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  • La disparition de Lech Kaczynski ouvre une crise en Pologne et en Europe

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    Engagés dès la fin des années 1970 dans l’opposition anticommuniste, fondateurs du parti Droit et Justice (PiS), ces jumeaux identiques ont gouverné ensemble la Pologne de juillet 2006 à novembre 2007, Lech comme président, Jaroslaw comme Premier ministre.

    Successeur du social-démocrate Aleksander Kwasniewski, Lech Kaczynski prônait la réconciliation avec l’Allemagne et la Russie.

    Son engagement contre le communisme au pouvoir lui avait valu d’être interné avec des milliers de militants de Solidarité, lors de l’imposition de la loi martiale, le 13 décembre 1981. Relâché au bout de onze mois, il était devenu, avec son frère, très proche collaborateur du chef historique du premier syndicat libre du monde communiste, Lech Walesa, avant de se brouiller avec lui au début des années 1990, Walesa préférant se porter vers les avantages matériels que lui avaient généreusement proposés certains réseaux mondialistes.

    Bien que très hostile au Traité de Lisbonne, il avait fini par le signer sous la pression de l’Union européenne ; son pays dépendant encore énormément de la manne financière de l’UE.

     Dans le même esprit, il avait accordé à l’US Army de pouvoir faire stationner sur son sol plusieurs bataillons de missiles de défense sol-air dans le cadre de la mise en place du projet balistique ABM développé par le Pentagone et officieusement orienté contre la Fédération de Russie.

    Sa disparition tragique, de même que celle des personnes qui l’accompagnaient dans l’avion qui les menait sur les lieux de la commémoration de Katyn, ouvre une crise politique en Pologne et sans doute géopolitique sur notre continent. Au moment où Russes et Polonais post-communistes se rapprochaient progressivement, ce drame ne peut qu’encourager ceux qui refusent que sur notre continent la paix puisse perdurer entre les peuples et les religions catholique et orthodoxe.

    Qu’il repose en paix et que Dieu protège la Pologne !

    NPI - 10 avril 2010

  • Communiqué de presse du Front National

    Le Front National s’incline devant la mémoire des victimes de l’accident de l’avion du Président Kaczynski, patriote polonais, militant contre les totalitarismes passés et en gestation, ardent défenseur des valeurs traditionnelles de la culture latine et chrétienne que le peuple français a reçues en héritage avec le peuple polonais, au deuil duquel nous nous associons pleinement.

    Bruno GOLLNISCH
    Vice-Président Exécutif du FN chargé des Relations Internationales

    NPI - 10 avril 2010

  • Jean-Paul II était hostile au départ des prêtres

    L'ex-évêque du diocèse d'Oakland, qui a écrit au Vatican dans les années 1980 pour réclamer qu'un prêtre californien accusé de pédophilie soit défroqué, affirme que le pape Jean Paul II était hostile à l'époque au départ des prêtres, rapporte aujourd'hui le New York Times.

    L'ancien évêque John Cummins a expliqué qu'à l'époque, l'Eglise était confrontée au départ de nombreux prêtres, ce qui fait que le pape Jean Paul II "a vraiment ralenti le processus, et l'a rendu beaucoup plus mesuré", indique le quotidien.

    Une série de lettres échangées entre le Vatican et le diocèse californien d'Oakland, dont l'AFP a obtenu copie hier, mettaient en cause le pape actuel Benoît XVI pour avoir traîné les pieds dans les années 80, pour défroquer le prêtre californien, mais ne mentionnaient pas le pape de l'époque Jean Paul II.

    Le Figaro - 10 avril 2010

  • Encore une infâme opération de diffamation contre Benoït XVI

    Dans une lettre de 1985, le futur pape se montre très réservé sur la destitution d'un prêtre californien ayant abusé d'enfants. De quoi relancer les accusations d'étouffement des scandales pédophiles pesant sur Joseph Ratzinger.

    Pas de répit sur le front des scandales pédophiles pour Benoît XVI. Une lettre vieille de 25 ans, rendue publique par Associated Press vendredi, devrait relancer les spéculations sur d'éventuels étouffements ou blocages de cas de pédophilie par le pape. Dans cette missive, issue de la correspondance entre le diocèse d'Oakland aux Etats-Unis et le Vatican, le futur Saint-Père se montre très réservé sur la destitution d'un prêtre californien reconnu coupable d'abus sexuels. Joseph Ratzinger est alors le directeur de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui peut sanctionner les religieux responsables d'abus.

    Au cœur de cette nouvelle polémique, la destitution du prêtre Stephen Kiesle. Ce religieux de 38 ans a été condamné à trois ans de liberté surveillée en 1978 pour avoir attaché et agressé deux garçons. A la fin de sa peine, le religieux demande à quitter la prêtrise. Son dossier est envoyé par John Cummins, l'évêque d'Oakland, en 1981 au Vatican mais avance lentement : requête de suppléments d'informations en 1982, puis perte du dossier en 1983. L'Eglise californienne écrira trois fois à Joseph Ratzinger pour savoir où en est l'affaire. La lettre obtenue par AP est une réponse signée par le futur pape à la troisième et ultime relance de 1985. Joseph Ratzinger y explique que les arguments pesant pour la destitution de Kiesle sont en effet très graves mais qu'une telle décision exige une évaluation méticuleuse et davantage de temps. «Il faut prendre en compte le bien de l'Eglise universelle», écrit Joseph Ratzinger.

     

    «Des effets négatifs parmi les fidèles»

     

    «La destitution d'un prêtre aussi jeune (Kiesle a alors 38 ans, ndlr) peut provoquer des effets négatifs parmi les fidèles», poursuit-il. Il prie John Cummins d'avoir envers Kiesle une «attention aussi paternelle que possible» en attendant l'avis du Vatican. «Cette lettre démontre que le cardinal Ratzinger était plus préoccupé d'éviter le scandale que par les victimes», a fustigé à AP l'avocat de certaines des victimes de Stephen Kiesle. Des accusations réfutées par le Vatican. Un porte-parole du Saint-Siège a assuré que le cardinal Ratzinger «n'a pas tenté d'étouffer l'affaire» mais, «a insisté sur la nécessité d'étudier l'affaire plus attentivement, en tenant compte des intérêts de toutes les parties impliquées». En outre remarque un des avocats américain du Saint-Siège, la missive a fait l'objet de «jugements hâtifs». «Durant tout le processus, le prêtre est resté sous le contrôle, l'autorité et l'assistance de l'évêque local. «L'affaire d'abus sexuel n'a jamais été transmise au Vatican», ajoute Jeffrey Lena. «Jusqu'en 2001, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi n'était pas compétente pour les cas d'abus sexuels. Etaient compétents les évêques locaux», souligne-t-il. Les critères de l'époque ont été respectés, insiste l'avocat.

    Finalement Stephen Kiesle est défroqué en 1987. Les documents fournis à AP ne mentionnent pas le rôle qu'a pu jouer Benoît XVI dans cette décision. Mais rendant l'affaire encore plus sensible, AP explique qu'en attendant le verdict du Saint-Siège, Kiesle a travaillé à l'Eglise St Joseph de Pinole où il conseillait des enfants. Malgré son expulsion de l'Eglise, le Californien reste encore quelques mois au contact des jeunes. Kiesle retourne de nouveau devant la justice en 2002 et 2004 pour des affaires d'abus et écope d'une peine de 6 ans de prison pour avoir agressé en 1995 une petite fille. Inscrit au registre des délinquants sexuels, il a depuis été relâché.

    Ces révélations sont très embarrassantes pour le pape qui ne cesse d'être remis personnellement en cause. Ces dernières semaines, il a été accusé par des médias allemands et le New York Times d'avoir gardé le silence sur des abus quand il était archevêque à Munich puis chef de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Les tensions sont telles que le quotidien L'Osservatore Romano, la voix du Vatican, a dénoncé «une infâme opération de diffamation» contre Benoît XVI tandis que le prédicateur du Vatican a indirectement dressé un parallèle entre les accusations portées contre le pape et l'Eglise et l'antisémitisme avant de s'excuser. Soucieux de montrer qu'il prend le problème à bras le corps, le Saint-Siège devrait publier lundi sur son site Internet ses «lignes directrices» de la lutte contre la pédophilie.

    Le Figaro - 10 avril 2010

  • Des dizaines de milliers de Polonais devant le palais présidentiel à Varsovie

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    (Cliquez sur les photos)

    Des dizaines de milliers de personnes étaient rassemblées samedi soir dans le quartier du Palais présidentiel à Varsovie en hommage aux victimes de l'accident de l'avion du président Lech Kaczynski survenu samedi matin en Russie, a constaté un photographe de l'AFP.

    L'avenue longeant le Palais, proche de la Vieille ville, les rues adjacentes et l'immense place Pilsudski toute proche étaient noires de monde et illuminées de bougies apportées par la foule.

    Jerzy Grabowski 55 ans, agent comptable, est venu avec sa femme. Ils ont allumé une bougie d'abord devant le palais présidentiel et ensuite à l'endroit où le pape Jean-Paul II avait célébré sa grande messe sur la place lors de son premier pèlerinage en Pologne en 1979.

    "Une pour le président, l'autre pour Jean-Paul II. Il y a pas longtemps, nous avons commémoré sa mort aussi", a-t-il dit à une journaliste de l'AFP, "nous sommes une nation particulière: nous nous unissons à des moments tragiques de l'histoire".

    Le président polonais Lech Kaczynski, ainsi que plusieurs hauts responsables du pays, ont été tués samedi dans l'accident de leur avion près de Smolensk, dans l'ouest de la Russie, où le Premier ministre russe Vladimir Poutine est arrivé dans la soirée.

    Le Tupolev-154 transportait 97 personnes, selon les autorités russes, 96 selon le gouvernement polonais. Parmi elles M. Kaczynski et son épouse, le président de la Banque centrale polonaise, Slawomir Skrzypek, le chef d'état-major des forces armées, Franciszek Gagor et d'autres responsables polonais. Il n'y a eu aucun survivant.

    AFP. 10 avril 2010

  • L'armée polonaise est décapitée

    Les principaux chefs de l'armée polonaise ont péri avec le président Lech Kaczynski, selon une liste des passagers de l'avion qui s'est écrasé ce matin près de Smolensk, dans l'ouest de la Russie.

    Quatre-vingt seize personnes se trouvaient à bord de l'avion du président polonais Lech Kaczynski qui s'est écrasé ce matin près de Smolensk, dans l'ouest de la Russie, tuant tous ses occupants, selon le bilan rectifié du ministère russe des Situations d'urgence.

    Le Figaro - 10 avril 2010

  • Le président Lech Kaczynski représentait la Pologne profonde

    Conservateur et nationaliste, Lech Kaczynski représentait la Pologne profonde et aimait jouer les trublions dans les cénacles européens.

    La communauté internationale l'a découvert en 2005. A la tête de son parti, Droit et Justice (PIS), il est élu à l'arraché devant son rival libéral Donald Tusk. Le tandem qu'il forme avec son jumeau -monozygote- Jaroslaw, devenu dans le même temps premier ministre, fera longtemps les choux gras des gazettes. Tout comme ses relations exécrables avec Lech Walesa, dont il fut le proche conseiller avant de devenir l'ennemi intime.

    Les Polonais, eux, le connaissaient depuis longtemps. A l'âge de 12 ans, il est, au côté de son inséparable frère, la tête d'affiche d'un film devenu culte, «Les petits voyous qui décrochèrent la lune». Cette lune, Lech et Jaroslaw vont la décrocher pour de bon aux élections de l'automne 2005. Ils raflent d'un seul coup les législatives et la présidentielle.

     

    «L'élément modérateur» du tandem

     

    Lech et Jaroslaw ne se sont jamais quittés. Ensemble au sein du mouvement Solidarité, ensemble toujours dans leur lente ascension vers le pouvoir. Jaroslaw, l'aîné de 45 minutes, passait pour «le cerveau» de ce curieux tandem, celui , dit-on, qui «donnait les ordres». Lech en était «l'élément modérateur».

    Lech Kaczynski -à moins que ce ne soit Jaroslaw- n'avait jamais accepté la décision de ses anciens compagnons de lutte de «tirer un gros trait» sur le passé. L'anticommunisme était son cheval de bataille. Un fonds de commerce électoralement payant. A peine arrivé au pouvoir, il n'eut de cesse, au nom d'une «révolution morale», de «décommuniser» les institutions polonaises, détricotant allègrement tout ce que ses prédécesseurs avaient réalisé depuis 1989 pour réconcilier la Pologne. Dénoncée par l'ensemble des figures de proue de Solidarité, cette campagne dite de «lustration» qui vira très vite à la «chasse aux sorcières», fut en réalité un instrument de «nettoyage» politique visant à contrôler tous les leviers du pouvoir.

    Conservateur et nationaliste, Lech Kaczynski affichait ses principes moraux. Il n'aimait pas les homosexuels et condamnait l'avortement. Il n'eut cependant aucun scrupule à s'acoquiner avec une radio intégriste (Radio Maryja) ouvertement xénophobe et antisémite -ce que lui même n'était pas- ou à s'allier à des partis extrémistes peu recommandables.

     

    Déplorables coups de théâtre diplomatiques

     

    Lech Kaczynski représentait la Pologne profonde. Il combattait l'ultralibéralisme qui avait permis à l'économie polonaise de décoller et se posait en champion des perdants de la transition. Il connaissait peu le vaste monde avant d'être élu président. Passionné d'histoire, ce juriste de formation cultivait une vision passéiste des relations internationales qui expliquait de déplorables coups de théâtre diplomatiques et une évidente propension à jouer les trublions dans les cénacles européens. Il ne cachait pas son euroscepticisme. L'Allemagne lui inspirait, autant que la Russie, une méfiance inextinguible et, face au couple franco-allemand, soupçonné de «visées hégémoniques », il se montrait intraitable pour, croyait-il, défendre les intérêts de la Pologne et des petits pays membres. En 2007, il se distingua ainsi par son obstination à bloquer l'adoption d'un traité constitutionnel simplifié destiné à supplanter le Traité de Nice. De même, en 2009, il renâcla longtemps à ratifier le Traité de Lisbonne pourtant déjà approuvé par le parlement polonais.

    Aux législatives anticipées de 2007, les Polonais sanctionnèrent la dérive populiste et autoritaire des frères Kaczynski. Jaroslaw dût céder la place à Donald Tusk. Jusqu'au bout, la cohabitation se révéla houleuse, Lech Kaczynski, à l'instigation peut-être de son frère Jaroslaw, ne ratant pas une occasion d'opposer son veto à des projets de loi ou de critiquer publiquement la politique étrangère du gouvernement.

    Le Figaro - 10 avril 2010

  • Une école primaire incendiée dans les Yvelines

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    AFP - L'école primaire Victor-Hugo de Clayes-sous-Bois (Yvelines) a été en partie détruite par un incendie d'origine criminelle dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris samedi de source policière et auprès des pompiers.

    L'enquête a été confiée à la sûreté départementale des Yvelines, selon une source policière.

    Selon les premiers éléments de l'enquête, une porte de l'école aurait été fracturée avant que l'incendie ne se déclare vers 3h00 à l'intérieur de l'établissement, situé rue Pablo-Neruda à Clayes-sous-Bois.

    Les 194 élèves de l'école doivent être répartis dès lundi dans les autres établissements de la commune, a-t-on précisé.

    10 avril 2010

  • Le Président polonais se tue dans le crash de son avion en Russie

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    L'appareil, qui transportait notamment Lech Kaczynski et plusieurs hauts responsables, aurait accroché des arbres au moment de son atterrissage à Smolensk dans l'ouest de la Russie. Il n'y aurait aucun survivant, selon les autorités russes, qui suspectent une erreur du pilote.

    La Pologne est orpheline de son président et d'une partie de ses élites. L'avion, qui transportait Lech Kaczynski et plusieurs hauts responsables polonais, s'est écrasé samedi matin à son atterrissage à Smolensk en Russie, vers 11 heures. Aucun des 96 passagers à bord n'ont survécu, d'après un nouveau bilan des autorités russes. Le corps du chef d'Etat a été retrouvé.

    Selon les premiers éléments, le temps était au brouillard aux environs de Smolensk. Le Tupolev 154 aurait accroché des arbres, se serait écrasé avant de prendre feu.Une erreur du pilote pourrait être à l'origine de la catastrophe, expliquent les forces de l'ordre russes. L'agence Interfax révèle que les autorités russes ont ainsi proposé à l'équipage polonais d'atterrir à Minsk ou à Moscou en raison de la mauvaise visibilité, mais le pilote a décidé d'atterrir près de Smolensk. L'avion serait tombé lors de sa quatrième tentative d'atterrissage.

    Si le Tupolev de conception soviétique était utilisé depuis vingt ans, il n'était pas vétuste, a insisté l'ambassadeur polonais en France sur France 24. Selon lui, l'avion avait été révisé en décembre dernier sans que rien d'anormal ne soit remarqué. De nombreux appareils de ce type ont été impliqués dans des accidents au cours des dernières années, principalement en Russie et dans l'ex-URSS. Moscou a promis une investigation minutieuse sur le drame, en coopération avec les autorités polonaises. Les services secrets russes sont sur place. Les deux boîtes noires ont été retrouvées. Le premier ministre russe Vladimir Poutine présidera la commission d'enquête. En signe de solidarité, le président russe Dmitri Medvedev a décrété lundi journée de deuil national.

     

    Lech Kaczynski allait rendre hommage aux victimes de Katyn

     

    Outre Lech Kaczynski, l'appareil transportait son épouse, le vice-ministre des Affaires étrangères Andrzej Kremer, le chef d'état-major des armées, l'ancien président polonais en exil à Londres Ryszard Kaczorowski et le gouverneur de la banque centrale polonaise. Le président du comité polonais veillant sur les lieux de la mémoire nationale, Andrzej Przewoznik, des députés et des historiens figuraient aussi parmi la délégation. A Varsovie, le premier ministre Donald Tusk a convoqué une réunion extraordinaire de son cabinet. Le président de la Diète, chambre basse du parlement polonais, Bronislaw Komorowski, va assurer les fonctions du chef de l'Etat.

    Le président polonais Lech Kaczynski et des familles d'officiers polonais exécutés il y a 70 ans par la police de Staline étaient attendus, samedi matin, à Katyn près de Smolensk, pour se recueillir.

    Une première cérémonie d'hommage aux 22.000 Polonais tués en 1940 avaient réuni mercredi le premier ministre russe Vladimir Poutine et son homologue polonais Donald Tusk. La catastrophe survient alors que les relations entre la Pologne et la Russie, longtemps empoisonnées par le massacre, s'amélioraient.

    Agé de 60 ans, le conservateur et eurosceptique Lech Kaczynski avait été élu à la présidence de Pologne en décembre 2005 aux dépens de Donald Tusk. Il avait pour frère jumeau le leader de l'opposition polonaise, l'ancien premier ministre Jaroslaw Kaczynski. Lech Kaczynski avait affiché son intention de briguer un second mandat à l'occasion de la présidentielle prévue cet automne. Ce scrutin devait l'opposer au président du Parlement Bronislaw Komorowski, candidat de la Plate-forme Civique, le parti de Donald Tusk.

    Le Figaro - 10 avril 2010