanche à prescrire du Cipro (l’antibiotique contre la maladie du charbon) à Cheney et à son staff dès le soir du 11 Septembre, puis au président Bush. Avait-elle une connaissance préalable de la menace ? impossible de le déterminer : tout ce qui entoure cette affaire fut entouré d’un tel secret que même les 2 sénateurs (principales cibles politiques) se sont vu refuser l’accès à des informations, jugée « trop sensibles » ! Continuons… Le professeur Francis A. Boyle fut l’un des premiers à alerter l’agent du FBI en charge de la coordination de l’enquête sur l’anthrax, M. Marion « Spike » [la censure] Bowman. M. Boyle avait en effet été alerté par le fait que le FBI cherchait l’assistance du laboratoire de Fort Detrick (siège de l’USAMRIID) dans l’enquête sur l’anthrax. Or, selon lui, ce laboratoire « était sans doute plus la cause du problème que sa solution ». Malheureusement, M. Boyle ignorait à l’époque le rôle surprenant joué par M. Marion Bowman dans le "fiasco" de l’ordinateur de M. Moussaoui, et qui eut pour conséquence que les agents de terrain du FBI de Minneapolis, comme Coleen Rowley, s’en virent refuser l’accès. Il l’explique d’ailleurs parfaitement dans son livre Guerre biologique et terrorisme. Car ce qu’il est important de comprendre est somme toute relativement simple : après le 11 Septembre et grâce à lui, l’administration Bush a engagé les États-Unis dans une course folle aux armements chimiques et biologiques en complète violation de la législation américaine et des traités internationaux. Ce programme s’appelle le projet Bioshield et bien qu’il ait été présenté comme un programme de recherches à vocation défensive, il est susceptible de par sa nature même de mener à la création d’armes biologiques à buts offensifs ; cela est strictement interdit par la convention de 1993 sur les armes NBC. Le projet Bioshield est totalement inconnu du grand public, et il serait peut-être important d’en prendre connaissance, compte tenu de ce qui apparaît maintenant au grand jour : l’implication de scientifique(s) de haut niveau travaillant pour l’USAMRIID (c’est-à-dire l’armée US) dans les attaques terroristes à l’anthrax de septembre et octobre 2001. L’affaire semble en voie d’être close, sans avoir été élucidée, de façon somme toute appropriée pour qu’elle ne vienne pas interférer avec les prochaines élections présidentielles, ni présenter un autre handicap dans la campagne républicaine de M. McCain… Seuls les mauvais esprits verront-ils dans ce « suicide apparent » une étrange redite du « suicide » de M. David Kelly ? Enfin, au sujet de la Grande-Bretagne, dans le registre du terrorisme attribué à al-Qaïda, cette nouvelle est à noter, qui n’aura pas fait les gros titres de vos journaux : Attentats de Londres: le procès s’achève sans verdict. Arno Mansouri, Directeur des Editions Demi-Lune | |
Articles de Arno Mansouri publiés par Mondialisation.ca | |
| | |
-
-
Bush ivre est évacué de la tribune officielle!
Aux Jeux olympiques de Pékin 2008Le président des États-Unis n’a pas immédiatement réagi à l’attaque surprise de l’Ossétie du Sud par la Géorgie pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin 2008. Ses « conseillers » n’avaient guère eu de difficultés à le neutraliser le temps voulu pour le placer en face du fait accompli.
Sur ces photos d’Associated Press et de Getty Images, on voit George W. Bush, en état d’ébriété avancée, faire le pitre dans la tribune officielle. Ne parvenant plus à tenir debout, même appuyé à la rambarde, il est évacué par ses gardes du corps.
voltaire.net
-
"Conspiration islamiste ou nouveau Pearl Harbor?"
-
115 mensonges sur les attentats du 11 septembre par David Ray Griffin
David Ray Griffinhttp://www.voltairenet.org/article143694.html
-
9-11: les mystérieux sosies
Nous voici au sixième anniversaire du 11 septembre 2001. Pendant ces années nous en sommes presque tous venus à l’impression que l’histoire avait pris un brusque tournant ou, comme on l’entend souvent répéter, que depuis lors le monde n’a plus été le même. Une analyse soignée pourrait montrer à quel point cela n’est que partiellement vrai, et comment nombre de situations actuelles trouvent au contraire leurs causes et leurs racines dans les vingt années précédentes. Cependant, quoique l’on pense à ce sujet, il est indubitable qu’à partir du 11 septembre 2001 les gouvernements et une grande partie des médias occidentaux ont contribué à communiquer à l’opinion publique l’idée que le monde occidental est désormais soumis à une menace constante : celle du terrorisme international et des « états voyous » qui le soutiendraient.
Pourtant, au-delà des proclamations d’omniprésence de Al Qaeda et affiliés, la dynamique et les coulisses du 11 septembre apparaissent aujourd’hui rien moins que clairs. En Europe et aux Etats-Unis, de nombreux essais (sans parler des sites Internet) ont mis en question la version officielle des faits. La Terreur fabriquée. Made in Usa (titre français, voir (éditions Demi-lune, NdT) puissant ouvrage de Webster G. Tarpley, qui en est à sa quatrième édition aux USA, n’est pas le moindre de la série. Il vient d’être traduit en italien (Arianna editrice), avec quelques adaptations dues aux nécessités de mises à jour constantes dans une affaire qui s’enrichit chaque jour de nouveaux éléments. Tarpley est un expert du rôle des services secrets dans les trames politiques ; c’est avec cette grille de lecture qu’il s’était aussi intéressé, auparavant, au terrorisme italien et en particulier à l’affaire Moro. En ce qui concerne les USA, on se souvient aussi de sa monographie sur la famille Bush.
Comme on le sait, les publications qui ont proposé des scénarios alternatifs aux versions officielles sur le 11 septembre, se sont arrêtés sur de nombreux aspects de l’affaire qui ne sont pas clairs : l’avion « invisible » qui aurait touché le Pentagone ; l’interception manquée des avions détournés ; le brusque écroulement des Tours jumelles et de l’édifice 7 du World Trade Center ; les personnalités et actions des présumés pirates de l’air pendant les mois (voire les années) précédant les attentats, ainsi de suite. Griffin Tarpley prend en considération avec soin l’ensemble du débat, s’intéressant aux chapitres les plus opaques.
La partie la plus intéressante est celle qui aborde l’identité des terroristes : certains d’entre eux (en particulier l’égyptien Mohammad Atta et le libanais Ziad Jarrah) semblent avoir eu des « doubles », c’est-à-dire que des personnages ayant la même identité, et d’allure identique, sont signalés avec insistance dans diverses localités ; par exemple, ils sont aux Etats-Unis alors que les services secrets allemands les signalent à Hambourg. Leurs compétences de pilotes sont maigres, aux dires de tous leurs instructeurs. De nombreux pirates, au lieu de se comporter comme des membres d’une cellule dormante, se font remarquer en diverses circonstances : disputes en public, ébriété dérangeante, menaces ; au point que, parfois, on se demande s’ils sont vraiment en train de préparer un attentat ou s’ils agissent de façon à ce que, plus tard, on se souvienne d’eux. Certains se font aussi remarquer par leur fréquentation de prostituées, dans des établissements équivoques, salles de jeux de Las Vegas : des comportements dont c’est peu dire qu’ils sont insolites pour des fanatiques islamistes prêts au suicide. Le lecteur non expert de la question y trouvera un recueil ponctuel de tous les éléments (et il y en a beaucoup) qui ne sont pas clairs et n’ont pas été expliqués.
L’auteur ne propose pas que des faits, mais tend à montrer quelles pourraient être les modalités et les causes d’un attentat qu’il déclare, lui, explicitement, made in USA. En expert des trames élaborées par les services secrets, il cherche à en retracer le rôle possible dans l’affaire : et il ne s’en tient pas qu’au 11 septembre, il étend son analyse aux actes de terrorisme qui ont frappé aussi Madrid et Londres, dans les années 2004 et 2005. Dans les deux épisodes, on trouve des éléments qui mériteraient un éclaircissement : il ressort par exemple d’une enquête du quotidien espagnol « El Mundo » que certains des auteurs madrilènes de l’attentat (dont nombre d’entre eux se sont suicidés dans les jours suivants) n’étaient ni des musulmans fondamentalistes, ni même des membres d’une cellule secrète de Al –Qaeda, mais des repris de justice connus, certains comme trafiquants, et, pour quelques uns, indicateurs de police.
En résumé, Tarpley affirme que le 11 septembre a représenté la prise de pouvoir du groupe conservateur, porteur d’intérêts économiques et stratégiques bien précis (évidemment ceux qui ont conduit aux guerres qui ont suivi), qui se présente comme une sorte de coup d’état aux dépens du gouvernement étasunien lui-même. Il n’est pas dit que, à la fin de cette lecture, on se trouve d’accord avec toutes les hypothèses : mais ses affirmations et, surtout, la masse des informations réunies méritent la plus grande attention ; à plus forte raison parce qu’il ne s’agit pas de la reconstruction d’affaires qui se seraient terminées dans la tragédie d’il y a maintenant six ans, mais de scénarios qui continuent à avoir un impact dévastateur sur notre présent et – il y a des raisons fondées pour le craindre- sur notre avenir.
Edition de mardi 4 septembre de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/04-Seetembre-2007/art46.html
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Articles de Marina Montesano publiés par Mondialisation.ca -
Ingrid Betancourt se dit "toujours menacée" par les FARC
La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a déclaré mercredi que la guérilla des Farc la considérait comme un «objectif militaire» en tant que «fugitive» après sa libération par l'armée il y a deux mois, ce qui retarde son retour en Colombie pour des raisons de sécurité.
«Les Farc ont expédié une série de communiqués dans lesquels ils disent que ceux qui ont été libérés sont des fugitifs et qu'ils nous considèrent comme un objectif militaire», a déclaré Mme Betancourt à la radio colombienne La W depuis New York.
«C'est une immense douleur de ne pas pouvoir aller en Colombie, pendant tout ce temps, j'ai cherché le moyen de revenir et je ne parviens pas à obtenir les conditions de sécurité dont j'ai besoin», a-t-elle expliqué.
L'ancienne candidate écologiste à l'élection présidentielle en Colombie avait été libérée, de même que 14 militaires et policiers otages des Farc, grâce à une opération de l'armée le 2 juillet après six ans de captivité.
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) «ne pourront pas nous enlever à nouveau, mais ils peuvent commettre un attentat, c'est très facile», a-t-elle estimé.
Ingrid Betancourt qui s'était rendue à Paris dès le lendemain de sa libération, a expliqué qu'elle avait reçu «des recommandations des services de sécurité français» quant à un éventuel déplacement en Colombie.
Elle a dit attendre «qu'ils confirment une série de données pour savoir si je peux y aller en toute sécurité et pour que ma famille soit tranquille, car chaque fois que je parle d'aller en Colombie l'angoisse est très forte et je ne veux courir aucun risque, je ne me sens pas le droit de commettre une imprudence.Leparisien.fr avec AFP - 10.09.08
-
"Chaleur de mort"
«Dead Heat», « chaleur de la mort ». L’expression employée aux Etats-Unis pour qualifier un duel politique au couteau revient désormais tous les jours, page après page, émission après émission, dans la campagne présidentielle. A la suite des deux conventions, tenues coup sur coup par le Parti démocrate puis le Parti républicain, Barack Obama et John McCain sont virtuellement à égalité dans plusieurs sondages publiés cette semaine.
Avec un léger avantage, plus psychologique que mathématique, pour le sénateur de l’Arizona qui bénéficie de l’effet de surprise du choix de sa colistière, Sarah Palin. Un sondage ABC News - « Washington Post » donne ainsi une avance d’un point au candidat démocrate. Mais Obama bénéficiait de six points de plus il y a quelques semaines. CNN et Opinion Research comptent quant à eux les deux candidats à égalité, avec 48 % d’intention de vote.
La même chaîne d’information a diffusé lundi soir des scores également de parfaite égalité sur l’approbation des Américains à ce que l’un ou l’autre devienne président des Etats-Unis : 60 % approuveraient qu’Obama entre à la Maison-Blanche… tout comme McCain. Respectivement, 34 % désapprouveraient un « président Obama » contre 33 % un « président McCain ». Mais pour la première fois hier, un autre sondage (USA Today - Gallup) montrait John McCain largement en tête, avec près de dix points d’avance (à 54 %) ! Plus inquiétant pour Barack Obama, l’enquête du « Washington Post » montrerait qu’il perdrait la bataille du vote féminin. Une preuve, selon le camp McCain, que les électrices de Hillary Clinton se reporteraient sur le ticket républicain et non sur le candidat démocrate.
« Je pense que la notion selon laquelle les électeurs passent d’un camp à l’autre en quelques semaines ou en quelques jours n’est pas fondée. Ce sont les mêmes sondages qui me donnaient à 20 % derrière l’été dernier », a plaidé Barack Obama. Toutefois, le sénateur de l’Illinois ne conteste pas « l’effet Palin ». « C’est certain qu’il se passe quelque chose dans le Parti républicain, a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse hier, dans l’Ohio. Et le fait que vous passiez votre temps à en parler (NDLR : les médias) y est pour quelque chose. » Mais selon le candidat démocrate, les choses devraient « se tasser » dans les semaines à venir.
Selon les observateurs, la bataille devraient se jouer sur quelques Etats clés, selon le scrutin indirect en vigueur aux Etats-Unis, et sur quelques catégories de la population. Le Midwest (Missouri, Michigan, Ohio) sera sans doute, comme d’habitude, très serré. L’Ouest (en particulier le Nevada, le Colorado et le Nouveau-Mexique) pourrait également faire la différence.
Enfin, si Obama doit encore convaincre une partie de la classe moyenne blanche, McCain doit non seulement consolider sa base la plus conservatrice (séduite par la présence de Palin) mais aussi gagner au centre et chez les indépendants.Le Parisien - 10.09.08
-
VIDEO Jean-Marie Bigard - Aujourd'hui, il "demande pardon"!
http://www.dailymotion.com/video/x6nxbd_jeanmarie-bigard-et-le-11septembre_news
L'humoriste Jean-Marie Bigard, qui a défendu une théorie du complot concernant les attentats du 11-Septembre 2001 aux Etats-Unis vendredi sur Europe 1, "demande pardon à tout le monde", dans un court texte transmis mardi soir à l'AFP.
"Je demande pardon à tout le monde pour les propos que j'ai tenus vendredi dernier pendant l'émission de Laurent Ruquier sur Europe 1", écrit Jean-Marie Bigard. "Je ne parlerai plus jamais des événements du 11 septembre. Je n'émettrai plus jamais de doutes. J'ai été traité de révisionniste, ce que je ne suis évidemment pas", conclut-il.
L'humoriste avait affirmé notamment sur Europe 1, dans l'émission "On va s'gêner": "on est absolument sûr et certain maintenant que les deux avions qui se sont écrasés sur la forêt et le Pentagone n'existent pas. Il n'y a jamais eu d'avion (....) C'est un mensonge absolument énorme". Interrogé par l'AFP, le directeur des programmes d'Europe 1, Philippe Balland, avait fait part de sa désapprobation sur "les propos et les thèses tenus" à l'antenne par l'humoriste. "Ces propos n'engagent que lui. Maintenant ça relève de la liberté individuelle de chacun de s'exprimer. Par souci du respect du droit d'expression nous avons laissé ces propos sur notre antenne mais nous les désapprouvons", avait ajouté M. Balland.Depuis vendredi soir, plusieurs sites internet et journaux ont évoqué les propos tenus par Jean-Marie Bigard en abordant plus généralement le problème posé par la rumeur tenace de la théorie du complot sur les attentats du 11-Septembre. En mars, d'anciens propos sur le même sujet de Marion Cotillard, fraîchement "oscarisée", avaient conduit son avocat à répondre "qu'elle n'a jamais eu l'intention de contester ni de remettre en cause les attentats" et regretté "l'interprétation donnée à des propos anciens sortis de leur contexte".
LCI.fr - 09.09.08
La trouille!






