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  • David Cameron appelé à revendiquer son identité juive

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    David Cameron en 2010
    Le président du Board of Deputies of British Jews (fédération représentative des principales associations juives britanniques), Vivian Wineman, de passage à Tel-Aviv, a dénoncé la déligitimation de l’Etat d’Israël dans l’opinion publique britannique et la montée en puissance du boycott.

    Pour renverser cette tendance, il a annoncé que son organisation souhaite que l’exemple de la solidarité avec Israël vienne d’en haut. Dans cette perspective, le Board of Deputies of British Jews prie  le nouveau Premier ministre David Cameron de revendiquer plus souvent son origine juive.

    Au cours de sa campagne électorale, il avait été demandé à M. Cameron si ses origines n’altéreraient pas l’objectivité de son jugement sur le Proche-Orient. Il s’en était défendu, tout en exprimant sa fierté de compter parmi ses ancêtres Elia Levita (1469-1549), un écrivain majeur de langue yiddish.

    Alter Info - 29 Juin 2010

  • L'Iran mobilise dans le nord du pays

    Des sources militaires à Téhéran ont indiqué que le gouvernement iranien faisait acheminer depuis quelques jours des troupes et du matériel militaire dans le nord-ouest du pays, dans la région de la Mer Caspienne. De longs convois de chars, de matériel d’artillerie, de batteries de D.C.A et d’unités d’infanterie ont été aperçus sur les routes qui mènent vers la frontière de l’Iran avec l’Azerbaïdjan. Ces forces militaires auraient même été déclarées « en état de guerre ».

    Selon l’un des hauts-responsables des Gardiens de la Révolution, le Brigadier-Général Mehdi Moini, il s’agirait de « faire face à une attaque de forces conjointes américaines et israéliennes basées en Azerbaïdjan, qui se prépareraient à lancer une offensive contre des installations nucléaires sur le territoire iranien ». L’officier supérieur a ajouté « que certains pays européens compliquaient la situation en fomentant des troubles ethniques dans ces régions de la frontière nord de l’Iran afin de déstabiliser toute la région ».

    Il est à noter qu’il s’agit de la première fois que les Iraniens parlent d’un risque d’attaque précis et géographiquement localisé de la part de troupes américaines et israéliennes, et envoient massivement des troupes vers cette zone. D’autres sources de renseignement indiquent qu’Israël a récemment envoyé un grand nombre de chasseurs-bombardiers vers des bases en Azerbaïdjan, via la Géorgie, pour épauler des forces américaines déjà stationnées dans ce pays d’Asie centrale.
    Pour le moment, les autorités azéries n’ont pas encore réagi à ces informations en provenance d’Iran, ni à la concentration de forces iraniennes à la frontière sud du pays, qui est longue de plusieurs centaines de kilomètres.


    Mardi, Ouzi Arad, Directeur du Conseil de la Sécurité Nationale et proche conseiller de Binyamin Netanyahou, a déclaré « que les sanctions décrétées récemment par l’ONU à l’encontre de l’Iran étaient loin d’être efficientes pour stopper le programme nucléaire iranien, et qu’il faudrait tôt ou tard opter pour une action militaire préventive».
    Si ces informations étaient confirmées, cela laisserait à supposer que l’Azerbaïdjan remplacerait la Turquie voisine comme l’une des bases de lancement d’une offensive militaire contre le pays des Mollahs.

    par Shraga Blum

    ISRAEL 7.com - 23 juin 2010

     

     

  • Lynchage sur l'A13: ils ont tué Mohamed, 30 ans

    Le quotidien France Soir fait un récit particulièrement détaillé et hallucinant du meurtre qui s’est produit la nuit du 26 au 27 sur l’A13. On en lira le détail ici : Meurtre de l'A13 - Tué devant sa famille. Nous en publions ci-dessous quelques extraits signifiants qui montrent bien quel est le niveau de l’insécurité dans la France sarkozyenne.

    Un enquêteur a dû mal à cacher son écœurement à l’égard des agresseurs. « Ce sont des barbares ! Il faut l’écrire ! » Dans un langage plus policé, le procureur de Versailles, Michel Desplan, souligne le sort de la victime, « tuée d’une manière sauvage, avec une violence incroyable ».

    Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1 heure du matin. Trois voitures se suivent et prennent l’A13 à hauteur de Chapet. A l’intérieur des véhicules, les parents, leurs trois fils et leurs petites amies. Ils viennent de passer la soirée dans les environs chez d’autres membres de leur famille et sont maintenant sur le chemin du retour, direction la Seine-et-Marne. A la bretelle d’entrée d’autoroute suivante, celle des Mureaux, une Renault Clio force le passage et érafle l’Audi A3 à l’intérieur de laquelle Mohamed est simple passager. Tout le monde s’arrête sur la voie d’urgence. Les Seine-et-Marnais veulent établir un constat amiable. La conductrice de la Clio et un passager ne veulent pas en entendre parler. « Vous n’allez pas faire vos Français ! » disent-ils à la famille de Mohamed. Le ton monte. Le passager de la Clio téléphone à des amis. Il faut moins de cinq minutes pour que déboulent deux voitures en provenance de la cité des Musiciens. Ce quartier sensible des Mureaux est distant de moins d’un kilomètre de l’autoroute. Dix à onze hommes descendent. Le passager de la Clio, très excité, harangue les renforts : « Il faut les tuer ! » Ses amis s’exécutent, et assènent coups de poing et coups de pied à toute la famille, y compris les femmes. (…) Mohamed (…) est pris plus particulièrement pour cible. Il est lynché sous les yeux de ses parents, fait un œdème cérébral et est abandonné par ses agresseurs en état de mort clinique.

     Deux suspects ont été interpellés quelques minutes après le drame. Les policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) des Mureaux ont le signalement d’un véhicule utilisé par les barbares. Une Peugeot 106. Ils la repèrent sur l’A13 et interpellent les deux jeunes à son bord. Il s’agit d’habitants des Musiciens, âgés de 21 et 22 ans, « abondamment » connus des services de police, selon une source proche du dossier. (…) Ils ont été présentés lundi après-midi à un juge d’instruction qui les a mis en examen pour « meurtre et violences volontaires en réunion ». (…) Interrogée lundi soir, une source policière évoque la dignité de la famille de la victime et la sobriété de leurs témoignages, et les oppose aux déclarations des suspects. « Quelqu’un est mort, mais pour eux ce n’est pas grave… » Mohamed, tué à 30 ans sous les yeux de sa famille par des sauvages, habitait Torcy, en Seine-et-Marne et travaillait dans une imprimerie.

    NPI - 29 juin 2010

  • Conseil de l'Europe: résolution sans surprise sur l'islam, l'islamisme et l'islamophobie...

    Le Conseil de l’Europe a adopté le 23 juin dernier la résolution 1743 (2010) portant sur l’islam, l’islamisme et l’islamophobie en Europe.

    Voici donc un condensé brut des positions votées dans cette résolutions. Les parlementaires UMP (membre du groupe PPE-DE) ont voté ce texte.

    L’alinéa 3 dispose que : « Les musulmans sont chez eux en Europe, où ils sont présents depuis des siècles, comme l’indique l’Assemblée dans sa Recommandation 1162 (1991) sur la contribution de la civilisation islamique à la culture européenne. »

    l’alinéa 8 dispose que : « Comme l’Assemblée l’indique dans sa Recommandation 1774 (2006) sur la présence turque en Europe : travailleurs migrants et nouveaux citoyens européens, les gouvernements et les parlements des Etats membres, ainsi que le Conseil de l’Europe, doivent en priorité favoriser l’intégration sociale des musulmans et des autres minorités religieuses »

    l’alinéa 11 dispose que : « L’Assemblée invite les musulmans, leurs communautés religieuses et leurs responsables religieux à lutter contre toute forme d’extrémisme pratiqué sous couvert de l’islam. L’islam est une religion qui prône la paix. »

    L’alinéa 13 dispose que : « L’Assemblée reste également préoccupée par les politiques et les pratiques – tant des autorités nationales que des autorités régionales ou locales – discriminatoires à l’encontre des musulmans, et par le risque d’une utilisation abusive des votes, initiatives et référendums populaires pour légitimer des restrictions des droits à la liberté de religion et d’expression qui sont inacceptables au regard des articles 9 et 10 de la Convention européenne des droits de l’homme. Dans ce contexte, l’Assemblée est particulièrement préoccupée par le référendum organisé récemment en Suisse et demande instamment aux autorités suisses d’adopter un moratoire sur l’interdiction générale de la construction des minarets de mosquées et d’abroger dès que possible cette interdiction. »

    L’alinéa 15 dispose que : « le port du voile par les femmes, et surtout le port du voile intégral sous la forme de la burqa ou du niqab, est souvent perçu comme un symbole de soumission des femmes aux hommes, qui restreint le rôle des femmes au sein de la société, limite leur vie professionnelle et entrave leurs activités sociales et économiques.

    C’est la raison pour laquelle la possibilité d’interdire le port de la burqa et du niqab est envisagée par les parlements de plusieurs pays d’Europe. L’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme reconnaît à toute personne le droit de choisir librement de porter ou non une tenue religieuse en privé ou en public. Les restrictions légales imposées à cette liberté peuvent se justifier lorsqu’elles s’avèrent nécessaires dans une société démocratique, notamment pour des raisons de sécurité ou lorsque les fonctions publiques ou professionnelles d’une personne lui imposent de faire preuve de neutralité religieuse ou de montrer son visage. Toutefois, l’interdiction générale du port de la burqa et du niqab dénierait aux femmes qui le souhaitent librement le droit de couvrir leur visage. »

    Alinéa 21 dispose que : « … Les établissements d’enseignement supérieur et de recherche en Europe devraient faire de l’islam une matière d’enseignement afin de former les universitaires, enseignants et responsables religieux et d’établir une distinction entre islam et islamisme… »

    NPI - 29 juin 2010

  • Flottille - résultats d'autopsie: sept victimes turques ont été criblées de balles

    Sept des neuf victimes turques du raid israélien contre l'expédition maritime vers Gaza, le 31 mai, ont été criblées de balles, et cinq d'entre elles ont été touchées à la tête, révèlent des rapports d'autopsies effectuées en Turquie.

    Ces documents, rédigés courant juin, ont été transmis aujourd'hui à l'AFP par les avocats des familles des victimes qui ont saisi la justice turque sur le raid d'un commando israélien contre la flottille internationale qui a fait neuf morts sur l'un des navires turcs, le Mavi Marmara. "Les résultats mettent en évidence que les forces israéliennes ont tiré pour tuer les activistes et non pas pour les maîtriser", a indiqué l'un des défenseurs, Yasin Divrak.

    La plus jeune victime, un homme de 19 ans, disposant également de la nationalité américaine, a été touchée par cinq balles, dont deux à la tête, selon le rapport. Une balle a été tirée à bout portant contre le visage du lycéen. Son corps présente deux autres impacts: à la nuque et dans le dos.

    Les experts de médecine légale n'étaient pas en mesure de conclure à d'autres tirs à bout portant sur les autres corps, ceux-ci ayant été lavés après l'abordage ou en trop mauvaise condition pour être examinés, selon les documents.

    Le journaliste Cevdet Kiliclar, 38 ans, qui est l'éditeur internet de l'ONG islamiste turque IHH qui a parrainé l'expédition destinée à forcer le blocus israélien contre Gaza, a été abattu d'une balle dans la tête, note le rapport. Un homme de 61 ans, Ibrahim Bilgen, a été abattu par une arme à feu qui serait vraisemblablement un fusil de chasse.

    Les autorités israéliennes affirment avoir riposté à l'attaque de militants munis de barres de fer et de couteaux lors de l'abordage de leur navire, dans les eaux internationales. Les organisateurs de la flottille affirment au contraire que les commandos israéliens ont tiré aveuglément sur les passagers, qui se sont défendus avec des barres de fer.

    Le Figaro - 29 juin 2010

  • Un automobiliste battu à mort sur l'A13: deux jeunes mis en examen et écroués

    VERSAILLES — Deux jeunes hommes ont été écroués pour avoir battu à mort un automobiliste ce week-end lors d'une rixe après un banal accrochage sur l'autoroute A13 dans les Yvelines, de véritables "actes de barbarie" selon la famille de la victime.

    L'un a été mis en examen lundi soir pour "meurtre et violences volontaires aggravées" et le deuxième est poursuivi pour "complicité de meurtre et de violences volontaires aggravées", a-t-on appris mardi de source judiciaire.

    Les deux jeunes, âgés de 21 et 22 ans, originaires du quartier des Musiciens aux Mureaux et déjà connus de la police, nient les faits et minimisent leur responsabilité. Ils reconnaissent toutefois leur présence lors de la bagarre, ont précisé des sources judiciaire et policière.

    Les enquêteurs de la sûreté départementale des Yvelines s'attachent désormais à identifier la dizaine de leurs complices qui sont toujours en fuite.

    "Tout est parti d'un refus de constat amiable, on n'a jamais vu ça", a déploré la source judiciaire. "La victime a été tuée sous les yeux de ses parents", a-t-elle dit.

    La cousine de l'homme tabassé à mort a parlé sur RTL d'"actes de barbarie", ajoutant que les jeunes qui ont participé à la rixe "se sont acharnés" sur sa famille, dont certains membres sont "défigurés".

    Dans la nuit de samedi à dimanche vers 01H00, sur l'A13 au niveau de la commune de Chapet, près des Mureaux, l'une des trois voitures d'une même famille qui partait en vacances entre en collision avec une Renault conduite par une jeune femme.

    Les véhicules sont légèrement éraflés et la jeune conductrice à l'origine de l'accrochage refuse de signer le constat amiable, selon une autre source judiciaire. Le ton monte et elle appelle des amis en renfort.

    Une dizaine de jeunes gens déboulent alors en voiture et une bagarre éclate au bord de l'autoroute. Un homme âgé de 30 ans est roué de coups, notamment au visage. Quatre autres membres de la famille de la victime ont été blessés, a précisé la seconde source judiciaire, ajoutant qu'ils se sont vu reconnaître des interruptions totales de travail (ITT) de deux à six jours.

    A l'arrivée de la police et des secours, la conductrice impliquée dans l'accrochage et ses amis ont pris la fuite et l'homme tabassé, gravement blessé, a été transporté à l'hôpital Georges Pompidou à Paris.

    Souffrant de graves lésions cérébrales, il a succombé à ses blessures.

    Selon la source policière, qui a qualifié les faits de "boucherie", la victime originaire de Torcy (Seine-et-Marne) est décédée dimanche peu avant minuit.

    Une autopsie doit avoir lieu jeudi pour déterminer notamment si, comme l'a indiqué une des victimes aux policiers, le trentenaire s'est fait rouler dessus par ses agresseurs.

    Seuls deux des agresseurs avaient été interpellés sur l'autoroute peu après la rixe par la BAC (Brigade anti-criminalité).

    AFP. 29 juin 2010

  • CHIMULUS

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  • Persécution contre l'Eglise catholique: la Cour suprême américaine n'accorde pas l'immunité au Vatican

    La Cour suprême américaine s'est rangée, lundi, derrière l'avis d'un juge de l'Oregon, en n'accordant pas d'immunité au Vatican. 

    Le Pape est-il l'employeur de tous les prêtres du monde? Pour l'Église catholique, la réponse est non parce que le lien qui unit le successeur de Pierre à chacun des 400.000 prêtres catholiques n'est pas celui d'un PDG d'une multinationale avec ses employés. Mais la réponse est oui pour la Cour suprême américaine. Par un vote d'abstention, lundi, les neuf sages se sont rangés derrière l'avis d'un juge de l'Oregon qui pourrait dorénavant poursuivre au civil le Saint-Siège dans la gestion par l'Église du cas d'un prêtre pédophile.

     

     

    Part de responsabilité

     

    Décédé en 1992, le père Andrew Ronan fut effectivement déplacé à la suite de comportements pédophiles d'Irlande à Chicago, puis à Portland dans l'Oregon où une victime anonyme l'accuse d'agressions sexuelles dans les années 1960. Le juge en charge de cette plainte estime aujourd'hui que le Saint-Siège a sa part de responsabilité dans le déplacement de ce prêtre pédophile - pourtant décidé au niveau des évêchés. Et, jusqu'à lundi, l'interprétation d'une loi américaine accordait l'immunité aux entités souveraines étrangères comme le Saint-Siège.

     

    Ce verrou vient de sauter mais l'avocat du Vatican aux États-Unis a aussitôt prévenu qu'il plaiderait pour démontrer que «le Saint-Siège ne peut être considéré comme l'employeur dudit prêtre».

     

    C'est justement à l'issue d'un jugement en première instance qui mettait le Vatican en cause et pour éviter une telle perspective que le Saint-Siège avait fait appel auprès de la Cour suprême. Cette dernière avait sollicité l'avis de l'Administration Obama pour savoir s'il fallait lever l'immunité du Vatican. Mais l'Administration avait renvoyé les neufs juges de ladite Cour à leur responsabilité. Ils l'ont exercé lundi.

    Le Figaro - 28 juin 2010

     

     

     

     

     

     

  • Les rails d'Auschwitz profanés par deux Canadiens

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    Deux Canadiens d'une vingtaine d'années ont tenté de dérober des crampons des voies ferrées du site de l'ancien camp d'extermination nazi d'Auschwitz-Birkenau, a annoncé un porte-parole du musée du site.

    "Les vigiles ont arrêté samedi peu avant midi deux Canadiens d'une vingtaine d'année en possession de deux crampons maintenant les rails des voies ferrées" sur le site d'Auschwitz II-Birkenau, a déclaré Bartosz Bartyzel du bureau de presse du musée. Cette voie a servi aux Allemands à transporter des centaines de milliers de Juifs vers les chambres à gaz à Birkenau.

    "Les deux hommes ont été par la suite remis à la police", a-t-il ajouté.
    "Pour nous, il s'agit de la profanation d'un lieu de mémoire. Ces objets ont une valeur inestimable", a encore déclaré M. Bartyzel.

    Un million de Juifs ont trouvé la mort à Auschwitz-Birkenau, ainsi qu'entre 70.000 et 75.000 Polonais non juifs, 21.000 Tziganes, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée du camp.
    Le Figaro - 29 juin 2010

  • Gaza: le massacre continue - Un Palestinien tué, deux autres blessés

    Un Palestinien a été tué et deux blessés cet après-midi par des tirs israéliens à l'est de la ville de Gaza, a-t-on appris de sources hospitalières palestiniennes. Les services hospitaliers à Gaza ont précisé avoir récupéré un corps et avoir été informés de deux personnes blessées. Toutefois, les ambulances n'ont pas été en mesure de pénétrer dans la zone des affrontements pour ramener les blessés.

    Selon des témoins, l'artillerie israélienne a ouvert le feu contre un groupe de combattants du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, extrême gauche). L'armée israélienne s'est refusée à tout commentaire dans l'immédiat.

    Le Figaro - 29 juin 2010

  • Fillon inaugure une mosquée à Argenteuil pour reconquérir la communauté musulmane: et la laïcité républicaine?

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    (Cliquez sur la photo)

    François Fillon a inauguré lundi une mosquée en région parisienne, un geste rare dans l'histoire de la République et fort pour tenter de rassurer la communauté musulmane échaudée par les débats sur l'identité nationale et le voile intégral.

    Entre dattes et thé à la menthe, plusieurs centaines de personnes, dont les principaux responsables de l'islam de France, avaient été réunis à la grande mosquée Al Ihsan d'Argenteuil, ancien garage Renault de 3.000 mètres carrés qui a conservé ses rampes d'accès automobiles, en plus, désormais, d'un minaret.

    Absent de taille, le ministre de l'Intérieur et des cultes, Brice Hortefeux, pourtant annoncé. Selon Matignon, c'est à la demande du Premier ministre que ce dernier a préféré plancher sur le dossier des collectivités territoriales, en discussion lundi soir au Sénat.

    Une défection jugée "stupéfiante" par le maire PS d'Argenteuil Philippe Doucet, qui y a aussitôt vu la marque du "discrédit" qui touchant le ministre depuis sa condamnation début juin à 750 euros d'amende pour "injure raciale" après des propos sur les Arabes, un jugement dont il a fait appel.

    C'est donc sans ministre à ses côtés que François Fillon a répété, à une semaine du début du débat parlementaire sur l'interdiction du voile intégral, que son gouvernement n'entendait aucunement discriminer la deuxième religion de France.

    "La réalité de l'islam de France aujourd'hui, c'est celle d'un islam de paix et de dialogue", un "islam de juste milieu où le croyant vit sereinement sa foi" dans le respect de la République, a-t-il lancé.

    "Tirailleurs, spahis, tabors, moi, je n'oublie jamais tous ces soldats épiques, descendus de l'Atlas et des Aurès pour faire don de leurs vies à la France", a poursuivi M. Fillon en référence aux combattants, souvent musulmans, des anciennes colonies qui ont combattu sous l'uniforme français.

    "Aujourd'hui, les personnes de confession musulmane et leurs lieux de culte sont encore trop souvent l'objet de discriminations, et la cible d'agressions que nous ne pouvons tolérer. Oui, il y a en France des actes anti-musulmans", a-t-il embrayé, promettant d'être "intraitable" contre ces faits.

    Dans le même temps, il a estimé que "l'ennemi de la cohésion nationale" était "le repli clanique et le communautarisme", dont l'une des formes les plus dangereuses était "l'intégrisme religieux".

    "En renvoyant une image sombre et sectaire, les personnes qui dissimulent leur visage au prétexte de leur foi sont, consciemment ou non, les opposantes à l'islam de France que vous avez contribué à construire", a enchaîné François Fillon, appelant les musulmans à se dresser contre "ce détournement du message religieux".

    Un pan du discours accueilli plutôt fraîchement par une partie de l'auditoire, opposée à un texte sur le voile intégral, à l'image du président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui.

    Prenant la parole à son tour, ce dernier a répété que "des pratiques et des comportements marginaux comme le port du voile intégral ne doivent pas conduire à la stigmatisation de la pratique musulmane dans son ensemble", un passage chaudement applaudi par l'assistance.

    Mais dans l'ensemble, lui comme les autres responsables musulmans ont salué cette inauguration, "un signe de respect" et une "grande première qui restera gravée dans les mémoires". En juillet 1926, le président Gaston Doumergue avait inauguré la grande Mosquée de Paris.

    "Le gouvernement se rachète une conduite", a commenté Adel Jeddi, un adjoint au maire d'Argenteuil. "Il est important de se réconcilier avec une communauté avec laquelle il y a eu beaucoup de malentendus", a-t-il dit.

    France-Soir - 28 juin 2010

     

  • Procès de Villiers-le-bel: quatre témoins sur cinq se sont désistés par peur des représailles

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    Entrée de la Cour d'assises de Pontoise - (Cliquez sur la photo)

    Un seul témoin sous X a été entendu lundi par la cour d'assises de Pontoise au procès de tireurs présumés sur les forces de l'ordre à Villiers-le-Bel en novembre 2007, alors que cinq témoignages étaient programmés, dont un à visage découvert.

    Dès l'ouverture de l'audience, l'avocate générale, Marie-Thérèse de Givry, a annoncé un premier désistement : "Un témoin que nous devions entendre depuis Paris ce matin à 09H30 ne s'est pas présenté (...) Les autres témoins ne se sont pas présentés non plus".

    Dans la foulée, un autre témoin attendu dans l'après-midi à visage découvert a fait savoir à la presse via son avocat, Me Gilbert Collard, qu'il ne se présenterait pas non plus. "Il attend un mandat d'amener afin d'avoir une protection policière", a déclaré à l'AFP Me Collard. "Il fait des crises d'angoisse", a ajouté une enquêtrice.

    D'après la police, ces désistements n'ont qu'une explication : "La peur".

    Le témoin anonyme 19/07 ne s'en "sentait pas la force" et "a peur pour son intégrité et celle des siens", un autre "est introuvable" et la police est en "pourparlers" avec un troisième, selon les enquêteurs.

    "La peur est un sentiment irrationnel", a souligné à la barre le commissaire Yann Sourisseau, de la DRPJ de Versailles. "Ils sont paniqués à l'idée d'être confrontés une nouvelle fois aux personnes qu'ils ont désignées comme les auteurs des faits", ajoute-t-il.

    Quatre jeunes, incarcérés, sont jugés depuis une semaine à Pontoise pour tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel, ainsi que pour détention et port d'arme prohibés. Le cinquième, sous contrôle judiciaire, soupçonné d'avoir fourni un fusil à pompe, comparaît pour complicité.

    Le 25 novembre 2007, la mort de deux adolescents - Moushin et Lakamy - tués à Villiers-le-Bel dans une collision entre leur moto et une voiture de police avait provoqué deux jours d'émeutes et d'échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre.

    Ces dernières semaines, plusieurs tentatives de meurtre et un meurtre samedi à Villiers-le-Bel ont alimenté l'angoisse de représailles contre les témoins, "alors que ces faits n'ont rien à voir avec le procès", a assuré M. Sourisseau.

    Il a fallu finalement attendre l'après-midi pour avoir le premier témoignage sous X, celui du matricule PT02/08.

    Caché derrière un store, la voix déformée, PT02/08 a raconté par visio-conférence avoir "vu tirer sur les forces de l'ordre" l'un des accusés, Maka Kante, dit Mara, le soir des émeutes qui avaient commencé le 25 novembre 2007.

    "J'ai vu un individu tirer sur les forces de l'ordre à deux ou trois reprises. Il portait une capuche, quand il s'est retourné je l'ai reconnu, c'est un nommé Mara", a déclaré le témoin, confirmant mot pour mot sa déposition.

    Ce témoin PT02/08 avait déjà été évoqué pendant l'audience lorsque la défense avait parlé de lui comme d'un informateur des services de police avec lesquels il a d'ailleurs reconnu à l'audience avoir "collaboré une fois" en matière de drogue.

    "Qu'est-ce qui motive votre témoignage ?", a interrogé Me Bruno Bourrier, avocat des policiers blessés.

    "Ce sont des faits très graves, des choses qui ne doivent pas arriver", a expliqué le témoin, également entendu pour le passage à tabac d'un commissaire de police le même soir.

    L'audience doit se poursuivre mardi avec deux témoins à visage découvert.

    France -Soir - 28 juin 2010