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  • Les Obama reçus à la Maison-Blanche

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    A la Maison-Blanche le 10 novembre 2008

    Barack Obama a effectué lundi ses premiers pas dans le Bureau ovale de la Maison Blanche où le président sortant George W. Bush l'a reçu pour des entretiens approfondis et d'où il prendra la direction des Etats-Unis en janvier dans une période extrêmement difficile.

     

    M. Obama et son épouse Michelle, venus sans leurs deux filles, ont été accueillis par le couple Bush à leur descente de limousine, sous le portique où le président salue communément les plus hauts dirigeants étrangers.

    MM. Bush et Obama se sont serré la main tandis que Laura et Michelle, ensemble marron pour l'une, rouge pour l'autre, se faisaient la bise au début d'une visite qui a suscité une excitation plus vue depuis au moins des mois à la Maison Blanche.

    Barack Obama, déjà venu à plusieurs reprises à la Maison Blanche sans jamais entrer dans le Bureau ovale selon ses collaborateurs, a amicalement posé sa main sur le bras, puis le dos de M. Bush.

    Sans faire de commentaire et sans plus attendre, MM. Bush et Obama se sont retirés dans le Bureau ovale pour leurs premiers entretiens de fond depuis la victoire sans appel de M. Obama à la présidentielle six jours plus tôt. Le 43ème et le 44ème président y ont eu un tête-à-tête.

    Mme Bush, elle, faisait visiter ses futurs quartiers présidentiels à celle qui deviendra la maîtresse de maison le 20 janvier.

    Quand il deviendra le 20 janvier le premier président noir des Etats-Unis, M. Obama reprendra un pays en proie à la dépression économique et à deux guerres à l'issue incertaine.

    M. Bush a aussi mis en garde contre le risque que les terroristes ne profitent d'un flottement dans la période de transition pour frapper à nouveau.

    Devant "la gravité de la situation", M. Obama avait dit se rendre au rendez-vous de lundi avec un esprit transgressant les appartenances politiques.

    Ces promesses de collaboration tranchent avec le ton de la campagne, quand M. Obama brandissait le spectre Bush pour dissuader de voter pour son adversaire John McCain.

    Dans un livre récent, Barack Obama raconte comment Georges Bush, après lui avoir serré la main, s'était passé les mains au savon hygiénique et lui en avait proposé en disant: "ça empêche d'attraper un rhume".

    Lundi, il s'est peut-être souvenu aussi de ce que lui avait alors dit M. Bush: "Vous avez un avenir brillant, très brillant. Mais quand on suscite autant d'attention que vous, les gens commencent à sortir les revolvers. Tout le monde va attendre que vous fassiez un faux-pas, vous voyez ce que je veux dire, alors faites attention à vous". AFP. 10.11.08

  • SNCF: le dispositif des saboteurs

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    Voici en exclusivité les images du dispositif utilisé par les saboteurs en quatre points différents du réseau à grande vitesse dans la nuit de vendredi à samedi.
    Ces photos ont été prises sur la ligne du TGV Est après le passage du train ouvreur, alors que les services d’entretien de la SNCF arrivaient sur les lieux.
     
    Un fer à béton ouvragé en forme de crochet est arrimé au câble de la caténaire, situé à sept mètres de hauteur le long de la voie. Un système de verrouillage bloque le fer et l’empêche de tomber au premier choc.
    Le Figaro Magazine - 10.11.08
     
        
     
     
     

  • Le jeune souverain du Bhoutan donne une leçon de sagesse au monde

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    "Le bonheur national brut"
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    Couronnement du nouveau roi le 6 novembre 2008
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    Le jeune roi au cours d'une cérémonie publique le 7 novembre 2008

    Le nouveau roi du Bhoutan s'est engagé vendredi dans un discours nationaliste au lendemain de son couronnement à protéger les traditions et la souveraineté du petit royaume bouddhiste coincé entre l'Inde et la Chine et de plus en plus ouvert à la mondialisation.

    "Ma plus grande inquiétude est qu'au moment où le monde change nous perdions ces valeurs fondamentales sur lesquelles se fonde notre identité en tant que nation et peuple", a déclaré Jigme Khesar Namgyel Wangchuck devant 30.000 personnes réunies dans le stade de la capitale, Thimphou.

    Agé de 28 ans et diplômé d'Oxford, le plus jeune souverain du monde, couronné lors d'une fastueuse cérémonie jeudi, a la lourde tâche de poursuivre la démocratisation et le développement de cette nouvelle monarchie parlementaire, tout en préservant sa forte identité nationale.

    Son couronnement consacre un processus de modernisation et d'ouverture à la mondialisation voulu par son père, Jigme Singye Wangchuck, qui avait abdiqué fin 2006 après avoir inventé dans les années 1970 l'indicateur économique du "Bonheur national brut" préféré au "Produit national brut".

    Cette philosophie se fonde sur la quête d'une croissance "responsable" et respectueuse de l'environnement afin que le pays se développe "économiquement et spirituellement".

    "Dans ce monde qui change si vite, si nous n'avons ni paix, ni sécurité, ni bonheur, nous n'avons rien! C'est l'essence du "Bonheur national brut". Nous devons assurer la paix et le bonheur de notre peuple autant que la sécurité et la souveraineté de notre nation", a proclamé le roi.

    Son discours, devant des centaines de dignitaires étrangers, a été précédé de processions de danseurs et chanteurs en costumes traditionnels aux mille couleurs au rythme des cymbales, tambours et trompettes joués par des bonzes dans le stade de Thimphou niché au coeur d'une superbe vallée boisée de l'Himalaya.

    Dans une ambiance médiévale et bouddhique, le souverain de cette monarchie constitutionnelle, où le bouddhisme est religion d'Etat, a vu défiler des éléphants, vaches, chevaux ou moutons. Le roi était entouré de centaines de courtisans tirés à quatre épingles et d'officiers qui lui ont offert de longues parades militaires.

    Surnommé le "prince charmant" pour son physique de star, décrit comme "charismatique, visionnaire et proche du peuple", Jigme Khesar Namgyel Wangchuck est ensuite monté dans les gradins pour saluer et bénir ses sujets, embrasser des bébés et plaisanter avec la presse.

    "Au cours de mon règne, je ne vous dirigerai jamais comme un roi. Je vous protègerai comme un parent, prendrai soin de vous comme un frère et vous servirai comme un fils", a-t-il lancé.

    Le cinquième "Roi Dragon" de la "Terre du Dragon-Tonnerre" hérite d'un des pays les plus mystérieux de la planète, enclavé entre la Chine et l'Inde, dernière née des démocraties du monde après ses premières élections législatives au printemps.

    Longtemps isolationniste et jamais colonisé, le Bhoutan, grand comme la Suisse et peuplé de 670.000 âmes, est resté des siècles inconnu des Occidentaux, à l'exception de jésuites et d'émissaires britanniques du XVIIe au XIXe siècles.

    Avant l'arrivée de la dynastie Wangchuck en 1907, le territoire était morcelé entre une myriade de potentats. Il n'avait ni routes, ni téléphone, ni monnaie jusque dans les années 1960. Le Bhoutan s'est réellement ouvert au monde il y a 40 ans, a autorisé la télévision en 1999, mais sélectionne encore ses touristes en accordant des visas à 200 dollars la journée.

    Les jeunes bhoutanais ont adopté le jean taille basse, l'internet, la télévision par satellite et le football, mais découvrent aussi la drogue. "Vous êtes l'avenir de la nation!", leur a lancé le roi.

    AFP. 10.11.08

     

  • Serbie: une honteuse chasse à l'homme pour satisfaire l'UE

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    Le général Ratko Mladic en 1995

    Les forces de sécurité serbes ont terminé lundi leur opération de recherche de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, dans une usine du sud-ouest de la Serbie, a appris l'AFP de source policière, en indiquant que personne n'avait été arrêtée.

    L'agence Beta a précisé que l'opération s'était achevée vers 14H30 (15H30 GMT) et avait par conséquent duré près de cinq heures. Elle avait débuté à 10H00 locales (09H00 GMT). Elle a consisté dans la fouille minutieuse de l'ensemble des locaux, y compris administratifs, de l'usine "Vujic-Valjevo" dans la périphérie de Valjevo (sud-ouest).

    Les domiciles des propriétaires de l'usine, les frères Vidoje et Vladislav Vujic, ont également fait objet de recherches, selon la chaîne de radio et de télévision B92.

    Le général Ratko Mladic est inculpé pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY).

    L'UE réclame son arrestation et son transfèrement vers La Haye pour que la Serbie puisse progresser dans ses perspectives européennes.

    Cette opération intervient quelques jours seulement avant la visite du procureur du TPIY, Serge Brammertz, à Belgrade annoncée par les autorités serbes pour les 17 et le 18 novembre.
    AFP. 10.11.08

     

  • Qui a dit qu'il n'y avait plus d'écrivains en France?

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    Tierno Monénembo l'a emporté difficilement sur Elie Wiesel!

    Le prix Goncourt et le prix Renaudot ont été attribués lundi à deux auteurs d'origine étrangère, le franco-afghan Atiq Rahimi pour "Syngué sabour" (P.O.L) et le Guinéen Tierno Monénembo pour "Le roi de Kahel" (Seuil), ont annoncé les jurys au restaurant Drouant à Paris.

    "La littérature a précédé l'effet Obama", s'est félicité Bertrand Visage, éditeur de Monénembo aux éditions du Seuil. Depuis dix ans, les jurés Renaudot ont joué la carte de la diversité et couronné trois auteurs d'origine africaine (avec Amadou Kourouma en 2000 et Alain Mabanckou en 2006).

    De leur côté, les Goncourt ont souvent ouvert la porte à des auteurs d'origine étrangère qui donnent à la langue française son aspect "universel".

    Rahimi et Monénembo, qui récoltent les deux prix les plus prestigieux de l'automne, ont en commun d'avoir fui leur pays respectif pour échapper à la guerre et aux violences politiques.

    Ecrivain et cinéaste, Atiq Rahimi, 46 ans a obtenu le Goncourt au second tour par 7 voix contre 3 pour Michel Le Bris pour "La beauté du monde" (Grasset).

    "Je le prends comme un signe de reconnaissance pour une oeuvre et aussi pour l'histoire que j'ai vécue", a réagi l'écrivain, qui a aujourd'hui la double nationalité française et afghane et se partage entre les deux pays. Auteur de quatre romans depuis le début des années 2000, "Syngué sabour. Pierre de patience" est son premier livre écrit directement en français.

    Après des études à Kaboul, Atiq Rahimi quitte son pays en guerre au milieu des années 1980 et obtient l'asile politique en France. Au début des années 2000, il adapte lui même son premier roman, "Terre et cendres" (2000), au cinéma et ce premier film est sélectionné en 2004 pour le Festival de Cannes.

    Dans la tradition afghane, "Syngué sabour" est le nom d'une pierre magique à laquelle les gens confient leur détresse. Dans le livre de Rahimi, une femme veille son mari réduit à l'état végétatif à la suite d'une blessure par balle. La femme parle et se libère de l'oppression conjugale et religieuse.

    Dans ce livre de poète, d'une écriture sèche, Rahimi décrit la réalité oppressante de la société afghane et la conception de l'Islam qui y prévaut.

    "Je parle des femmes afghanes comme de toutes les femmes du monde. Les femmes afghanes, comme les femmes du monde entier, ont des désirs, des rêves et des espoirs, leurs forces et aussi leurs faiblesses", a commenté Atiq Rahimi.

    "Syngué sabour" est le premier Goncourt publié aux éditions P.O.L.

    Le Renaudot a été attribué avec beaucoup plus de difficultés à Tierno Monénembo, puisqu'il a fallu onze tours pour couronner "Le roi de Kahel", par cinq voix contre quatre à Elie Wiesel pour "Le cas Sonderberg" (Grasset).

    Tierno Monénembo, 61 ans, écrivain africain francophone de réputation internationale, a quitté son pays, la Guinée, à la fin des années 1960 pour fuir la dictature de Sekou Touré.

    Monénembo est l'auteur d'une dizaine de romans dans lesquels il évoque l'impuissance des intellectuels en Afrique et les difficultés de vie des Africains en France, dont "Les crapauds-brousse" (1979) et "Peuls" (2004).

    Il raconte dans "Le roi de Kahel" l'épopée d'Olivier de Sanderval, précurseur de la colonisation de l'Afrique de l'ouest à la fin du XIXè siècle.

    Franz-Olivier Giesbert, membre du jury Renaudot, a estimé que le prix récompensait "un écrivain africain absolument majeur", actuellement en voyage à La Havane. Le prix Renaudot de l'essai a été remis à Boris Cyrulnik pour "Autobiographie d'un épouvantail" (Odile Jacob).

    AFP. 10.11.08

  • La grenade de Perpignan

    Une grenade, qui ne présentait aucun risque d'explosion, a été découverte ce matin sur une tombe du cimetière israélite de Perpignan.

    L'arme a été retrouvée par un administrateur de la communauté israélite, qui a immédiatement prévenu la police.

    Un spécialiste du déminage a constaté que la grenade ne pouvait être activée et ne présentait aucun danger.

    Le président de la communauté israélite de Perpignan, Daniel Halimi, a annoncé qu'il allait porter plainte. «C'est un signe fort d'intimidation. On a déjà eu des tags, des graffitis, des tombes profanées, mais c'est la première fois que l'on voit ce genre de choses», a-t-il déclaré.

     

    Leparisien.fr avec AFP -10.11.08

  • VIDEO La Passion de Jeanne d'Arc - Film de Carl Theodor Dreyer

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    Jeanne d'Arc au couronnement de Charles VII
    Dominique Ingres (1780-1867)
    La Passion de Jeanne d'Arc
    par Carl Th. Dreyer (1889-1968)
    La Passion de Jeanne d'Arc est un film réalisé par Carl Theodor Dreyer en 1927 et projeté pour la première fois à Copenhague le 21 avril 1928. Il s'agit d'un film muet mais qui avait été intialement conçu comme un film parlant, ce à quoi Dreyer dut renoncer pour des raisons liées à l'équipement technique du studio. D'où l'aspect déconcertant de ce film, qui adopte déjà les codes du parlant tout en restant un film muet.

    La restauration de la version d'origine tient presque du miracle, puisque le premier négatif avait subi des coupures exigées par la censure, puis avait été perdu dans un incendie. Dreyer avait alors réussi à en reconstituer une seconde version à partir de chutes restantes, laquelle devait pourtant elle aussi disparaître dans un autre incendie. Il ne restait plus alors que des copies douteuses, et ce n'est qu'en 1981 que l'on retrouva dans un asile psychiatrique d'Oslo un double oublié du premier négatif, non censuré, à partir duquel il fut possible de reconstituer le film et les intertitres dans une version probablement identique à celle montée par le cinéaste pour la première de 1928.