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  • Un nouveau dessin animé christophobe

    Souvenez-vous, il y a un peu plus d’une semaine nous vous présentions South Park, une série animée d’origine juive intégriste. La chaîne câblée américaine à l’origine de ce dessin animé, Comedy Central, dont le directeur général est un certain Doug Herzog, travaille actuellement sur un nouveau projet : “JC”, ou l’histoire blasphématoire d’un Jésus-Christ à New-York en dispute avec son Père qui passe trop de temps sur les jeux-vidéos. Une demi-heure de “folle rigolage” à chaque épisodes … Car oui, bien sûr, il faudra prendre ce nouveau dessin-animé avec humour, autrement ce serait adopter des positions “extrémistes” (sic)… “En général, toute comédie pure met toujours certaines personnes mal à l’aise“, a déclaré le responsable des programmation de Comedy Central, un certain Monsieur Kent Alterman.

     “JC” est produit par la société Reveille, fondée par un certain Monsieur Ben Silverman. Autres producteurs : Jonathan Sjoberg, Andreas Ohman.

    Source: Les Intransigeants - 08/05/10

  • Cohn-Bendit pour la Turquie et contre l'Eglise grecque...

    Le leader écologiste Daniel Cohn-Bendit a suggéré ce matin à Nicolas Sarkozy de "réfléchir à un rapprochement de la Turquie dans l'Europe", qui permettrait une réduction des dépenses militaires de ce pays et de son voisin grec, en proie à une grave crise financière.

    Interrogé sur France Info, le chef de file des Verts au Parlement européen a rappelé que son groupe avait demandé "une initiative de paix de l'Union européenne entre la Grèce et la Turquie".

    Il a ajouté : "peut être que Nicolas Sarkozy devrait réfléchir... S'il y a un rapprochement de la Turquie dans l'Europe il y a un désarmement, le budget grec se trouve allégé, le budget turc se trouve allégé". "On devrait vendre moins d'armes et à la Grèce et à la Turquie", a-t-il aussi souhaité.

    Le leader d'Europe Ecologie (EE) a également réfuté le terme "accusations" après ses déclarations de vendredi selon lesquelles Nicolas Sarkozy et François Fillon auraient conditionné l'aide française à la Grèce au respect par Athènes de contrats d'armement souscrits avec Paris.

    "Ca fait six semaines que je dis ça au Parlement européen!", a-t-il relevé, soulignant que la Grèce avait conclu des contrats portant sur "des frégates, des hélicoptères français", mais aussi "des avions franco-allemands, des sous-marins allemands, et d'autres armes qui viennent de l'Europe, de Hollande etc.."

    "Si on parle de dégraisser le mammouth en Grèce, qu'on parle de tout ! Qu'on mette tout sur la table! Pourquoi mettre simplement les retraites de gens qui gagnent 800 ou 900 euros sur la table, et pas tous ces budgets?" s'est interrogé l'ex leader de "Mai 68" en critiquant le coût élevé d'entretien par Athènes de son armée mais aussi de son église. "Environ 300 millions d'euros du budget grec va à l'église orthodoxe", a-t-il assuré.

    Le Figaro - 08/05/10

  • La Bataille de Berlin - Ô Mort, où ta victoire?

    http://worldwartwo.free.fr/evenements/1945/Berlin/batailleberlin.html

    http://www.militaryphotos.net/forums/showthread.php?60166-Battle-of-Berlin-1945

    08/05/10

  • Sarkozy à Colmar: " Vichy a trahi la France et l'a déshonorée"

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    A Colmar le 8 mai 2010  - (Cliquez sur la photo)

    COLMAR — Le président Nicolas Sarkozy a célébré les 65 ans de la Victoire alliée du 8 mai 1945 samedi à Colmar, l'une des dernières villes françaises libérées, où il a déposé une gerbe de fleurs sur la place Rapp, en plein centre-ville, et rendu un hommage particulier aux "malgré nous".

    Dans un discours d'une quinzaine de minutes Nicolas Sarkozy est surtout revenu sur le sort de ces Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l'armée allemande.

    "Je suis venu aujourd'hui en Alsace réparer une injustice. A partir de 1942, les Alsaciens et Mosellans furent enrôlés de force dans l'armée allemande. On leur mit un uniforme qui n'était pas celui du pays vers lequel allaient leur coeur et leur fidélité. On les força à agir contre leur patrie, leur serment, leur conscience", a rappelé le président.

    "Ils furent 130.000. Trente-mille sont morts au combat, dix-mille furent portés disparus. Les "malgré nous" ne furent pas des traitres", a-t-il affirmé. "Ceux qui n'ont rien fait pour empêcher cette ignominie perpétrée contre des citoyens français ont trahi les valeurs de la France, l'ont déshonorée. Vichy a trahi la France et l'a déshonorée".

    Le chef de l'Etat était entouré du Premier ministre François Fillon et de quatre membres du gouvernement, Hervé Morin (ministre de la Défense), Jean-Marie Bockel (secrétaire d'Etat à la Justice), Hubert Falco (secrétaire d'Etat aux Anciens combattants) et Eric Besson (ministre de l'Immigration), ainsi que du président du Sénat Gérard Larcher.

    Nicolas Sarkozy a par ailleurs déposé une gerbe de fleurs au pied du monument à la gloire de la 1re Armée et à la mémoire du général de Lattre de Tassigny, le libérateur de la ville. Il a ensuite brièvement rencontré ses descendants.

    Depuis son élection le chef de l'Etat a souhaité localiser la cérémonie nationale commémorant la Victoire du 8 mai 1945 dans "des lieux particulièrement emblématiques de l'histoire de la libération du territoire national". Il s'était ainsi rendu à Ouistreham (Calvados) en 2008 et à Sainte-Maxime (Var) l'année passée.

    Plus tôt samedi matin, Nicolas Sarkozy avait déposé une gerbe au pied de la statue du général De Gaulle, à Paris.

    AFP. 08/05/10

  • L'Algérie commémore le "bain de sang" de Sétif

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    (Cliquez sur la photo si vous voulez la voir agrandie)

    SÉTIF, Algérie — Des milliers de personnes ont commémoré samedi les événements du 8 mai 1945 à Sétif (Est de l'Algérie) où "un véritable bain de sang", selon un ministre algérien, avait suivi une manifestation célébrant la victoire des Alliés contre le nazisme mais réprimée après l'apparition d'un drapeau algérien.

    En silence, les participants à cette marche ont parcouru les mêmes rues que celles empruntées 65 ans auparavant quand "la fête de la victoire des Alliés sur le nazisme fut transformée le 8 mai puis durant un mois, en bain de sang", a déclaré Mohamed-Chérif Abbas, ministre algérien des Moudjahidine (anciens combattants).

    Le 8 mai n'est pas seulement une date "pour le souvenir, le recueillement et la tristesse, mais une référence (...) puisque le peuple avait compris qu'il fallait dorénavant se saisir du fusil", avait-il ajouté vendredi lors d'un séminaire consacré à cet anniversaire.

    La répression par les forces françaises de la manifestation avait entraînée des émeutes populaires à Sétif, mais aussi à Guelma, plus à l'est, ou Kherrata, une ville de montagne, durement réprimées par l'armée et des milices françaises.

    Selon l'Algérie, quelque 45.000 personnes ont été tuées, de 8.000 à 18.000 selon des sources occidentales.

    "C'est un fait qui a marqué l'histoire des relations franco-algériennes (...) et je trouve qu'en 2010, il est temps qu'à la fois l'Algérie et la France prennent conscience de la nécessité de réconcilier leur mémoire", a pour sa part affirmé à l'AFP Azouz Begag, ancien ministre français délégué à la promotion de l'égalité des chances.

    "Il faut admettre notamment que l'armée française a commis des atrocités, des meurtres par milliers", a ajouté M. Begag qui participait au 2e salon du Livre de Sétif, ville dont sa famille est originaire.

    AFP. 08/05/10

  • "Il y a danger pour Polanski" souligne un de ses pairs de l'Institut

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    Le luxueux chalet de Polanski à Gstaad - (Cliquez sur la photo)

    PARIS — "Il y a danger pour Polanski", a souligné le compositeur Michaël Levinas, membre de l'Institut de France comme le cinéaste franco-polonais, après l'avoir rencontré samedi à Gstaad (Suisse), où il est assigné en résidence depuis plus de cinq mois.

    Les compositeurs François-Bernard Mâche et Michaël Levinas, membres de l'Académie des beaux-arts à l'instar de Roman Polanski, lui ont rendu une visite de "près de quatre heures", alors que le réalisateur est menacé d'extradition vers les Etats-Unis pour une affaire de moeurs remontant à 1977.

    "Nous avons rendu une visite à l'homme seul, qui s'imposerait à tout homme dans une telle situation", a déclaré à l'AFP M. Levinas.

    "Nous avons évoqué son histoire, qui a été celle du Juif enfermé dans le ghetto de Cracovie. Il est certain qu'à 76 ans, après avoir vécu les drames du XXe siècle dans la situation la plus exposée, cette épreuve de plus, qui montre l'absurdité du droit quand il est aveugle, il n'est pas sûr de la supporter", a affirmé le compositeur.

    "Il y a danger pour Polanski, nous avons eu une réelle inquiétude", a-t-il précisé après sa rencontre avec "un homme fort, courageux mais éprouvé".

    Michaël Levinas et François-Bernard Mâche ont rendu cette visite à Roman Polanski en leur "nom propre, après en avoir informé l'Académie et dans l'esprit d'une motion de soutien votée par l'Académie au moment de son arrestation". Ils étaient accompagnés d'Olivier Corpet, directeur de l'Institut Mémoires de l'édition contemporaine (Imec).

    Poursuivi aux Etats-Unis en 1977 pour des relations sexuelles avec une mineure, Roman Polanski affirme avoir conclu à l'époque, après 42 jours en prison, un accord avec la justice et avoir été contraint à l'exil en France après une volte-face du juge.

    Arrêté sur mandat international américain le 26 septembre à son arrivée à Zurich pour un festival de cinéma, il a été libéré le 4 décembre sous caution et assigné à résidence.

    Dans une interview publiée samedi par le journal alémanique Neue Zürcher Zeitung, la ministre suisse de la Justice, Eveline Widmer-Schlumpf, a assuré qu'elle examinerait elle-même la réponse de l'Office fédéral de justice à la demande d'extradition américaine.

    Elle n'a pas précisé quand la décision serait prise: "Cela dépend de quand nous disposerons des documents dont nous avons besoin pour juger la demande d'extradition", a-t-elle expliqué.

    AFP. 08/05/10

  • Le volcan islandais continue de menacer le ciel européen et notamment la péninsule ibérique

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    (Cliquez sur la carte pour la voir en entier)
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    Le volcan Eyjafjöll le 5 mai
     
     Ce samedi depuis 15h30, plus question de décoller ni d'atterrir sur le de Barcelone. Désormais, ce sont 19 aéroports qui sont fermés en Espagne, en raison du nuage de cendres.
    Dans la matinée, 173 cent soixante-treize vols avaient été annulés dans le pays. Son voisin portugais est également touché, avec 104 annulations de vols. Royal Air Maroc (RAM) a annoncé des retards sur l'Europe et l'Amérique du Nord. Après la péninsule ibérique, le nuage volcanique risque d'arriver en soirée dans la moitié sud de la France, selon Météo .

     

    Ces fortes concentrations de cendres, susceptibles d'entraîner de sérieuses pannes de réacteurs, pourraient affecter la Côte d'Azur à quelques jours du où sont attendues des personnalités du monde entier. L'institut météorologique n'est toutefois pas encore en mesure de préciser si la colère d' Eyjafjöll est susceptible de perturber les aéroports du sud-est de la France.« Un avion d'Air France a décollé samedi après-midi de l'aéroport de Roissy pour un vol d'inspection», a indiqué une source aéroportuaire, précisant que l'appareil allait survoler toutes les Pyrénées. Le vol, inspection comprise, doit durer quatre à cinq heures.

    Les perturbations pays par pays

    En Espagne. Quelque 673 vols ont été annulés samedi matin. Désormais19 aéroports sont fermés dans le nord du pays. Les trois aéroports catalans, Barcelone, Gérone et Sabadell, sont fermés depuis 15h30 samedi. Selon l'Organisation européenne de la navigation aérienne Eurocontrol basée à Bruxelles, les restrictions de vols dans les 19 aéroports espagnols fermés «seront maintenues jusqu'à au moins 20 heures. Le ministre des Transports José Blanco estime qu'ils resteront fermés jusqu'en milieu de nuit prochaine. La compagnie nationale Iberia a suspendu tous ses vols vers cette partie du pays.

    Outre la Catalogne, sont notamment fermés à tout trafic aérien les aéroports de : Bilbao, Saint-Sébastien, Vitoria, Saragosse, Pampelune, La Rioja, Saint-Jacques-de-Compostelle, La Corogne, Vigo, d'Asturies, Santander, Burgos, Leon, Valladolid et Salamanque. Davantage de renseignements sur le site l'autorité aéroportuaire espagnol Aena.

    Au Portugal, 104 vols ont été annulés samedi matin au départ et à l'arrivée des aéroports de Porto (nord), Lisbonne et Faro (sud) pour la journée sur les archipels des Açores et de Madère, selon l'ANA, gestionnaire des aéroports. Selon l'agence portugaise de navigation aérienne (NAV), le déplacement du nuage vers l'est, puis le nord d'ici la fin de la journée, devait permettre «une levée progressive des limitations de vol à partir de 14 heures». Ces perturbations affectent particulièrement les vols des compagnies à bas prix. Pour plus de renseignements, consulter le site www.ana.pt.

    A Marseille et Bordeaux. L'aéroport de Marignane a annoncé l'annulation d'une quinzaine de vols samedi. «Les rotations à destination de Lisbonne, soit deux vols, et tous les vols Ryanair à partir de 16 heures sont annulés», a déclaré un porte-parole de l'aéroport Marseille-Provence, où la compagnie irlandaise à bas coûts dispose de sa première base française. Cela représente «une quinzaine de vols sur les 250 prévus», a-t-il précisé. Les vols au départ de Bordeaux et à destination de Porto et Lisbonne ont été eux aussi annulés. 

    La compagnie marocaine Royal Air Maroc annonce que ses vols risquent de subir quelques retards sur certains vols sur l'Europe ainsi que sur l'Amérique du Nord.  «Les vols devant survoler ces zones (où se trouve le nuage de cendres, notamment l'Atlantique Nord, ndlr) sont déroutés par les organismes assurant le contrôle aérien vers des couloirs de navigation sûrs, ce qui peut entraîner des retards suite à l'allongement du temps du parcours», précise la compagnie. 

    Le volcan islandais Eyjafjöll est entré en éruption le 14 avril, crachant un nuage de cendres qui a paralysé le trafic aérien pendant près d'une semaine. L'émission de cendres avait ensuite diminué et les vents avaient permis la réouverture des aéroports et la reprise des vols en Europe.

    Le Parisien - 08/05/10

  • HUMOUR

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  • "Au pays des leçons oubliées"

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    Banque de la Grèce
    Par Vlad Grinkevitch, RIA Novosti

    « Personne n'a su ni rien oublier, ni rien apprendre », ces paroles du chevalier de Panat, officier de marine français, adressées aux partisans de la monarchie française au XIXème siècle pourraient être adressées aujourd’hui aux financiers qui ont semé la panique sur les marchés des valeurs. La fièvre règne sur les principales places financières mondiales et sur fond des problèmes de créances de la Grèce et d’autres pays aux économies faibles, les indices boursiers chutent de façon vertigineuse. Les premières séances de mai se sont terminées en baisse : les indices américains DowJones et NASDAQ ont baissé respectivement de 2% et de 2,98%, le DAX allemand, de 2,6% et le FTSE-100 britannique, de 2,56%. Sur le marché russe des actions, les premières séances se sont terminées en baisse de 3%.

     Pour sauver leurs capitaux, les investisseurs se pressent de les placer dans les métaux précieux : à la bourse de New York, le contrat à terme de juin sur l’or a augmenté de 0,2%. Certes, ce n’est pas beaucoup, mais les analystes boursiers affirment que la tendance persistera car la crise des créances prend de l’ampleur et elle pourrait atteindre d’autres pays. L’agence de notation Moody’s a jeté de l’huile sur le feu en déclarant hier qu’elle pourrait revoir à la baisse dans trois à quatre mois la notation souveraine du Portugal d’un, voire de deux crans.

     Les agences de notation ont également joué leur rôle, et pas le moindre, que le remue-ménage actuel autour de la Grèce. D’abord, l’agence de notation Standard&Poor’s a baissé les notations souveraines du pays jusqu’à la catégorie BB+, en le reléguant de la catégorie d’investissements en catégorie spéculative en la rétrogradant ensuite jusqu’à la note dérisoire de BBB-, ce qui a suscité une véritable panique parmi les investisseurs.

     Effectivement, la situation en Grèce laisse à désirer : le pays est presqu’en situation de défaut de paiement en raison de l’impossibilité de refinancer sa dette de 300 milliards d’euros. Le pays doit verser ou refinancer 8,5 milliards d’euros avant le 20 mai 2010. Même l’aide de 100 milliards d’euros promise par l’Union européenne n’a pu influer sur les investisseurs. Pourquoi donc sont-ils si effrayés ? La Grèce n’est pas un acteur prioritaire de l’économie mondiale, ni même de l’économie européenne. Aucun changement négatif n’a été enregistré au niveau d’indices comme ceux de la dynamique de la production, de la demande de consommation ou de l’accessibilité des crédits. Tout simplement, de même qu’à la veille de la crise de 2008-2009, les spéculateurs dont la politique repose sur toutes sortes de notations, de pronostics et de rumeurs font la loi sur les marchés financiers.

     Avant la crise économique, de nombreux économistes affirmaient que l’économie dite virtuelle, ou fictive, s’était trop éloignée de l’économie réelle. Au début de la crise, selon les évaluations de la société FBK, la capitalisation des sociétés nationales des États-Unis et de la Grande-Bretagne par rapport au PIB de ces pays a atteint de 180 à 200%. En Russie, cet indice a été de 116%. Autrement dit, l’argent de la superstructure financière dépassait considérablement ses montants de l’économie réelle.

     Il en a été à peu près de même sur le marché des matières premières où l’accroissement de la consommation de pétrole a été, durant plusieurs années qui ont précédé la crise, d’environ 3% par an avec une hausse annuelle des prix de 48%. En fin de compte, c’est la surchauffe de l’économie qui a été la véritable cause de la crise.

    Au plus fort de la crise, les hommes politiques ont parlé beaucoup de la nécessité de modifier l’architecture de l’économie mondiale, de priver les spéculateurs financiers de la possibilité de manipuler les marchés. Mais les paroles ont trop divergé d’avec les actes, les mesures anti-crise des gouvernements se sont réduites à investir de l’argent liquide dans le secteur financier. Des milliards de dollars et d’euros qui n’ont pas été engagés dans l’économie réelle se sont retrouvés sur les marchés des valeurs et des matières premières. Dès le milieu de l’année dernière, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) de vente de contrats à terme en est venue à la conclusion qu’environ 70% des ventes du pétrole de la marque Texas Sweet à la Bourse de New York étaient spéculatives. En mars 2010, le ministre britannique des Finances Paul Myners a rappelé que, pour sauver le secteur financier, les autorités étaient contraintes de sauver également les responsables de la crise, tout en se désolant que ces responsables, c’est-à-dire les banquiers, n’avaient pas tiré de leçons nécessaires.

    Mais il est peu probable que les avertissements du genre « si la crise se répète, les banques pourraient tout perdre » puissent intimider les structures financières qui ont gagné des milliards de dollars grâce à la "lutte" contre la crise. Ce n’est pas par hasard que le lobby bancaire a critiqué et, en fait, torpillé la proposition faite par le président américain Barack Obama au forum de Davos d’interdire par voie législative aux banques de se livrer aux spéculations et de financer les fonds spéculatifs.

    Cela signifie cependant la conservation de tous les risques inhérents aux modèles spéculatifs. Il n’est donc pas étonnant qu’aussitôt après les prévisions défavorables des agences de notation les spéculateurs aient commencé à retirer leurs capitaux des marchés.

    Les Européens sont mécontents des agences de notation qui ont provoqué, selon eux, la panique et, peut-être, une nouvelle phase dans la crise ; d’ailleurs, d’une manière générale, peut-on faire confiance à ces notations ? Mais peut-on en tenir rigueur aux agences si elles font partie inaliénable du système financier qu’il était prévu de réformer mais qui n’a été, en réalité, que maintenu par les gouvernements des grands États avec leurs mesures anti-crise ? A présent, c’est bien du déjà vu : les fonctionnaires européens s’invitent mutuellement à tirer des leçons de la « crise grecque » et, par exemple, à priver de droit de vote dans l’UE les pays qui vivent au-dessus de leurs moyens, certes, mais la lutte contre la « crise grecque » rappelle beaucoup celle qui avait été menée contre la crise financière de 2008-2009.

    RIA Novosti - 07/05/10