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Soldats israéliens quittant la bande de Gaza le 18 janvier 2009(Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)Gilad Shalit, caporal dans l'armée israélienne, fait prisonnier par le Hamas le 25 juin 2006
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Israël a entamé son retrait de Gaza
Des soldats de Tsahal se retirent de la bande de Gaza - 18 janvier 2009AFP. 18 janvier 2009. L'armée israélienne a entamé dimanche un retrait progressif de la bande de Gaza après l'instauration d'un cessez-le-feu dans le territoire palestinien, ravagé par 22 jours d'une offensive meurtrière.
Quelque heures après l'instauration d'un cessez-le-feu unilatéral israélien, le mouvement islamiste Hamas a à son tour annoncé une cessation des hostilités depuis Damas et donné une semaine à Israël pour quitter entièrement la bande de Gaza.Aucun combat ni bombardement n'a eu lieu dimanche, hormis des "accrochages" tôt dans la matinée. Deux Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne.
"Je peux confirmer qu'il y a un retrait progressif de l'armée de la bande de Gaza", a déclaré à l'AFP une porte-parole militaire.
Les chars ont quitté leur principale position dans l'ancienne colonie de Netzarim, au sud de la ville de Gaza, ouvrant pour la première fois depuis le 3 janvier la route entre le sud et le nord du territoire, selon des témoins.
Les troupes ont également quitté des positions autour de Jabaliya et Beit Lahya (nord).
Les chars se sont toutefois redéployés aux frontières, côté palestinien, conformément aux annonces d'Israël qui a décidé de maintenir une partie de ses unités afin de faire face à d'éventuelles attaques palestiniennes.Ce redéploiement est intervenu après des annonces séparées, par Israël et le Hamas, d'un cessez-le-feu.
Un cessez-le-feu unilatéral israélien est entré en vigueur dimanche à minuit GMT. A la mi-journée, le Hamas a annoncé une cessation des hostilités.
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Après Israël, le Hamas annonce à son tour un cessez-le-feu
Le Hamas a annoncé dimanche 18 janvier un cessez-le-feu et donné une semaine à l'armée israélienne pour se retirer de Gaza, où des dizaines de corps ont été retirés de décombres dans le nord du territoire, théâtres de combats sporadiques.
L'annonce du Hamas répond, à quelques heures d'intervalle, à l'arrêt unilatéral par Israël de son offensive de 22 jours dans la bande de Gaza qui a fait au moins 1.300 morts Palestiniens et provoqué des destructions considérables.
Israël a toutefois laissé positionnées ses forces dans Gaza pour une durée qui n'a pas été précisée.
"L'ennemi israélien a échoué à imposer ses conditions. Nous, les mouvements de la résistance palestinienne annonçons un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et demandons que les forces de l'ennemi s'en retirent d'ici une semaine", a déclaré Moussa Abou Marzouk, le numéro deux du bureau politique du Hamas.
Depuis Damas, il a appelé Israël à ouvrir "les points de passage pour laisser entrer les aides humanitaires et les produits de (première) nécessité".
Le responsable du mouvement islamiste s'est par ailleurs dit prêt à favoriser les efforts diplomatiques arabes et turcs, afin de permettre "la levée définitive du blocus" et "l'ouverture de tous les points de passage".
"Si le Hamas n'attaque pas et ne provoque pas Israël, nous respecterons notre cessez-le-feu", s'est borné à répondre le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev.
Profitant de l'arrêt des bombardements, les services de secours palestiniens ont sillonné toute la matinée les ruines à Beit Lahya et Jabaliya (nord), découvrant une centaine de corps qui n'avaient pas pu être récupérés en raison des combats, a affirmé le chef des urgences Mouawiya Hassanein.
Après une nuit entièrement calme, la première en 22 jours d'offensive sans précédent, l'armée a lancé un raid aérien dimanche matin dans le nord de la bande de Gaza, blessant cinq personnes, "en riposte à des tirs de roquettes".
A Beit Hanoun, dans le nord du territoire, une enfant de huit ans a été tuée par des tirs israéliens. Dans le sud, près de Khan Younès, un jeune homme a été abattu par l'armée israélienne, selon une source médicale.
A Gaza-ville, les habitants se sont aventurés dans les rues pour juger de l'ampleur, immense, des dégâts.
"Il n'y a plus de maison ici. C'était chez moi", s'est lamenté Yahya Karim, devant les ruines de son domicile du quartier de Zeitoun. "Tout a été détruit".
"Je demande à Olmert (le Premier ministre israélien): Pourquoi avez-vous détruit ma maison? Je n'appartiens à aucun groupe politique. Je suis un civil. Je veux la paix", a-t-il lancé.
Malgré les lourdes pertes palestiniennes, au moins 1.300 morts et 5.300 blessés selon un bilan du Dr Hassanein, des mosquées du Hamas ont clamé la victoire du Hamas.
"Le mouvement islamiste Hamas félicite notre peuple pour sa victoire courageuse", ont lancé les hauts parleurs de la mosquée al-Kinz, où flottent au vent les drapeaux verts du mouvement islamiste.
L'armée israélienne a évalué à plus de 500 le nombre de combattants du Hamas tués. L'aviation a mené 2.500 raids tandis que les combattants palestiniens ont tiré 700 roquettes et obus de mortier vers le territoire israélien.
Côté israélien, 10 militaires et trois civils ont péri durant la même période.
A Jérusalem, M. Olmert a qualifié de "fragile" le cessez-le-feu unilatéral.
Le Hamas "a prouvé encore une fois ce matin que le cessez-le-feu est fragile et qu'il doit être réévalué minute par minute", a affirmé M. Olmert, qui s'exprimait avant l'annonce du Hamas.
"Nous espérons qu'en fin de compte le feu cessera. S'il continue, Tsahal répliquera. Elle est préparée et déployée pour le faire", a-t-il dit.
Parallèlement, un sommet international de dirigeants arabes et européens s'est ouvert à Charm el-Cheikh, sur la mer rouge pour "consolider" le cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
Par ailleurs, le président français Nicolas Sarközy, la chancelière allemande Angela Merkel, le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi ont annoncé qu'ils se rendraient ensuite en Israël.
Pourquoi ne rendent-ils pas également à Gaza pour voir l'ampleur des destructions et réconforter la population? De quoi ont-ils ont peur?
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Cessez-le-feu: Israël dit-il la vérité sur ses pertes humaines à Gaza?
Un soldat israélien blessé à Gaza arrive à Beer-Sheva (sud Israël) - 17.01.09Evacuation d'un soldat israélien blessé à Gaza - 17.01.09 -
Cessez-le-feu: mais gare au moindre pétard mouillé!
Palestiniens dans les décombres à Beit lahyia (nord de Gaza) - 17 janvier 2009Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a annoncé samedi l'instauration d'un cessez-le-feu unilatéral à Gaza à partir de minuit GMT et affirmé que l'armée resterait déployée à ce stade dans le territoire palestinien et autour."A 02H00 locales (minuit GMT), nous cesserons le feu mais nous continuerons d'être déployés dans la bande de Gaza et autour", a déclaré M. Olmert à Tel-Aviv, en soulignant que "si nos ennemis décident de nous attaquer, l'armée israélienne se sentira libre de riposter avec force".
"Si le Hamas arrête totalement ses attaques, nous jugerons à quel moment nous quitterons la bande de Gaza", a-t-il ajouté.
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Plus de 1.200 Palestiniens, dont des centaines de civils, ont été tués en trois semaines d'offensive israélienne.
Au moins 1.203 Palestiniens ont été tués, dont 410 enfants et 108 femmes, et plus de 5.300 blessés, selon les dernières données en date des services d'urgence de Gaza.D'après le Centre palestinien des droits de l'Homme à Gaza, 65% des morts sont des civils.
Côté israélien, 10 militaires et trois civils ont péri durant la même période, victimes de tirs de roquettes sur le sud d'Israël ou tués dans les combats dans la bande de Gaza, certains par une erreur de tir de l'armée israélienne...
Israël s'est constamment défendu "d'avoir voulu toucher des civils, disant prendre le maximum de précautions dans un territoire surpeuplé" où les combattants palestiniens et la population sont mêlés. Mais des projectiles israéliens se sont abattus à quatre reprises sur des écoles gérées par l'ONU.
L'incident le plus meurtrier a eu lieu le 6 janvier. Quarante-trois personnes ont été tuées et plus de 100 blessées dans le périmètre d'une école de l'ONU dans le nord de la bande de Gaza, selon des sources palestiniennes.
Israël avait affirmé "que ses forces avaient riposté à des tirs de mortiers provenant de l'école", avant de revenir sur ses déclarations suite à un démenti de l'ONU.
Les dégâts sont aussi considérables.
Le coût des destructions des infrastructures dans la bande de Gaza est estimé à 476 millions de dollars par le Bureau central palestinien des statistiques.
Selon le Bureau, 4.000 bâtiments d'habitation ont été détruits dans des bombardements israéliens ainsi que 48 bâtiments et bureaux gouvernementaux, 30 commissariats et 20 mosquées sur les 795 restant dans le territoire.
Le bureau des statistiques cite également les routes, des écoles (18), une partie du réseau électrique et d'adduction d'eau.








