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  • Une prison 4 étoiles à New York...

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    Rabbin Leib Glanz
    Le responsable de la sécurité dans les prisons new-yorkaises a présenté sa démission cette semaine après les révélations impensables du New York Post

    Un détenu, Tuvia Stern, condamné en 2008 pour le vol de 1,7 million de dollars, a organisé la bar-mitzvah de son fils dans le gymnase d’une prison située au sud de Manhattan.

     Un traiteur, un chanteur et un groupe de musique ont été engagé pour l’occasion et 60 personnes conviées. Durant la fête, l’homme a pu porter la tenue qu’il désirait, les invités ont pu garder sur eux leurs téléphones portables.

     Plus incroyable encore, les convives ont pu déguster le festin kasher grâce aux couteaux et fourchettes métalliques que le traiteur a pu introduire au mépris de toutes les règles les plus élémentaires de sécurité dans le gymnase du pénitencier transformé pour l’occasion en salle de réception.

    En décembre dernier, quatre mois après cette fête, le condamné a récidivé en organisant à nouveau avec 10 membres de sa famille, toujours dans le même gymnase, des fiançailles.

    Ces cérémonies n’auraient pu être possibles sans l’aide du rabbin Leib Glanz officiant à temps partiel dans la prison et suspendu pour l’heure. Le religieux avait indiqué aux gardiens que des fêtes religieuses juives auraient lieu et avait donné la liste des invités. Quatre autres personnes dont un gardien de la prison et encore plus surprenant un imam, se sont vu sanctionner pour ces événements. Ils ont vu leurs vacances supprimées…

    Altermedia.info - 19 juin 2009

  • Téhéran durcit le ton contre la Grande-Bretagne

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    Le président Ahmadinejad le 19 juin à Téhéran

    Téhéran a durci le ton dimanche contre la Grande-Bretagne, accusée d'avoir voulu saboter le scrutin présidentiel en Iran, où au moins dix personnes ont péri samedi lors des manifestations contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

     Alors que la crise la plus grave depuis la fondation de la République islamique en 1979 est entrée dans sa deuxième semaine, le président réélu a demandé dimanche à Londres, mais aussi à Washington, de cesser leurs "ingérences" dans les affaires iraniennes.

    En début de soirée, les rues du centre de Téhéran étaient calmes, ont rapporté des témoins à l'AFP, tranchant avec la violence des confrontations de la veille entre forces de l'ordre et manifestants.

    La télévision d'Etat a affirmé que 10 personnes avaient été tuées et plus de 100 blessées samedi, mettant en cause des "agents terroristes" munis d'armes à feu et d'explosifs, qu'elle n'a pas identifiés. La chaîne de télévision publique en anglais Press-TV a fait état de 13 morts.

    Ces décès sont les premiers depuis ceux de sept manifestants lundi.

    Dimanche, les autorités ont attaqué avec virulence certains pays occidentaux, au premier rang desquels la Grande-Bretagne.

    "Ce n'est pas en tenant des propos hâtifs que vous entrerez dans le cercle des amis de la nation iranienne", a déclaré Mahmoud Ahmadinejad sur son site internet en s'adressant à Londres et Washington. "Pour cette raison, je vous demande de cesser vos ingérences."

    Peu auparavant, son ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a accusé Londres de complot contre l'Iran, affirmant que "des "éléments liés aux services secrets britanniques" avaient afflué en Iran avant l'élection.

    "La Grande-Bretagne a comploté contre l'élection présidentielle depuis plus de deux ans", a déclaré le ministre cité par Press TV.

    "Je rejette catégoriquement l'idée que les manifestants en Iran sont manipulés ou motivés par des pays étrangers", a déclaré le secrétaire britannique au Foreign office, David Miliband.

    De même, à Washington, la démocrate Dianne Feinstein, qui dirige la commission du Renseignement au Sénat, a déclaré que "les services de renseignement américains n'avaient que peu de prise sur ce qui se passe en Iran".

    Au-delà des simples déclarations, les autorités iraniennes ont aussi décidé d'expulser le correspondant permanent de la BBC à Téhéran, Jon Leyne, sommé de quitter le pays sous 24 heures pour avoir "soutenu" les émeutiers, selon l'agence Fars, proche du gouvernement.

    Le ministère iranien de la Culture a en outre menacé les médias britanniques de "mesures de rétorsion" s'ils continuaient "d'interférer dans les affaires intérieures de notre pays en diffusant des informations mensongères ou inexactes de l'Iran".

    Selon l'organisation Reporters sans frontières, trois journalistes iraniens ont été arrêtés et incarcérés depuis samedi, portant à 33 le nombre de journalistes et cyberdissidents iraniens derrière les barreaux.

    De son côté, la chaîne de télévision d'informations en continu à capitaux saoudiens, Al-Arabiya, a annoncé que la fermeture de son bureau de Téhéran, en vigueur depuis le 14 juin, avait été prolongée "jusqu'à nouvel ordre".

    Et le gouvernement iranien a convoqué les ambassadeurs et représentants des 27 pays européens en poste à Téhéran, selon le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Kohout, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne.

    La manifestation de samedi représentait un défi au guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui avait averti la veille qu'il ne "cèderait pas à la rue", tout comme la charge sans précédent contre le guide suprême de Mir Hossein Moussavi, principal rival de M. Ahmadinejad à l'élection du 12 juin.

    Dans une lettre au peuple iranien, il l'avait accusé, sans le nommer, d'avoir mis en danger le caractère républicain de la République islamique en validant la réélection de M. Ahmadinejad.

    A Berlin, la chancelière allemande Angela Merkel a appelé "fermement" Téhéran à procéder à un nouveau décompte du scrutin, Rome a demandé à l'Iran de "favoriser la fin des violences", Paris a condamné la "répression brutale" des manifestations tandis que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a salué "les actes de courage incroyables" des manifestants.

    AFP. 21 juin 2009

  • Iran: la fille de l'ancien président Rafsandjani a été arrêtée

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    Akbar Hachémi Rafsandjani, président de la République du 3 août 1989 au 2 août 1997

    La fille de l'ancien président iranien Hachémi Rafsandjani a été arrêtée hier soir avec quatre membres de sa famille pour avoir participé à des manifestations interdites par le régime, a annoncé dimanche la télévision d'Etat. La chaîne officielle en langue anglaise n'identifie pas les proches de Faezeh Hachémi interpellés avec elle.
    La télévision iranienne avait diffusé des images de Faezeh Hachémi s'adressant ces derniers jours à des centaines de manifestants pro-Moussavi à Téhéran. La fille de l'ex-président Rafsandjani n'a jamais caché son opposition au président Mahmoud Ahmadinejad, dont la réélection le 12 juin est contestée par son rival, l'opposant Mir Hossein Moussavi.

    Mahmoud Ahmadinejad avait quant à lui accusé la famille Rafsandjani de corruption.

    Le Figaro - 21 juin 2009

  • Le solstice d'été à Stonehenge

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    Au solstice d'été, les premiers rayons de soleil traversent le cercle et viennent frapper la Heel Stone
    (Cliquez sur la photo pour la voir en entier)
    Une foule record de plus de 35.000 païens, fêtards, touristes et curieux s'est rassemblée dimanche sur le célèbre site archéologique de Stonehenge, dans le sud de l'Angleterre, pour saluer le solstice d'été au cours d'un rituel annuel autour des mystérieuses pierres préhistoriques dressées en cercle.

    Chaque année, pour fêter l'arrivée de l'été, des milliers de personnes, notamment des druides, se rendent en pèlerinage à Stonehenge, site situé à 130 km au sud-ouest de Londres, dans la plaine de Salisbury, et y passent la nuit du 20 au 21 juin, la plus courte de l'année, au cours d'une fête aux allures païennes mêlant danses et percussions.

    Cette année, l'événement tombait un week-end et, une météo clémente aidant, le nombre de participants a atteint un niveau record. Malgré les craintes d'incidents liées à la présence de cette foule imposante, la police ne faisait état d'aucun trouble notable.

    "C'est l'endroit le plus magique de la planète", s'extasiait Frank Somers, un vendeur d'antiquités, âgé de 43 ans, vêtu d'une tunique de druide, la foi dont il se réclame. "A l'intérieur, quand on touche les pierres, on ressent une chaleur, comme si on touchait un arbre, pas une pierre. Il y a un amour authentique, vous vous sentez appelé vers elle."

    Toute la nuit, les flashes ont crépité sur les étranges mégalithes dressés en cercle dans la plaine. Puis, à 4h58 du matin (3h58 GMT), une faible clameur s'est élevée de la foule lorsque les premiers rayons du soleil ont percé les nuages épars pour venir frapper la Heel Stone ("pierre talon"), un pilier grêlé situé en bordure du cercle, aligné sur le lever du soleil.

    "Il y avait une superbe atmosphère. Où d'autre aimeriez-vous vous trouver pour la Saint-Jean?", interrogeait Peter Carson, membre du Patrimoine anglais, organisme chargé de la gestion du site de Stonehenge.

    Les participants semblaient satisfaits de leur pèlerinage. "On sent l'énergie partir des pieds et remonter tout le corps", confiait Diane Manuel, 50 ans, directrice d'une entreprise de distribution de Middlesbrough, dans le nord de l'Angleterre. "C'est comme avoir des palpitations cardiaques."

    Le site de Stonehenge est l'une des attractions touristiques les plus populaires de Grande-Bretagne, avec plus de 750.000 visiteurs par an. Il a été érigé en trois phases entre 3000 avant JC et 1600 avant JC.

    La finalité originelle du monument reste un mystère. Certains experts le considèrent comme un ancien site tombal en raison de la présence de quelque 350 monticules funéraires autour de la structure. D'autres pensent que les anciens pèlerins attribuaient des vertus de guérison à ces pierres. D'autres encore y voient une forme ancienne de calendrier astronomique. AP

    Nouvel OBS - 21 juin 2009

  • Fabius s'emburqague!

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    Laurent Fabius est le fils d’André Fabius (décédé en 1984), antiquaire, d'une famille d'origine juive ashkénaze, et de Louise Mortimer, américaine. (Wikipédia)

    Le socialiste Laurent Fabius a mis en garde dimanche contre le risque d'une "mise en cause de la religion" musulmane à travers le débat sur le port du voile intégral, burqa ou niqab, qu'il réprouve toutefois au nom de "l'égalité des sexes".
    "Il faut faire attention de ne pas passer de la burqa -c'est contraire à l'égalité des sexes- à une mise en cause de la religion qui serait complètement autre chose", a déclaré l'ancien Premier ministre PS lors du "Forum" Radio J.

    "Ma réprobation (du port du voile intégral, ndlr) est absolue: d'abord parce que c'est une soumission de la femme", mais il ne faut "pas non plus se saisir de ce problème pour faire l'amalgame, ce qui serait absurde, vis-à-vis de telle ou telle religion, en l'occurence la religion musulmane", a-t-il insisté.

    Il a jugé "bon" de faire le point de la situation, par le biais d'une mission d'information parlementaire, comme le préconise le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, ou d'une commission d'enquête parlementaire comme demandée par des députés de tous bords.

    Mais pour lui, "au delà de sa signification religieuse, la burqa est une soumission de la femme absolument incompatible avec ce que sont nos valeurs républicaines", à savoir "l'égalité des sexes".

    Il a rappelé plusieurs décisions prises pour "interdire la burqa dans certaines circonstances", citant une du Conseil d'Etat de 2008 selon laquelle "on pouvait refuser la nationalité française à une Marocaine qui se prévalait du port de la burqa, car au-delà de la pratique religieuse, c'est un comportement contraire aux valeurs essentielles de la République, l'égalité des sexes".

    Il a cité également une décision de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) interdisant le voile intégral durant des cours d'alphabétisation.

    "Il faut mesurer l'extension du phénomène et regarder tout une série de circonstances où à l'évidence l'interdiction de la burqa s'applique", a-t-il dit.

    M. Fabius a donné comme exemples le milieu du travail lorsqu'il y a relations avec le public, et les lieux "où l'identité de la personne doit pouvoir être contrôlée". AFP 21 juin 2009

    Nous sommes pour le port de la burqa, du niqab, du voile, et de tout costume ou signe religieux, qui permet une meilleure "lisibilité" du paysage urbain

  • L'attentat de Karachi revient en France comme un boomerang!

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    En 2002
    L'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux d'Etat DCN, dans lequel onze ingénieurs français sont morts, s'oriente, selon l'avocat de sept familles de victimes, vers une "affaire d'Etats" et non plus vers Al-Qaïda. Le dossier serait lié à un contrat d'armement négocié en 1994, sous le gouvernement Balladur dont Nicolas Sarkozy était le lieutenant.

  • "Honte à toi, Khameini!" - A Villepinte, les Moudjahidine du Peuple...

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    Maryam Radjani à Villepinte le 20 juin 2009
    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

    "Honte à toi, Khamenei, abandonne ton règne": des milliers de partisans des Moudjahidine du Peuple iraniens réunis samedi à Villepinte, au nord de Paris, ont clamé leur opposition au régime de Téhéran et leur soutien au mouvement de contestation dans le pays.Evènement

    En face d'elle, une foule en liesse applaudit, agitant drapeaux jaunes, arborant des casquettes et des gilets à sa gloire.

    Venant de toute l'Europe, du Canada, des Etats-Unis, en autobus, en avion ou en voiture, ils sont chaque année plusieurs dizaines de milliers, selon les organisateurs, à assister à ce rassemblement régulier depuis 2003.

    Le rendez-vous, qui se tenait samedi dans un immense hall des expositions, avait cette année une dimension particulière en raison de la contestation de la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

    "Le régime des mollahs est plus affaibli, la résistance va continuer", a assuré Mme Radjavi.

    "Les véritables vainqueurs de l'élection que le régime a organisée, c'est nous, nous le peuple iranien, nous les Iraniens assoiffés de liberté, dans le monde et à Achraf", a-t-elle poursuivi, en référence au camp d'Achraf, qui abrite 3.500 Moudjahidine iraniens en Irak. Selon l'OMPI, le gouvernement irakien menace de fermer le camp et de les chasser du pays.

    "Dans le régime du Guide suprême (Ali Khamenei), il n'existe aucune autre solution pour l'Iran et son peuple en colère, si ce n'est un changement démocratique et des élections libres sous l'égide de l'ONU", a-t-elle ajouté.

    "Nous sommes entièrement d'accord avec la demande d'annulation de la farce électorale, que nous avons appelé à boycotter dès le début", a-t-elle dit, affirmant que le chiffre de participation de 40 millions d'électeurs était "truqué".

    Le CNRI est considéré comme la principale force d'opposition extérieure au régime de Téhéran.

    Les Moudjahidine, qui avaient participé en 1979 à la révolution contre le Shah avant de rompre un peu plus tard avec le régime de la République islamique, figurent sur la liste des organisations terroristes du gouvernement américain. Mais ils ont été retirés de celle de l'Union européenne le 26 janvier dernier.

    A Villepinte, Massoumeh Taheri, assise à côté de sa fille en poussette, est venue avec ses enfants et son mari de la région milanaise où elle s'est exilée depuis 30 ans.

    "Nous ne voulons pas Moussavi, pas Ahmadinejad. Moussavi fait partie de ce régime, ce régime doit partir", explique-t-elle. Mir Hossein Moussavi était le principal concurrent de M. Ahmadinejad lors de l'élection présidentielle.

    "Nous ne devons pas être silencieux, nous devons parler pour notre peuple qui ne le peut pas. Nous combattons pour les libertés", affirme-t-elle.

    Un peu plus loin, Marie-Laurette Guilloux, un canotier sur la tête appelant au "soutien du peuple iranien", est une habituée du rendez-vous. Elle est une voisine de Maryam Radjavi à Auvers-sur-Oise, la commune de la région parisienne où le CNRI s'est établi. "C'est un réseau de résistance qu'il faut soutenir", dit-elle.

    AFP. 20 juin 2009

  • Téhéran: Moussavi provoque Khameini et lance ses émeutiers dans les rues

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     Membres de la police anti-émeute le 20 juin 2009
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    Des partisans de Moussavi affrontent la police à Téhéran -20 juin 2009
    (Cliquez sur les photos pour les voir en entier)

    Le chef de l'opposition Mir Hossein Moussavi a lancé samedi une critique sans précédent contre le guide suprême d'Iran Ali Khamenei, alors que de violents heurts ont opposé la police à des milliers de manifestants protestant à Téhéran contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad.

    Au 8e jour de la pire crise en Iran depuis la révolution islamique de 1979, la police anti-émeute a tiré des balles et des gaz lacrymogènes et eu recours aux canons à eau et matraques pour disperser les manifestants qui ont défié l'appel de M. Khamenei à cesser la contestation dans la rue, selon des témoins.

    Face à cette escalade, le président américain Barack Obama, haussant le ton par rapport à ses précédentes déclarations, a appelé le gouvernement iranien "à mettre fin à tous les actes de violence et d'injustice contre sa propre population".

    Alors qu'aucun personnage politique iranien n'avait osé émettre une critique envers le guide suprême, M. Moussavi, qui réclame l'annulation des résultats du scrutin, a dénoncé ses propos vendredi sur la validation de la réélection de M. Ahmadinejad, selon une déclaration publiée par son site internet.

    M. Moussavi, principal candidat malheureux à la présidentielle du 12 juin, a accusé, sans le nommer, le numéro un du régime de menacer le caractère républicain de la République islamique et de viser l'imposition d'un nouveau système politique.

    Il a dénoncé "un projet qui va au delà de l'imposition au peuple d'un gouvernement non voulu, l'imposition d'une nouvelle vie politique au pays".

    Evoquant l'argument de M. Khamenei selon lequel aucune fraude ne pouvait expliquer une aussi large victoire de M. Ahmadinejad (62,63% des voix), il a rétorqué: "si cette énorme taille de la fraude est présentée comme la preuve d'une absence de fraude, alors l'aspect républicain du système sera massacré et cela prouverait que l'islam est incompatible avec la République".

    Depuis l'annonce le 13 juin de la victoire d'Ahmadinejad, Moussavi, un conservateur modéré soutenu par les réformateurs, n'a cessé de prendre à contre-pied le guide suprême, en défiant à chaque fois ses injonctions.

    Le Conseil des Gardiens, qui s'est dit prêt à un recomptage de 10% des urnes, choisies au hasard, rendra sa décision d'ici mercredi.

    Bravant l'interdiction de protester contre la réélection de M. Ahmadinejad, des milliers de manifestants sont descendus dans le centre de Téhéran malgré l'avertissement du chef de la police Ahmadi Moghadam de les "réprimer fermement".

    "La police a interdit aux gens d'approcher" de la place Enqelab et "bloqué les gens sur les trottoirs, les poussant sur la chaussée et les frappant", a dit un témoin. Devant l'Université de Téhéran, la police a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser un à deux milliers de manifestants, a indiqué un autre témoin.

    Selon un troisième témoin, des milliers de manifestants se sont rassemblés près de la place Azadi. Ils se rassemblaient en groupes généralement silencieux. Mais on entendait des slogans comme "Mort au dictateur", en référence à M. Ahmadinejad.

    Au moins un homme a été blessé par balle, selon un autre témoin.

    Un manifestant a raconté à l'AFP que la police et la milice islamiste des bassidjis avaient lancé une attaque "brutale" contre un rassemblement pacifique. "Ma tête est encore pleine des cris des femmes", a-t-il dit.

    L'ensemble des médias étrangers ne sont pas autorisés à couvrir les manifestations interdites.

    La télévision d'Etat a diffusé des images sur les émeutiers, où l'on voit des civils sur un trottoir frappés à coups de matraques par des policiers et un manifestant embarqué dans un véhicule.

    Entretemps, un terroriste s'est tué en faisant détoner sa veste explosive au mausolée de l'imam Khomeiny, père de la révolution islamique, à Téhéran, blessant jusqu'à trois pèlerins, selon des médias.

    Depuis le 13 juin, les partisans de M. Moussavi organisent des manifestations quasi quotidiennes à Téhéran, dont l'une a dégénéré lundi avec la mort, selon une radio officielle, de sept manifestants.

    AFP. 20 juin 2009

    Contestation permanente, provocation/répression, "mort au dictateur", manipulation de l'opinion internationale... ou comment ON fomente une révolution pour installer une démocratie à la solde des Américano-sionistes de Washington