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  • Les "sionistes de gauche" colonisent aussi bien que les autres

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    Tandis qu’à Bruxelles, Cohn-Bendit et BHL et autres « Juifs européens » aussi « raisonnables » qu’auto-proclamés, amusent la galerie avec leur pétition JCall, à 4.000 kilomètres de là, leurs amis sionistes « de gauche » participent ouvertement au dépeçage de la Palestine.

    Les deux journalistes Akiva Eldar et Chaim Levinson publient ainsi, dans le quotidien Haaretz, les résultats d’une enquête montrant que le Mouvement Kibboutz, cache-sexe « de gauche », voire « socialiste », du sionisme, travaille le plus sérieusement du monde à la colonisation de la Vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée.

    « Le Mouvement Kibboutz encourage les soldats dégagés de leurs obligations militaires à rejoindre les colonies de la Vallée du Jourdain. C’est ce qui ressort d’un document distribué par la commission spéciale du mouvement pour la colonisation, mis en circulation le mois dernier », écrivent les deux reporters.

    « Il y a quinze jours, cette commission a produit un document intitulé "Colonisation de la Vallée du Jourdain, dans les zones sous contrôle israélien" » ajoutent-ils.

    On y apprend qu’au cours d’une réunion avec le chef du conseil régional de la Vallée du Jourdain, David Lahiani, une date a été arrêtée pour la visite conjointe, par des représentants de l’armée et du Mouvement Kibboutz, d’une base militaire désaffectée, la base Gadi. Cette base devrait être désignée comme lieu d’implantation d’une nouvelle colonie.

    Le document précise qu’une telle initiative s’inscrit dans la politique générale du gouvernement encourageant la colonisation, et qu’il s’agit dans ce cas de confier au Mouvement Kibboutz un rôle de premier plan quant aux decisions politiques à venir sur le statut de la Vallée du Jourdain.

    Yoel Marshak, responsable de la commission spéciale du Mouvement Kibboutz, indique qu’il y a six ans, c’est déjà lui qui avait lancé un projet pour l’installation de kibboutzniks à Yitav, une base militaire désaffectée située au nord de Jéricho, toujours en Cisjordanie occupée. « Notre préoccupation était et est encore de laisser les terres aux mains des Juifs, et de garantir la sécurité des personnes envoyées là par le gouvernement et notre mouvement », commente Marshak.

    Toujours selon le document, un premier groupe de jeunes habitants de Tel-Aviv venant d’effectuer leur service militaire ont été approchés, et auraient réagi avec enthousiasme. Au total, Marshak a des plans pour la création de 8 colonies « kibboutz », rien que dans la Vallée du Jourdain. Le fait que depuis 2005, la Cour des Comptes israélienne elle-même ait reconnu que les terres sur lesquelles avaient été créées les bases de l’armée étaient des terres volées à leurs propriétaires palestiniens légitimes ne gêne évidemment pas Yoel Marshak.
    VOXNR - 06/05/10

  • VIDEO Pédophilie: six arrestations dans une même famille

    http://videos.tf1.fr/jt-we/pedophilie-six-arrestations-dans-une-meme-famille-5845388.html

    Six personnes d'une même famille ont été mises en examen jeudi, près de Dunkerque, dans le Nord, pour des viols en réunion et des agressions sexuelles sur des enfants âgés de six mois à quatre ans et demi.

  • L'Allemagne inaugure un musée consacré aux crimes nazis

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    (Cliquez sur la photo)

    BERLIN — Tandis que l'Europe célèbre le 65e anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale, l'Allemagne inaugure un musée à Berlin consacré aux crimes nazis, près du mémorial aux Juifs européens assassinés inauguré il y a juste cinq ans.

    Le musée "Topographie de la terreur" se dresse là même où la Gestapo, la police secrète nazie, et les SS avaient établi leur quartier-général, au 8 et 9 de la Prinz Albrecht Strasse.

    Quelque 15.000 personnes, ennemis du Führer, ont été détenus dans leurs geôles entre 1933, date de la prise de pouvoir par Hitler, et la fin de la guerre en 1945.

    Après guerre, ce qui restait des bâtiments a été rasé et l'endroit était resté un terrain vague, tout à côté du Mur de Berlin, jusqu'à la réunification du pays il y a 20 ans.

    "Nous voulons que l'Histoire soit visible", explique le directeur du nouveau musée, Andreas Nachama, un rabbin et historien.

    "La 'topographie de la terreur' n'est pas un mémorial, mais un endroit où apprendre, un endroit associé aux coupables", selon M. Nachama.

    Le nouveau musée, qui a coûté 25 millions d'euros, remplace une exposition temporaire qui attirait jusqu'à un demi-million de visiteurs par an.

    Construit au-dessus des anciennes caves de la Gestapo, seuls vestiges conservés des anciens bâtiments, le nouveau musée de deux étages, en verre et en acier, donne l'impression de "flotter" au-dessus du site.

    Sur les murs, des photos des dirigeants nazis, des photos de détenus prises par la Gestapo, des photos d'exécutions sommaires, ainsi que des plaquettes visant à expliquer les efforts après-guerre pour juger les coupables.

    A quelques centaines de mètres de là, le mémorial aux Juifs assassinés d'Europe marque pour sa part son cinquième anniversaire cette même semaine.

    L'exposition souterraine associée à ce mémorial, dont les 2.700 cubes de béton couvre une surface équivalente à un stade de football, a reçu plus de 2,3 millions de visiteurs, dont la moitié venues de l'étranger, depuis 2005, selon son directeur, Uwe Neumärker.

    Le mémorial fait partie des dix premières attractions touristiques à Berlin, selon l'Office du tourisme.

    "Nous avions toujours pensé que c'était quelque chose qui devait être construit, mais nous n'avions jamais imaginé que cela connaîtrait un tel succès", selon Lea Rosh, une journaliste à l'origine du projet.

    "Il n'existe pas de crimes comparables dans l'histoire de l'Humanité. Mais aucun pays au monde n'a documenté ses crimes de façon aussi exhaustive que l'Allemagne", a-t-elle ajouté.

    AFP. 07/05/10

  • Cinq Afrikaners inculpés de terrorisme avant le Mondial 2010...

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    Des Afrikaners, membres de l'AWB, arrivent au tribunal le 14 avril 2010 après la mort d'Eugene Terre'Blanche - (Cliquez sur la photo)

    La police sud-africaine a annoncé vendredi l'inculpation pour terrorisme de cinq extrémistes blancs soupçonnés d'avoir projeté des attentats à la bombe contre des townships noirs, tout en réaffirmant qu'"aucune menace" ne pesait sur le Mondial.

    Sept hommes ont été arrêtés fin avril à Phalaborwa, aux portes du parc national Kruger (nord-est), après la profanation de la tombe d'un haut responsable noir, a indiqué à l'AFP Musa Zondi, porte-parole des Hawks (Faucons), l'unité d'élite de la police criminelle.

    Lors de l'interrogatoire, "ils nous ont orientés vers leurs autres activités et vers une cache d'armes et d'explosifs", a-t-il précisé. "Ils voulaient notamment poser des bombes dans des zones où vivent des Noirs."

    "Les sept ont été inculpés pour terrorisme mercredi de la semaine dernière, mais les charges ont été retirées aujourd'hui (vendredi) contre deux d'entre eux", a-t-il précisé.

    Jeudi, le ministre et le chef de la Police avaient annoncé l'arrestation de plusieurs extrémistes, liés à des projets d'attentats contre des Noirs, dans trois provinces du pays, dont celle du Limpopo où se situe Phalaborwa.

    "A ce stade de l'enquête, nous n'avons pas établi de liens" entre les suspects du Limpopo et d'autres groupes, a précisé le porte-parole des Hawks. "Ils travaillaient de leur côté".

    M. Zondi a assuré ne pas savoir si le projet d'attentat était à un stade avancé. "Mais nous prenons au sérieux toute menace", a-t-il dit.

    De son côté, le chef de la police nationale Bheki Cele a précisé lors d'un point-presse au Cap, qu'un individu arrêté à Pretoria dans ce cadre avait été libéré sous caution.

    "Nous avons aussi arrêté des hommes de la ville du Cap qui sont suspectés de faire partie de commandos", a-t-il ajouté, tout en excluant catégoriquement l'existence d'une menace sur le Mondial (11 juin - 11 juillet).

    "En ce moment même, il n'y a aucune menace sur la Coupe du monde 2010 de la Fifa aussi bien au niveau national qu'international", a-t-il réitéré.

    Ces arrestations ont lieu dans un contexte très délicat, un mois après le meurtre de l'extrémiste blanc Eugene Terre'Blanche qui avait exacerbé les tensions raciales en Afrique du Sud, seize ans après la chute de l'apartheid.

    Ce fondateur de la formation d'extrême droite, le Mouvement de résistance afrikaner (AWB), a été battu à mort sur sa ferme le 3 avril. Deux ouvriers agricoles, qui s'étaient immédiatement rendus à la police ont été inculpés pour meurtre le 6 avril.

    Pour Anneli Botha, spécialiste du terrorisme à l'Institut d'études de sécurité (ISS), il est cependant improbable que le meurtre d'Eugene Terre'Blanche déclenche un attentat de l'extrême droite pendant la Coupe du monde.

    "Jusqu'à présent, l'extrême droite s'est concentrée sur la politique interne et non sur les événement internationaux comme la Coupe du monde. Tous les complots ont été dirigés à l'encontre du gouvernement ou certaines franges de la société et non de la communauté internationale", a-t-elle expliqué à l'AFP.

    AFP. 07/05/10

  • Paris aurait conditionné l'aide à la Grèce à des contrats militaires, selon Cohn-Bendit

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    PARIS — Le leader d'Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit, a accusé vendredi Nicolas Sarkozy et François Fillon d'avoir fait pression sur Georges Papandréou, assurant qu'ils avaient conditionné l'aide française à la Grèce au respect par Athènes de contrats d'armement souscrits avec Paris.

    "J'ai rencontré M. Papandréou la semaine dernière. J'étais à Athènes. Je le connais depuis longtemps", a expliqué l'eurodéputé lors d'une conférence de presse à Paris sur l'avenir du mouvement écologique, en relatant ce qu'il a présenté comme sa conversation avec le chef du gouvernement grec.

    "C'est quand même incroyable la manière dont les Merkel et Sarkozy de ce monde traitent un Premier ministre grec", s'est-il exclamé.

    "Dernièrement, M. Papandréou, qui était au sommet de l'Otan, est passé par Paris. A Paris, il y a un certain M. Fillon et un certain M. Sarkozy", a poursuivi M. Cohn-Bendit.

    "Ils les a rencontrés. M. Fillon et M. Sarkozy ont dit à M. Papandréou : "Nous allons lever des sommes pour vous aider, mais vous devez continuer à payer les contrats d'armement qu'on a avec vous, signés par le gouvernement Caramanlis", a assuré le leader Verts au Parlement européen.

    "Depuis ces trois mois, il y a eu plusieurs milliards de contrats d'armement qu'on a obligé la Grèce à confirmer, a-t-il poursuivi. Des frégates françaises - 2,5 milliards - que doivent acheter les Grecs; il y a des hélicoptères, il y a des avions, il y a des sous-marins allemands".

    AFP. 07/05/10

  • Profanations: une indignation sélective

    Communiqué de presse de Valérie LAUPIES – Conseillère Régionale PACA – FN -

    La profanation de tombes musulmanes au carré militaire du cimetière Saint-Lazare de Tarascon dans les Bouches du Rhône est doublement abjecte.
    D’abord parce qu’elle porte atteinte au respect des morts, qui est un des signes les plus élémentaires de la civilisation.
    Ensuite parce qu’il s’agit de soldats qui sont morts pour la France.
    Mais le concert d’indignation politico-médiatique, que l’on n’entend que lorsqu’il s’agit de tombes musulmanes ou juives, est quant à lui indécent.
    En 2009, à la demande de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, André Flajolet et Jean-Frédéric Poisson, députés UMP du Pas-de-Calais et des Yvelines, ont rendu un rapport complet sur les violations de sépultures en France. Intitulé « Du respect des morts à la mort du respect ».
    Premier constat : si l’atteinte à l’intégrité des cadavres dans les cimetières reste assez rare, avec une moyenne de 8 cas par an, les atteintes aux sépultures sont plus courantes. Il en survient environ une tous les deux ou trois jours en France.
    Malgré un traitement médiatique qui donne une impression inverse, la grande majorité des profanations concerne des sépultures chrétiennes.
    Pour le Front National, le respect des morts ne se partage pas.

    NP Info - 07/05/10

  • Lionnel Luca contre le film mensonger et anti-français "Hors la loi"

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    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)
    Le film Hors la loi de Rachid Bouchareb n'a pas encore été dévoilé au Festival de Cannes que, déjà, la polémique s'engage. Au coeur des débats, la guerre d'Algérie, cette plaie si longue à se refermer, et plus particulièrement le massacre de Sétif du 8 mai 1945. La vision qu'en donne Rachid Bouchareb - dont le film représente l'Algérie au Festival de Cannes - déclenche la colère du député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca. Ce dernier a qualifié le film d'"anti-français" et dénonce une "vision hémiplégique de l'histoire" ainsi que "l'irresponsabilité" de l'auteur. Selon le député conservateur, Hors la loi risque d'envenimer les relations des jeunes Français d'origine maghrébine avec le reste de la population, compte tenu de son impact certain au box-office.

    La polémique porte notamment sur l'élément déclencheur des massacres. Rachid Bouchareb montre comment l'armée française a massacré les premières insurrections nationalistes du peuple algérien. Lionnel Luca s'inscrit en faux : "Le premier massacre de la journée du 8 mai est subi par les Européens qui sont lynchés par une foule qui est armée et non à mains nues !" Une controverse qui, disons-le, ne fera que profiter à la sortie en salle du film, prévue le 22 septembre prochain.

    Le service historique de la Défense relève des erreurs

    Rachid Bouchareb, déjà récompensé à Cannes pour Indigènes (2006), avait été vivement félicité par Jacques Chirac pour avoir rappelé le sacrifice des soldats des colonies à la libération de la France. Hors la loi creuse cette veine en s'intéressant, cette fois, aux porteurs de valises du FLN. Lionnel Luca admet ne pas avoir visionné le film lui-même. En revanche, Hubert Falco, le secrétaire d'État à la Défense, lui a transmis le 15 janvier 2010 l'analyse du service historique de la Défense qui a eu le scénario en main. C'est sur la foi de cette analyse (laquelle déplore des erreurs) que Lionnel Luca se fonde pour dénoncer le projet du film dont les acteurs sont Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Sami Bouajila...

    "Je ne demande pas l'interdiction du film contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là, explique Lionnel Luca. Je dénie à Rachid Bouchareb le fait de s'ériger en historien. Il déclarait dans le quotidien El Watan en juin dernier vouloir 'rétablir une vérité historique' et 'tout déballer'. Il n'est pas membre de l'Académie d'histoire, que je sache. J'ai autant le droit de m'exprimer que M. Bouchareb. Maurice Villard a rassemblé de nombreux témoignages sur le massacre des Européens qui s'est déroulé à Sétif."

    Un "prix de la bêtise avec un grand C"

    La réaction de Lionnel Luca suscite la riposte des auteurs qui, sous l'égide de la SACD (leur société), soutiennent Rachid Bouchareb. Le député UMP se voit ainsi décerner un "prix de la bêtise avec un grand C" (selon l'expression de Jacques Prévert) tout juste créé pour l'occasion. Votée à l'unanimité par le conseil d'administration de la SACD, cette gratification satirique "vise à honorer ceux qui, en toute méconnaissance de cause, prendront dorénavant l'initiative de tenter de limiter la liberté d'expression en s'attaquant publiquement à des oeuvres sans les avoir lues ou vues." Lionnel Luca "s'est ainsi positionné, à la suite de quelques autres ces derniers temps, dans la grande tradition démocratique du "je ne l'ai pas lu, je ne l'ai pas vu, mais j'en ai entendu causer donc j'en exige l'interdiction", relève encore la SACD .

    Lionnel Lucas ne s'en émeut pas plus que ça. "Ce sont les mêmes qui estiment que ce film mérite un prix à Cannes sans l'avoir vu non plus. Quant à la bêtise, ils sont assez bien placés pour en parler." "C'est puéril", conclut-il.
    Au-delà du fonds historique, ce qui gêne Lionnel Luca, c'est le soutien financier du film par le Centre national de la cinématographie (CNC). Lionnel Luca se défend de représenter, dans ce débat, les intérêts des pieds-noirs, nombreux parmi son électorat des Alpes-Maritimes. Il espère que ce film permettra aussi d'honorer la mémoire des musulmans qui sont restés fidèles à la France et qui, eux aussi, ont payé cet engagement par le sacrifice de leur vie. Une palme annoncée qui s'engage de façon houleuse sur les plages de Cannes...

    Le Point - 07/05/10


  • Pour les jeunes Grecs, "l'Europe, c'est la fatalité"

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    Devant le Parlement d'Athènes - (Cliquez sur la photo)
    Un pays "au bord du gouffre", s'est inquiété mercredi le président Poulias, et qui a besoin d'une cure d'austérité drastique pour les trois prochaines années au moins, comme l'a préconisé le ministère des Finances . Tel est l'amer constat auquel de nombreux Grecs doivent se résigner, après trois jours de grèves générales qui ont dégénéré mercredi en violents affrontements avec la police .

    Alors c'est la rage au ventre que des milliers de jeunes Grecs sont descendus dans les rues d'Athènes. Sans doute ont-ils compris que la remise à flot de leur économie dépend de leurs sacrifices à venir. Déjà, pour les femmes, l'âge légal de départ en retraite a été reculé à 65 ans, d'ici 2013. Bientôt, les coupes salariales dans la fonction publique seront sans précédent, car il faut maintenir le cap fixé par l'Union européenne et le FMI après l'aide exceptionnelle octroyée, chiffrée à 110 milliards d'euros. Parmi les plaintes de la jeunesse grecque, celle de Michaelis, un informaticien de 27 ans, qui travaille à Athènes. "Papandréou et les autres sont responsables de cette situation. Ils ne se sont jamais occupés du peuple. On craint tous l'avenir (...)", affirme-t-il, implacable. D'autres comme Eirini ont choisi l'exil, dans une capitale européenne, à Londres, pour ne pas avoir à repenser à ces "trente années d'immobilisme et de technocratie, pendant lesquelles la Grèce n'a fait que s'enfoncer", raconte cette trentenaire, employée dans les télécommunications.

    La jeunesse grecque ne peut rester devant son poste de télévision quand "tout le monde doit se mobiliser", s'insurge Michaelis qui a participé à la manifestation de jeudi. "Nous sommes un petit pays, toutes les voix comptent, sans distinction politique", souligne-t-il, conscient qu'il a défilé aux côtés de certains partis extrémistes de gauche. Une récupération politique de la révolte des jeunes Athéniens qui ne le freine guère : "Je reste objectif en m'informant sur internet plutôt que dans les journaux locaux", précise-t-il.

    Des salaires à 500 euros

    Entre la peur de l'avenir et la voix de la raison, la jeunesse grecque se sent tiraillée. "La situation est très déroutante, les gens ont évidemment raison de protester contre le gouvernement, mais ne sommes-nous pas contraints d'accepter ces mesures d'austérité pour espérer s'en sortir ?", s'interroge Eirini. Même à distance, la jeune femme reconnaît que "le quotidien est devenu très difficile pour ses proches. Maintenant, dans la rue, on peut se faire agresser pour une quinzaine d'euros. Il n'y a plus de cash nulle part", raconte-t-elle.

    Face aux accusations de certains journaux à sensation allemands qui criaient à la paresse, l'occasion d'en profiter ne s'est pas présentée pour elle et ses amis. "Quand j'ai quitté Athènes, les jeunes qui avaient des doubles diplômes étaient payés 700 euros par mois. Aujourd'hui, leur salaire plafonne à 500 euros. Comment faire vivre une famille ?" Pire, la jeune expatriée dénonce "les protections sociales partielles ou des assurances à moitié couvertes pour les jeunes professionnels". Une injustice largement répandue puisque "les jeunes sont bien obligés d'accepter ces conditions", conclut-elle.

    Redémarrer à zéro

    Son salaire anglais lui permet aujourd'hui d'assurer le quotidien. "Quand j'ai vu qu'avec 900 euros par mois je n'avais aucune perspective d'évolution, je suis partie d'Athènes. Je n'envisage aucun retour avant une dizaine d'années", lâche-t-elle. La jeune femme garde malgré tout l'espoir de jours meilleurs dans le berceau des philosophes. "Il faut laisser le temps agir, pour permettre aux gens de redémarrer à zéro. Le plan d'austérité ne sera utile que si nous y joignons une graduation précise et ferme de ses mesures... le peuple en Grèce est tellement facile à corrompre par des promesses politiciennes", ironise-t-elle.

    "Si la Grèce quitte la zone euro, les autres pourraient suivre après (...) c'est toute la jeunesse européenne qui doit être solidaire", indique Michaelis, qui n'accorde guère de crédit à la bienveillance de Bruxelles, ni au soutien d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy qui se sont engagés à renforcer la stabilité de la zone euro. Pour les Grecs, l'Europe est la fatalité, c'est-à-dire quelque chose qui vient d'ailleurs, et sur laquelle on n'a de toute façon aucune influence", résume-t-il convaincu.
    Le Point - 07/05/10

  • Profanations de stèles musulsumanes: Hortefeux "déterminé"

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    Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux exprime sa "consternation" après la profanation de sept tombes musulmanes du cimetière militaire de Tarascon et assure de sa détermination à retrouver les auteurs, dans une lettre adressée aujourd'hui au président du CFCM Mohammed Moussaoui.

    En outre, le ministre participera dimanche à la cérémonie de recueillement au cimetière de Tarascon au côté du président du Conseil français du Culte musulman (CFCM), annonce son cabinet. "Une nouvelle fois, les musulmans de France sont donc victimes d'actes aussi incompréhensibles qu'inadmissibles, et croyez bien que les services travaillant sous mon autorité vont tout mettre en oeuvre afin que leurs auteurs soient rapidement identifiés, interpellés et déférés à l'autorité judiciaire pour être sanctionnés", écrit le ministre.

    "Nous ne laisserons pas ainsi stigmatiser les citoyens français musulmans, ajoute le ministre. "La liberté de conscience et de culte est une liberté fondamentale garantie par notre Constitution, et le respect dû aux morts, en particulier ceux qui se sont battus au péril de leur vie pour notre nation, un devoir civique et une exigence démocratique".

    Brice Hortefeux condamne ces actes "avec la plus grande sévérité" et assure les musulmans de France de sa "totale détermination et de (son) entier et fidèle soutien". Sept stèles de tombes musulmanes du cimetière militaire de Tarascon (130 tombes militaires dont 17 musulmanes) ont été renversées et trois sont également fendues. Les faits ont été découverts hier après-midi et le parquet indiquait aujourd'hui à la mi-journée n'avoir "aucune piste".
    Le Figaro -07/05/10


  • Le Parlement grec adopte son plan d'austérité dans un regain de tension

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    Manifestation devant le Parlement - (Cliquez sur la photo)

    La Grèce vient d'adopter son plan d'austérité, deux jours après la violente manifestation au coeur d'Athènes dans la quelle trois personnes ont tragiquement perdu la vie. D'une sévérité sans équivalent en Europe, le plan prévoit entre autre une hausse des taxes et des carburants, du tabac, de l'alcool, de la TVA.

     Il impose aussi des coupes claires dans les de la fonction publique et dans les retraites, en échange des 110 milliards d'euros d'aide de l'UE et du FMI. 

    Plongée depuis plusieurs mois dans un véritable chaos économique, la Grèce tente par tous les moyens d'alléger une dette abyssale estimée à plusieurs centaines de milliards d'euros. Le texte, qui s'ajoute à un premier plan déjà adopté en mars, vise à réduire le déficit public de 30 milliards d'euros pour le ramener d'ici 2014 sous le seuil européen de 3% du PIB.  

    5 000 personnes rassemblées devant le Parlement

    En signe de protestation, quelque 5 000 personnes se sont déjà rassemblées devant le d'Athènes. A l'appel de deux grands syndicats, la GSEE et l'Adedy, les opposants au plan d'austérité ont déployé un ruban noir en hommage aux trois salariés de la banque du centre de la capitale, morts mercredi après que leur agence a été incendiée par une poignée de casseurs mêlés à la manifestation.

    Sur une autre grande place d'Athènes, le front syndical communiste a, lui, réuni environ 6 000 personnes.

    Frappées de plein fouet par ce plan d'urgence, les classes moyennes, de nouveau dans la rue, vont donner du fil à retordre au gouvernement grec. Et ce malgré l'appel au calme du Premier ministre Georges Papandréou, lancé juste avant le vote.  

    De son côté, la presse grecque exprime sa «colère» et son «inquiétude». «L'heure est arrivée de mettre un terme à ces aberrations, la responsabilité en revient aux partis et aux syndicats» estime Ta Nea (pro-gouvernemental), tandis que le quotidien économique Navtemporiki juge que «l'explosion de violence aveugle porte un coup à la Grèce».

    Le Parisien - 06/05/10

  • Stèles de soldats musulmans profanées

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    Hervé Morin
    Sept stèles de soldats musulmans morts pour la France ont été profanées aujourd'hui  dans le carré militaire du cimetière de Tarascon (Bouches-du-Rhône), a annoncé le ministère de la Défense.
    Ces soldats sont morts lors de la Première Guerre mondiale.
    Le ministre de la Défense, Hervé Morin, fait part dans un communiqué de sa "profonde indignation devant un acte ignoble et lâche".
    "Je m'incline devant la mémoire de ces soldats avec d'autant plus d'émotion que cet ultime outrage semble les avoir volontairement visés pour leurs croyances religieuses", poursuit-il.
    "Mes pensées, à la veille de la commémoration du 8 mai 1945, vont à tous les combattants qui ont offert leur vie de manière humble ou éclatante pour que vivent une France et une Europe, libres, justes et généreuses", poursuit-il.
    Elles s'adressent à tous, "qu’ils croient au ciel ou qu’ils n’y croient pas, qu’ils soient Français par le sang reçu ou par le sang versé".
    Le Figaro - 06/05/10