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  • Trois homosexuels rossés: Delanoë s'affole!

    Trois hommes âgés de 27 à 46 ans, affirmant avoir été victimes d'une violente agression physique à «caractère homophobe» à Paris (IIIe) lundi soir, ont déposé plainte auprès de la police qui a ouvert une enquête.

    Dans un communiqué, le Centre lesbien, gai, bi et trans (LGBT), situé dans cet arrondissement, indique que les victimes présumées «ont été victimes d'une violente agression physique à caratère homophobe» alors qu'ils se promenaient devant la mairie du IIIe.



    Le «groupe d'agresseurs était composé de quinze individus» qui les ont «traités de sales pédés» et «leur ont porté des coups de poing et de pied». «Seule l'intervention d'une patrouille de policiers leur a permis de s'en sortir sans plus de dommages que des hématomes et arcades sourcilières fendues», a précisé ce communiqué.

     

    Les agresseurs activement recherchés

    Les trois hommes ont déposé plainte auprès de la police, et une enquête a été ouverte. La préfecture de police de Paris (PP) a précisé que «l'intervention de la police a fait fuir» les présumés agresseurs qui «sont activement recherchés dans le cadre d'une enquête de flagrant délit».

    «Ce n'est pas le premier témoignage d'agressions à caractère homophobe» dont LGBT a eu connaissance, selon le communiqué du centre LGBT, citant le quartier du Marais à cet égard. Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a exprimé mercredi, dans un communiqué, son «indignation» et sa «vive préoccupation» à la suite de cette «agression homophobe».

    Il a souhaité que les «coupables soient sanctionnés à la hauteur de la gravité de leurs actes».

    Le Parisien 22 avril 2009

    A quoi reconnaît-on une agression "à caractère homophobe"?

  • Des milliers de foyers privés de courant ou de gaz en Ile-de-France

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    Grévistes EDF et GDF-Suez manifestent le poing tendu au pied de la Tour EDF

    Plusieurs centaines de foyers en Seine-Saint-Denis, plus de 2 500 dans le Val-d’Oise, plusieurs milliers dans les Yvelines... Des coupures sauvages d’électricité ou de gaz sont encore intervenues hier toute la journée en Ile-de-France. La veille, plus de 5 000 foyers du Val-de-Marne s’étaient également retrouvés privés de courant de minuit à 1 heure du matin.

    Le résultat d’actions de plus en plus intenses de la part des agents grévistes des filiales d’EDF et de GDF Suez. En lutte depuis trois semaines, ces derniers réclament notamment une prime de 1 500 € et une augmentation mensuelle de 5 %. « Certains jeunes vivent avec 1 100 € net par mois, précise Michel Dumazeau, délégué régional CGT. Ils ne supportent plus cette situation au regard des bénéfices de l’entreprise. La direction prend des risques à jouer sur le pourrissement de la situation. »

    Car le mouvement ne semble pas prêt de cesser. Les discussions entre les syndicats et les directions des filiales d’EDF et de GDF Suez sont au point mort. Hier matin à La Défense (Hauts-de-Seine), la manifestation qui réunissait quelque trois cents grévistes au pied de la tour EDF en marge de ces négociations a tourné court.
     « Au cours d’une suspension de séance, nous sommes descendus rendre compte aux grévistes des propositions de la direction, explique Michel Dumazeau, délégué régional CGT. L’énervement était tel qu’une poignée de militants, dont certains étaient effectivement cagoulés, ont voulu pénétrer dans le bâtiment. C’est là que les forces de l’ordre sont intervenues. » Bilan : deux manifestants et trois policiers légèrement blessés, des grévistes dispersés par des gaz lacrymogènes et... la suspension des négociations.

    Les coupures d’électricité et de gaz chez les particuliers devraient donc se poursuivre. Ainsi que d’autres formes d’actions plus populaires. Hier, un magasin Carrefour a été privé d’électricité dans les Yvelines. De même, une dizaine de radars ont été coupés en Seine-et-Marne. Le basculement des compteurs en heures creuses en pleine journée est également favorisé. D’après la CGT, près de 350 000 clients d’EDF de la région parisienne sont ainsi passés en tarif heures creuses hier matin. Seul problème, les bénéficiaires ne peuvent pas s’en rendre compte et donc faire tourner à plein régime les appareils ménagers. Les actions visant à rétablir le courant chez ceux qui « ne peuvent plus payer » pourraient aussi se multiplier.

    Pascal Bombardier, directeur territorial d’ERDF sur le Val-de-Marne, réplique au nom d’ERDF Ile-de-France : « On condamne fermement ces actes de malveillance, intervient-il. Ça va à l’encontre de notre mission de service public et nous déposons plainte à chaque fois. » Et il déplore les problèmes de sécurité entraînés par les coupures de gaz. Par ailleurs, le ministre des Relations sociales, Brice Hortefeux, a appelé les « victimes » à porter plainte. Côté syndical, l’assemblée générale de ce matin décidera de la suite à donner aux actions des grévistes. Une nouvelle rencontre syndicats-direction est prévue demain.
    Le Parisien - 22 avril 2009
    C'EST SCANDALEUX!
    Pourquoi ne pas couper le courant à l'Elysée? Ce serait plus courageux et beaucoup plus efficace!

     

  • RER A: un conducteur agressé et frappé

    RER A chauffeur agressé et frappé.jpg

    Le trafic du RER A  a été perturbé toute la journée à cause d'arrêts de travail. Un conducteur a été agressé à Marne-la-Vallée-Chessy en Seine-et-Marne mardi soir. Il a été pris à partie et frappé par trois jeunes à qui il reprochait de traverser les voies.

     Pour protester contre l'insécurité, ses collègues ont observé deux heures d'arrêt de travail en début et fin de service.

    Le  trafic revient  ce soir à la normale. La ligne A est gérée à la fois par la RATP et la SNCF. Le tronçon RATP Paris - Marne-la-Vallée a été très touché par le mouvement.

  • Taoufik el-Madroussi, le lycéen condamné pour vol avec violence et expulsé, est revenu en France - Immigration: des lois pour rire!

    Taoufik est de retour en France - associatifs, enseignants, lycéens mobilisation.jpg
    Voir la vidéo

    « Je commence à réaliser que je suis rentré .» Il est 22 heures hier, quand Taoufik el-Madroussi , les larmes aux yeux, pénètre dans le salon d’honneur de l’aéroport d’Orly. L’émotion emplit la salle. A cet instant, le lycéen entame une seconde existence. Son expulsion vers le Maroc en août 2008 avait déclenché un énorme élan de solidarité dans tout Malakoff.

     

    Un élan qui ne s’est pas affaibli au fil des mois, au contraire. Elus, militants associatifs, enseignants du lycée Louis-Girard, tous avaient fait le déplacement hier pour accueillir celui qui était devenu un symbole. « Je suis heureux, lâche Taoufik. Je rentre enfin. Pendant ces longs mois passés au Maroc, j’ai beaucoup réfléchi. Il y a eu des moments difficiles, mais jamais je n’ai perdu espoir. Ce soir, je commence une nouvelle vie. »

    Taoufik était arrivé en France en 2002. L’année dernière, il a oublié de renouveler son titre de séjour. Les autorités s’en rendent compte au printemps quand il est condamné pour vol avec violence. La procédure d’expulsion est lancée et aboutit le 26 août. Le jeune homme n’a pourtant jamais été seul. Sa famille, des amis, le Réseau éducation sans frontières (RESF), des parents, des élèves et des enseignants de son lycée s’élèvent alors contre cette expulsion. Ils créent un blog. Au fil des mois, courriers et manifestations devant le ministère de l’Immigration se multiplient. Son ancienne prof de français, Elise Brutley, mène la fronde. Les autres lui envoient des devoirs, puis les corrigent. A chaque vacances scolaires, deux enseignants se rendent au Maroc pour soutenir Taoufik et le préparer à ses examens.


    Le ministère a finalement décidé d’accorder un visa à Taoufik fin mars, juste avant que les enseignants ne mettent leurs menaces de grève à exécution. « Je ressens beaucoup de bonheur. C’est la preuve que les seules batailles qu’on perd sont celles qu’on ne commence pas », résumait Elise Brutley qui était dans l’avion avec Taoufik hier. « Cela montre qu’on peut faire reculer le gouvernement si on y met les moyens, martèle Richard Moyon de RESF. Une mobilisation massive, construite, organisée, a permis cette grande victoire. » Le jeune homme n’a manifestement pas l’intention de se laisser griser par cette liberté retrouvée : « Dès demain, je me remets à mes révisions. Mon objectif n o 1, c’est décrocher le bac ! »

    Le Parisien - 22/04/09

    Ses copains de prison portent une cagoule!

    Cette information illustre parfaitement le double langage tenu par le gouvernement pour berner les Français et affaiblir leurs capacités de résistance face à l'invasion de leur pays

  • "Ce ne sont pas des casseurs, mais des gens en colère!"

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    Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental-Clairoix 

    Les salariés de Continental à Clairoix (Oise) qui ont saccagé des bureaux de la sous-préfecture de Compiègne mardi «ne sont pas des casseurs mais des révoltés au bord de la dépression», explique Xavier Mathieu, délégué CGT de l'usine, présent lors du saccage.

    Pourquoi des salariés ont-il commis des actes de violence mardi ?

    «Vous n'avez pas vu des "casseurs" hier, mais des gens en colère, des gens révoltés, au bord de la dépression. On nous parle de carreaux cassés, des ordinateurs, mais c'est quoi à côté des 1.100 vies qui vont être brisées? C'est rien du tout. Ca fait six semaines que les gens sont sous pression, qu'ils ne dorment pas, qu'ils ne mangent pas, qu'ils attendent des réponses, qu'on leur fait des promesses, qu'ils entendent tout et son contraire.

    Ceux qui parlent de sanctionner les gens qui ont cassé la sous-préfecture sont les mêmes qui disaient il y a six semaines qu'ils allaient sanctionner les patrons-voyous. On verra s'ils feront la même chose avec Continental qu'avec nous».

    François Fillon dénonce «une minorité très violente» et des syndicats qui ont «du mal à jouer leur rôle». Que répondez-vous ?

    «Il annonce qu'il y a une trentaine de personnes sur ce site qui empêchent les syndicats de s'exprimer: je fais partie d'un syndicat, on est en intersyndicale, depuis le début tout a été signé par les cinq syndicats (CGT/FO/CFDT/CFTC/CFE-CGC, ndlr). Il annonce qu'il y avait une trentaine de personnes en sous-préfecture : il doit avoir du mal à compter puisque la sous-préfecture était pleine, il y avait eu moins 200 personnes, plus 300 dehors».


    Que demandez-vous à l'Etat et à Continental ?

    «On n'a plus le choix. On est parti dans un système où on n'a plus que 28 jours pour vivre. On demande à l'Etat qu'il soit garant de l'application de tout ce qui sera dit et signé sur le protocole. Nous, on veut que Continental suspende la procédure de fermeture de l'usine pendant trois mois, le temps des négociations (tripartites). Ils peuvent dire : "vous ne serez pas floués, vous aurez des primes conséquentes": qu'ils le prouvent, qu'ils suspendent le plan social, après on verra. A chaque fois qu'on demande quelque chose, le directeur (de l'usine de Clairoix, Louis Forzy; ndlr) prend son téléphone et s'isole dans une pièce pour consulter le directeur du groupe. Nous, on veut discuter avec le mec qui est au bout du fil, pas avec des pantins».

    Le Courrier picard - 22 avril 2009

  • Les "casseurs" de Continental en cours d'identification

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    Saccage des bureaux de la sous-préfecture de Compiègne par des salariés de Continental le 21 avril 

    La police judiciaire, chargée de l'enquête après le saccage mardi de bureaux à la sous-préfecture de Compiègne (Oise) par des salariés de Continental, procède à "l'identification des casseurs" avant leur audition, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Compiègne.

    L'enquête de flagrance ouverte pour "dégradations volontaires graves commises en réunion sur biens d'utilité publique" a été confiée à l'antenne de Creil (Oise) de la police judiciaire (PJ) de Lille.

    "L'objectif premier est l'identification des casseurs, et lorsque ce sera fait, l'audition des intéressés" interviendra "dans les prochains jours", a déclaré à l'AFP le procureur Eric Boussuge, selon qui "il y aura des poursuites".

    "La PJ va entendre les témoins, les gens qui étaient sur place, et extraire des plans photos, des images d'individus qui sont sur les enregistrements vidéos", notamment à l'aide de réquisitions judiciaires faites auprès des médias présents au moment des faits, a-t-il ajouté.

    Selon le procureur, "une petite minorité d'une quinzaine de casseurs" a dégradé au premier étage du bâtiment notamment les bureaux de la sous-préfète, absente à ce moment-là, et de son directeur de cabinet. "On dépasse les 30.000 ou 40.000 euros de dégâts", a-t-il ajouté.
  • Londres: procès de deux monstres

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    Photo anthropométrique de Daniel Sonnex et portrait d'audience de Nigel Farmer 
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    Les étudiants français Gabriel Ferez (g) et Laurent Bonomo (d)
    (Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

    Le procès des deux Britanniques accusés d'avoir sauvagement tué deux étudiants français en les poignardant plus de 240 fois débute mercredi 22 avril en Grande-Bretagne.

    Le procès des deux hommes accusés d'avoir tué sauvagement deux étudiants français l'été dernier commence mercredi à Londres. Presque un an après les faits, les parents de Gabriel Ferez et de Laurent Bonomo vont peut-être enfin comprendre pourquoi leurs deux fils ont été soumis à des tortures dont la barbarie avait choqué non seulement l'opinion publique mais aussi les policiers en charge de l'enquête.

    Le 29 juin 2008, la police avait découvert les corps des deux étudiants, calcinés par l'incendie du studio de l'un d'eux, dans le quartier populaire de New Cross, dans le sud de la capitale britannique. Gabriel et Laurent avaient reçu un total de plus de 240 coups de couteaux, à la tête, au cou, au torse et dans le dos. Un acharnement incompréhensible qui avait poussé les médias anglais à qualifier l'affaire de «meurtres à la Tarantino».

    Gabriel Ferez et Laurent Bonomo, étudiants sans histoires à l'école d'ingénieurs Polytech de Clermont-Ferrand, étaient venus passer l'été à Londres pour un stage de trois mois à l'Imperial College, l'une des plus prestigieuses institutions scientifiques de la capitale. Ce qui leur est exactement arrivé ce terrible dimanche 29 juin 2008 après-midi n'est pas encore très clair, mais les quelques éléments connus laissent à penser qu'ils ont été victimes de ce qui n'aurait pu être qu'un banal cambriolage. Profitant de leur week-end libre, les deux jeunes s'étaient retrouvés dimanche dans le studio de Laurent. Ils ont apparemment été surpris par des cambrioleurs, qui les ont ligotés, bâillonnés et torturés à coups de couteaux.

    En plus des meurtres des deux Français, Daniel Sonnex et Nigel Farmer sont aussi accusés de cambriolage et du vol de deux téléphones, de deux cartes de crédit et de deux consoles de jeux portables. Le premier, «Dano» Sonnex, est un jeune délinquant de 23 ans, qualifié de «dangereux» par la police. Nigel Farmer est un SDF de 33 ans.

    «Ce sont des monstres»

    D'après des journaux anglais, les assaillants auraient tenté de soutirer les codes des cartes bancaires aux deux jeunes Français avant de leur voler les deux consoles de jeux. Une hypothèse qui reste incompréhensible pour Françoise Villemont, mère de Gabriel, d'après Le Journal du dimanche  : «On ne peut pas perpétrer un tel massacre pour deux consoles ! Les meurtriers ne sont pas des humains, ce sont des monstres, des bêtes, des psychopathes sans remords ni culpabilité !»

    Lors de leur première comparution devant la justice en novembre 2008, les deux accusés, Daniel Sonnex et Nigel Farmer, avaient nié les faits qui leur sont reprochés, et annoncé qu'ils plaideraient non-coupables. Les faits semblent pourtant accabler les deux hommes : Nigel Farmer s'était rendu de lui-même à la police, avec des brûlures aux mains et aux avant-bras, alors qu'on sait qu'un homme répondant à son signalement a été vu s'éloignant en courant de l'appartement en flammes de Laurent Bonomo le dimanche 29 juin. Daniel Sonnex aurait pour sa part été filmé en train de tenter de retirer de l'argent avec l'une des cartes de crédit volées. Le procès pourrait durer entre cinq et six semaines, et les deux hommes risquent la prison à vie.

    Le Figaro 22 avril 2009

  • Le jardin magique en un clic!

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    Cliquez sur ce lien... puis laissez le doigt appuyé sur la souris... ou cliquez autant de fois que vous voudrez!

  • Le terrible drame de Douchy-les-Mines: retour sur les faits

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    Dernier hommage au jeune couple abattu pour avoir stationné devant la maison d'un forcené
    Six cents personnes ont assisté à Condé-sur-l'Escaut, à l'église Saint-Wasnon, aux funérailles d'Audrey Verpoorte, 18 ans, et de son compagnon Xavier Dubray, 24 ans, ce jeune couple abattu lundi dernier à Douchy-les-Mines en laissant un bébé de dix-sept jours.

    Le procureur de Valenciennes s'est adressé à la presse cet après-midi sur les circonstances du drame qui a coûté la vie à Audrey, 19 ans, et son compagnon Xavier, 23 ans, à Douchy-les-Mines.

    Retour sur les faits à Douchy

    Lundi, le jeune couple, qui habite à Quiévrechain, se rend à Douchy (près de Denain) pour présenter Cyprien, leur bébé né le 26 mars dernier, à des proches. En arrivant, ils se garent devant la maison d'Ahmed Assous.


    M. Assous sort de chez lui et fait savoir qu'il ne veut pas que les jeunes se garent à cet endroit. Mais Xavier et Audrey ne déplacent pas leur véhicule car il n'y a pas d'autre endroit proche pour se garer.

    Un peu plus tard, Xavier ressort de la maison de ses amis pour prendre un biberon dans la voiture. Il voit alors qu'un pneu de sa voiture est crevé. Il soupçonne immédiatement le voisin et décide d'aller frapper à sa porte, avec sa compagne. Quand Ahmed Assous leur ouvre, il a la carabine à la main et abat le jeune homme « quasi immédiatement », selon les mots du procureur de Valenciennes. Audrey s'agenouille auprès de Xavier et reçoit un coup de carabine dans la tête. M. Assous tire un troisième coup, en direction d'un jeune voisin, sans l'atteindre, mais un impact de balle a été relevé sur une voiture.

    Une instruction pour assassinat

    Le tireur était connu des services de police pour des violences. Une querelle de stationnement en 1996, au cours de laquelle il a frappé un voisin, et des violences conjugales en 2005, sur la femme dont il est divorcé depuis un an.

    Au moment des faits, lundi après-midi, Ahmed Assous avait 1,75 gramme d'alcool dans le sang. Sa garde à vue a été prolongée et il sera déféré devant le parquet de Valenciennes demain. Un juge d'instruction devrait être saisi pour assassinat. La préméditation sera retenue car le tireur a pris le temps « d'aller chercher sa carabine et de la charger, avant d'ouvrir la porte ».

    Chez lui, la police a trouvé un fusil 22 long rifle, des munitions, et une Winchester 30/30, avec calibre militaire, qui est l'arme du crime. Ces deux armes étaient déclarées en préfecture et lui servaient à « chasser les nuisibles dans son jardin ».

    Pour l'instant, le tireur n'a exprimé aucun regret et affirme que le premier coup est parti accidentellement.

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    Xavier et Audrey sont tombés au pied de ce portail

    Source: La Voix du Nord - 14, 16 et 19 avril 2009

    Ndb: On peut facilement imaginer que si un forcené de souche avait tué un jeune couple maghrébin, MAM se serait déplacée jusqu'à Douchy-les-Mines pour fustiger la "haine raciale"... Et on aurait craint des émeutes et des manifestations violentes...

    Malheureusement, des forcenés qui tuent avec sauvagerie, il y en a de toutes les couleurs et dans tous les pays, particulièrement, semble-t-il, aux Etats-Unis où de jeunes Blancs sont fréquemment les auteurs de fusillades démentes dans les écoles et sur les campus... 

  • Les juifs iraniens ne sont pas persécutés - "Ce que disent les juifs d'Iran"

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    Juif iranien en train de prier à la synagogue de Shiraz - 1999
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)

    Les juifs d’Iran sont l’objet de tous les fantasmes, fantasmes alimentés par les déclarations du président Ahmadinejad niant le génocide ou le minimisant. Une exposition de caricatures sur la Shoah, largement négationniste, s’était tenue à Téhéran en décembre 2005. Il est surprenant, dans ces conditions, que les juifs d’Iran soient la principale communauté juive au Proche-Orient (après celle d’Israël, bien évidemment).

    Roger Cohen, journaliste au New York Times, a séjourné en Iran. Il en a rapporté plusieurs articles très intéressants dont l’un, publié le 22 février 2009 sur le site du journal, s’intitule « What Iran’s Jews Say ». Extrait.

    " Ispahan. Sur la place de la Palestine, en face d’une mosquée appelée Al-Aqsa, il y a une synagogue où les juifs de cette ancienne cité se rassemblent à l’aube. Sur le portique, une bannière : “La communauté juive d’Ispahan salue le 30e anniversaire de la révolution islamique”.

    Les juifs d’Iran enlèvent leurs chaussures, attachent les phylactères autour de leur bras, et prennent place. Le murmure des prières en hébreu s’élève à travers la synagogue encombrée de beaux tapis et de plantes tristes. Soleiman Sedighpoor, un marchand d’antiquités au magasin plein de trésors, conduit le service sous un chandelier.

    J’avais rendu visite à Sedighpoor, 61 ans, les yeux clairs, le jour précédent dans sa petite échoppe poussiéreuse. Il m’avait vendu, avec réticence, un bracelet de perles avec des miniatures perses. Les pères achètent et les enfants vendent, a-t-il murmuré, avant de m’inviter à la synagogue. J’avais accepté et lui avais demandé ce qu’il pensait des slogans “Mort à Israël” (“Mag bar Esrael”) qui ponctuaient la vie en Iran.

    “Laissez-les dire ‘mort à Israël’, a-t-il répondu. Je suis dans cette boutique depuis 43 ans et je n’ai jamais eu de problèmes. J’ai rendu visite à des proches qui habitent en Israël, mais quand je vois ce qui s’est passé à Gaza, je manifeste comme un Iranien.”

    Le Proche-Orient est une région inconfortable pour les minorités. Pourtant, 25 000 juifs environ vivent en Iran, la plus grande minorité juive avec celle de Turquie dans le Proche-Orient musulman. Il y a plus d’une dizaine de synagogues à Téhéran. Ici, à Ispahan, quelques-unes accueillent une communauté de 1 200 juifs, descendants d’une communauté vieille de 3 000 ans.

    Durant les dernières décennies, depuis la création de l’Etat d’Israël et la révolution islamique de 1979, le nombre de juifs a diminué de 190 000. Mais l’exode n’a pas été comparable à celui des pays arabes, dont 800 000 juifs ont émigré en Israël. En Algérie, en Tunisie, en Egypte et en Irak – des pays où vivaient plus de 485 000 juifs en 1948 –, il en reste moins de 2 000.

    Bien sûr, le cycle inachevé des guerres d’Israël se sont déroulées contre des Arabes, non des Perses, ce qui explique en partie cette différence. Et pourtant, un mystère persiste au sujet les juifs iraniens. Il est important de décider ce qui est le plus important : les invectives d’annihilation anti-israéliennes, le déni de l’holocauste et autres provocations, ou le fait que la communauté juive vit, travaille, prie dans une relative tranquillité.

    Je préfère sans doute les faits aux mots, mais j’affirme que la réalité de la civilité des Iraniens à l’égard des juifs nous dit plus sur l’Iran – sa sophistication et sa culture – que la rhétorique enflammée.

    C’est peut-être parce que je suis juif et que j’ai été traité avec tant de chaleur en Iran. Ou peut-être parce que j’ai été impressionné par le fait que la fureur provoquée par Gaza et relayée par les affiches et la télévision ne se soit jamais transformée en insultes ou en violences contre les juifs.

    Ou peut-être parce que je suis convaincu que la caricature du “mollah fou” et le parallèle entre tout compromis avec l’Iran et Munich (1938) – une position populaire dans certains cercles américains – sont trompeurs et dangereux."

    (Source: Alain Gresh - Nouvelles d'Orient - Blogs DIPLO - 26 février 2009)