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  • Festival de Cannes: "Inglourious Basterds" de l'américain QuentinTarantino

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    (L'affiche ne peut pas s'agrandir)

    Synopsis: Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent) assiste à l'exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa (Christof Waltz). Shosanna s'échappe de justesse et s'enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d'une salle de cinéma.
    Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l'actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark (Diane Kruger) pour tenter d'éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l'entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...

    Allociné.com

  • Autriche: les signes d'une radicalisation de l'extrême-droite s'accumulent

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    D'un genre particulier, un slogan électoral du parti d'extrême droite autrichien FPÖ barrait un encart publié dimanche 17 mai par le tabloïd Kronen-Zeitung : "Le FPÖ met son veto à l'adhésion de la Turquie et d'Israël" à l'Union européenne. Le chancelier social-démocrate, Werner Faymann, a dénoncé cette rhétorique, et annoncé une "campagne d'information antifasciste" dans les écoles.

    L'Autriche court-elle le risque d'une radicalisation ? Aux élections législatives de septembre 2008, le FPÖ et le BZÖ, les deux partis d'extrême droite, ont recueilli ensemble 37 % des suffrages chez les moins de 30 ans, contre 29 % pour l'ensemble des électeurs. Ces dernières semaines, plusieurs incidents imputables aux milieux néonazis ont impliqué des adolescents.

    Samedi 9 mai, quatre jeunes néonazis perturbaient les cérémonies de commémoration du camp de concentration d'Ebensee, annexe du camp de Mauthausen profané par des inscriptions nazies en février. En avril, une classe venue se recueillir à Auschwitz était renvoyée chez elle en raison de propos antisémites proférés par certains élèves. Les statistiques confirment la tendance : le ministère de l'intérieur recense 831 actes à caractère néonazi en 2008, presque deux fois plus qu'en 2006.

    BANALISATION

    Pour le président de la communauté juive, Ariel Muzikant, le climat politique autrichien contribue à la banalisation de l'extrême droite. La frontière entre l'expression d'un populisme de droite et un extrémisme à relents encore plus nauséabonds est devenue floue. Jörg Haider avait exploité cette ambiguïté pour rénover un ancien parti d'extrême droite et séduire l'électorat déçu des deux grands partis, chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates. "La ligne dominante sous Haider était un populisme de droite endossé par des cadres issus de l'extrême droite", analyse Helmut Kramer, professeur à l'université de Vienne. Le troisième président du Parlement et député FPÖ, Martin Graf, est membre d'une "Burschenschaft" (cercle d'anciens étudiants nostalgiques du pangermanisme) répertoriée parmi les mouvements d'extrême droite.

    En 2005, Haider fonde le BZÖ, dissident, et le FPÖ est repris en main par le Viennois Heinz-Christian Strache, dont les liens de jeunesse avec l'extrême droite sont connus. Entre-temps, fort de six ans de participation aux gouvernements du conservateur Wolfgang Schüssel et de ses résultats électoraux, le FPÖ a acquis une nouvelle respectabilité. "Avec deux partis, l'ambiguïté se dissipe un peu. On assiste à une radicalisation du ton du FPÖ", note Kramer.

    L'extrême droite non parlementaire fait montre d'une nouvelle audace, estime un expert du Centre des archives documentaires de la résistance autrichienne (DOW). Des manifestations prévues à Braunau, ville de naissance d'Hitler, et à Linz ont été interdites. C'est dans les régions de Salzbourg et de Haute-Autriche, frontalières avec l'Allemagne, que la scène extrémiste aurait la plus forte implantation. L'idéologie véhiculée amalgame pangermanisme, propagande néonazie et négationnisme, agrémenté d'une dénonciation de la mondialisation et d'islamophobie. Le centre observe depuis des années la percée d'un mouvement néonazi, le FBJ, qui cible les jeunes de la région de Haute-Autriche et drainerait environ 250 personnes.

    Le Monde - 20 mai 2009
  • L'Ascension du Christ

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    Icône de l'Ascension du Christ - Novgorod (Russie) fin du 15ème siècle
    (Cliquez sur l'image pour la voir en totalité)
    Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité s'est plusieurs fois montré aux apôtres.

    Puis, au cours d'un repas qu'Il prenait avec eux, le Christ leur a annoncé qu'ils allaient recevoir une force, « celle du Saint-Esprit », qui viendrait sur eux. « Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre », a-t-Il ajouté (Actes des Apôtres 1, 8).

    « Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : " Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous L'avez vu s'en aller vers le ciel » (Actes des Apôtres 1, 9-11).

    L'évangéliste Luc précise quant à lui que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie » (Luc 24,52).

  • Condamné définitivement, Pierre Bédier doit quitter le Conseil général des Yvelines

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    Pierre Bédier

    La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi formé par l'ancien secrétaire d'Etat UMP, Pierre Bédier, rendant définitive son inéligibilité et l'obligeant à quitter son mandat de président du Conseil général des Yvelines.

    Il était accusé d'avoir bénéficié, avec deux autres élus également condamnés, d'enveloppes en espèces et autres avantages d'un total de plusieurs centaines de milliers d'euros entre 1998 et 2001, en échange de l'octroi de marchés publics aux sociétés de nettoyage de Michel Delfau, aujourd'hui décédé.

    En décembre 2006, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé Pierre Bédier coupable de "corruption passive" et "recel d'abus de biens sociaux", faits commis alors qu'il était maire de Mantes-la-Jolie entre 1995 et 2005.

    Le tribunal l'avait condamné à 18 mois de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et trois ans de privation des droits civiques. Cette dernière sanction implique son inéligibilité pendant le double du temps, soit six ans.

    Le 16 mai 2008, la cour d'appel de Paris avait divisé l'amende par deux, mais avait confirmé le reste de la peine infligée à l'ancien secrétaire d'Etat aux Programmes immobiliers de la Justice.

    Mercredi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a suivi l'avis du parquet général et rejeté son pourvoi, considérant qu'il n'avait fait que contester des points de fond, qui par leur nature-même échappent à la Cour de cassation.

    M. Bédier perd donc son mandat de conseiller général, et par ricochet, celui de président de l'assemblée départementale des Yvelines.

    L'élection du nouveau président du conseil général des Yvelines aura lieu mardi à Versailles, a annoncé le président sortant Pierre Bédier (UMP), contraint à la démission, dans un courrier adressé mercredi à ses collègues de ce conseil, dont l'AFP a eu copie.

    L'ex-secrétaire d'Etat, condamné définitivement à de la prison avec sursis assortie d'inéligibilité pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux, rendra sa démission en préfecture, la veille, "lundi 25 mai", à la préfète du département Anne Boquet.

    Pour ce qui est de l'Assemblée nationale, il avait déjà pris de l'avance, renonçant dès le 15 avril à son mandat de député des Yvelines.

    En octobre, il avait demandé au Premier ministre de prolonger au-delà de six mois la mission parlementaire dont il avait été chargé sur le développement solidaire et l'immigration. Or une telle prolongation a permis à sa suppléante, Cécile Dumoulin, de lui succéder à l'Assemblée nationale, sans qu'une nouvelle élection soit organisée.

    A la dernière législative de 2007, M. Bédier n'avait été élu qu'avec quelques centaines de voix d'avance.

    Egalement poursuivis, Jacques Masdeu-Arus, maire de Poissy de 1983 à mars 2008, et son ancien adjoint, Gilles Forray, avaient également vu leurs peines confirmées en appel, à l'exception des peines d'amende, divisées par deux, de 150.000 à 75.000 euros.

    En première instance, ils avaient été condamnés respectivement à deux et trois ans avec sursis, ainsi qu'à cinq ans de privation des droits civiques, soit 10 ans d'inéligibilité.

    Mercredi, la Cour de cassation a également rejeté leurs pourvois, rendant définitives leurs condamnations.

    Si M. Forray n'a plus de mandat électif, M. Masdeu-Arus devra quitter son siège de député UMP des Yvelines.

    Depuis le début de cette affaire, M. Bédier conteste farouchement avoir reçu de telles enveloppes de la part de M. Delfau, en échange de marchés de nettoyage.

    AFP. 20/05/09

  • A Marseille, on achète les votes des cités

    Rolland Balalas avait la réputation d’un homme qui ouvre les portes... En livrant ses secrets à la justice, il en a peut-être ouvert une de trop : celle qui conduit au scandale. Secrétaire général du groupe socialiste au conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce militant actif et volubile, aux cheveux longs et à la barbe christique, était le pivot des attributions d’aides publiques aux associations dans les quartiers Nord de Marseille. Il était en outre l’assistant de la députée Sylvie Andrieux, figure du socialisme local dont ces cités grises et déshéritées sont la terre d’élection.

     Pour son plus grand malheur, Balalas est aussi, à présent, le principal témoin à charge des pratiques occultes du PS phocéen.

    « Le fait d’aider abondamment les associations est le résultat d’une stratégie politique ; les vannes sont ouvertes en grand dans un but que l’on peut qualifier d’électoraliste et de clientéliste », a-t-il déclaré au juge Franck Landou, qui l’a mis en examen en juin 2008 pour « complicité de détournements de fonds publics ». Suivait cette accusation, tranchante comme un poignard : « Mme Andrieux utilise sans discernement les fonds publics sans se soucier de ce qu’il y a derrière, juste pour sauvegarder ses intérêts électoraux et politiques. C’est-à-dire qu’elle se fout complètement de savoir si ce que l’on finance est bon ou pas, dans la mesure où ça augmente sa popularité dans les quartiers. »

    Depuis, l’écho de ces déclarations-pourtant jamais publiées à ce jour-s’est propagé jusqu’au coeur du système politique marseillais, suscitant embarras et inquiétudes. Sylvie Andrieux a vite proclamé que les subventions étaient attribuées « par les services administratifs de la région » . Et quand, au début de cette année, la brigade financière a interpellé plusieurs dirigeants associatifs et perquisitionné à l’hôtel de région, le président (PS) du conseil régional, Michel Vauzelle, s’est empressé d’annoncer que la collectivité se constituait partie civile dans l’instruction du juge Landou. Sans savoir que celui-ci avait pris de l’avance.

    Voilà bientôt deux ans, en effet, que ce magistrat discret et méthodique reconstitue un stupéfiant puzzle : une galaxie d’associations gigognes aux noms passe-partout et aux buts incertains qui ont reçu des millions d’euros de subventions dont l’essentiel a été distrait de leur finalité sociale. Créées par un petit groupe d’individus influents dans les cités, toutes ont été subventionnées par la région au titre de la « politique de la ville » sans que jamais personne ne vérifie l’usage des fonds. Résultat : loin d’avoir servi à des actions d’insertion, ces sommes ont été détournées et leur trace se perd dans un labyrinthe de retraits d’espèces, de fausses factures et de dépenses personnelles-des ordinateurs jusqu’aux voitures de luxe.

    « Aucune de ces associations n’a jamais effectué la moindre action conforme à ses statuts », a ainsi avoué l’un des piliers de ce réseau, Cédric Doco, commercial baratineur qui utilisait l’argent alloué pour acheter des machines (une pompe à carrelage et une pompe à béton, pour plus de 100 000 euros) pour sa propre SARL de construction.

    « Tiroir-caisse »

    Un autre a acheté des réfrigérateurs et des cuisinières pour le snack-bar familial. Avec les subventions, certains ont aussi acheté des Mercedes ! Sur les formulaires de demande, parents, voisins et copains de boîte de nuit étaient désignés comme autant de présidents et trésoriers fictifs. « Les gens que je démarchais ne voyaient qu’une chose , a confié Cédric Doco : le gain final grâce à l’argent du conseil régional. »

    Animateur de plusieurs associations fantômes, Benyoub Same a précisé les termes de l’échange : « En contrepartie des subventions, je m’étais engagé auprès de Rolland [Balalas] à être disponible lors des élections sur le secteur : cela signifiait amener des gens aux meetings de Sylvie [Andrieux], faire de la propagande pour elle, ce genre de trucs. » Président d’une radio communautaire appréciée dans ces quartiers, Same aurait été recruté par Balalas pour soutenir l’élue socialiste après avoir fait campagne... pour la droite. « C’est quelqu’un qui avait foutu le bordel contre elle en 2001 dans son quartier de Font-Vert Picon, a expliqué ce dernier ; Sylvie Andrieux préférait l’avoir avec plutôt que contre. La contrepartie de ce retournement était de lui verser les subventions qu’il demandait par le biais des associations. »

    Dans sa dernière audition par le juge, le 13 février, Balalas s’est montré encore plus explicite : « Same était très introduit auprès de Sylvie Andrieux. C’était quelqu’un qui, par ses réseaux, était capable de convaincre des gens de voter pour elle. Au moment des élections, elle le voyait presque tous les jours. Il s’est beaucoup investi pour la dernière campagne des législatives, en 2007, et aussi pour la présidentielle. Tous ces gens-là font les campagnes à chaque grand moment politique où il faut faire venir du monde. »

    Pour attirer de nouveaux sympathisants, Same, Doco et leurs homologues faisaient miroiter emplois et faveurs diverses du conseil régional, voire l’assurance de pouvoir disposer un jour de sa propre association... « J’ai tellement promis de trucs pendant la campagne que je ne me souviens plus à qui j’ai dit ça », a lâché, cynique, l’un de ces « rabatteurs ».

    Le pire est que, de toute évidence, l’existence de ces « réseaux d’influence » (l’expression est de Balalas) alimentés sur fonds publics relevait du secret de Polichinelle. Durant la campagne municipale de 2007, Philippe Sanmarco, ancien député socialiste rallié à Jean-Claude Gaudin, avait dénoncé à voix haute ces pratiques, qui transformaient selon lui la collectivité régionale en « tiroir-caisse » et résumaient l’engagement politique à une « distribution de prébendes ».

    Placé en garde à vue le 19 février, le directeur de l’aménagement au conseil régional, Guillaume Lalange, l’a confirmé : « Les subventions octroyées aux associations des quartiers Nord font partie d’un système électoraliste. » Le haut fonctionnaire a ajouté avoir « remué ciel et terre » pour imposer des critères précis aux attributions de subventions, mais en vain. « Ma hiérarchie m’a expliqué que la situation existante convenait à Mme Andrieux, a-t-il précisé. Elle voulait que cette ligne n’ait pas de critères pour faire passer les dossiers de sa circonscription. Tout le monde le savait. »

    Ce flou entretenu favorisait tous les abus. Certains élus marseillais rappellent l’émotion que causa, naguère, l’aide allouée par la région à un mouvement lié aux fondamentalistes musulmans du Tabligh. Personne, apparemment, n’avait cherché à savoir comment serait utilisé l’argent... Les enquêteurs s’interrogent, eux, sur le rôle joué dans les réseaux de Balalas par les membres d’une famille liée au banditisme marseillais. La rumeur policière (non étayée à ce jour par l’instruction) évoque même des achats d’armes... Et plusieurs témoins font état du comportement menaçant d’un gros bras à la réputation sulfureuse reconverti en animateur d’associations dans les cités ; ayant appris, à l’automne 2007, que la subvention attendue était suspendue à des vérifications en cours, l’homme avait surgi à l’hôtel de région et pris à partie Balalas en ces termes : « Tu veux faire le mariole ? Je vais m’occuper de ton cas, tu vas morfler ! »

    A la même époque, la découverte de falsifications dans des dossiers de demande présentés au conseil régional resta pourtant sans effet. Une fonctionnaire avait pointé par écrit ces « anomalies ». Elle a raconté s’être fait rabrouer par Sylvie Andrieux : « Comment avez-vous pu écrire cette note ? lui aurait demandé l’élue. Vous n’y connaissez rien, vous n’êtes pas sur le terrain ! Moi j’y suis et je les connais. » La même a évoqué devant les policiers les « pressions » exercées sur les services administratifs par le « groupe PS ».

    « Nous n’étions qu’une chambre d’enregistrement », a-t-elle résumé. Questionné par la brigade financière, l’un des collaborateurs de Balalas auprès des élus socialistes a lui-même fait part de son malaise : « L’ensemble de l’équipe du groupe PS est parfois écoeuré par la dilapidation de l’argent public », a-t-il soufflé. Face aux protestations internes, « Mme Andrieux avait répondu qu’en période électorale on ne pouvait pas être regardant », a-t-il ajouté. Sollicitée par Le Point , la députée n’a pas voulu réagir à ces dépositions.

    « Fausses factures »

    Plusieurs témoignages attestent cependant que ces alertes avaient provoqué son inquiétude. Informée en 2007 par Balalas de l’existence de fausses pièces dans les dossiers présentés par Benyoub Same, l’élue aurait alors donné à son collaborateur les instructions suivantes : « Tu le vois, tu lui dis ce qui se passe, qu’apparemment les gens se sont aperçus qu’il faisait des faux et qu’à un moment ça pouvait me mettre en danger et tu lui demandes de "reparamétrer" ses dossiers. » « Elle m’a dit qu’il était fou de faire ce genre de choses, qu’il fallait que ça s’arrête. Mais ça ne l’a pas empêchée de continuer à les financer », a ajouté Balalas. Avec cette conclusion : « Le système des "dossiers signalés" continue comme avant. »

    Comme avant ? C’est à voir. En 2002, l’ancien responsable du service chargé de la politique de la ville au conseil régional, Christian de Leusse, dénonçant ces pratiques dans une note interne, redoutait que « l’institution-et particulièrement son président-s’expose à travers ces dossiers signalés ». Sept ans plus tard, sa sombre prédiction est en passe de se réaliser. Car l’enquête du juge Landou ne met pas seulement en cause Sylvie Andrieux. Plusieurs protagonistes assurent que le pouvoir d’attribuer les subventions relevait du cabinet de Michel Vauzelle.

    « Toutes les listes [de demandes] sont avalisées par le directeur de cabinet du président », a certifié aux policiers le responsable de l’aménagement, citant le nom de Franck Dumontel et précisant : « Les négociations pour les dossiers se déroulaient entre Sylvie Andrieux et lui. » Ce dernier a quitté le conseil régional il y a quelques mois pour occuper le même poste à la communauté urbaine de Marseille, également dirigée par les socialistes. A la ville, il est aussi l’époux de Samia Ghali, ancienne élue régionale devenue sénatrice des Bouches-du-Rhône et figure de proue de la nouvelle vague du PS phocéen. De cette dernière Balalas a simplement dit, au détour d’un interrogatoire : « Elle a son propre circuit. » A la lecture de cette confidence, le juge Landou a sans doute pensé que la réputation de celui par qui le scandale est arrivé n’était pas usurpée : il n’a pas fini d’ouvrir des portes...

    Le conseil régional Paca est le principal contributeur de la politique de la ville dans l'agglomération marseillaise. L'enquête du juge Franck Landou montre qu'à partir de 2004 le montant des subventions allouées aux associations phocéennes s'est multiplié d'année en année, pour atteindre 15 millions d'euros en 2006, 16,5 millions en 2007 et près de 18 millions en 2008. Les deux tiers des fonds étaient destinés à des projets relatifs aux quartiers Nord de Marseille.

    Le Point - 18 mai 2009

  • Un Français parmi les six nouveaux astronautes de l'Agence spatiale européenne

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    Thomas Pesquet, 31 ans
    Thomas Pesquet a la tête dans les étoiles. Cet ingénieur de formation, né à Rouen en 1978, fait partie des six nouveaux astronautes européens sélectionnés pour participer aux missions de la station spatiale internationale. À ses côtés, deux Italiens - dont une femme - un Allemand, un Danois et un Britannique viendront compléter le corps actuel de huit astronautes européens, a indiqué mercredi le directeur général de l'Agence spatiale européenne (Esa), Jean-Jacques Dordain, lors d'une conférence de presse à Paris. Ces six astronautes sont tous nés entre 1972 et 1978. Trois d'entre eux sont des pilotes militaires, deux sont ingénieurs, et un, scientifique. "Ils représentent les deux valeurs de l'ESA, l'expérience et la diversité", a déclaré Jean-Jacques Dordain. Ils ont été sélectionnés parmi plus de 8.000 candidats.
    Le Point - 20 mai 2009

  • Carl Lang accuse le Parlement européen de légaliser l'immigration sous prétexte de lutter contre l'immigration clandestine

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    Carl Lang est député européen depuis 1994. Il l'a été sous l'étiquette FN jusqu'en 2008
    À quoi sert le Parlement européen ? Relativement méconnu, il planche pourtant - à travers le travail de ses députés - sur des questions politiques majeures. Lepoint.fr a interrogé des élus français qui siègent à Strasbourg. Question : quel est, à leurs yeux, le texte le plus important voté au cours de la dernière législature ?

    Aujourd'hui , Carl Lang (ex-FN), en lice pour un nouveau mandat, revient sur le jour où le Parlement européen a organisé sa politique d'immigration.

    "Adopté en novembre 2008, le rapport Klamt met en place une carte bleue européenne sur le modèle de la carte verte américaine. Il institue un système généralisé d'immigration légale de la main-d'oeuvre qualifiée avec deux conséquences graves.

    Cela met d'abord en concurrence nos techniciens, nos ingénieurs et nos informaticiens européens avec des non-européens. C'est ensuite un pillage des élites techniques et intellectuelles des pays en voie de développement. C'est à tous points de vue une politique contraire aux intérêts économiques et sociaux de l'Europe et des pays en voie de développement.

    Sur le même thème et tout aussi nuisible, le rapport Busuttil, adopté en avril 2009, va permettre l'entrée de 60 millions d'immigrants nouveaux d'ici à 2050.
    Sous couvert et sous prétexte de s'opposer à l'immigration clandestine, l'UE conduit une politique d'immigration légale avec des conséquences économiques, sociales et culturelles graves pour les peuples d'Europe."

  • "Chouchou" se fait de la pub sur Facebook...

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    Capture d'écran d'une vidéo diffusée par Femme Actuelle montrant Nicolas Sarkozy (c) et son épouse Carla (2e d) dans les salons privés de l'Elysée

    L'Elysée a rafraîchi cette semaine le profil de Nicolas Sarközy sur le site de socialisation Facebook en y diffusant des vidéos où le chef de l'Etat apparaît décontracté, embrassant son épouse Carla qui l'appelle "Chouchou" ou évoquant ses trois chiens.

    La scène se déroule dans les salons privés de l'Elysée où la première dame a reçu ce mois-ci cinq lectrices du magazine Femme Actuelle, choisies parmi des centaines pour discuter avec l'ex-mannequin.

    Assise dans un fauteuil, Carla Bruni vante l'énergie "inimaginable" de son mari lorsque Nicolas Sarközy fait irruption dans la pièce.

    Le président embrasse son épouse sur la bouche puis s'assied sur l'accoudoir d'un fauteuil près d'elle pour deviser avec les lectrices du magazine qui rivalisent d'amabilités.

    "Je vais recevoir le Premier ministre d'Irak", dit-il. "Génial", commente d'une voix fluette Carla Bruni. L'extrait se termine par le départ du président français salué par son épouse d'un "bon courage, Chouchou".

    Dans une autre vidéo, Nicolas et Carla Sarközy présentent leurs chiens, Clara et Dumbledore, rappelant le couple présidentiel américain Barack et Michelle Obama qui ont largement médiatisé l'arrivée de "Bo", un chien d'eau portugais au pelage frisé noir.

    Sarközy, qui a souvent mis en scène sa vie privée, notamment avec son ex-femme Cécilia, évoque aussi leur troisième chien, Toumi, "resté à la maison".

    Ouvert il y a neuf mois, le site Facebook de Nicolas Sarközy a été "relooké" lundi, avec l'ambition d'y présenter "plutôt l'homme que le chef de l'Etat", selon l'Elysée. Sur sa photo, il se veut naturel, bronzé, habillé d'une chemise blanche, col ouvert, et affichant un large sourire.

    Son profil permet d'apprendre qu'il lit "en ce moment, Le Rouge et le Noir de Stendhal" et qu'il a trouvé "formidable" la pièce "Très Chère Mathilde" d'Israël Horovitz qu'il a vue samedi dernier.

    Dans les derniers sondages, plus de la moitié des Français (jusqu'à 57%) déclare avoir une opinion négative de Nicolas Sarközy, qui vient de fêter le deuxième anniversaire de son élection.

    AFP. 20/05/09