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  • Le maire de Rome, Gianni Allemano, exige que Delanoë lui fasse des "excuses immédiates"

    Delanoë doit s'excuser auprès du maire de Rome.jpg
    Bertrand Delanoë croit pouvoir se moquer du"salut à la romaine"

    Les ministres italiens des Affaires étrangères et des Affaires européennes ont exigé jeudi des "excuses immédiates" du maire de Paris Bertrand Delanoë après ses propos sur des "responsables politiques" de la mairie de Rome qui "font le salut fasciste".

    Evoquant les très bonnes relations entre Paris et Rome lorsque la ville était dirigée par la gauche à l'époque de Walter Veltroni, M. Delanoë a déclaré qu'il "ne pouvait pas garantir que cette relation perdure en l'état alors que Rome est aujourd'hui animée par des responsables politiques qui font le salut fasciste en entrant au Capitole", la mairie de Rome.

    Il a fait cette déclaration lors d'une rencontre à Paris avec des représentants du Parti démocrate (PD), la formation de gauche dont M. Veltroni est l'ancien secrétaire.

    "Le maire de Rome n'a jamais fait le salut romain (fasciste, ndlr), ou d'autres gestes ou actes qui glorifient le fascisme. Le maire de Paris dit des choses fausses", indique le communiqué commun des ministres italiens, Franco Frattini (Affaires étrangères) et Andrea Ronchi (Affaires européennes).

    "Le gouvernement italien déplore les déclarations du maire Bertrand Delanoë et espère, au nom de l'amitié historique entre les Romains et les Parisiens, que des excuses officielles immédiates seront présentées par le premier citoyen de Paris afin de surmonter" l'incident qui, dans le cas contraire, "serait un geste extrêmement grave d'offense envers Rome et l'Italie", conclut le communiqué.

    Le maire de Rome, Gianni Alemanno, 51 ans, qui est un ancien membre actif du parti post-fasciste MSI, a lui-même jugé les propos de son homologue parisien "faux, offensants et intolérables".

    "On ne peut pas pour des raisons de propagande, inventer des faits qui n'existent pas et encore moins interrompre les relations institutionnelles entre les villes de Paris et Rome qui sont marquées par un jumelage ancien", a-t-il ajouté dans un communiqué publié par ses services.

    M. Alemanno a précisé avoir demandé à l'ambassadeur d'Italie à Paris d'intervenir "pour clarifier" la situation et avoir cherché, en vain, à joindre le maire de Paris.

    AFP 23/04/09

  • Perpignan: Jean-Paul Alduy, sénateur-maire UMP, contrait de quitter la mairie pour fraude électorale

    Alduy sénateur-maire de Perpignan UMP 23 4 09.jpg
    Jean-Paul Alduy, sénateur-maire UMP de Perpignan, le 23 avril 2009

    Le Conseil d'Etat a confirmé l'annulation des municipales 2008 à Perpignan, jeudi, à la suite d'une "fraude à la chaussette", qui va contraindre le sénateur-maire Jean-Paul Alduy (UMP) à céder la place à une "délégation spéciale" nommée par le préfet, avant de nouvelles élections.

    Le Conseil d'Etat a entériné le jugement rendu par le tribunal administratif de Montpellier le 7 octobre, malgré le recours de M. Alduy.

    Le préfet des Pyrénées-Orientales Hubert Bousiges a dit que le conseil municipal serait dissous dès que le ministère de l'Intérieur lui notifierait la décision du Conseil d'Etat "d'ici un à deux jours".

    Il a nommé une délégation spéciale de "sept sages" qui remplacera alors M. Alduy et son équipe pour administrer la ville en attendant de nouvelles élections, qui seront convoquées dans les deux mois suivant la dissolution du conseil municipal par arrêté préfectoral.

    Pour la première fois depuis 1959 la mairie ne sera plus occupée par un membre de la dynastie Alduy, Jean-Paul Alduy, 56 ans, ayant succédé en 1993 à son père Paul Alduy.

     Le 16 mars 2008, M. Alduy avait obtenu 45,48% des suffrages exprimés, contre 44,11% à la liste d'union de la gauche et du Modem conduite par Jacqueline Amiel-Donat (PS), tandis que la liste conduite par Louis Aliot (FN) obtenait 1O,42%.

    Lors du dépouillement du second tour, le président d'un des 66 bureaux, frère d'un colistier de M. Alduy, avait été trouvé en possession de bulletins et d'enveloppes dissimulés dans ses poches et ses chaussettes.

    M. Alduy a dit jeudi qu'il se donnait une semaine environ avant de décider s'il se représenterait aux élections.

    "Ce n'est pas une décision qu'on prend à chaud", a-t-il déclaré, tout en affirmant qu'il ferait "tout pour que le couple infernal Bourquin - Amiel-Donat ne puisse avoir, et le département et la mairie", évoquant sa rivale et le président PS du conseil général, Christian Bourquin.

    "Le Conseil d'Etat a spécifié qu'il y avait eu une fraude massive organisée en faveur d'un candidat et au détriment des autres. Une page est tournée", a réagi Mme Amiel-Donat. Le Parti socialiste a évoqué à Paris "une victoire pour la démocratie".

    La juridiction administrative suprême a estimé que le résultat des opérations de vote dans le bureau N°4 de Perpignan "ne pouvait être considéré comme sincère eu égard à la manoeuvre frauduleuse" constatée le jour du scrutin.

    Le Conseil d'Etat a relevé que 825 bulletins exprimés avaient été comptabilisés dans le bureau litigieux. Il a souligné que compte tenu du faible écart - 574 voix d'avance pour la liste Alduy sur un total de 41.983 suffrages exprimés - il n'était pas sûr "qu'en l'absence de fraude, la liste élue l'aurait emporté".

    Placé en garde à vue au soir de l'élection, le président de bureau litigieux a été mis en examen pour fraude électorale. Deux autres personnes, dont la deuxième adjointe au maire, Marie "Mimi" Tjoyas, ont ensuite été poursuivies pour complicité.

    Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Alain Marleix (UMP) s'est "étonné" de l'annulation, qui selon lui "introduit un risque d'imnombrables contentieux pour l'avenir", car "on généralise à l'échelle d'une ville des incidents qui se sont produits dans un bureau seulement".

    AFP 23/04/09

  • Sarközy est-il le parrain ou le père de Zohra Dati?

    Dati et Sarkozy parrain.jpg Dans son livre sur Rachida Dati publié aujourd'hui, "Du rimmel et des larmes", Jacqueline Remy raconte comment Rachida Dati aurait demandé à Nicolas Sarközy d'être le parrain de sa fille Zohra.
    Le Point publie les bonnes feuilles du livre et notamment l'extrait qui relate cette demande:

    "En janvier, après la naissance de Zohra, elle [Rachida Dati, ndlr] met en scène l'un de ses plus jolis petits coups. Sans prendre rendez-vous, pour éviter de se faire refouler, elle fait irruption à l'Elysée, le bébé dans les bras. Elle vient présenter sa petite fille au président, cet homme à qui elle doit tant, comme si elle ne savait pas qu'il voyait dorénavant en elle davantage un problème qu'un atout. Elle sourit, Rachida. Nicolas Sarkozy admire le bébé. Alors, elle le prie tout à trac d'être le parrain de Zohra. Il ne peut qu'accepter. Carla sera furieuse en l'apprenant. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Le destin sarkozien de Rachida Dati est scellé."

    Le Figaro 23 avril 2009

    "Parrain": elle n'est pas catholique et elle compte faire baptiser sa fille?

  • VIDEO Dati bourrée?

    http://www.dailymotion.com/video/x92i2h_europeennes-rachida-dati-sembourbe_news

    Malaise mercredi soir 22 avril à la convention des Jeunes UMP pour les élections européennes, organisée dans une salle de l'Assemblée nationale.

    Arrivée une heure et demi après le début du meeting, Rachida Dati a donné une piètre prestation lors d'une séance de questions-réponses intitulée "Sur le grill". Première question sur l'énergie nucléaire. "Alors, je récite. 77 % de notre énergie (rire de Dati) provient du nucléaire. C'est ça ? Électricité ? On m'avait dit énergie", répond-elle, hilare, mais visiblement embrouillée dans ses fiches.

    Rebelote quelques questions plus tard. "L'Europe s'occupe-t-elle trop des affaires nationales ?", lui demande-t-on. "Elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper. Et puis elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper avec les personnes qui peuvent porter ces affaires à s'occuper. Je l'ai bien fait là ?", répond-elle face à un public médusé. "Oui, c'était pas mal", enchaîne le président des Jeunes UMP Benjamin Lancar, qui sent immédiatement la nécessité de passer à autre chose...

    Quelques instants plus tard, un membre de l'entourage de la garde des Sceaux vient "dédramatiser la situation" auprès des journalistes présents dans la salle, comme le fait remarquer le reporter d' Europe1. Impossible en revanche, à la fin de la convention, d'obtenir une réponse de la ministre, qui évite les micros l'interrogeant sur son implication dans cette campagne européenne.

    Le Point 23/04/09 

  • Racisme antiblanc - Viol collectif dans le RER A - Les derniers doutes sont levés sur la réalité de ce crime

    La lycéenne de 18 ans, qui a déclaré avoir été victime d’un viol collectif dans le train, a été entendue hier matin par les enquêteurs de la sûreté départementale des Yvelines. Son audition a duré près de trois heures dans les locaux du commissariat de Poissy. La jeune fille a raconté, dans le détail, son agression par trois jeunes hommes, samedi matin, dans un train de banlieue entre Poissy et Les Mureaux.

    Une audition qui a levé les derniers doutes sur la réalité de ce crime, commis sans témoin.
    « Il n’y a plus de doute possible. Nous sommes affirmatifs : elle a bien été victime d’un viol collectif », confie un haut fonctionnaire de la police. « Ses déclarations correspondent aux constatations médicales ainsi qu’aux éléments matériels en notre possession », confirme une source judiciaire.

    Des préservatifs et un bout de vêtement déchiré appartenant à la jeune femme ont notamment été retrouvés dans le train dans lequel la lycéenne a été agressée. « Ce train est resté à quai après l’agression et des éléments matériels ont pu y être récupérés sans difficulté », confie un proche de l’affaire. « Les traces de coups relevées sur différentes parties du corps de la victime témoignent de l’agression extrêmement violente dont elle a été victime », ajoute une source judiciaire. Une nouvelle expertise médicale a été effectuée, hier après-midi.

    A moitié nue sur le quai

    Comme nous le révélions dans notre édition d’hier, la jeune fille a été abusée alors qu’elle regagnait le domicile de ses parents, samedi vers 7 heures. De retour d’une soirée parisienne passée avec des amis de son lycée, elle monte dans la dernière rame d’un train de banlieue à Poissy.

    A l’intérieur, elle remarque la présence de six à sept jeunes âgés d’une vingtaine d’années. Mais ces derniers semblent calmes, certains sont même assoupis. La jeune fille s’isole et décide d’écouter de la musique avec son lecteur MP3. L’un des jeunes vient alors l’importuner.

    Apeurée, elle cherche à descendre du train au prochain arrêt pour changer de compartiment. Mais son agresseur lui barre le passage. Elle se débat et reçoit plusieurs gifles. Regroupés autour d’elle, plusieurs jeunes la maintiennent au sol, lui déchirent ses vêtements du haut tandis que trois d’entre eux la violent. Ces derniers prennent la fuite à l’arrivée du train en gare des Mureaux.
    « Sous le choc », selon une source proche de l’enquête, la jeune femme se retrouve à moitié nue sur le quai, tente de se rhabiller puis réalise que son téléphone portable et des effets personnels lui ont été volés. La voyant en train de pleurer, un homme s'est, selon ses déclarations, approché d’elle pour lui proposer un mouchoir qu’elle aurait refusé.

     Elle est ensuite rentrée au domicile de sa mère avant d’aller déposer plainte.


    Hier, les enquêteurs de la sûreté départementale ont récupéré les bandes de vidéosurveillance de la gare Saint-Lazare à Paris, lieu de départ du train. Les policiers des Yvelines vont également étudier plusieurs enregistrements vidéo du métro parisien dans l’espoir de repérer le trajet du groupe d’agresseurs avant leur rencontre avec la lycéenne.

    Le Parisien - 22 avril 2009

     

  • Molex: les deux dirigeants séquestrés racontent et accusent

    Cadres de Molex séquestrés.jpg
    Marcus Kerriou et Coline Colboc: c'est un acte criminel
    Vingt-six heures de séquestration n’ont pas entamé leur détermination et n’ont en rien émoussé l’indignation de Marcus Kerriou et Coline Colboc, respectivement cogérant et DRH de l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). Alors que 300 salariés sont menacés par la fermeture de ce site spécialisé en connectique pour l’automobile, les deux patrons veulent croire à une sortie de crise négociée, tout en fustigeant le comportement des « meneurs », selon eux « manipulés ».

    Comment s’est déroulée votre séquestration ?
    Marcus Kerriou.
    Les premières heures, on ne réalise pas trop. Nous n’avons pu dormir que deux heures.
    Les salariés tapaient sur les cloisons. Sous les flashs des photographes, je me sentais comme un singe dans un zoo. C’était très humiliant de devoir demander la permission d’aller aux toilettes. Et en même temps, il nous fallait une escorte pour des raisons de sécurité. Le matin, on se sent sale.
    Coline Colboc. Je savais que ça pouvait nous arriver, mais pas à ce stade des discussions. C’était prémédité. Ils prétendaient discuter, mais leurs revendications, qu’il s’agisse des 100 millions d’euros d’indemnités, du rapatriement des stocks de pièces de l’étranger ou du maintien de l’activité, étaient surréalistes. A un moment, j’ai craqué. Le pire, c’était la sortie. On nous a abreuvés d’insultes. Marcus a été légèrement blessé. Il doit se rendre à l’hôpital.

    Avec le recul, comment analysez-vous ce type d’action ?

    M.K. C’est tout simplement criminel. Je ne vois aucune excuse pour ces atteintes à la liberté personnelle. Ce n’est rien d’autre que de la prise d’otages. J’envisage de déposer plainte. Ces actes donnent une image catastrophique de la France dans le monde des affaires.

    C.C. On ne peut pas négocier sous la contrainte. Ça nous braque, alors que les gens pourraient partir dignement, c’est-à-dire en paix avec l’entreprise, et en poursuivant un projet de reclassement identifié.

    Comprenez-vous la colère des salariés ?
    M.K. Mais tout cela est piloté de l’extérieur ! Il y a un décalage entre le professionnalisme avec lequel est gérée la communication, et le niveau intellectuel de certains salariés. Clairement, ça veut dire que, derrière tout ça, il y a les centrales syndicales, à commencer par la CGT, et des éléments radicaux déconnectés de la réalité économique. Au final, c’est l’anarchie totale et ça ne va ni dans l’intérêt des salariés ni dans celui du bassin d’emploi.
    C.C. Nous avons pris une décision industrielle dans le respect de la légalité. En cherchant à gagner du temps, les syndicats empêchent la mise en place du reclassement. Du coup, les gens sont abandonnés, désespérés, et tout se concentre dans le rejet de l’entreprise et la haine du patron.

    François Fillon accuse Molex de délit d’entrave…
    C.C.
    Alors, non seulement on est séquestrés, mais en plus, maintenant, il faudrait qu’on aille en prison ? Un défaut d’information au CE, si tant est que nous soyons condamnés, ce n’est pas non plus criminel.
    M.K. Depuis juillet 2008, nous avons perdu quatre millions d’euros sur ce site. Tous nos marchés s’effondrent. Nous fermons d’autres usines en Europe, vers lesquelles nous avions prévu au départ de délocaliser. Avec l’arrêt de la production de Villemur, les lignes de PSA étaient sur le point de stopper en fin de semaine dernière. Ça aurait coûté 1,2 million d’euros de pénalité par jour à Molex, et pénalisé plusieurs milliers de salariés.

    Comment abordez-vous les semaines à venir ?
    C.C.
    C’est l’incertitude. L’équipe de management a peur. Nous allons sécuriser le site. Je trouvais ces mesures de protection disproportionnées, mais quand je vois le directeur recevoir par courriel des menaces de mort, je me dis que c’est nécessaire. J’espère que la production va reprendre. Sinon les salariés seront livrés à eux-mêmes, et on risque de se retrouver face à une véritable Cocotte-minute. Je crains l’acte d’un désespéré isolé. Maintenant, je vais prendre du recul, dépasser l’émotionnel, et gérer la situation dans le respect des personnes.
    M.K. Je suis déterminé, dé-ter-mi-né. Et je ne me laisserai pas intimider.

    Le Parisien  23 avril 2009

     

     

  • De quoi énerver notre Naborigène!

    Barack en short de bain rouge.jpg
    La pin-up  du Washingtonian pour mai 2009

    Certains apprécient, d'autres crient au scandale: la photo de Barack Obama simplement vêtu d'un short de bain, publiée en Une du prochain numéro du magazine Washingtonian avec la légende "Notre nouveau voisin est chaud", ne laisse pas indifférent.

    La photo, prise à Hawaii peu après l'élection présidentielle, le montre plutôt à son avantage: on y voit le président américain, l'allure athlétique, en train de marcher vêtu d'un maillot de bain rouge, lunettes de soleil sur le nez.

    Il n'en fallait pas davantage pour enflammer les Américains. "Entre les courriers électroniques, les coups de téléphones, les commentaires sur les blogs, nous avons des réactions par centaines", explique à l'AFP le journaliste politique du magazine, Garrett Graff.

    "Les commentaires sont très partagés: un grand nombre de personnes pensent que c'est une chouette photo pour célébrer le président, d'autres ne sont pas d'accord", ajoute-t-il.

     Cette couverture n'a pourtant rien de choquant selon M. Graff: "Nous avons essayé de capter  ce qu'il y avait de sympa à être ici en ce moment", a-t-il dit. Quant à la légende "Notre nouveau voisin est chaud", c'est du "second degré", dit-il.
    AFP 23/04/09
  • Le Patriarcat de Moscou solidaire du Vatican

    Icône russe Mère de Dieu.jpg

    Icône russe Mère de Dieu “Igorevskaja”

    Le Patriarcat de Moscou est solidaire avec la position du pape Benoît XVI sur les moyens de lutter contre le SIDA et le fait que les préservatifs ne peuvent pas être considérés comme un remède contre cette maladie.

    "Il est faux de considérer les préservatifs comme un moyen d'enrayer la propagation du SIDA", a déclaré le 20 mars l'archiprêtre Vsévolod Tchapline, vice-président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, en commentant la polémique suscitée par les propos du pape de Rome en voyage en Afrique. Selon le père Tchapline, ce ne sont pas les moyens extérieurs de contraception qui peuvent diminuer la propagation du SIDA, mais une éducation juste et un mode de vie raisonnable.

    "Si une personne mène une vie peccamineuse, débauchée, se drogue, n'a pas de sens ni de modération dans son existence, elle périra de toute façon d'une maladie ou d'une autre. Aucun préservatif et aucun médicament ne pourront l'en sauver". Selon le père Tchapline, "la propagation du SIDA ne peut être arrêtée que par une éducation éthique de la population concernée et non par le recours aux préservatifs".
    Source: Eglise Orthodoxe Russe - 23 avril 2009
  • Ainsi finissent les Blancs afrikaners qui n'ont pas vu venir le danger...

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    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Ils sont une petite centaine à vivre dans un bidonville à quelques kilomètres de Pretoria. Ils sont tous Blancs et rendent responsable de leur malheur le programme gouvernemental conçu pour favoriser l'emploi des Noirs après des années d'apartheid.

    C'est une route poussiéreuse qui semble ne devoir mener nulle part. Elle file, à peine visible derrière une station-service miteuse, à une trentaine de kilomètres de Pretoria, la capitale de l'Afrique du Sud. Au bout on trouve un «sonkinhoekie», qui signifie le «coin ensoleillé» en afrikaner.

    Il n'y a de poétique que le nom dans cet ensemble de cabanes de bois branlantes, de vieux bancs sales et de linge très fatigué qui sèche en plein vent. Le «coin ensoleillé» n'est autre qu'un de ces bidonvilles qui constellent l'Afrique du Sud. L'étrangeté des lieux est ailleurs. Dans la couleur de peau des 75 habitants : blanche. «Ici, les Noirs et les Blancs n'ont en commun que d'être la cible des criminels», sourit Hans, le maître des lieux. Ses mains racontent son amour pour le travail manuel.

     

    L'histoire de Hans est identique ou presque à celle des autres habitants. «J'ai perdu mon boulot de maçon il y a 4 ans. Ils ont dit que j'étais trop vieux.» En quelques mois, l'ouvrier a tout perdu avant de se retrouver à la rue. Comme ses camarades, pourtant, Hans ne rejette pas la faute sur la crise économique mais sur l'«Affirmative action», ce programme gouvernemental conçu pour favoriser l'emploi des Noirs après des décennies d'apartheid. «Ils m'ont chassé de mon travail pour mettre un Noir à ma place, assure Hans. Maintenant, je ne peux que faire la manche, mais je ne le veux pas. Alors j'attends que les Églises me donnent quelque chose pour survivre.»

    La misère a gagné la prospère communauté blanche d'Afrique du Sud comme une maladie honteuse. «C'est une misère cachée», affirme Dirk Hermann, le directeur de Solidarity. Selon ce syndicat de mineurs, près de 400 000 des 4,2 millions de Blancs que compte le pays seraient pauvres. Dirk Hermann se défend de tout racisme. «Les Noirs restent massivement plus touchés que les Blancs.» Il ne nie pas la crise économique qui ravage le pays. De fait, selon une étude de l'Institute For Race Relation, la population vivant avec moins d'un dollar par jour est passée de 1,9 million en 1996 à 4,2 millions en 2005. Pourtant le syndicaliste Dirk, comme Hans, n'en démord pas : l'Affirmative Action est le grand responsable du malheur des Blancs.

    Le docteur Dawie Theron, qui se consacre aux plus démunis, sourit de ces attaques. «Le pays nous rend la monnaie de notre pièce. Pendant plus de cent ans, les postes dans les usines, les administrations, la police ou l'armée étaient réservés aux Afrikaners. Même les Blancs d'origine anglaise étaient rejetés», rappelle-t-il. L'effondrement du régime de l'apartheid a mis fin à cette préférence tout comme aux confortables programmes sociaux qui venaient en aide à la communauté. Les membres les plus faibles, souvent Afrikaners et illettrés, ont alors sombré, s'enfonçant dans une rancœur sans fin et de moins en moins cachée.

    Dans une banlieue de Pretoria, Sharan de Lange accueille dans son asile 120 de ces exclus. Derrière sa maison, elle a construit au fil des ans de petits logements où s'entassent vieillards et paysans à la dérive. De ses yeux bleu vif, la vieille dame couve chacun de ses pensionnaires. Le lieu a été baptisé Oncle Ben's Den. Le nom ne doit sans doute rien au hasard.

    Ici aucun Noir n'est autorisé à passer la porte. «Tous les malheurs qui arrivent dans le pays sont la faute des Noirs, martèle-t-elle sans la moindre gêne. Autrefois, tout le monde allait à l'école, avait des logements, un travail. Maintenant les Blancs sont chassés. Nous sommes victimes d'une ségrégation sauvage.» Elle balaie sèchement les remarques interloquées de ses visiteurs. «Vous ne pouvez pas comprendre, vous n'êtes pas d'ici.»

    Le Figaro 21 avril 2009