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  • Le cambrioleur à la morphine

    Depuis plusieurs semaines, les policiers de Seine-Saint-Denis tentent de remonter la piste d’un cambrioleur au mode opératoire inédit et particulièrement inquiétant.

    Pour abuser ses victimes, cet homme, qui agit toujours à visage découvert, les drogue avec un dérivé de morphine, injecté dans une part de gâteau. Doté d’un sérieux bagout, le suspect cible exclusivement des retraités qu’il aborde sous différents prétextes avant de leur proposer une pâtisserie « piégée » et de les cambrioler une fois qu’ils sont endormis.


    « Depuis le mois de mars, au moins une dizaine de faits similaires ont été recensés en Seine-Saint-Denis. La plupart ont été perpétrés à -sous-Bois et dans quelques communes environnantes, relate une source proche de l’affaire. Après avoir gagné la confiance de ses victimes accostées, la plupart du temps dans la rue, le malfrat leur propose de leur faire un cadeau. Il se présente ensuite à leur domicile, muni d’un paquet renfermant des gâteaux. Quelques minutes après en avoir ingurgité un morceau, les retraités sont plongés dans une profonde léthargie. Le cambrioleur fouille alors l’ensemble de leur maison avant de prendre la fuite. L’analyse des gâteaux a permis de déterminer qu’ils contenaient des traces d’un puissant antalgique à base de morphine. »
    Les policiers de la sûreté départementale (SD) de Seine-Saint-Denis ont été chargés de l’enquête par le parquet de Bobigny. « Cet homme met en péril la santé de nombreux retraités, poursuit la même source. Il prend beaucoup de risques en les droguant ainsi pour un butin plutôt maigre. Les personnes visées sont âgées pour les plus jeunes de 70 ans. Les risques sont d’autant plus élevés de voir l’un des retraités succomber à une surdose. »

     « Il noue facilement contact »

    Pour l’heure, le suspect, dont une description a pu être fournie par plusieurs victimes, n’a toujours pas été interpellé.
    « Il s’agit d’un homme âgé entre 30 ans et 40 ans, de petite taille, plutôt costaud, confie un proche du dossier. Il apparaît sous un visage totalement inoffensif et noue très facilement contact avec ses victimes. A plusieurs reprises, il a modifié sa façon d’opérer. Parfois, il aborde les gens directement dans la rue mais il peut aussi se présenter au domicile en proposant l’achat de fruits et de légumes.

    Il n’a jamais exercé de violence mais il pourrait avoir commis des attouchements sur certaines victimes. Il y a deux faits pour lesquels des agissements à connotation sexuelle ont été décrits. »

    « Les patrouilles ont été renforcées dans le secteur, confie une source policière. Mais la première des choses à faire pour les retraités est de ne pas ouvrir leur porte à n’importe qui. Quand ils ont un doute, ils ne doivent pas hésiter à composer le 17 pour prévenir la police. »

    Le Parisien - 09 septembre 2009
     

     

  • Déjà, il y a 4000 ans, un Mur de séparation de huit mètres de haut...

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    Section de la muraille cyclopéenne à Jérusalem

    Des archéologues israéliens ont annoncé mercredi la mise au jour d'une imposante muraille de huit mètres de haut ayant défendu la ville de Jérusalem du temps des Cananéens il y a près de 4.000 ans.

    Une section de 24 mètres de long de la muraille a été découverte sur le site originel de la ville sainte dite "Cité de David" dans le quartier palestinien de Silwan, à Jérusalem-est (annexé après sa conquête en 1967).

    "C'est une fortification gigantesque, la muraille la plus massive qui ait jamais été découverte autour de la Cité de David", a déclaré à la presse le responsable de la fouille, l'archéologue Ronny Reich, de l'université de Haïfa (nord d'Israël).

    Selon lui, "la muraille, dont une petite portion avait été découverte dès 1909, protégeait la source de Shiloah (Silwan) qui alimentait la ville en eau potable".

    Ces fortifications, les plus anciennes découvertes dans la région de Jérusalem, remontent selon lui à 3.700 ans et attestent de l'importance de la ville à l'âge de Bronze avant même la période dite israélite décrite dans la Bible.

    AFP. 09.09.09

     

  • 2000 femmes porteraient la burqa en France: ce chiffre est largement minoré

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    Burqa à Vénissieux, près de Lyon

    L'évaluation est contenue dans un rapport confidentiel du ministère de l'Intérieur sur l'islam que Le Figaro a pu consulter.

    Quelque 2 000 femmes porteraient la burqa en France. Le chiffre apparaît dans un rapport sur l'islam, rédigé cet été par la sous-direction de l'information générale du ministère de l'Intérieur et resté confidentiel. La note, que Le Figaro a pu consulter, évoque notamment les mouvements radicaux comme le salafisme, qui prône un retour à la vie du prophète et commande aux femmes de porter le voile intégral. S'il est impossible de les compter individuellement, les policiers se sont livrés à une estimation sur la base des lieux de culte salafistes. Le «chiffre de moins de 2 000 femmes paraît crédible», peut-on lire.

    «C'est une évaluation plus raisonnable mais toujours sous-estimée», juge André Gerin, le président de la mission parlementaire sur la burqa qui reprend ses travaux aujourd'hui.

    L'ancien maire de Vénissieux, en banlieue lyonnaise, alarmé par l'augmentation du nombre de ces femmes totalement dissimulées, avait lancé le débat au printemps, réclamant une commission d'enquête parlementaire. Nicolas Sarközy avait affirmé, lors de son discours devant le Congrès à Versailles, que «la burqa n'était pas la bienvenue en France».

     

    «Dire clairement non à l'intégrisme»

     

    Alors que certains députés appelaient déjà à une loi pour proscrire le voile intégral de l'espace public, une note d'une autre direction de la police, celle du renseignement intérieur, avait semé le trouble en recensant «367 femmes» portant la burqa en France. «C'était totalement absurde !» s'emporte André Gerin. «On en compte plus dans la seule agglomération lyonnaise !» Depuis, le ministère de l'Intérieur assure qu'il ne s'agissait que «d'un échantillon et bien entendu pas du chiffre global».

    La mission parlementaire, un temps ébranlée, réclame toujours une évaluation plus précise. «Pour mieux cerner le phénomène et apporter des réponses pragmatiques», explique Éric Raoult, rapporteur UMP de la mission. «C'est pourquoi nous allons également consulter les bailleurs sociaux, très proches du terrain, ou encore les rectorats qui sont au courant lorsque se posent des problèmes d'identification des mères à la sortie du primaire.» Ces institutions pourraient cependant se montrer réticentes à rassembler des informations jugées sensibles sur les familles.

    Mais la burqa n'est pas qu'un «problème de nombre», selon André Gerin. Elle démontre «la montée de l'intégrisme depuis quinze ans». «Au départ, les Belges, les Hollandais et les Anglais jugeaient ce phénomène marginal. Ils se réveillent aujourd'hui avec dans certaines villes, de nombreuses femmes en burqa», assure Mohamed Abdi, le conseiller spécial de Fadela Amara. Les antagonismes se sont fait jour en Hollande ou encore en Belgique, avec «des agressions de femmes voilées», assure le conseiller. «C'est pourquoi il faut être ferme en France et dire clairement non à l'intégrisme. Cela nous évitera la montée du racisme

    Fadela Amara, qui s'est prononcée à plusieurs reprises pour une loi, réfléchit à une interdiction de la burqa dans le service public : écoles, hôpitaux, mairies… mais aussi dans les transports. Enfin, des contrôles d'identité seraient effectués dans les lieux sensibles comme les gares et les aéroports. Une procédure que les juristes doivent toutefois encore valider.

    Le Figaro - 09.09.09

  • Le préfet Girot de Langlade déterminé à aller jusqu'au bout

    Le préfet Paul Girot de Langlade, qui, soupçonné de propos racistes, a été suspendu à la mi-août de ses fonctions, a été "mis à la retraite d'office", selon le communiqué du Conseil des ministres diffusé mercredi.

    Le haut fonctionnaire est visé par une enquête judiciaire pour "injures publiques à caractère racial", après la plainte d'une employée de sécurité de l'aéroport parisien d'Orly. A la mi-août, excédé par un contrôle trop lent, il aurait, selon une source judiciaire, déclaré: "On se croirait en Afrique", "il n'y a que des noirs ici".

    Aussitôt, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait annoncé la suspension du préfet de sa fonction de coordonnateur local pour La Réunion des états généraux de l'Outre-mer.

    "Je m'y attendais un peu, ils l'ont fait", a réagi le préfet Girot de Langlade à sa mise à la retraite d'office, au micro de RTL. "Moi je continue sur ma lancée, on va attaquer. On va attaquer le ministre. Il aurait pu au moins me prévenir, me convoquer, il y a des conseils de discipline qui sont prévus pour ça, je ne suis pas passé devant, tout ça ne tient pas la route", a-t-il ajouté.

    "C'est injuste et sans fondement, non, je ne lâcherai pas. On n'est plus dans une démocratie, on est dans une dictature, et je n'accepte pas cette affaire là, je m'attendais à ce qu'au moins, ils me fassent passer devant un conseil de discipline, ils n'ont même pas eu ce courage là", a-t-il dit. "Même ça, ça m'est refusé, je ne suis plus ni triste ni en colère, mais je suis déterminé, j'irai jusqu'au bout", a-t-il déclaré.
    AFP. 09.09.09
  • "Le système scolaire français tend à exclure les enfants des migrants" selon Marie-Rose Moro

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    Marie-Rose Moro se pose bien des questions qui pourraient être rapidement résolues...
    (Cliquez sur la photo)
    Les talents et difficultés spécifiques des enfants de migrants sont souvent négligés par le système scolaire qui exclut rapidement un très grand nombre de ces élèves, souligne dans un entretien à l'AFP Marie-Rose Moro, professeur de psychiatrie.

    "L'école ne reconnaît pas à l'enfant de migrants son bilinguisme, son statut transculturel et le prive ainsi de compétences, notamment linguistiques, qui sont essentielles pour son parcours scolaire futur", note celle qui a développé la clinique transculturelle à l'hôpital Avicenne de Bobigny.

    Selon le professeur Moro, "la culture et la langue d'origine de l'enfant - le bambara, le turc ou l'arabe - sont reléguées à un statut mineur ou ignorées par l'école alors qu'il faut au contraire donner à l'élève l'envie d'atteindre une rive en s'appuyant sur celle qu'il connaît".

     

    A un des moments de "grande vulnérabilité psychologique", celui des grands apprentissages - lecture et écriture - de 6 à 8 ans, "on demande à l'enfant de migrants d'effectuer un choix impossible et traumatique: tourner le dos à ses parents en prenant le risque de perdre leur amour pour s'intégrer dans son pays d'accueil".

    "Cette situation crée chez l'enfant un clivage entre le monde du dedans - la famille - et celui du dehors représenté par l'école - et provoque parfois une inhibition qui bloque les apprentissages et le potentiel créatif", dit-elle.

    "Pourtant, in fine, les enfants de migrants sont en avance sur les autres et ont naturellement une grande agilité intellectuelle, la capacité d'avoir une réflexion sur le langage puisqu'ils naviguent entre deux langues", poursuit-elle. "Mais on doit les aider à créer des ponts entre les mondes et les savoirs".

    "Une frange réussit de manière spectaculaire sur le plan scolaire", relève la psychiatre, "mais une énorme proportion est en échec et est orientée très rapidement". Ainsi environ 40% d'une classe d'âge en moyenne est dirigée, souvent contre son gré, dans des voies dites "adaptées ou professionnelles", d'autres décrochent.

    Et cet échec scolaire est "vécu comme une exclusion très violente qui a des répercussions sur l'ensemble de la vie", explique le professeur Moro.

    Pour le prévenir, explique-t-elle, il faut notamment "reconnaître qu'il existe d'autres rapports au savoir" - l'initiation et l'oralité des Soninkés du Mali par exemple- , "valoriser les parents à l'école", "prendre en compte le fait que l'enfant aura peut-être du mal à réussir en s'identifiant à des parents humiliés par l'exil", "former les enseignants, qui sont d'ailleurs très demandeurs, à l'anthropologie et au plurilinguisme".

    Le professeur en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent regrette que l'Education nationale "ne généralise pas les initiatives de transculturalité qui marchent, par exemple en Seine-Saint-Denis, alors que la majorité des écoles aujourd'hui accueillent un métissage d'enfants".

    Marie-Rose Moro se dit "encouragée" par une résolution du parlement européen d'avril 2009 sur ce sujet et espère qu'une "prise de conscience" de l'Education nationale lui permettra un jour de ne plus recevoir en consultation des jeunes "placés dans une situation intenable par un système scolaire qui les conduits à renier une partie d'eux-mêmes".

    AFP. 09.09.09

    Pour éviter ces "drames", le mieux est que ces enfants et leurs parents restent dans leur pays d'origine! Et ne viennent pas perturber l'enseignement donné aux petits Français!