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  • Gaudin, l'arroseur arrosé - SOS Racisme s'indigne de ses propos sur les musulmans

    SOS Racisme s'indigne aujourd'hui dans un communiqué des propos du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin sur les musulmans, jugeant qu'il est "temps que le débat sur l'identité nationale cesse" au vu des "dérapages" qu'il engendre.

    L'organisation "constate une nouvelle fois que le débat sur l'identité nationale donne lieu a des dérapages tel que celui du Maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin, qui a déclaré: "Nous nous réjouissons que les musulmans soient heureux du match, sauf que quand après ils déferlent à 15.000 ou à 20.000 sur la Canebière, il n'y a que le drapeau algérien et il n'y a pas le drapeau français, cela ne nous plaît pas ".

    M. Gaudin s'exprimait lors d'une rencontre avec des militants UMP en présence du ministre de l'Immigration, Eric Besson, précédant le débat sur l'identité nationale organisé à la préfecture.

    SOS Racisme s'est dit "choqué et scandalisé par cette énième déclaration qui démontre parfaitement les dérives du débat sur l'identité nationale qui favorise tous les amalgames".

    "La République française se doit de garantir le vivre ensemble et doit voir ses responsables s'interdire d'oeuvrer au délitement des principes de fraternité et d'égalité de traitement", estime l'organisation selon laquelle "il est temps que le débat sur l'identité nationale cesse".

    Le Figaro - 16 janvier 2010

     

     

     

     

  • A Port-au-Prince, la foule se rue sur l'aide alimentaire jetée du ciel

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    Les premières rations alimentaires ont été distribuées samedi dans le centre de Port-au-Prince: un hélicoptère de l'armée américaine a jeté dans un stade une demi-douzaine de cartons sur lesquels des Haïtiens affamés se sont jetés dans une cohue indescriptible.

    (Cliquez sur la photo)

    Certains allaient jusqu'à défendre la manne tombée du ciel à la machette.

    L'hélicoptère américain est arrivé lentement dans le ciel de la capitale haïtienne, à basse altitude, en direction du stade Delmas de la place de la Paix.

    Des centaines d'enfants et de jeunes adultes ont couru derrière lui dans l'enfilade des rues qui mènent au stade où des milliers d'Haïtiens campent depuis le tremblement de terre qui aurait fait jusqu'à 50.000 morts.

    L'hélicoptère est resté positionné quelques secondes en vol stationnaire au-dessus de l'enceinte sportive, derrière une tribune, à une vingtaine de mètres de hauteur.

    Dans le souffle des pales de l'hélicoptère, sous ses moteurs vrombissant, ses poursuivants ont traversé en courant, dans une cohue rageuse, le terrain de football. Avant d'escalader la tribune en partie effondrée, puis un mur de près de deux mètres.

    Un soldat en treillis assis à l'entrée de l'hélicoptère a jeté une poignée de petits cartons, contenant chacun une dizaine de rations alimentaires, sur le toit en béton d'un immeuble endommagé par le séisme qui jouxte directement le stade. L'hélicoptère est immédiatement reparti.

    Sous le poids de la foule, le toit s'est mis à bouger, a constaté un journaliste de l'AFP. Deux hommes qui se sont emparés d'un des cartons ont brandi une machette pour défendre leur butin.

    De retour sur le terrain de football, une vingtaine, puis une cinquantaine de personnes se sont bagarrées pour récupérer un des cartons, sans que la rixe n'aille jusqu'à dégénérer.

    Au bout de quelques minutes une femme pouvait ainsi exhiber son trésor d'un jour: un paquet marron portant l'inscription "Ready to eat individual meal" (ration alimentaire individuelle prête à manger).

    "Je pensais qu'ils viendraient vraiment nous aider. Et ils ne se sont même pas posés", tempête toutefois Rosier Bénice, un père de famille qui dort dans le stade depuis le tremblement de terre.

    "Ce n'est pas bon ça, ce n'est pas bon. Ils devraient atterrir au milieu du stade pour donner à manger à tout le monde. Là, seules quelques personnes ont eu une ration. Moi j'attends que des gens viennent nous aider, pas des hélicoptères", a témoigné un autre homme, Jean-Patrice Edmond, 35 ans, qui vit avec femme et enfants dans le stade.

    La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a indiqué samedi matin alors qu'elle était en route pour Haïti que les militaires américains avaient tenté d'établir des zones d'atterrissage pour permettre à des hélicoptères de livrer de l'aide mais que ce plan avait dû être abandonné lorsque l'armée avait réalisé que les Haïtiens envahiraient ces sites à chaque atterrissage.

    Des responsables du département d'Etat ont aussi demandé aux militaires américains si des fournitures pouvaient être parachutées aux Haïtiens mais il leur a été répondu que c'était "trop dangereux".

    L'arrivée de l'aide internationale à Haïti est par ailleurs entravée par des difficultés logistiques, l'aéroport international, contrôlé depuis peu par les Américains, étant engorgé.

    Le Point- 16 janvier 2010

  • Il prononce le mot "bombe" dans un avion: il est incarcéré

    Un Français de 66 ans a été arrêté mardi à bord d'un qui faisait escale aux Emirats, pour avoir plaisanté avec son voisin de cabine en employant le mot «bombe». Suite à cette plaisanterie qui a effrayé le personnel de bord, Jean-Louis Lioret qui se rendait de à Bangkok via Abu Dhabi par un de la compagnie émiratie Etihad Airways, a été  immédiatment incarcéré à la prison centrale d'Abu Dhabi.

     « Son voisin lui a demandé de mettre un paquet à côté de lui, où il y avait de la place. Il a dit en plaisantant, « j'espère que ce n'est pas une bombe » et cela a paniqué le personnel de bord qui a alerté la sécurité », a déclaré son frère Michel Lioret, qui a pu s'entretenir brièvement avec lui samedi.

    « Il a été descendu de l'avion, a été interrogé par des policiers, à qui il a tenté d'expliquer qu'il ne faisait qu'une plaisanterie et que le paquet en question ne contenait que des cigarettes, mais il s'est retrouvé en prison », a-t-il poursuivi. A Paris, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que son ambassade à Abu Dhabi avait été informée vendredi de cette arrestation et suivait attentivement la situation.

    « Notre ambassade s'est saisie du dossier. Notre section consulaire est en contact avec les autorités émiraties et les a informé que notre compatriote était sous protection consulaire», a-t-on indiqué au Quai d'Orsay. « Une visite aura lieu dès que possible », a-t-on ajouté de même source.

    Selon des proches de Jean-Louis Lioret, le voisin de cabine de ce dernier aurait aussi été interpellé, mais on ignorait samedi sa nationalité et s'il avait été maintenu ou pas en détention.

    Depuis l'attentat manqué du 25 décembre à bord du vol Amsterdam - Detroit, les contrôles ont été renforcés dans les aéroports du monde entier et les compagnies aériennes appliquent parfois de façon drastique ces nouvelles consignes de sécurité.

    De plus Jean-Lioret n'est pas le premier français à être incarcéré dans une prison à l'étranger pour des incidents dérisoires. Trois français ont été arrêtés le mois dernier à bord du vol Sao Polo - Paris et sont toujours détenus au Brésil.  Il leur est reproché d'avoir semé la panique à bord de l'avion après que celui-ci soit resté bloqué pendant quelques heures sur le tarmac.

    Le parisien - 16 janvier 2010

     

  • VIDEO Identité nationale: Gaudin dérape sur la "déferlante"!

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    (De Marseille) Eric Besson était hier à Marseille pour débattre de l'identité nationale. Il aura suffi que le ministre de l'Immigration s'absente quelques minutes des salons d'honneur de la préfecture des Bouches-du-Rhône pour que le débat dérape.

    Le motif : une déclaration du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin qui, évoquant les suites du match Algérie-Egypte en novembre, a parlé de « 15 000 musulmans qui ont déferlé » dans le centre-ville de Marseille.

    Ces propos, le vice-président de l'UMP les aurait en fait tenu un peu plus tôt dans l'après-midi, à l'occasion d'une réunion organisée par son parti dans les salons d'honneur du stade Vélodrome et qui portait déjà sur le thème de l'identité nationale.

    Le maire s'était exprimé au même titre qu'Eric Besson ou d'autres intervenants, et avait choisi de revenir sur les débordements qui avaient suivi, à Marseille, la victoire de l'Algérie face à l'Egypte à l'occasion des éliminatoires de la Coupe du monde de foot.

    Un militant UMP d'origine algérienne revient sur les propos du maire de Marseille

    Or, parmi les invités du débat en Préfecture, de nombreuses personnes étaient également présentes l'après-midi lorsque le maire a évoqué « la déferlante ». Des propos qui ont suffisamment choqué certains, dont un militant UMP d'origine algérienne, pour qu'ils les rapportent au second débat, en préfecture. Devant 200 personnes mais en l'absence d'Eric Besson, le ministre s'étant absenté le temps qu'aura duré l'altercation.

    Le premier, militant UMP, s'est dit « blessé » et choqué par l'attitude de Jean-Claude Gaudin. :

    « Je compromets peut-être mon avenir politique en vous le disant publiquement, mais vous m'avez blessé, ma famille et les 200 000 musulmans qui vivent à Marseille. J'espère vraiment que ce n'était qu'un dérapage. »

     

    La seconde, enseignante en histoire-géo, « de gauche », a été plus précise sur ce que l'un et l'autre reprochaient au maire :

    « J'ai été vraiment heurtée par les propos que je cite : il a dit à propos de la célébration de la victoire algérienne, “15 à 20 000 musulmans ont déferlé dans les rues de Marseille”. En tant qu'enseignante, ce langage me rappelle la période coloniale. Il s'agissait de 15 à 20 000 franco-algériens, pas de musulmans. »

     

    Gaudin aurait aimé « qu'il y ait eu des drapeaux français sur la Canebière »

    Jean-Claude Gaudin, passablement remonté, a tenté de se justifier. D'abord en louant la tradition d'accueil d'une « ville habituée à l'étranger » et en reprenant le déroulé de son propos :

    « Lorsqu'il y a un match de foot où l'Algérie gagne et où ceux d'origine algérienne ou de confession musulmane veulent faire la fête, nous sommes très heureux qu'ils la fassent.

     

    J'aurais simplement aimé que sur la Canebière, lorsqu'il y a eu 15 000 personnes, où il y a eu une multitude de drapeaux algériens, qu'il y ait eu aussi quelques drapeaux français parce que la France est généreuse ».

     

    Avant de s'emporter, encore :

    « Vous n'avez pas très bien compris ni assimilé ce que je dis. Depuis quinze ans que je suis maire, l'étranger est accueilli avec un E majuscule. Je fais tout pour que la ville soit unie et soudée et je n'accepte pas ce genre de propos.

    Peut-être me suis-je mal exprimé, mais si je me suis mal exprimé, j'ai rétabli maintenant la vérité. Allez, terminé ! »

     

    La suite du débat aura été scandée par les interventions d'invité(e)s saluant la présence non pas du ministre Eric Besson mais de Nora Preziosi, conseillère municipale UMP de Marseille, issue des quartiers nord et visiblement amie avec une grande partie de l'assemblée.

    Addendum le 16/1 à 18h27. Patrick Menucci, chef du groupe socialiste à la mairie, a commenté les déclarations de Jean-Claude Gaudin :

    « C'est une déclaration terrifiante, j'ai de la considération pour Jean-Claude Gaudin et je pense justement que ces propos, qui sont inqualifiables, sont le fruit du débat sur l'identité nationale.

    Que le maire de Marseille, vice-président du Sénat, soit amené à dire une chose comme ça, c'est proprement stupéfiant. Ce dérapage verbal est la conséquence même du débat nauséabond que nous a imposé le ministre de l'Immigration. »

    Rue89 - 16 janvier 2010

  • Deux avions français refusés à l'aéroport de port-au-Prince

    Le président haïtien René Préval a demandé aujourd'hui aux représentants de la communauté internationale de mieux coordonner les efforts d'aide en faveur des victimes du séisme et de ne pas se quereller sur l'assistance à apporter aux sinistrés.

    René Préval a évoqué une "situation extrêmement difficile. Nous devons garder notre calme" pour assurer "la coordination" de l'aide et "ne pas nous accuser mutuellement", a-t-il dit à l'Associated Press.

    Les Etats-Unis sont actuellement en charge de la gestion de l'aéroport de Port-au-Prince.

    Le secrétaire d'Etat français chargé de la Coopération Alain Joyandet s'est plaint à la suite du refus d'autoriser deux avions français à se poser sur l'aéroport. Il a déclaré à l'AP que l'un d'eux transportait un hôpital de campagne et que l'autre avait été envoyé pour évacuer des ressortissants français.

    Le Figaro - 16 janvier 2009

  • Une odeur de mort plane sur Port-au-Prince

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    Des rescapés s'affrontent dans un magasin en ruine qu'ils pillent
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    Dans les rues de Port-au-Prince
    (Cliquez sur les photos)

    Barack Obama a chargé George W. Bush et Bill Clinton de rassembler des fonds pour les victimes du séisme. Malgré les premières distributions humanitaires, l'île reste en proie au chaos et aux pillages.

    Quatre jours après le séïsme qui l'a ravagé, faisant des dizaines de milliers de victimes, Haïti est toujours en proie au chaos. L'aide humanitaire commence à parvenir aux habitants de l'île, mais elle reste limitée.

    Les Etats-Unis ont dépêché une avant-garde de 4.200 soldats, qui ont pris le contrôle de l'aéroport de Port-au-Prince, la capitale. Plus de 6.000 hommes supplémentaires sont attendus. Mais le reste de la ville et de l'île sont privées de protection et le risque d'émeutes se fait plus grand chaque jour.

    «Tant que les gens auront faim et soif, tant que nous n'auront pas réglé le problème des sans-abri, nous courrons le risque d'émeutes», a lancé le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim, l'un des premiers officiels étrangers à se rendre en visite à Port-au-Prince.

    Vendredi soir, un premier cargo a pu livrer ses marchandises, du charbon et des bananes. Les militaires américains ont aussi amené des vivres et du matériel, mais la distribution est un casse-tête pour les sauveteurs dans une île qui ne possède pas d'armée et peu de forces de l'ordre opérationnelles.

     

    Pillages et chaos

     

    Les pillages sont en hausse. Vendredi, le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé que ses entrepôts de vivre avaient été mis à sac. Dans une île en proie d'ordinaire à la violence des bandes armées, nombre d'habitants craignent un bain de sang. «Des hommes armés de machettes font irruption pour voler l'argent», raconte ainsi Evelyne Buino, une jeune esthéticienne. «Et ce n'est que le début». «Les gens sont affamés, assoiffés. Ils sont livrés à eux-mêmes. C'est de plus en plus dangereux. Il n'y a plus de police, les gens font ce qu'ils veulent», déplore Léon Melesté, un religieux adventiste.

    Un exode est en cours depuis Port-au-Prince, les sinistrés préférant quitter la capitale plutôt que de dormir dans les rues, à la merci des bandes armées. Ils cherchent à rejoindre des zones du pays moins ravagées. Plus de 6.000 détenus ont pu s'évader des prisons du pays et se baladent en liberté au milieu des cadavres et de la désolation. L'ampleur du sinistre se fait plus grande chaque jour. La ville de Leogane a ainsi vu 80% à 90% de ses bâtiments endommagés ou détruits.

     

    La mobilisation continue

     

    Le monde entier continue cependant de se mobiliser. Barack Obama a invoqué vendredi soir Martin Luther King, qui sera à l'honneur aux Etats-Unis lundi. Parlant du «désir de servir et notre générosité d'esprit doivent dépasser les limites de notre communauté», le président américain a affirmé : «En soutenant nos frères et nos soeurs par notre dévouement et notre sens du service, à la fois chez nous et dans le monde, nous rendons hommage à la mémoire du Dr King et réaffirmons notre humanité».

    La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, est attendue samedi sur l'île. Dimanche, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, se rendra également sur place. L'ONU a perdu 37 personnes et compte 330 disparus. Les Nations Unies ont demandé en urgence 560 millions de dollars pour aider les Haïtiens.

    Plusieurs célébrités ont lancé des initiatives. Dernière en date, celle du tennisman Roger Federer qui mis sur pied une exhibition à l'Open d'Australie afin de lever des fonds en faveur des victimes du séisme . «J'ai pensé, a expliqué le Suisse samedi, qu'on pouvait faire quelque chose pour aider Haïti après ce tremblement de terre tragique. Alors j'en ai parlé à d'autres joueurs de premier plan et ils ont tous estimé qu'on pouvait mettre sur pied un événement. On va jouer des parties de double ou de double mixte dimanche et essayer de remplir ainsi le stade. Il y aura une donation de dix dollars pour venir nous voir jouer», a-t-il expliqué à la presse.

    Le rappeur américain d'origine haïtienne Wyclef Jean, qui s'est mobilisé parmi les premiers et a levé 2 millions de dollars en quelques heures, a lui subi les foudres du Better Business Bureau Wise Giving, un groupe d'éthique supervisant les opérations de charité, qui lui reproche ses méthodes et l'opacité de sa comptabilité.

    Le Figaro - 16 janvier 2010

  • La justice américaine refuse que Polanski soit jugé par contumace

    Un procureur de Los Angeles s'est opposé une nouvelle fois à ce que Roman Polanski, poursuivi aux Etats-Unis pour une affaire de relations sexuelles avec une mineure datant de 1977, soit jugé par contumace. Le réalisateur est assigné actuellement à résidence en Suisse.

    Le procureur David Walgren a déclaré vendredi que Polanski devait se présenter en personne devant le tribunal de Los Angeles, qu'il est "un fugitif reconnu coupable de viol d'enfant", ce qui ne l'autorise pas à dicter au tribunal comment il doit être jugé.

    S'il était jugé par contumace et condamné à une peine d'emprisonnement, le cinéaste pourrait rester un fugitif, a précisé le procureur. Et s'il n'était condamné à aucune peine de prison supplémentaire, Polanski pourrait revenir librement aux Etats-Unis sans subir de conséquences, a ajouté David Walgren.

    Il a également observé qu'une reddition volontaire de Polanski, en personne, "préserverait la dignité du tribunal" et l'empêcherait de "bafouer les procédures du tribunal".

    Le cinéaste de 76 ans est assigné à résidence dans son chalet de Gstaad, après avoir passé plus de deux mois en prison, dans l'attente d'une décision de la justice suisse sur la demande d'extradition des Etats-Unis.

    Le cinéaste avait plaidé coupable après les faits, puis s'était enfui en 1978 en apprenant que le juge -décédé depuis- avec lequel il avait négocié une remise de peine allait revenir sur sa décision pour le punir plus sévèrement.

    La prochaine audience est fixée au 22 janvier. AP

    Nouvel Obs.com - 16 janvier 2010