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Nouvel Obs.com - 13.09.09
"C'est un traître"
La manifestation était organisée par Freedomworks, un mouvement qui réclame une baisse de la fiscalité, moins d'Etat et plus de liberté économique. Nombre de manifestants portaient des affichettes indiquant "Vous mentez !" reprenant le mot lancé au président par le représentant républicain Joe Wilson lors du discours de présentation de son projet de réforme du système de santé au Congrès. "C'est un traître, a affirmé une manifestante venu de l'état du Maryland, en parlant du président Obama. Il est soit marxiste soit communiste et nous ne le sommes pas. Il est totalement anti-américain".
La police n'a pas été en mesure d'indiquer le nombre de manifestants, mais au milieu de l'après-midi la foule s'étendait à perte de vue sur National Mall, un parc au centre de la capitale, où se déroulent habituellement les manifestations.
LCI.fr - 13.09.09
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, un fidèle de Nicolas Sarközy qui a suscité un tollé après des propos considérés comme racistes, a annoncé dimanche qu'il participerait lundi soir prochain à Paris au dîner de "rupture du jeûne" organisé par le Conseil français du culte musulman.
Interrogée par l'AFP, une source du ministère a affirmé que cette participation au dîner organisé par l'instance représentative de l'islam de France, était "prévue de longue date". L'Aïd el-fitr est la fête musulmane qui marque la rupture du jeûne du mois du ramadan.
Le Figaro - 13.09.09
Le ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, a été hué et sifflé aujourd'hui à son arrivée à la Fête de L'Humanité, au lendemain de la visite houleuse du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand qui avait essuyé en outre des injures.
Arrivé vers 17H00, M. Woerth a été accueilli par une trentaine de militants, dont beaucoup arboraient des autocollants du NPA d'Olivier Besancenot, qui se sont mis à crier "dehors le gouvernement", "dehors la droite", "à bas le gouvernement". Certains ont lancé: "c'est lui qui casse les services public, c'est lui qui privatise La Poste".
M. Woerth est, peu après, apparu à la tribune de l'Agora de L'Humanité pour participer à un débat intitulé "comment sortir de la crise?". Le débat a été perturbé, les militants continuant à siffler et huer le ministre qui semblait impassible sur sa chaise. "Licencieur, licencieur", criaient-ils. Au premier rang, une militante communiste a assuré: "nous on est communistes, on veut débattre. Si on ne parle pas avec les gens avec qui on n'est pas d'accord, ça ne sert à rien!".
A la prise de parole du ministre, les sifflets ont redoublé. M. Woerth a alors affirmé: "les débats des idées, c'est important. C'est parce qu'on n'est pas d'accord que le débat doit avoir lieu". "Je ne crois pas à la démocratie des sifflets, je crois à la démocratie des urnes et des échanges d'idées", a-t-il poursuivi avant de développer ses arguments sur la lutte contre la crise.
Le Figaro - 13.09.09
On me retire une lettre, je ne change pas.
On me retire deux lettres, je ne change pas.
On me retire trois lettres, je ne change pas.
On me retire toutes les lettres, je ne change pas.
Qui suis-je?
Vous disposez de 2 bidons: un de 3 litres et un de 5 litres.
Comment vous y prendre pour mesurer 4 litres?
http://www.wat.tv/video/mitterrand-insulte-siffle-images-1s8sd_1ezx5_.html
Est-ce bien lui qui porte de petites tresses dans la nuque?

Le président israélien Shimon Peres, grande figure de la scène internationale, a été hospitalisé samedi soir à la suite d'un bref malaise pendant une conférence politique à Tel-Aviv, mais il a repris connaissance et ses jours ne paraissaient pas en danger.
M. Peres a été évacué pour examen et soins vers l'hôpital Tel Hashomer, près de Tel-Aviv, a constaté un photographe de l'AFP. Il a été placé en observation dans le département de cardiologie.
"Il s'est évanoui pendant une dizaine de secondes tout au plus avant de reprendre connaissance", a déclaré aux journalistes la porte-parole de la présidence israélienne, Ayelet Frisch.
"Un médecin a constaté une baisse de tension artérielle. Les premiers examens, dont un électro-cardiogramme, n'ont décelé aucune attaque cardiaque ou cérébrale", a ajouté la porte-parole.
Selon le médecin personnel de M. Peres, Rafi Valdan, "il faisait simplement très chaud (pendant la conférence) et comme il est resté debout pendant longtemps, il a eu un étourdissement".
"En ce moment, il se sent bien, il sourit et il est au téléphone avec le monde entier", a témoigné le docteur Valdan.
Shimon Peres est l'un des derniers pères fondateurs d'Israël, présent sur le devant de la scène politique depuis plus d'un demi-siècle.
Bien que sa nouvelle fonction soit essentiellement protocolaire, il joue depuis plusieurs mois un rôle important comme représentant du gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu, usant de son aura internationale.
Personnalité historique du Parti travailliste, il l'a quitté pour la formation centriste Kadima après avoir pratiquement exercé toutes les fonctions ministérielles au cours d'une impressionnante carrière politique: deux fois chef du gouvernement, ministre des Affaires étrangères, de la Défense, des Finances, de l'Information, des Transports, de l'Intégration.
Classé parmi les "faucons" travaillistes, M. Peres a cautionné, alors qu'il était ministre de la Défense Guerre dans les années 1970, les premières colonies juives en Cisjordanie occupée.
Par la suite, il s'est acquis une réputation de "colombe" en jouant un rôle moteur dans les accords d'Oslo conclus avec le leader palestinien Yasser Arafat en 1993.
En guise de reconnaissance, Shimon Peres, longtemps prophète d'un "nouveau Proche-Orient" censé devenir un havre de paix et de prospérité, a obtenu en 1994 le prix Nobel de la paix qu'il partagea avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat.
AFP. 12.09.09
Vendredi, alors que la polémique enflait sur les propos tenus par Brice Hortefeux lors de l'université d'été de l'UMP, Nicolas Sarközy a décroché son téléphone pour appeler le ministre de l'Intérieur, son «meilleur et plus ancien ami», comme il le désigne toujours aujourd'hui. «J'ai vraiment peu de temps à perdre avec ça », avait-il lâché au cours de la conférence de presse au côté de l'Espagnol José-Luis Zapatero. Mais, en termes d'image et d'impact politique, il y avait plus à perdre encore. Alors le chef de l'État a choisi malgré tout de «perdre» un peu de temps avec Brice Hortefeux.
Évidemment pas pour alimenter à son tour un procès en racisme lancé par la gauche. Sarközy connaît trop Hortefeux pour le suspecter. «Il est injuste de l'accuser de racisme», a d'ailleurs renchéri le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, dans Le JDD. Mais le président de la République a reproché au ministre de l'Intérieur un excès de «décontraction» dans son attitude à l'égard des militants. Sarközy, assure l'Élysée, n'a pas vu la vidéo déjà consultée des centaines de milliers de fois sur Dailymotion. Mais, disent ces proches, «il a participé à suffisamment d'universités dans sa vie pour savoir comment cela se passe et pour se représenter la scène».
Excès de «décontraction» ? Le président n'aurait pas apprécié que le ministre de l'Intérieur, mais aussi le président du groupe UMP de l'Assemblée, Jean-François Copé, «fassent les malins devant les militants».
Le Figaro - 12.09.09