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  • Marine Le Pen menacée par le rappeur Cortex

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    La vice-présidente du Front national (FN) Marine Le Pen a annoncé aujourd'hui qu'elle portait plainte pour "injures" et "menaces de mort" contre un "rappeur" nommé Cortex qui, sur internet, l'a menacée de "l'égorger", ce dernier répliquant se sentir "menacé" comme jeune de banlieue.

    Marine Le Pen a annoncé qu'elle allait saisir le procureur de la République à Paris après la diffusion, sur plusieurs sites internet, de deux vidéos d'un "dénommé 'Cortex', rappeur de son état", indique un communiqué du FN.

    Dans une première vidéo de quatre minutes, l'homme, "au milieu d'un tombereau d'injures, va jusqu'à menacer Marine Le Pen de lui faire subir 'une tournante'", dit le FN. Le rappeur ne chante pas mais parle à la caméra, insulte le journaliste Eric Zemmour pour de récents propos concernant les Noirs et les Arabes, et la vice-présidente du FN, dans des termes peu variés à très forte connotation sexuelle ou orduriers.

    Dans une seconde vidéo d'un peu plus de deux minutes, "il se présente un couteau de boucher à la main en assumant les menaces de mort qu'il profère, indiquant qu'il compte nous égorger. Il mime d'ailleurs l'acte d'égorgement", indique un second communiqué du FN.

    "Je suis un jeune de quartier et moi aussi je me sens menacé quand on attaque la banlieue", a répondu Cortex dans un communiqué à l'AFP, s'étonnant de la polémique : "Quand je réalise une dédicace pour les Restos du Coeur, personne ne réagit". S'exclamant : "Mais, bien sûr, nous sommes en période d'élections : ceci explique peut-être que Mme Marine Le Pen porte plainte", il affirme être "un jeune rappeur de 28 ans qui, à travers ces textes et ces clips, s'exprime". Il précise que toute son équipe est "uniquement composée d'artistes français".

    Marine Le Pen, en campagne pour le deuxième tour des régionales dans le Nord-Pas-de-Calais, s'est affirmée "imperméable à ce type d'intimidation qui, au contraire, renforce sa détermination à défendre les Français". "Ces gens-là ne peuvent pas tout se permettre", a-t-elle indiqué, interrogée par l'AFP. "Les injures, bon! Mais la menace de 'tournante', je trouve cela infâme. Au delà de moi-même, je défends toutes les femmes françaises qui sont victimes d'actes infâmes et abjects".
    Le Figaro - 17.03.10

  • La barbarie musulmane se déchaîne au Nigéria contre les chrétiens

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    (Cliquez sur la photo)

    Au moins 13 villageois, dont des femmes et des enfants, ont été tués à la machette et brûlés mercredi par des éleveurs musulmans. Une énième poussée de violences dans ce pays en proie depuis 2001 à des conflits interreligieux.

    Nouvel épisode de violences interreligieuses au Nigeria. Au moins 13 villageois chrétiens, dont des femmes et des enfants, ont été tués mercredi par des éleveurs musulmans. L'attaque est survenue vers 1h30 dans la bourgade de Byei, à une quinzaine de kilomètres au sud de Jos, la capitale de l'Etat du Plateau. Une zone majoritairement chrétienne et peuplée par l'ethnie berom. Les assaillants, qui seraient quant à eux issus de l'ethnie d'éleveurs fulani (à majorité musulmane, ndlr), étaient déguisés en militaires lors de leur raid, selon ces mêmes sources.

    «Je peux confirmer que 13 personnes sont mortes et six autres ont été grièvement blessées. Elles ont été admises dans un hôpital de missionnaires», près de Jos, a déclaré un haut responsable local. «Le gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour traduire les assaillants devant la justice», a-t-il ajouté.

    Mercredi soir, sept personnes suspectées d'avoir participé à ce massacre ont été arrêtées en possession d'armes, a annoncé un porte-parole de l'armée, tandis que le gouverneur de l'Etat Jonah Jang a lancé un appel au calme à la télévision.

    «Ce que j'ai vu dans le village est très triste, a expliqué un responsable gouvernemental sous couvert d'anonymat. J'ai vu les cadavres de femmes, dont certaines étaient très vieilles, celui d'un enfant qui devait avoir moins de cinq ans, et celui d'une femme qui était brulée, avec un enfant sur son dos.»

     

    Les cadavres «alignés» dans la rue

     

    Auparavant, un journaliste d'une radio locale avait indiqué avoir vu 12 cadavres alignés dans une rue. «Ils sont partiellement carbonisés et portent des marques de coups de machettes. J'ai compté six maisons brûlées et les gens autour de moi pleurent et gémissent», a-t-il décrit à l'antenne.

    Alors que selon le journaliste, une cinquantaine de policiers supplémentaires avaient été déployés pour garantir la sécurité des habitants, un élu local a appelé au retrait des forces de l'ordre dans cette région : «Ce serait mieux que les soldats rentrent dans leurs casernes. Nous pouvons nous défendre et nous protéger nous mêmes.»

    Déjà le 7 mars dernier, des éleveurs fulani avaient lancé une attaque de nuit contre trois villages majoritairement chrétiens proches de Jos, tuant au moins 109 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, selon la police. Cette dernière avait annoncé avoir arrêté 49 fulani, qui avaient expliqué avoir agi en «représailles» après avoir subi des attaques de la part de fermiers berom.

    Les violences dans le centre du Nigeria, à cheval sur les zones musulmanes du nord et chrétiennes et animistes du sud du pays, ont déjà fait des milliers de morts depuis 2001 dans ce pays le plus peuplé d'Afrique avec 150 millions d'habitants.

    Le Figaro - 17.03.10

  • Après la claque, la chute libre dans les sondages

    PARIS — Après la "claque" électorale, la chute dans les sondages. En pleine tempête de l'entre deux tours des régionales, Nicolas Sarkozy aborde le second tour d'un scrutin qui s'annonce délicat pour son camp avec une cote de popularité au plus bas depuis son élection.

    La dernière livraison de sondages ne pouvait plus mal tomber. Alors que sa stratégie électorale et son style sont ouvertement remis en cause dans la majorité, le chef de l'Etat a vu s'allumer un nouveau signal d'alarme, celui de son image dans l'opinion publique.

    Après celle de CSA pour Le Parisien, l'enquête mensuelle réalisée par l'Ifop pour Paris Match place Nicolas Sarkozy à son plus bas niveau depuis 2007, avec 36% d'opinions favorables. Comme une source d'irritation n'arrive jamais seule, ce sondage révèle aussi que l'écart des cotes d'amour du président et du Premier ministre n'a jamais été aussi élevé.

    Une photographie confirmée par un autre baromètre, celui de BVA pour Orange, L'Express et France Inter, qui affirme que les Français préféreraient l'actuel locataire de Matignon (43%) à celui de l'Elysée (29%) comme candidat de l'UMP à l'élection présidentielle en 2012.

    "Ce décrochage remonte à l'automne avec la succession de polémiques qui a troublé la majorité, de l'affaire Jean Sarkozy au salaire d'Henri Proglio, analyse Jean-Daniel Lévy de l'institut CSA. Elles ont surtout troublé les catégories supérieures et les personnes âgées, traditionnels soutiens de la droite, qui se sont largement abstenues dimanche".

    Les mauvais résultats de la droite au premier tour des régionales et, peut-être plus encore, le discours officiel niant tout "vote sanction" contre la majorité, ont suffi à convaincre nombre d'élus UMP de sortir du bois pour souligner ce décrochage et mettre en cause Nicolas Sarkozy.

    Après d'autres, le député-maire chiraquien de Troyes François Baroin a pointé du doigt mercredi "l'ouverture à gauche trop soulignée, trop prononcée, trop affirmée" qui "fait des grands courants d'air à droite".

    "Il y a un moment où il faut savoir s'arrêter, donner des signaux à son électorat", a renchéri Christine Boutin. "Les Français ne savent plus très bien quelle est la ligne. Il y a besoin d'une clarification", a-t-elle insisté.

    Le malaise est tel que, dans les réunions électorales, le nom de Nicolas Sarkozy a quasiment disparu au profit de celui de François Fillon. Mardi à Orléans, la tête de liste UMP en région Centre, Hervé Novelli, n'a pas cité une seule fois le président dans son discours.

    Jusqu'à présent, la ligne tracée par l'Elysée dimanche soir n'a pas changé. Et les contestataires sont toujours rappelés à leur devoir de solidarité. Au moins jusqu'au soir du second tour dimanche.

    "Entre les deux tours d'une élection, le temps est à l'action et à la mobilisation, a répété mercredi le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. La meilleure réponse à apporter aux électeurs de la majorité, c'est d'être soudés derrière nos candidats".

    AFP. 17.03.10

  • Simone Veil reçoit son épée d'académicienne

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    Au Sénat, le 16 mars, Simone Veil reçoit son épée d'académicienne entourée de Jacques Chirac, de son arrière petite-fille Rebecca, de son mari Antoine Veil et de Gérard Larcher (AP)
    (Cliquez sur la photo pour la voir en totalité)
    Nicolas Sarkozy a adressé mercredi 17 mars une lettre à Simone Veil pour la féliciter de son entrée à l'Académie française, saluant le fait que cette institution reconnaisse "un parcours de liberté et d'attachement intransigeant aux valeurs qui fondent notre idéal humaniste et républicain".

    "Je tiens à vous féliciter chaleureusement et de tout coeur à l'occasion de cet événement qui marquera votre entrée au sein de cette institution, prestigieuse entre toutes, de notre pays", écrit-il.

    Le président de la République estime qu'en accueillant parmi les "Immortels" l'ancienne ministre et présidente du Parlement européen l'Académie française "honore et consacre le témoin inlassable de la mémoire de la Shoah", "la combattante pour les droits des femmes et le respect de leur dignité" et "la militante de l'engagement européen".

    M. Sarkozy exprime enfin ses "très vifs regrets" de ne pouvoir assister à la cérémonie d'entrée de Mme Veil à l'Académie française qui doit se tenir jeudi.

    AP -17.03.10

    Ce n'est pas une épée, c'est une faux!

     

  • A Berlin, le Mémorial de l'Holocauste se fissure

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    (Cliquez sur les photos pour les voir en totalité)

    BERLIN — Cinq ans après son inauguration en plein coeur de Berlin, le Mémorial de l'Holocauste, devenu un site touristique majeur de la ville, semble avoir vieilli prématurément, affichant chaque année un peu plus les cicatrices de l'hiver.

    Des lézardes plus ou moins longues courent désormais sur plus des deux tiers des 2.711 stèles de béton gris anthracite dressés en mémoire des six millions de victimes juives du nazisme.

    Une procédure d'expertise indépendante, lancée en 2009, doit "permettre de clarifier les responsabilités et les causes de ces fissures, mais aussi de définir un procédé approprié pour la réparation des dommages", explique Uwe Neumärker, directeur de la fondation qui gère le Mémorial.

    Les rudes hivers berlinois sont certes mis en cause, mais la presse allemande évoque aussi la possibilité d'erreurs dans les choix de construction.

    "J'avais entendu parler de ces fissures. J'imaginais pire, mais c'est quand même insensé, après si peu de temps", observe Andreas Finck, un touriste munichois, en s'enfonçant dans la forêt de stèles de taille diverse, atteignant jusqu'à 4,70 mètres.

    Selon les estimations de la fondation, plus de dix millions de visiteurs ont déjà déambulé dans le dédale du Mémorial.

    Le monument, inauguré le 10 mai 2005 après de longues années de polémique, a coûté 27,6 millions d'euros. Adossé à la Porte de Brandebourg, le champ de stèles s'étend sur 19.000 mètres carrés.

    Les premières fissures sont apparues dès 2006, et selon le dernier bilan de la fondation, 1.900 stèles étaient déjà endommagées en 2009.

    L'hiver qui s'achève en aurait endommagé 300 de plus, selon le quotidien populaire Bild, qui s'interrogeait ce mois-ci: "Peut-on encore sauver le Mémorial de l'Holocauste?"

    La fondation, qui procédera à une évaluation des dommages en avril, se refuse en attendant à tout nouveau bilan. Précisant que cela ne représente "pas de danger", elle se déclare "confiante" en ce qui concerne la remise en état du monument, selon sa porte-parole, Leonie Mechelhoff.

    "On va trouver des solutions. Cela sera de toute façon réparé. Mais on ne sait pas quand. Il faut attendre les résultats de l'expertise".

    Le Mémorial, ouvert au public 24h sur 24, a été conçu par l'architecte new-yorkais Peter Eisenman, qui avait à l'origine projeté de construire les stèles en pierre naturelle et non en béton, en raison du risque de fissures.

    Mais pour des raisons de coûts, cette dernière solution avait été retenue pour la construction des stèles, confiée à la société allemande Geithner.

    Le béton utilisé était censé ne pas se lézarder, mais "on ne peut pas éviter l'apparition de fissures dans le béton, on peut seulement réduire leur largeur", souligne Joachim Schulz, expert en béton.

    Pour le mémorial, "on a utilisé un nouveau procédé, qui n'avait pas été suffisamment testé, ce qui était risqué", a-t-il expliqué à l'AFP.

    En outre, les stèles ont été construites "en béton non armé, et sont creuses", ce qui les rend plus vulnérables aux fissures, selon l'expert, qui estime qu'il sera "difficile" de réparer durablement les brèches.

    Des premiers colmatages tentés l'hiver dernier s'étaient révélés décevants, y compris sur le plan esthétique.

    "C'est dommage que ce problème concentre toute l'attention. On aurait préféré que les stèles soient intactes" pour le cinquième anniversaire de l'ouverture du monument, début mai, regrette Mme Mechelhoff.

    Plusieurs manifestations sont prévues, en présence notamment de Peter Eisenman et de Lea Rosch, la journaliste berlinoise à l'origine de ce projet.

  • Les deux fils de Lagarde n'ont pas voté "parce qu'ils ne comprennent rien aux régions"!

    La ministre de l'Economie Christine Lagarde a expliqué mercredi sur RTL que ses fils n'avaient "pas voté" au 1er tour des élections régionales parce que, lui ont-ils dit, "on n'y comprend rien aux régions".

    Interrogée sur les raisons de la très forte abstention dimanche dernier, Mme Lagarde a répondu : "J'ai posé la question à mes fils qui n'ont pas voté" et "ils m'ont dit : "Maman on n'y comprend rien aux régions, on ne sait pas à quoi ça sert"". "Je vais les envoyer voter, en tous cas je l'espère, dimanche prochain", a indiqué la ministre.

    Selon elle, il y a "un gros effort d'explication et un effort de réformes à engager en ce qui concerne les collectivités territoriales parce que c'est un vrai mille-feuille institutionnel et que beaucoup de Français ne comprennent pas très bien à quoi ça sert, ni si ça va ou non changer leur vie".

    Interrogée sur la nécessité ou pas d'une inflexion dans les réformes après les régionales, elle a jugé qu'elles devaient "impérativement continuer". "Mais je crois que nous devons plus expliquer pourquoi nous faisons les réformes que nous faisons", a-t-elle dit.

    Mme Lagarde a par ailleurs défendu la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy dénoncée par certains à l'UMP comme une des causes du revers de la majorité au premier tour. "L'ouverture qui a été voulue par le président de la République c'est un effort de tolérance, c'est un effort pour avoir un horizon un peu plus large sur un certain nombre de questions", a-t-elle affirmé.

    "Les personnages qui nous ont rejoint sont des gens qui sont venus avec leur bonne volonté et avec leur intention de contribuer à ce qui nous anime tous, c'est-à-dire la réforme en profondeur du pays", a assuré la ministre.

    Le Point - 17.03.10

  • ETA: la gangrène basque envahit la France

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    Photo présumée de Joseba Fernandez Aizpurua (Aspurz)

    C’est un dramatique précédent. Mardi soir, pour la première fois, un policier français a été tué par un membre présumé de l’ETA sur le territoire national.  D’autres représentants des forces de l’ordre avaient déjà été blessés, souvent lors de contrôles routiers : en 1996, un douanier à Astaffort (Lot-et-Garonne), en 2001, un gendarme près de Pau (Pyrénées-Atlantiques), puis un autre la même année, toujours dans la même région Sud-Ouest.

      Un dernier enfin avait été atteint l’an passé par des tirs de deux membres de l’ETA qui circulaient à bord d’une voiture volée.

     C’est en 2007 qu’ETA a commis son acte le plus grave en : le 1er décembre, deux gardes civils espagnols en mission de renseignement dans les Landes, qui avaient identifié par hasard un commando composé de deux hommes et d’une jeune femme dans une cafétéria de Capbreton, avaient été exécutés sur le parking. Deux des tueurs avaient été arrêtés quelques jours plus tard.  La est depuis longtemps une base arrière pour l’organisation séparatiste basque. C’est là que les militants se cachent, volent des , des explosifs ou des voitures et préparent clandestinement les attentats qu’elle projette en Espagne. Ces dernières années, la forte coopération entre les polices espagnoles et françaises a provoqué de nombreuses arrestations et saisies d’armes et documents dans l’Hexagone. Les spécialistes estimaient même que l’organisation était « à genoux ».

    D’autres craignaient que ce mouvement à l’agonie, sans chefs, soit aussi beaucoup plus dangereux et à la recherche de coups d’éclat : « Les commandos sont constitués de jeunes, des sortes de desperados de la cause prêts à tout », confirme un spécialiste, ce qui semble correspondre au profil du jeune suspect interpellé hier soir : Joseba Fernandez Aizpurua, s’il s’agit de sa véritable identité, serait connu de la justice espagnole pour des faits de « kalle borroka », des violences urbaines commises par les plus jeunes des militants au Pays basque, là où l’ETA recrute l’essentiel de ses soldats.


    L’organisation, traquée dans le sud-ouest et le centre de la France, ses points de replis historiques, a depuis quelques mois gagné d’autres régions plus au nord. Il y a quelques jours seulement, c’est en Normandie que des membres de l’ETA ont été arrêtés. D’autres l’avaient été ces derniers mois en région parisienne et même à Paris intra-muros où un militant, égaré en proche banlieue parisienne et poursuivi par une patrouille de la BAC, avait fini sa course près d’une boîte branchée des Champs-Elysées avant de se rendre, une arme à la main, en criant son appartenance à l’ETA. « La constante avec ces terroristes, c’est qu’ils sont toujours armés. Ils savent ce qu’ils risquent en cas d’arrestation. Cela fait en quelque sorte partie de leur culture. Il ne faut pas leur laisser le moindre temps de réaction, sinon ils tirent. Ce sont des gens qui s’estiment en guerre, ils n’obéissent pas aux règles habituelles : pour eux, un uniforme c’est un ennemi », témoigne un policier qui officie dans l’antiterrorisme.

    Le Parisien - 17.03.10

    Ndb: Ce n'est pas en Afghanistan, mais en France, que l'Armée devrait se battre contre le terrorisme!

  • C'est l'ETA!

    Nicolas Sarkozy a formellement attribué le du policier, mardi soir à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), à «un commando terroriste de l'ETA». «Le de la République exprime sa très vive émotion à la suite du décès de Jean-Serge Nérin, brigadier chef, affecté à la circonscription de sécurité publique de Dammarie-les-Lys, mortellement blessé lors d'un échange de coups de feu avec un commando terroriste de l'ETA», affirme l'Elysée dans un communiqué mercredi après-midi.

       C'est la première fois qu'un policier ou gendarme français est tué par l'organisation séparatiste basque. Le parquet antiterroriste de Paris, qui s'est saisi de l'enquête, a confirmé l'implication de l'ETA dans le meurtre du policier.

    Dans la matinée, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, avait lui-même attribué le crime à l'ETA. Il a appelé Nicolas Sarkozy «pour lui présenter ses condoléances et lui faire part de sa solidarité». Les deux chefs d'Etat «ont décidé de continuer de travailler ensemble et de redoubler d'efforts pour éradiquer le fléau du terrorisme», selon un porte-parole du gouvernement espagnol.

    Sarkozy au chevet de la famille

    Le président de la République se rendra jeudi matin en Seine-et-Marne pour rencontrer la famille de la victime, 52 ans.  En poste au commissariat de Dammarie-les-Lys depuis trente ans, Jean-Serge Nérin était père de quatre enfants.
    Sarkozy a également prévu de s'entretenir avec les policiers du département, sous le choc.

    L'Union Unité-police/SGP, premier syndicat de gardiens de la paix, a appelé à une journée «police en deuil» le jour des obsèques du Jean-Serge Nérin. Des policiers ont appelé à un rassemblement «spontané» ce mercredi à 18 heures devant le commissariat de Dammarie-Les-Lys (Seine-et-Marne), «dans la calme et la dignité», afin de se «recueillir» et d'«exprimer le ras-le-bol».

    Le suspect interpellé était recherché en Espagne

    Dès mardi soir, l'enquête s'est focalisée sur la piste de l'organisation séparatiste basque, avec l'arrestation d'un membre présumé de l'ETA sur les lieux du crime. Recherché en Espagne, Joseba Fernandez Aspurz fait l'objet de deux procédures devant l'Audience nationale pour des violences urbaines perpétrées par des groupes indépendantistes basques, en mars et septembre 2008. La justice espganole a formellement demandé à la France que le suspect lui soit remis.

    Un commando de six personnes, dont une femme

    Les faits se sont produits mardi en fin de journée. Jean-Serge Nérin, brigadier-chef de 52 ans, a été mortellement blessé de deux balles peu après un braquage dans un dépôt-vente de voitures d'occasion situé en limite de Dammarie-les-Lys et de Villiers-en-Bière (Seine-et-Marne).

    Peu avant le drame, vers 19 heures, un commando de six personnes, dont une femme, a fait irruption dans un dépôt-vente automobile. L'enceinte grillagée se situe au milieu des champs, au bord d'une route passante qui permet de relier notamment le grand centre commercial de Villiers-en-Bière. Sous la menace de leurs armes, les malfaiteurs font main basse sur six véhicules et repartent en trombe, laissant le gérant et son employé sous le choc.

    Cinq des six véhicules volés retrouvé

    Une voiture de patrouille du commissariat de Dammarie aperçoit alors un des véhicules volés qui s'engage à très vive allure sur une chemin rural, à deux pas du dépôt-vente. A bord, les quatre policiers ne savent pas encore qu'un braquage vient d'être commis, mais ils décident de rattraper le véhicule pour le contrôler. La scène se passe à hauteur du lieu-dit Fortoiseau, en bordure d'un bois. Une deuxième voiture arrive derrière les policiers, qui se retrouvent immédiatement pris pour cible. Bien que portant un gilet pare-balles, le brigadier-chef Nérin s'écroule, touché à deux reprises. Les projectiles l'ont atteint sous l'aisselle. Il décédera une heure plus tard.

    Ses collègues parviennent à interpeller un suspect, tandis que les autres malfaiteurs prennent la fuite. Dans la nuit, cinq des six véhicules volés sont retrouvés, tout comme l'arme qui aurait atteint Jean-Serge Nérin. Il s'agirait d'un 357 Magnum de calibre 11,43 mm, dont le numéro de série avait été limé.

    Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est rendu mardi soir au commissariat de Dammarie-les-Lys, où il est «venu partager l'émotion des policiers». 

    Le Parisien - 17.03.10

  • Marine Le Pen soutient les mineurs

    La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a apporté "son soutien" aux mineurs qui manifestaient mercredi à Paris et demandé au gouvernement "de supprimer l'ignoble décret qui fait honte à la République" touchant à leurs droits. Marine Le Pen, tête de liste en Nord-Pas-de-Calais aux élections régionales, demande "au gouvernement de supprimer cet ignoble décret qui fait honte à la République, touchant aux droits des mineurs, dont la moyenne d'âge tourne aujourd'hui autour de 75 ans".

    Paru au Journal officiel le 31 décembre 2009, ce décret met fin à la prise en charge totale pour les mineurs de certaines dépenses de santé, partiellement ou non prises en charge pour le commun des assurés. "S'attaquer aux plus faibles est particulièrement odieux", ajoute la députée européenne, soulignant que ces avantages avaient été accordés au mineurs "parce qu'ils avaient relevé la France après la guerre et parce que leur travail était l'un des plus pénibles".

    "Cette nouvelle trahison de Nicolas Sarkozy envers les anciens mineurs intervient alors que leur pouvoir d'achat ne cesse de diminuer, contrairement aux promesses de campagne du président de la République"

    Le Figaro - 17.03.10

  • Boutin: la pédophilie n'existe pas que dans l'Eglise

    La présidente du Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin, a fait valoir aujourd'hui que la pédophilie était "un problème grave, important" qui "existe malheureusement en dehors de l'Eglise et dans des familles".

    Christiine Boutin était interrogée sur des révélations de cas de pédophilie qui ont secoué l'église catholique en Allemagne, lors de l'émission Questions d'Info LCP/France Info/AFP.

    "La pédophilie est abominable, mais ce problème n'est pas lié au célibat des prêtres", a poursuivi Christine Boutin, pour qui ces scandales "ne doivent pas remettre en cause" ce principe.

    Le Figaro - 17.03.10