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  • Affrontements entre gangs de la drogue à Sevran - Le maire interpelle Sarkozy et Hortefeux

    Cité Sevran - Seine-Saint-Denis.jpg
    Sevran (Seine-Saint-Denis) - Cliquez sur la photo

    C’est, selon les autorités, un nouvel épisode de la guerre qui oppose la cité Basse aux Beaudottes, à Sevran. Mercredi soir, un règlement de comptes sur fond de trafic de drogue a fait trois blessés, dont un très grave. Hier, le pronostic vital de cet homme de 38 ans, très connu des services de police, était engagé.


    Selon les premiers éléments de l’enquête confiée au service départemental de la police judiciaire, deux habitants de la cité Basse, qui circulaient en scooter, ont fait irruption dans la cité des Beaudottes vers 22 heures. Le conducteur avait revêtu un gilet pare-balles et le passager était armé d’un à pompe. Pour une raison qui reste à déterminer, ce dernier a tiré sur une Golf, blessant légèrement le passager. L’automobiliste a immédiatement répliqué en fonçant sur le scooter. Selon nos informations, les deux hommes auraient été traînés sur plusieurs mètres. Un attroupement s’est alors formé dans la cité. Les deux hommes, à terre, ont été violemment roués de coups. Le conducteur du scooter souffre d’une très grave plaie à la , son complice présente de très nombreuses contusions sur l’ensemble du corps.
    A l’arrivée des
    de police, tout le monde s’est dispersé. Le passager de la Golf, un jeune homme de 29 ans connu pour son implication dans le trafic de drogue, a cependant pu être interpellé sur les lieux. Hier, le conducteur de la Golf et le passager du scooter, âgés de 24 et 28 ans, ont à leur tour été placés en garde à vue.

    Le maire interpelle Nicolas Sarkozy

    En réaction à ces événements, Stéphane Gatignon, le conseiller régional et maire (Europe Ecologie) de Sevran, a interpellé le président Nicolas Sarkozy et le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux. « Nous sommes dans le chaos et la violence urbaine. Les trafics de stupéfiants mettent en cause la paix civile. Cet été, nous déplorions cinq victimes, deux jeunes femmes et trois enfants, à la suite d’un incendie criminel lié au trafic de drogue. Jusqu’où cela va-t-il aller? » questionne l’élu.
    Hier, ce dernier a à nouveau réclamé la création d’un « commissariat de plein exercice à Sevran » et la « mise en place d’une unité territoriale de quartier (Uteq) comme Michèle Alliot-Marie, l’ancienne ministre de l’Intérieur s’y était engagée ».
    Hier soir, un dispositif de sécurité renforcé a été mis en place à Sevran, afin d’éviter de nouveaux affrontements.
    Le parisien - 27/03/10

     

     

  • Prix littéraires 2009-2010: quelques récompenses

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    Prix Nobel de littérature : Herta Müller

    Prix Renaudot : Frédéric Beigbeder pour Un Roman Français

    Prix des Lauriers Verts : Simone Veil pour Une Vie

    Prix Interallié : Yannick Haenel pour Jan Karski, magnifique livre sur la Shoah

    Prix Émile Faguet : Michel Wasserman pour D’or et de neige

    Grande médaille de la Francophonie : Nadia Benjelloun

    Prix Goncourt du premier roman 2010 : Laurent Binet pour HHhH : émouvant roman sur les atrocités de la Gestapo

    Prix Mémorable des libraires Initiales : Edgar Hilsenrath pour Fuck America

    Prix Médicis (étranger) : Dave Eggers pour Le grand quoi

    Prix Médicis (essai) : Alain Ferry pour Mémoire d’un fou

    Prix Littéraire de la Fondation France-Israël : Yoram Kaniuk pour Le Dernier juif

    Prix Goncourt des Lycéens : Jean-Michel Guenassia pour Le club des incorrigibles optimistes

    Prix Renaudot : Hubert Haddad pour Palestine

    Prix de la langue française : Jean-Paul Kauffmann pour l’ensemble de son oeuvre

    Prix Wizo : Claude Lanzmann pour Le lièvre

    Prix du Premier Roman de Femme : Olivia Elkaim Les graffitis

    Prix du Sénat du Livre d’Histoire : Grégoire Kauffmann pour Edouard Drumont

    Prix Tortignole : Franz-Olivier Giesbert pour Le Lessiveur

    Prix Montaigne de Bordeaux : Elie Barnavi pour L’Europe frigide

    Prix du roman lesbien (Étranger) : Naomi Alderman pour La Désobéissance

    Prix Alberto Benveniste : Richard Zimler pour Le Gardien de l’aube et Eliette Abécassis, pour Sépharade

    Prix Prince-Pierre-de-Monaco : Pierre Mertens (pour Le don d’avoir été vivant ?)

    Prix Raymond Wallier : Alain Mabanckou pour Verre cassé

    …. (liste non-exhaustive)

    NOUVEAU (depuis le 25/03) :

    Prix du Livre incorrect 2010 : Eric Zemmour, pour Mélancolie française

     Les Intransigeants - 27/03/10

     

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    Le polémiste controversé vient de recevoir un prix littéraire: celui du "livre incorrect". Notre reporter Marianne Payot faisait partie du jury et nous raconte les délibérations.

    Jeudi 25 mars, Midi et des brouettes, 1er tour de scrutin. Le verdict tombe, inattendu : 11 voix pour Mélancolie française d'Eric Zemmour, 1 voix pour Wassila Tamzali, l'avocate algérienne auteure d'Une femme en colère, Lettre d'Alger aux Européens désabusés (Gallimard) et une autre pour L'argent des politiques de Christophe Dubois (Albin Michel). Dans le jury, des avocats, un magistrat (Eric de Montgolfier), des professeurs de droit, un commissaire-priseur (Pierre Cornette de Saint-Cyr) et votre dévouée. Absente mais excusée, la journaliste Christine Clerc ; absent et non excusé (la moindre des choses pour ce prix du Livre incorrect), l'écrivain Patrick Rambaud, lauréat du même prix en 2009. Bref, en écoutant chaque membre du jury donner son sentiment sur les différents livres de la sélection (17 au total), il était difficile d'imaginer que l'ouvrage du trublion du Figaro Magazine, de RTL et de France 2 ferait une telle razzia. Mais faut croire que les « avocats » de Zemmour furent meilleurs que les autres.

    Midi et des brouettes, donc : on est allés trop vite, il nous faut maintenant patienter, on ne sait si Zemmour viendra (il a séché sa chronique sur RTL ce matin-même pour cause de panne d'oreiller), ni même s'il acceptera les lauriers - refuser le prix du Livre incorrect n'aurait-il pas finalement été un joli pied de nez ? Mais non, André Bonet, le secrétaire général du prix nous annonce, ravi, que Zemmour est prévenu, qu'il est enchanté (ça, je l'invente) et qu'il ne devrait pas tarder. 12 h 45 : le voilà en compagnie de son attachée de presse, de son éditeur, Antony Rowley et du patron des éditions Fayard, Olivier Nora - autant de gardes du corps nécessaires en ces temps de tempête. Brefs discours : après avoir félicité son nouvel éditeur Antony Rowley (transfuge de Perrin), dont c'est le premier livre publié chez Fayard, Olivier Nora dit tout le bien qu'il pense du livre primé, « intelligent ressourcement de la délectation morose de la France ». Tout en reconnaissant qu'on peut diverger sur tel ou tel point d'analyse, le PDG de Fayard (et de Grasset) salue cet essai qui permet, dit-il, de retracer et de donner une perspective au sentiment de frustration français.

    13 heures et quelque : direction « La petite chaise », restaurant de la rue de Grenelle situé à deux minutes à pied du lieu des - si courtes - délibérations. Les questions fusent, Eric Zemmour, répond à tout, trop content de se sentir en « bonne » compagnie. Il raconte ses heureuses surprises (ceux qui l'ont épaulé sans barguigner, Eric Naulleau, son compère d'On n'est pas couché, l'émission de Ruquier, ou encore Alain Duhamel, chroniqueur de RTL comme lui mais si différent de lui) mais aussi les coups de fil que certains journalistes ont passé aux différentes directions (Figaro, France Télévisons, RTL) demandant son éviction. Ambiance... Puis il revient sur la fameuse émission de Thierry Ardisson et ses déclarations malheureuses sur les délinquants arabes et noirs, sources de toute la polémique, dit s'être emporté bêtement - question de nature, c'est comme cela chez les Zemmour depuis des générations - mais explique que l'une des animatrices sur le plateau n'avait cessé de le couper et l'avait profondément exaspéré. Il dit aussi son soulagement - toute la rédaction du Figaro Magazine l'a soutenu lorsque son directeur Mougeotte a décidé de le convoquer.

    Par moment, la conversation dévie, enfin, façon de parler, sur : l'appauvrissement de la critique littéraire, Napoléon, Flaubert, le christianisme, la France, le manque de culture des jeunes d'aujourd'hui - tout ça en une petite heure, c'est qu'on est à Saint-Germain-des-Prés, à deux pas de Sciences Po... Seul contradicteur ou presque, Eric de Montgolfier qui tente, tout en finesse, d'atténuer le « pessimisme » ambiant. Pas le temps pour le café, Zemmour doit repartir. Son attachée de presse est inquiète : une librairie de Strasbourg, qui avait prévu d'organiser un débat avec l'auteur de Mélancolie française, a reçu des menaces de mort. Avant cela, on devrait le voir au salon du Livre à la porte de Versailles ce week-end. Un beau raffût en perspective.

    L'Express - 27/03/10

     

     

     

     

  • Affaire du portrait de Pétain: la mairie taguée

    « Mort aux collabos », « Pétain = P… », « Honte ». Ces trois inscriptions ont été taguées durant la nuit de samedi à dimanche sur la façade de la mairie de Gonneville-sur-Mer. C’est dans cette mairie que le maire avait refusé de décrocher le portrait de Philippe Pétain figurant parmi ceux des présidents de l’Etat français. Le préfet s’en est ému début février en décidant de porter cette affaire devant le tribunal administratif de Caen. Le maire a déposé plainte ce lundi.

    Ouest-France - 22/03/10

  • Séance inaugurale du Conseil régional en PACA: discours d'introduction de Jean-Marie Le Pen

    Au moment d’aborder la dernière mandature, d’ailleurs réduite à quatre ans au lieu de six, d’une institution condamnée dans la perspective de la réforme territoriale, permettez à votre doyen d’âge, qui a beaucoup vu en soixante ans de vie publique, de faire un tour d’horizon.

    Dans l’ensemble, la campagne électorale fut d’un ton correct. À l’exception d’un candidat socialiste qui, pour éviter d’avoir à aborder la question de son bilan, s’est dérobé au débat, pourtant élément essentiel en démocratie, en affirmant qu’il refusait de parler, je cite, « aux fascistes ou aux fascisants ».

    Qu’il me soit permis de lui rappeler que le fondateur du fascisme fut un député socialiste italien Benito Mussolini. Que les deux principaux chefs de la collaboration avec l’Allemagne nazie, pendant l’occupation, furent Marcel Déat, ancien Secrétaire du Parti Socialiste SFIO et Jacques Doriot, ancien Secrétaire du Parti Communiste et que ce n’est pas Jean-Marie Le Pen qui a été décoré à Vichy de la Francisque mais le Président de la République François Mitterrand, dont Monsieur Vauzelle a été ministre.

    Les résultats des élections régionales dépassent très largement le cadre dans lequel elles s’inscrivaient. Seule consultation nationale d’envergure entre les deux scrutins présidentiels de 2007 et 2012, elle a constitué un véritable évènement politique.

    D’abord par le nombre très élevé d’abstentionnistes, marque incontestable d’un désaveu des partis politiques traditionnels, phénomène accentué par le retour en force de l’opposition nationale du Front National, force largement sous-estimée par les sondages, intentionnellement ou non, mais qui témoigne aussi d’un phénomène d’asthénie civique grave.

    La situation de la France est dramatique. À tous les niveaux, les indicateurs statistiques sont tous dans le rouge : Au niveau politique, avec l’emprise de plus en plus paralysante de l’Europe des 27 sur ses lois, ses frontières, avec l’abandon annoncé de l’axe républicain : commune, département, nation, pour une réforme institutionnelle brouillonne. Au niveau économique : L’abandon des contrôles humains, financiers et commerciaux dans une Europe sans frontières, entraînant la ruine de l’industrie et de l’agriculture. Au niveau social, en conséquence, et aggravés par la crise, un chômage structurel, provoqué par les fermetures et les délocalisations d’entreprises ruinées par la concurrence sauvage des pays du Tiers-Monde.

    Une immigration massive de plus de 10 millions d’étrangers pour la plupart issue du Tiers-Monde et d’un torrent annuel de 400.000 supplémentaire pesant d’un poids écrasant sur tous les secteurs de la Nation : Logement, école, santé, sécurité, aides sociales, le tout pour 70 milliards d’euros par an.

    Une réduction sensible et progressive de la richesse nationale qui touche de plein fouet les catégories les plus vulnérables : les vieux, les jeunes, les chômeurs, les familles.

    Le tableau des chiffres est éloquent :

    • 5 millions de chômeurs + 600.000 en 2009
    • 8 millions de pauvres (- 900 par an)
    • 7 millions en surendettement  (+ 28 % en 2009).

    Les déficits :

    • de la dette 1.600 MM dont le service coûte 46 MM
    • du budget – 150 MM
    • de la balance commerciale – 43 MM
    • de la sécurité sociale – 30MM
    • de la Caisse des retraites – 25 MM
    • collectivités territoriales     – 5 MM

    Comme l’a un jour avoué le Premier Ministre, la France est au bord de la faillite, l’Europe aussi. Tandis que la population mondiale explose, la France et l’Europe vieillissent et renoncent à l’effort démographique indispensable à la pérennité de notre peuple. L’Europe des 27 est au bord de la désintégration et l’Euro n’y survivra pas.

    Dans le même temps, on voit se réduire le champ de la liberté d’expression. Les chiens de garde de la pensée unique dénoncent et traînent devant les tribunaux, sous l’accusation de racisme, toute contestation de la politique d’immigration massive. On pratique non seulement la discrimination positive au détriment des français mais même la préférence étrangère. Les esprits libres, de plus en plus rares, sont cloués au pilori et contraints au silence.

    L’antiracisme, dont Finkielkraut disait qu’il est le communisme du 21e siècle, se pose en règle de droit, voire de religion et les incroyants sont persécutés alors que la proportion d’étrangers jeunes ne cesse d’augmenter par rapport à celle des autochtones vieillissants.

    • Institutions affaiblies
    • Immigration étrangère massive
    • Ruine économique et sociale
    • Insécurité croissante
    • Finances publiques désastreuses

    Tous les ingrédients d’une déstabilisation et même d’une guerre civile sont en train de se mettre en place.

    Je sais que si toutes les vérités sont bonnes à dire, elles ne sont pas agréables à entendre.

    En ce qui concerne la Région PACA, si belle et si attractive qu’elle va gagner 500.000 habitants au-delà de ses 5 millions actuels, tout y va plus mal qu’en France.

    Le mode de scrutin qui fixe et fige la majorité pour 4 ans sans considération des problèmes à venir est la cause du manque d’intérêt de l’opinion ou des médias. La majorité de gauche confortée par ce mécanisme électoral suicidaire, comme dans toute la France, à l’exception de l’Alsace, de la Martinique et de la Réunion continuera la politique qu’elle mène depuis 12 ans. Nous serons là, et nous ne resterons pas muets.

    NPI - 27/03/10

  • L'interdiction du voile intégral et le lancer de nains...

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    Le rapport qui sera rendu dans quelques jours au premier ministre devrait faire preuve d'une "grande prudence".

    Le premier ministre, François Fillon, avait chargé le Conseil d'État d'étudier les bases juridiques pour interdire le plus largement possible le port du voile intégral. Les Sages ont finalement accouché vendredi d'un rapport… prudent. Il ne sera rendu au premier ministre que dans quelques jours et reste pour l'instant gardé comme un secret.

    Les conseillers ont, d'après nos informations, écarté la possibilité d'une interdiction générale. Celle-ci n'aurait pu se fonder que sur l'atteinte à la dignité humaine. Comme pour le lancer de nains, que les Sages avaient interdit en 1995, jugeant qu'il heurtait la « dignité » quand bien même ces derniers en faisaient profession. Et se voyaient ainsi privés d'un revenu.

    Depuis, le Conseil a semble-t-il, revu sa position.

    Il est difficile, ont avancé les Sages, d'opposer libre choix et dignité. Ils se sont appuyés «pour le rapport sur le préambule de la Constitution rédigé par Simone Veil, qui estime que le consentement est désormais essentiel et qu'on ne peut décider a priori ce qui est digne pour les adultes», raconte l'un d'entre eux sous couvert d'anonymat. Le professeur de droit public Denys de Béchillon (qui a participé à la rédaction du rapport Veil) avait développé la même idée devant la mission parlementaire sur le voile intégral. Il estimait notamment que le Conseil d'État n'interdirait plus aujourd'hui le lancer de nains. La Cour européenne a, elle, condamné des pratiques sadomasochistes, mais uniquement parce que les hommes ne s'étaient pas assurés à chaque instant du consentement de la femme victime des sévices. Si celle-ci avait été d'accord, en permanence, alors les juges européens n'auraient, selon M. de Béchillon, rien trouvé à redire.

    Les Sages du Conseil d'État se sont repliés sur la notion de trouble à l'ordre public. Un texte pourrait interdire le port du voile intégral pour des raisons de sécurité, lorsque les personnes doivent pouvoir être identifiées. Les lieux et les circonstances devraient être précisés par décret ou par des arrêtés, émis par les préfets ou les maires. «Cela va faire peser une immense pression sur eux localement» , reconnaît un Sage. L'ordre public permet des interdictions assez larges, à condition qu'elles soient proportionnées au risque, limitées dans le temps et l'espace. Le port du voile intégral pourrait ainsi être proscrit dans les services publics, où il faut pouvoir vérifier l'identité des administrés. Les gares et les aéroports, touchés par des plans Vigipirate pourraient entrer dans le périmètre de la loi. Tout comme les commerces sensibles, banques, bijouteries... En revanche, son port serait libre dans la rue.

    Les Sages ont également proposé de sanctionner sévèrement les maris qui contraindraient leurs femmes à se couvrir totalement le visage. Les autres pourraient faire l'objet de mesure de médiation sociale.

    Commandée en février, l'étude du Conseil d'État pourrait finalement embarrasser le gouvernement. «Lorsqu'ils nous ont sollicités, ils voulaient enterrer l'interdiction générale», croit savoir un Sage. Or, depuis, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il déposerait un projet de loi.

    Le Figaro - 26/03/10

  • L'armée israélienne a essuyé des pertes dans des combats directs

    C'est la première fois depuis janvier 2009 que l'armée israélienne essuie des pertes dans des combats directs.

    La bande de Gaza a été le théâtre de nouveaux affrontements vendredi entre soldats israéliens et militants palestiniens. Une embuscade contre une patrouille israélienne le long de la barrière électrifiée qui entoure le territoire palestinien, suivie par de violents accrochages avec des militants palestiniens, a fait au moins deux morts israéliens et plusieurs tués palestiniens.

    Dans ce qui pourrait être une tentative d'enlèvement de soldats du même type que celle qui avait abouti en 2006 à la capture de Gilad Shalit, une très violente explosion a d'abord retenti vendredi après-midi au sud de la bande de Gaza, au niveau de l'ancien point de passage de Kissoufim. Deux soldats israéliens auraient été tués dans cette explosion vraisemblablement souterraine, déclenchée au passage d'une patrouille. Les soldats israéliens auraient aussitôt riposté, appuyés par des chars et des hélicoptères, se heurtant à des groupes palestiniens dans plusieurs fusillades.

    L'armée israélienne a annoncé être intervenue alors que des militants palestiniens posaient des explosifs. «Un officier et un soldat ont été tués et deux autres blessés légèrement lors d'un échange de tirs avec des terroristes qui dissimulaient des explosifs le long de la clôture de sécurité», a indiqué le porte-parole de l'armée dans un communiqué.

     

    «À des fins défensives» 

     

    La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a reconnu avoir participé à l'accrochage, mais a déclaré qu'elle n'avait fait que riposter à une incursion dans le secteur de Khan Younès. «Une unité de l'armée israélienne a lancé un raid à plus de 500 mètres à l'intérieur du territoire palestinien, et s'est heurtée à nos combattants. Notre opération a été menée à des fins défensives», a précisé un porte-parole des Brigades al-Qassam, Abou Obeida.

    Le Figaro - 26/03/10

  • Incursion israélienne et regain de violence à Gaza

    Une incursion militaire israélienne a fait un mort et sept blessés palestiniens tôt samedi matin dans la bande de Gaza, au lendemain de la mort de deux soldats israéliens, les pires violences dans le territoire depuis l'«Opération Plomb Durci» il y a 14 mois.

    Ces affrontements surviennent dans un climat de grave crise diplomatique entre Israël et le reste de la communauté internationale à propos de la poursuite de la colonisation juive à Jérusalem-Est annexée.

    Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a exhorté les dirigeants de la Ligue arabe, réunis ce week-end à Syrte, en Libye, à «mettre en oeuvre un programme sérieux pour protéger Jérusalem de l'agression israélienne».

    De son côté, le Jihad islamique, un groupe islamiste radical, a mobilisé plusieurs milliers de militants dans les rues de Gaza et a appelé à une nouvelle intifada (soulèvement) contre Israël.

     

    Samedi avant l'aube, des chars, des bulldozers et des jeeps militaires, appuyés par des hélicoptères de l'armée, ont pénétré dans le secteur d'Abbassan, près de la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, selon des témoins.

    L'incursion israélienne a déclenché des échanges de tirs avec des combattants des Brigades Al-Qods, la branche armée du Jihad islamique. Un membre des Brigades Al-Qods, Hayssan Arafat, 23 ans, a été tué par l'explosion d'un obus de char, qui a également fait sept blessés palestiniens à Abbassan, selon des sources hospitalières palestiniennes.

    Plus tard, lors des funérailles de cet activiste, un millier de Palestiniens ont crié «Vengeance sur Tel-Aviv», a constaté un journaliste de l'AFP.

    Les soldats israéliens ont détruit totalement une maison et endommagé une autre lors de l'opération lancée après la mort vendredi de deux soldats israéliens, dont un officier, lors d'un échange de tirs avec des combattants palestiniens à l'est de Khan Younès, près de la clôture de sécurité séparant Israël de la bande de Gaza.

    Quatre Palestiniens avaient aussi été tués au cours de la fusillade, selon l'armée israélienne. Ce bilan n'a pas été confirmé de source palestinienne.

    Une porte-parole de l'armée israélienne a indiqué que celle-ci avait pénétré dans la bande de Gaza «pour détruire les infrastructures utilisées par les terroristes pour mener leur attaque (de vendredi)».

    Les Brigades Al-Qods ont revendiqué l'opération qui a coûté la vie aux deux Israéliens, tout comme les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle le territoire palestinien.

    Par ailleurs, des Palestiniens ont tiré une nouvelle roquette samedi matin de la bande de Gaza vers le sud d'Israël qui n'a fait ni victime ni dégât, selon une porte-parole militaire.

    Cette roquette est tombée dans un champ, a-t-elle ajouté.

    Cyberpresse.ca - 27/03/10

  • Zemmour fait à nouveau son mea culpa

    Au coeur d'une polémique déclenchée le 6 mars après ses propos tenus dans l'émission de Thierry Ardisson, le chroniqueur Eric Zemmour a à nouveau fait son mea culpa vendredi en reconnaissant qu'il avait «perdu son calme».

     
       Mais pas question d'endosser toutes les responsabilités pour autant :  «C'est vrai, j'ai perdu mon calme, incontestablement, mais sur le plateau on a tout fait pour me faire perdre mon calme», a-t-il ainsi déclaré sur i-Télé en revenant sur l'émission en question, animée par Thierry Ardisson «Salut les terriens» sur Canal+.

     Il avait alors dit: «les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C'est un fait».

    «C'est très compliqué d'être subtil à la télévision»

    «Le média télévisuel, on le sait, ça pousse à la schématisation à défaut de la caricature. C'est très compliqué d'être subtil à la télévision surtout que là je répondais à une phrase qui utilisait les mêmes expressions et qui disait : "c'est scandaleux que les flics n'arrêtent que les arabes et les noirs"», a-t-il ajouté en taclant au passage le Cran (conseil représentatif des associations noires). «Quand le Cran dit à mes employeurs qu'il faut me virer j'appelle cela du maccarthysme», a-t-il notamment déclaré.

    Dans la foulée de ces déclarations fracassantes, le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), puis le Club Averroès (qui milite pour la diversité dans les médias) et enfin le Cran (Conseil représentatif des associations noires) et la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) ont saisi le Conseil supérieur de l’audiovisuel et, pour certaines, le procureur de la République. Le Club Averroès a même demandé à Patrick de Carolis de « retirer Eric Zemmour de l’antenne », au nom de la « jurisprudence Sevran ».

    Le parisien - 26/03/10

     

  • Zemmour: le point de vue d'Anne Kling

    « Le Figaro a annulé la convocation d'Eric Zemmour, préalable à un licenciement, à la suite des regrets exprimés par l'éditorialiste pour ses propos controversés sur les trafiquants. Ce dernier a par ailleurs reçu le soutien de l'avocat général Philippe Bilger.

     

    "Nous avons bien reçu votre lettre dans laquelle vous regrettez que vos propos dans l'émission de Thierry Ardisson sur Canal + aient pu heurter", écrit la direction du quotidien dans une lettre à l'éditorialiste, dont le texte a été adressé à l'AFP.

    "Nous prenons acte que vous n'avez jamais eu l'intention de stigmatiser certains de nos compatriotes (...) Du fait de ces mises au point, nous n'avons donc plus de raison de vous convoquer pour un entretien. Notre réunion du lundi 29 mars est donc annulée", ajoute la lettre qui est notamment signée d'Etienne Mougeotte, le directeur des publications du Figaro.

    L'éditorialiste du Figaro et de RTL avait déclaré le 6 mars dans l'émission animée par Thierry Ardisson "Salut les terriens" sur Canal+: "Les Français issus de l'immigration sont plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C'est un fait".

     

    Source : http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/eric-...

     

     

    Voilà. Pour faire bonne mesure, Eric Zemmour s’est aussi excusé auprès de la LICRA*, qui a également passé l’éponge et ne lui fera pas de procès.

    C’est son droit et il faut bien gagner sa vie.

     

    Mais je ne peux m’empêcher de penser que cet incident est très révélateur de l’hypocrisie et de la lâcheté ambiantes – je suis désolée, mais il faut bien dire les mots qui fâchent – qui permettent justement au système de la pensée unique de régner sans partage.

     

    Il y a les faux rebelles, ceux qui sont invités dans les médias pour jouer leur rôle de faux provocateurs en lâchant ça et là quelques soupapes de sécurité. Pour faire croire aussi qu’il existe encore une certaine liberté d’expression. Mais qui se rétractent bien vite quand ils sont allés un chouia trop loin.

     

    Et  il y a les vrais emmerdeurs, ceux qui disent quelques vérités et ne se rétractent pas. Ils sont nettement plus rares et on ne les voit pas, surtout médiatiquement, parce que le système, justement, les expédie en vitesse à la poubelle.

    Blog d'Anne Kling - 26/03/10