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  • Les Palestiniens de Jérusalem

    Mur de séparation et drapeau palestinien.jpg
    Israël procède à la plus grande déportation de Palestiniens de Jérusalem.


    La municipalité israélienne de Jérusalem occupée, a remis à plus de 100 familles palestiniennes des notifications de la démolition de leurs maisons dans le quartier Silwan de la région Boustan à Jérusalem occupée, sous prétexte de "construction sans permis".

    La procédure d’expulsion, qui se présente comme la plus grande depuis 1967, va causer le déplacement de plus de 1500 Palestiniens de Jérusalem et le retrait de leur droit de résidence dans la ville.

    Dans le même contexte, l’Organisation chrétienne et islamique pour la protection des lieux saints de Jérusalem a accusé l'occupation de mener une "guerre" contre cette ville afin de la vider des Palestiniens. Elle a également demandé un soutien arabe et international pour sauver la ville sainte des tentatives de "judaïsation".

    Le secrétaire général de l’organisation Hassan Khatir, a déclaré que les habitants du quartier "Hay Al Boustan" au sud de la mosquée d’Al Aqsa sont en grand danger étant donné que leur expulsion est devenue certaine.

    Ce dernier a ajouté que les autorités d’occupation ont réussi à faire fuir des dizaines de milliers de chrétiens à cause des dures conditions de vie imposées aux Palestiniens en général de la ville sainte.

    Il a également déclaré que l'organisation profitera de la visite du pape prévue le 8 mai prochain pour attirer son attention sur le complot sioniste qui vise à vider la terre sainte de toute présence chrétienne.

    23 février 2009

  • La rue Jouffroy-d'Abbans se ghettoïse

    «Depuis quelques années, à chaque fois qu'un magasin ferme, c'est un magasin kasher qui ouvre. Mais cela s'est fait progressivement... raconte Jessica, une mère de famille qui vit rue Jouffroy-d'Abbans, entre Cardinet et Malesherbes, dans le XVII e chic.
    Jusqu'au jour où une copine, qui était venue chez moi, m'a dit : Je ne savais pas que tu habitais dans un quartier juif ! »... Sushis kasher, traiteurs kasher , libraire hébraïque, boucherie kasher , un salon de thé kasher ...
     Depuis quatre-cinq ans, la rue Jouffroy-d'Abbans accueille des commerces juifs les uns après les autres. « Maintenant, sur le trottoir, j'entends de plus en plus souvent des gens qui se saluent en disant Shalom, je vois des kippas... Il manque régulièrement des enfants dans la classe de ma fille les jours de fête... »
     « Une transformation sans flonflons, très discrète et finalement assez rapide, observe Hervé Benessiano, maire adjoint au commerce dans le XVIIème, les commerces kasher sont devenus majoritaires. Cela correspond à l'arrivée massive de la communauté juive dans ce secteur. » Une population aisée, en provenance de banlieue et de l'est de Paris surtout, qui cherchait plus de tranquillité en fuyant les tensions avec d'autres communautés.
    La cohabitation, qui se passe bien, n'est pas du goût de tous. « Il y a de moins en moins de mixité, regrette une autre mère de famille, on peut dire que ça se ghettoïse, oui ! Je trouve dommage que l'équilibre se soit renversé. » « Le samedi, renchérit une autre, les boutiques sont fermées, les opticiens par exemple, ce qui n'est pas très pratique... »

    Le Parisien - 1er février 2009

  • Le XVIIème, un quartier sûr pour Michèle...

    Michèle juive parisiennne 17è.gif
    Michèle, 61 ans, rue Jouffroy-d'Abbans (17ème) 

    La rue Jouffroy-d'Abbans est une rue plutôt chic... et passablement déserte les jours de shabbat. Une de ces artères du XVIIe arrondissement devenue, en quelques années, un refuge pour des familles juives plutôt aisées fuyant l’atmosphère trop lourde de Sarcelles ou de Belleville... « Ici, on est à l’abri », reconnaît Jérémy, 18 ans, cheveux au vent sur son Vélib’.

    « Il n’y a pas de tensions, pas d’agressions, pas de sales réflexions. J’ai des copains qui se font constamment embêter vers Voltaire et Charonne, mais ici... » Il avise les façades bourgeoises et les devantures d’une demi-douzaine d’échoppes casher. « C’est tranquille, forcément. » Traiteur, pâtisserie, librairie... Même le restaurant de sushis de la rue est sous le contrôle du Beth Din de Paris. Tous ont fleuri ces deux ou trois dernières années. Un retour aux sources plus ou moins conscient puisque c’est dans le quartier qu’habitait le capitaine Dreyfus au début du siècle dernier. Ici encore que se sont cachés, pendant la dernière guerre, l’écrivain d’ascendance juive Maurice Druon et son oncle Joseph Kessel.

    « Aujourd’hui, les juifs qui se font du mouron pour leurs enfants se regroupent dans des quartiers qui leur semblent familiers et rassurants », sourit Michèle*, 61 ans, l’une des rares à vivre ici depuis trente ans. L’une des rares aussi à oeuvrer pour que la communauté ne se replie pas trop sur elle-même, pour que la rue conserve cette joyeuse capacité de mélange qui lui rappelle sa Tunisie natale. « Les familles habitaient Sarcelles, puis elles ont fui pour le XIXe , puis elles sont venues ici... J’espère qu’elles n’auront pas à fuir de nouveau. » Ce n’est pas tant l’affaire Williamson qui préoccupe Michèle « il y a des millions de Williamson dans le monde » mais les propos qu’elle entend partout, ici, en France. « Ces juifs ils exagèrent, ils tuent des pauvres Palestiniens. Il y a "diabolisation" d’Israël, amalgame... Beaucoup de juifs de France se demandent : Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi ça revient ? »
     Le curé d’une paroisse voisine ne s’est-il pas lui-même alarmé d’entendre quelques-uns de ses fidèles déplorer qu’il y ait de plus en plus de juifs dans le quartier ?
    « L’antisémitisme a toujours existé et les tensions reviennent par cycles depuis des années dans les quartiers populaires... Je me méfie des statistiques qui parlent d’explosion du phénomène », relativise Philippe, en attachant ses deux petits de 5 et 2 ans à l’arrière de sa voiture. Sa femme, Joëlle, a l’air moins sereine : « Ce n’est pas près de se calmer... » Elle hésite, claque la portière. « Nous, on ne se sent pas en danger... Mais on s’inquiète quand même pour nos enfants. Dans quel monde vont-ils vivre ? »

     

  • Les juifs de France ne sont plus discriminés, mais se sentent "menacés et incompris"

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    Richard Prasquier, président du Crif

    Stables ces deux dernières années, les actes antisémites ont connu une envolée depuis le début 2009, principalement dans les quartiers populaires. S’il faut y voir les conséquences sur le territoire français de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza en janvier, beaucoup craignent aujourd’hui que les causes du mal soient plus profondes et plus durables...

    Demain soir, à l’occasion du dîner du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), son président, Richard Prasquier, reviendra sur les motifs d’inquiétudes que partagent à des degrés divers les 600 000 juifs de France, la plus importante communauté d’Europe.


    Car, au-delà des statistiques, c’est un climat délétère alimenté par les "errances" d’un Dieudonné ou les propos d’islamistes radicaux,il s'inquiète d’une « dérive » antijuive possible à la faveur de la crise économique actuelle.

    "Les juifs en France ne sont plus discriminés, mais ils se sentent menacés et incompris. Ils demandent à l’Etat de les protéger."

    C’est tout l’objet du dîner du Crif, et c’est une rupture avec le modèle républicain classique qui est : vous pouvez être juif dans le privé, mais dans l’espace public, il n’y a que des citoyens français », analyse le sociologue Michel Wieworka (auteur de « la Tentation antisémite », Hachette). « Les juifs ont des raisons objectives de s’inquiéter mais il y a aussi de leur part une dramatisation permanente », poursuit-il.


    Signe du malaise ambiant : ce dîner, au cours duquel Nicolas Sarközy devrait prendre la parole comme il l’avait fait l’an dernier, se déroulera sans les représentants du Parti communiste.

    Le Crif reproche en effet à ses leaders d’avoir comme Olivier Besancenot ou plusieurs élus verts participé à des défilés où des slogans antisémites étaient lancés.

     Ce rendez-vous annuel intervient en plus en pleine affaire Williamson. Les déclarations négationnistes de l’évêque britannique, tenues le 21 janvier, ont évidemment profondément heurté et troublé la communauté juive et de nombreux chrétiens. En ce sens, le prochain voyage du pape en Israël devrait permettre à Benoît XVI de procéder à des clarifications qui deviennent urgentes.

    Et Richard Prasquier continue dans une interview:

    Mgr Williamson, l’évêque d’extrême droite dont le credo négationniste a fait scandale, vient de demander « pardon » à tous ceux que ses propos auraient blessés…

    Ce « pardon » laborieux à l’Eglise et aux familles des victimes de « l’injustice nazie » est un non-événement. On attendra longtemps avant qu’il renie ses déclarations négationnistes. Ce qui me préoccupe dans cette affaire, c’est de m’être rendu compte que, pour les membres de la commission chargée des négociations en vue de la levée de l’excommunication, ces déclarations n’ont pas été considérées comme particulièrement graves. Or la négation du génocide est un énorme mensonge, une manifestation particulièrement abjecte d’antisémitisme, un crime contre la morale.



    Vous voulez dire que, lorsque Mgr Williamson a été réintégré dans l’Eglise, ceux qui ont poussé le pape à cela connaissaient parfaitement ses convictions ?

    Oui. Au Vatican, on ne pouvait pas ne pas connaître les prises de positions anciennes et répétées de Williamson. Cela dit, le dialogue judéo-catholique continuera, et ce n’est pas Williamson qui le brisera. Le pape a dit que la négation de la Shoah est inconcevable. Il a réaffirmé sa solidarité avec les juifs. Et il a demandé aux intégristes d’accepter le concile Vatican II, marqué notamment par la reconnaissance de la filiation entre judaïsme et chrétienté.

    Le projet de béatification du pape Pie XII dont le silence pendant la Seconde Guerre mondiale continue de provoquer polémiques et malaise ne risque-t-il d’être un sujet de conflit ?

    Si l’Eglise prenait la responsabilité de béatifier Pie XII avant que les historiens aient eu accès aux archives complètes du Vatican, elle provoquerait une rupture grave avec le monde juif.

     Avant et pendant la guerre, alors que l’Eglise avait besoin d’un prophète, Pie XII s’est conduit comme un diplomate, et un mauvais diplomate. Après 1945, alors que le nazisme s’était effondré et qu’il n’y avait plus aucun risque ni pour les prêtres ni pour l’Eglise, jamais il n’a parlé de la Shoah, ce qui suggère que, pour lui, il s’agissait d’un événement d’importance secondaire.

    Qu’espérez-vous du voyage de Benoît XVI en Israël en mai ?

    J’espère que ce voyage apportera beaucoup d’éclaircissements et d’apaisement, notamment lorsque le pape ira au mémorial de Yad Vashem. Et qu’il se situera dans la ligne du voyage de Jean-Paul II qui a énormément contribué au rapprochement entre juifs et catholiques.

    (Source: Le Parisien - 1er mars 2009)

     

  • STATS FEVRIER 2009

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  • Chinon, "petite ville, grand renom"

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    Chinon, en février 2009
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

  • A Oulan-Bator, on admire Hitler...

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    A Oulan-Bator, capitale de la Mongolie
    VSD du mercredi 11 février 2009 a publié un reportage sur la montée de l’ultranationalisme à Oulan-Bator, où le Fürher Adolf Hitler est devenu la référence de plusieurs mouvements nationalistes radicaux.

    Cet ultranationalisme s’est inscrit progressivement dans le quotidien de la population de la capitale, où les bars affichent des décorations façon IIIème Reich, avec des portraits d’Himmler et de Goebbels sur les murs, des croix gammées imprimées sur le carrelage, et des soldats SS en cire qui montent la garde près du zinc.

    « Nous respectons beaucoup Hitler. Il a entraîné la réussite de la race aryenne en nettoyant son pays des juifs », affirme ainsi le leader du mouvement Dayar devant le drapeau du NSDAP qui côtoie le fanion mongol dans son bureau.
    (Source: Le Crif)
    Un proverbe mongol: "Même si Dieu veut t'acheter ta terre, ne la vends pas"

  • Originaire du même village que la première femme de Sarközy...

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    Xavier Musca
    PARIS (Reuters) - Xavier Musca, un autre fidèle de Nicolas Sarközy, devient secrétaire général adjoint de l'Elysée à la place de François Pérol nommé dans la contestation à la tête du futur deuxième groupe bancaire français.
    Xavier Musca, 49 ans, occupait jusqu'à présent les fonctions de directeur du Trésor.
    Deux arrêtés publiés vendredi au Journal officiel mettent fin aux fonctions de François Pérol, qui va diriger l'ensemble Banques populaires/Caisses d'épargne, et scellent la nomination attendue de Xavier Musca.
    Fils d'un postier corse, Xavier Musca fut directeur de cabinet de Francis Mer à Bercy, un poste qu'il a conservé quand Nicolas Sarközy a été nommé ministre de l'Economie, en 2004.
    Son retour au statut de conseiller est peu ordinaire pour un directeur du Trésor, d'habitude nommé à la tête d'une grande administration.
    Né à Bastia le 23 février 1960, Xavier Musca a un autre lien avec le chef de l'Etat : il est originaire du village de Vico, comme Marie-Dominique Culioli, la première épouse de Nicolas Sarközy.
    Il était présenté en novembre 2008 par L'Express comme "un beau spécimen de la méritocratie française, jamais passé au privé".
    Le "sherpa" Xavier Musca présidait aussi à Bruxelles le Comité financier européen, instance stratégique qui rassemble les directeurs du Trésor des pays de l'Union européenne.
    Avec Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, il a ainsi eu à gérer la crise financière avec François Pérol, dont il est proche.
    Xavier Musca devrait être remplacé au Trésor par son numéro deux, Ramon Fernandez, un énarque de 41 ans.
    Fils de l'écrivain Dominique Fernandez, qualifié de très proche de Nicolas Sarközy par Libération, Ramon Fernandez avait travaillé sous les ordres de Xavier Musca à Bercy, puis de François Pérol à l'Elysée.
    Il avait été promu directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère des Affaires sociales en 2008 avant de retourner au Trésor.
    Service France, édité par Sophie Louet

  • Pour Franz-Olivier Giesbert, "la barrière raciale a explosé"

    http://www.dailymotion.com/video/x7b3zk_obama-president-reaction-de-franzol_news

    Franz-Olivier Giesbert est directeur du Point

  • Dieudonné condamné au Québec...

    Dieudonné.jpg
    L'humoriste controversé français Dieudonné a été condamné au Québec à payer 75.000 dollars (46.872 Euros) au chanteur-acteur Patrick Bruel pour avoir tenu des propos injurieux à son égard, rapporte samedi le quotidien montréalais La Presse.
    Lors d'une émission diffusée en 2006, Dieudonné avait traité Patrick Bruel de "menteur" et de "militaire israélien", affirmant qu'il soutenait les bombardements de l'armée israélienne au Sud-Liban.

    Le chanteur avait intenté en 2007 au Québec une action en diffamation contre l'humoriste, à laquelle ce dernier n'a jamais répondu, rappelle La Presse en indiquant que Dieudonné a été condamné par défaut cette semaine par Me Danièle Besner, greffière spéciale de la Cour supérieure à Montréal.

    La plainte déposée par Patrick Bruel (alias Benguigui), d'origine israélite, contre Dieudonné M'Bala M'Bala se chiffrait au départ à 175.000 dollars. Le chanteur y soulignait le "caractère répétitif" des agissements de Dieudonné ainsi que sa "mauvaise foi".

    Me Besner a toutefois réduit les dommages réclamés car l'émission n'a été diffusée qu'une seule fois, le 29 novembre 2006, à Télé-Québec. Le producteur de l'émission avait décidé de ne pas la rediffuser.

     Habitué aux poursuites, Dieudonné M'Bala M'Bala, d'origine bretonne et camerounaise, a été condamné à plusieurs reprises pour des propos sur la Shoah et les juifs.

    Il s'est produit à plusieurs reprises ces dernières années au Québec où ses spectacles sont appréciés.