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  • "Jeune, belle et même bronzée!"

    La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade a déclaré mercredi que l'élection de Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, était un "défi", qui devait "sonner le moment de la mobilisation" en France pour davantage de diversité en politique.


    L'élection de Barack Obama, "c'est un défi qui est lancé à une bonne partie du monde, je crois que c'est à nous de relever le gant pour ne pas vieillir trop vite", a déclaré sur France-Info Rama Yade, seule noire au gouvernement.


    "Il y a encore du travail à faire et je pense que le souffle provoqué par l'élection de Barack Obama doit sonner le moment pour nous aussi de la mobilisation, avec des résultats concrets", a-t-elle ajouté.
    Elle a jugé qu'il fallait "des partis moins conservateurs, y compris à l'UMP".


    En nommant plusieurs membres du gouvernement issus de l'immigration, "Nicolas Sarközy a enclenché un mouvement historique, par son volontarisme à lui seul, contre peut-être la volonté d'une bonne partie des cadres du parti", a-t-elle dit.
    "Il faut que les personnalités qui détiennent des mandats depuis 20, 30 ans, voire plus, puissent former des héritiers, c'est absolument vital pour un pays", a-t-elle dit.


    "Je suis convaincue que nous pouvons y arriver, il n'y a pas de raison", a-t-elle ajouté.
    "Ce matin nous avons tous envie d'être Américains, de capter une part de ce rêve américain qui se déroule devant nos yeux", a-t-elle dit.

    AFP -05.11.08

  • FRANCE-INSECURITE: Pauvres gens!

    L’enquête sur la mort de deux personnes âgées, mardi soir à Viry-Châtillon, progresse.

     Mathieu Campana, imprimeur à la retraite de 85 ans, et sa femme, Renée, 80 ans, ont été retrouvés ligotés dans les décombres de leur pavillon incendié. Des traces de sang ont été découvertes dans la maison et l’examen des corps des victimes a révélé de nombreuses blessures par arme blanche laissant penser à un « saucissonnage » qui aurait mal tourné, selon une source proche du dossier.

    La piste d’un crime crapuleux a d’ailleurs été confirmée par le parquet d’Evry hier soir. Reste à savoir qui a bien pu s’en prendre à ce couple sans histoires, habitant la ville depuis plus de cinquante ans et apprécié de ses voisins.


    Marie-Thérèse Bidaux habitait dans la même rue que les victimes, un petit sentier très calme, en bordure d’un cimetière. « Ils s’étaient installés avant moi, se souvient-elle, arrivée il y a quarante ans. Lui, il prenait encore sa voiture malgré son âge, il était encore en forme. Sa femme sortait juste pour faire les courses. Ce qui est arrivé m’effraye, moi qui vis seule. » Marie-Thérèse évoque les origines corses du couple, ils avaient encore une maison dans l’île. « Ils étaient très casaniers, se remémore André Voisin, 58 ans, qui habite à deux maisons des victimes. Je le voyais jardiner tous les matins, en robe de chambre et chaussé de mules. Sa femme, malgré son âge, était toujours très apprêtée et maquillée. Ils étaient si discrets… Je faisais de la moto avec leur fils, quand j’étais jeune. Il repassait d’ailleurs souvent ici pour voir ses parents. Je ne suis pas peureux, je fais de la musculation, mais le soir du drame, j’ai pris un cachet pour dormir. »

    La tristesse est grande aussi au club de foot de Viry, l’ESV, où Mathieu était bénévole depuis une cinquantaine d’années. Dans les travées, personne ne l’appelait par son nom, que beaucoup ignoraient. « Pour nous, c’était simplement Mathieu ou monsieur Mathieu, se rappelle Gaston Villadier, le président d’honneur. Le soir du drame, je l’avais croisé au centre commercial. Il partait en voiture quand j’arrivais, on s’était fait un petit signe… » Mathieu était très impliqué et dévoué. « Il a emporté pendant longtemps tous les maillots du club pour les emmener au pressing après les matchs, raconte Christian Fornarelli, le secrétaire général de l’ES Viry football. La semaine dernière encore, c’est lui qui allait chercher le courrier de l’association à la boîte postale. » Galien Siroli, un autre « historique » du club, poursuit : « Il ne manquait jamais les matchs, il avait sa place dans les tribunes. Il va nous manquer. » Une minute de silence est envisagée pour le prochain match de Viry à domicile.

     

    Le Parisien -07.11.08

  • Deux vieux amis...

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    Le sénateur Barack Obama salue le représentant Rahm Emanuel lors d’une fête de la délégation de l’Illinois dans un restaurant de Boston à la veille de la Convention Nationale des Démocrates en 2004. (Tom Williams)
    Emanuel est la première nomination d’Obama pour un poste important et cela risque de décevoir ceux qui espéraient que le président élu allait rompre avec la politique pro-israélienne de l’administration de George W. Bush...
    (alter info)


  • Obama, première conférence de presse "sous haute surveillance"

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    Obama et son Chef de cabinet Rahm Emanuel

    Le nouveau président des Etats-Unis, Barack Obama, a tenu vendredi soir à Chicago sa première conférence de presse depuis son élection.


    Accompagné de ses conseillers, Barack Obama a fait une intervention d'une vingtaine de minutes. Le 44e président des Etats-Unis a d'emblée fait allusion à la crise économique et au chômage, qui a bondi à 6,5%, son plus haut niveau depuis plus de 14 ans.

     «Immédiatement après avoir pris mes fonctions de président, je m'attaquerai de front à cette crise économique en prenant toutes les mesures nécessaires pour diminuer la crise du crédit, aider les familles de travailleurs et rétablir la croissance et la prospérité», a t-il déclaré. 

     

    M. Obama a émis l'espoir que le Congrès adopte au plus vite un plan de relance. Si cela ne devait pas être le cas, il a annoncé que «la première mesure» qu'il prendrait en tant que président serait de mettre en place un tel plan de relance. Il a aussi promis d'aider l'industrie automobile américaine, alors que le numéro un américain du secteur, General Motors, a annoncé dans la journée qu'il risquait de se retrouver à cours de liquidités l'an prochain. 

    Barack Obama a ensuite répondu aux questions des journalistes.

    La crise. « Mon équipe de transition va surveiller de près la situation économique. Nous allons avoir besoin d'un plan, en nous concentrant notamment sur les emplois. »

    Les relations avec l'Iran. « Le développement de l'arme nucléaire en Iran est inacceptable. Le soutien des organisation terroristes par l'Iran doit cesser. Nous allons répondre de façon appropriée à la lettre du président iranien Ahmadinejad. Mais je répète aussi que nous n'avons qu'un seul président à la fois et je ne le serai pas avant le 20 janvier.» 

    Sa future rencontre avec G.W Bush. « Je ne vais pas anticiper les problèmes. Sans aucun doute, il y aura des différends, y compris à l'intérieur des partis. Ce qui est sûr, c'est que les Américains ont besoin d'aide. Il faut mettre la politique de côté et avoir un aspect pratique afin de relancer l'économie. C'est dans cet esprit que j'irai voir G.W Bush

    leparisien.fr -07.11.08

  • Berlusconi ne respecte pas le messie!

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    Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, s'est fâché vendredi à Bruxelles après avoir été interpellé par la presse sur sa "plaisanterie" concernant le président élu américain, Barack Obama.

    En visite officielle la veille à Moscou, Silvio Berlusconi avait qualifié Barack Obama de "jeune, beau et même bronzé" et ajouté que beaucoup l'attendaient presque comme "un messie".

    Critiqué pour cette "gaffe", Silvio Berlusconi s'était défendu en qualifiant son commentaire de "plaisanterie affectueuse" et avait qualifié ses détracteurs d'"imbéciles".

    "M. le Président, vous rendez-vous compte que votre commentaire sur Obama est offensant pour les Etats-Unis. Pourquoi ne présentez-vous pas des excuses?" lui a demandé vendredi un journaliste de l'agence de presse économique américaine Bloomberg, au cours de la conférence de presse à l'issue du sommet européen de Bruxelles.

    "Toi aussi, tu te mets sur la liste de ceux dont j'ai parlé hier. Bravo ! Un autre", s'est fâché Silvio Berlusconi, avant de se lever et de quitter la salle. "C'est toi qui doit demander des excuses à l'Italie", a t-il lancé au journaliste avant de sortir.

  • La First lady noire en tenue de chômeuse?

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    Michelle Obama et son mari sortent de l'Université de Chicago le 7 novembre 2008

    Le chômage a brusquement bondi en octobre aux Etats-Unis, à 6,5%, un plus haut depuis plus de 14 ans, avec un niveau de suppressions d'emplois digne d'une profonde récession qui confirme la difficulté de la tâche qui attend le futur président Barack Obama.

    La première économie mondiale a détruit 240.000 emplois. Depuis janvier, entreprises et administrations ont chaque mois plus licencié qu'embauché, selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail.

    Le ministère a de plus revu en forte hausse son estimation du nombre des emplois perdus en août (à 127.000) et en septembre (à 284.000).

    Le nombre des sans-emplois est ainsi remonté à un niveau inconnu depuis mars 1994. En septembre, le taux de chômage avait été estimé à 6,1%.

    "Le taux de chômage pourrait passer au-dessus de la barre des 7% au début de l'année prochaine. Il a déjà dépassé le niveau de juin 2003 et la pente de la tendance est presque verticale", s'est inquiété Ian Shepherdson, économiste de l'institut High Frequency Economics.

     

    Le département du Travail a noté la forte accélération de la dégradation du marché de l'emploi intervenue depuis la fin de l'été: si 1,2 million de postes ont été supprimés depuis le début de l'année, "plus de la moitié de cette baisse ont eu lieu au cours des trois derniers mois."

    Stephen Gallagher, économiste à la Société Générale, a relevé qu'il fallait remonter au quatrième trimestre de 2001 pour trouver des licenciements aussi massifs. Pour lui, la question est désormais de savoir si l'on va dépasser les niveaux de cette époque --la dernière récession américaine-- ce qu'il juge "possible".

    L'aggravation de la situation de l'emploi est un des défis immédiats auquel devra répondre le futur président américain, Barack Obama. M. Obama devait tenir vendredi une réunion avec son équipe économique avant de donner sa première conférence de presse depuis son élection mardi.

    AFP. 07.11.08

     

     

  • Tzipi Livni adresse déjà un avertissement à Obama

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    Tzipi Livni met en garde Barack Obama contre des négociations avec l'Iran

    JERUSALEM — La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni a déclaré jeudi que Barack Obama ne devrait pas ouvrir des négociations avec l'Iran dans l'immédiat, estimant que cette volonté de dialogue pourrait être interprétée par le régime de Mahmoud Ahmadinejad comme un signe de "faiblesse".

    C'est le premier signe de divergence entre l'Etat hébreu et la future administration démocrate.

    Rompant avec son prédécesseur républicain George W. Bush, le président-élu américain Barack Obama a indiqué durant sa campagne qu'il était disposé à discuter avec Téhéran de son programme nucléaire, sans condition préalable.

    "En ce moment, le dialogue risque d'être interprété comme une faiblesse", a averti Tzipi Livni, qui dirige le parti Kadima au pouvoir en Israël et qui briguera le poste de Premier ministre lors des législatives de février prochain.

    "Je crois qu'un dialogue prématuré, à un moment où l'Iran a l'impression que la communauté internationale a abandonné l'idée de sanctions, pourrait s'avérer problématique", a-t-elle ajouté.

  • Le compliment de Berlusconi! La gauche furieuse exige des excuses

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    Silvio Berlusconi le 6 novembre à Moscou

    Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a qualifié jeudi le nouveau président élu américain, Barack Obama, de "jeune, beau et bronzé", ajoutant que beaucoup l'attendaient presque comme "un messie", au cours d'une conférence de presse à Moscou.

    "Il est jeune, il est beau et il est bronzé", a déclaré M. Berlusconi en réponse à une question sur la manière dont le futur président américain s'entendrait avec son homologue russe, Dmitri Medvedev.

    "Je pense qu'il va y avoir une bonne coopération" entre les deux dirigeants, qui sont de la même génération, a ajouté le Cavaliere.

    Le sénateur démocrate Barack Obama est devenu mardi le premier président noir élu à la tête des Etats-Unis, pour succéder au républicain George W. Bush, un proche allié du dirigeant italien.

    M. Berlusconi a ajouté que M. Obama se retrouverait face à d'importantes attentes alors qu'il a souvent été présenté "presque comme un messie".

    "Il y a beaucoup d'attentes qu'il ne doit pas décevoir", a ajouté le chef du gouvernement italien.

    En visite à Moscou pour des entretiens centrés sur l'économie, M. Berlusconi avait fait savoir mercredi par la voix de son porte-parole que les relations entre Rome et Washington resteraient "amicales" après la victoire de Barack Obama sur on rival républicain John McCain.

    A Rome, l'opposition de gauche a interprété la remarque de M. Berlusconi comme une nouvelle gaffe du chef du gouvernement.

    Dario Franceschini, numéro deux du Parti démocrate (PD), principal parti d'opposition, a appelé M. Berlusconi à présenter "immédiatement" des excuses.

    "Dans le meilleur des cas, Berlusconi n'arrive plus à se contrôler. Il oublie que ses paroles mettent en cause l'image de notre pays dans le monde. Dire que le président des Etats-Unis est 'jeune, beau et même bronzé' résonne aux oreilles de tout le monde comme une offense dangereusement ambiguë", a déclaré M. Franceschini.

    "Avec ses réparties lourdes et malheureuses, Berlusconi discrédite l'Italie sur la scène internationale. Jamais un président du Conseil n'était tombé aussi bas", a affirmé Massimo Donadi, chef des députés du parti Italie des valeurs de l'ex-magistrat anticorruption Antonio Di Pietro (opposition).

    Face à ces critiques, M. Berlusconi, qui a été très proche de George W. Bush durant toute sa présidence, s'est défendu en affirmant qu'il s'agissait d'un "compliment", selon des journalistes italiens présents à Moscou.

    AFP. 07.11.08