Barack Obama a effectué lundi ses premiers pas dans le Bureau ovale de la Maison Blanche où le président sortant George W. Bush l'a reçu pour des entretiens approfondis et d'où il prendra la direction des Etats-Unis en janvier dans une période extrêmement difficile.
M. Obama et son épouse Michelle, venus sans leurs deux filles, ont été accueillis par le couple Bush à leur descente de limousine, sous le portique où le président salue communément les plus hauts dirigeants étrangers.
MM. Bush et Obama se sont serré la main tandis que Laura et Michelle, ensemble marron pour l'une, rouge pour l'autre, se faisaient la bise au début d'une visite qui a suscité une excitation plus vue depuis au moins des mois à la Maison Blanche.
Barack Obama, déjà venu à plusieurs reprises à la Maison Blanche sans jamais entrer dans le Bureau ovale selon ses collaborateurs, a amicalement posé sa main sur le bras, puis le dos de M. Bush.
Mme Bush, elle, faisait visiter ses futurs quartiers présidentiels à celle qui deviendra la maîtresse de maison le 20 janvier.
Quand il deviendra le 20 janvier le premier président noir des Etats-Unis, M. Obama reprendra un pays en proie à la dépression économique et à deux guerres à l'issue incertaine.
M. Bush a aussi mis en garde contre le risque que les terroristes ne profitent d'un flottement dans la période de transition pour frapper à nouveau.
Devant "la gravité de la situation", M. Obama avait dit se rendre au rendez-vous de lundi avec un esprit transgressant les appartenances politiques.
Ces promesses de collaboration tranchent avec le ton de la campagne, quand M. Obama brandissait le spectre Bush pour dissuader de voter pour son adversaire John McCain.
Dans un livre récent, Barack Obama raconte comment Georges Bush, après lui avoir serré la main, s'était passé les mains au savon hygiénique et lui en avait proposé en disant: "ça empêche d'attraper un rhume".
Lundi, il s'est peut-être souvenu aussi de ce que lui avait alors dit M. Bush: "Vous avez un avenir brillant, très brillant. Mais quand on suscite autant d'attention que vous, les gens commencent à sortir les revolvers. Tout le monde va attendre que vous fassiez un faux-pas, vous voyez ce que je veux dire, alors faites attention à vous". AFP. 10.11.08








