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  • Copé dans la tourmente judiciaire ?

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    21/11/2011 – 17h00
    PARIS (NOVOpress) —
    Chacun se souvient de l’amour immodéré de Julien Dray pour les montres de luxe. Des montres que le vulgum pecus ne peut s’offrir en raison de leur prix totalisant plusieurs smics.

    Cette fois-ci c’est Jean François Copé qui reconnaît avoir reçu une Rolex de Ziad Takieddine inculpé dans l’affaire de Karachi le 14 septembre pour « complicité et recel d’abus de biens sociaux ». Des soupçons de commissions illégales touchées sur des ventes en tant que facilitateur des transactions pèsent sur le milliardaire franco-libanais.

    De son côté, Jean François Copé — qui bénéficie de la présomption d’innocence — nie avoir reçu d’autres cadeaux. Mis en cause par un témoin anonyme en marge de l’affaire Karachi, le secrétaire général de l’UMP est donc placé sous le feu des projecteurs de la justice française.

    Les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire s’intéressent également à des sommes d’argent en liquide perçues par le Maire de Meaux et utilisées notamment pour la rénovation d’un appartement parisien et qui auraient également transité sur un compte ouvert au Crédit suisse de Genève par la sœur du chef de l'UMP. Selon le Journal du Dimanche il aurait bénéficié avec sa famille de voyages gratuits à l’étranger.

    Jean François Copé ministre délégué du budget de 2004 à 2007 déclare ignorer bien entendu que son ami Ziad ne payait pas d’impôts en France. De son côté Takieddine déclarait au même journal « si je n’ai qu’un seul ami c’est Jean François Copé ». Il y a parfois des amis qui vous aiment un peu trop.

    Image : Un modèle de Rolex Oyster professional Yachtmaster. Crédit : Suhailb, licence CC.

    [cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine [

  • Cévenol, un lycée protestant aux valeurs humanistes...

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    Quelques élèves du lycée Cévenol - (Cliquez sur la photo)

    Le lycée privé Cévenol où était scolarisée la jeune Agnès se distingue par sa pédagogie alternative axée sur la tolérance, la liberté et l'écoute des élèves. Des valeurs qui ne sont pas exemptes de critiques pour certains anciens élèves.

    «De la différence de chacun, créons une nouvelle richesse». Tel est le credo du collège-lycée Cévenol au Chambon-sur-Lignon, désormais tristement célèbre pour le meurtre d'une de ses collégiennes, Agnès. Le village de 2800 habitants, situé à 1000 mètres d'altitude sur le plateau auvergnat du Lignon, abrite depuis 1938 cet établissement scolaire privé de philosophie protestante, dans un esprit de «respect», de «tolérance» et «d'ouverture».

    Fondé par deux pasteurs à la veille de la guerre afin que les enfants du pays n'aient pas à quitter la région pour poursuivre leur scolarité, l'établissement, qui accueille les adolescents de la 4e à la terminale, a compté jusque 350 élèves en 1944. Les habitants du village, connu pour ses faits de résistance, ont recueilli pendant le conflit mondial de nombreux Juifs et caché des soldats américains. Ces derniers se sont montrés reconnaissants en faisant des dons pour l'agrandissement du collège à la fin du conflit. L'établissement devient alors un véritable campus au coeur d'un parc de 16 hectares, sans murs ni clôtures.

    Un lycée de la seconde chance

     

     

    Cette absence de barrière est l'illustration des valeurs de liberté, d'humanisme et de tolérance de l'établissement privé sous contrat. Ce dernier, fortement marqué par l'accueil d'enfants juifs pendant la guerre, accueille depuis lors des élèves de tous horizons - près de 30 nationalités s'y côtoient actuellement - et milieu social.

    Les élèves externes habitant dans la région payent 500 euros de frais d'inscription à l'année. Mais l'addition grimpe très vite pour les élèves extérieurs qui choisissent l'internat : 8.000 euros s'ils rentrent chez eux chaque week-end, 12.000 euros pour ceux qui ne peuvent se permettre de le faire à cause du trop grand éloignement de leur famille. Dans ce cas, les élèves sont accueillis toute l'année scolaire, en dehors des vacances.

    Le collège attire les élèves en difficulté issus de familles aisées grâce à sa pédagogie alternative et ses classes de 25 élèves maximum. «L'avenir des adolescents qui nous sont confiés ne saurait se construire à partir des seuls programmes pédagogiques, mais bien sur les richesses morales, culturelles et sportives qu'ils trouveront au collège-lycée Cévenol», peut-on lire sur le site de l'établissement, qui est parfois surnommé «lycée de la seconde chance».

    Laxisme et ennui des élèves

    Cette ouverture aux «profils atypiques», selon les termes du directeur de l'établissement, se paye par un faible taux de réussite au bac pour un établissement privé sous contrat : 63% toutes filières confondues en 2010. Autre ombre au tableau, les accusations de laxisme de la part de certains parents. «Mon fils a été passé à tabac dans la forêt par plusieurs jeunes. Il était par terre. On lui donnait des coups de pieds, des coups de poings», explique une mère de famille à Europe 1. «Pensez-vous que j'en aurais été informée ? Non. Il n'y a rien eu de fait. Les jeunes sont trop livrés à eux-mêmes. Il n'y a pas d'encadrement.»

    D'anciens élèves, comme l'élu local Romain Blachier, affirment également que l'ennui règne sur le froid plateau du Lignon. «La drogue, l'alcool sont un pis aller. La petite délinquance aussi. Des enfants de 16 ans apprennent à bouillir du cru pour le boire. Des élèves fracturent l'infirmerie pour y boire l'alcool à 90°C, certains cambriolant la cantine, par vice ou pour améliorer l'ordinaire», écrit-il. A contrario, de nombreux anciens élèves défendent «l'esprit Cévenol» qui leur aurait permis de dépasser leurs difficultés personnelles et de réussir dans la vie. «Ce furent les cinq plus belles et plus riches années de mon adolescence. Grâce à ce que m'a apporté le Collège Cévenol, j'ai pu mener ma vie la tête droite et le cœur juste», écrit l'une de ces anciennes étudiantes.

    L'aventure du Cévenol a pourtant failli s'interrompre plusieurs fois. L'école associative connaît régulièrement des problèmes financiers, essentiellement dus à la baisse constante du nombre d'élèves. Cette année, ils ne sont que 187, dont 100 internes, presque moitié moins qu'à la fin des années 1940. La crise la plus grave a eu lieu en 2010, où de sérieux problèmes financiers ont conduit le commissaire aux comptes àrefuser de valider les comptes annuels. Cette mauvaise gestion a mené à un large renouvellement du conseil d'administration de l'établissement et à l'arrivée d'un nouveau proviseur, Philippe Bauwens. Le lycée vient à peine de se relever de cette tempête interne qu'il doit désormais affronter les critiques après le viol et le meurtre d'Agnès. Un drame que les partisans de «l'esprit Cévenol» n'espèrent pas fatal pour leur école.

    Le Figaro - 21/11/11

  • Compte-rendu de la manifestation catholique samedi à Toulouse

    Samedi soir, c’est environ 1500 personnes qui se sont réunies pour manifester contre la christianophobie et dénoncer la pièce de théâtre « Golgota Picnic ». Une manifestation qui a rassemblé des catholiques de tous horizons, sous les bannières du Sacré-Cœur.

     Après un discours vigoureux d’Alain Escada Place de la Daurade, le cortège s’est mis en marche en direction de la place Saint-Cyprien, en passant par le Pont-Neuf. Les manifestants ont pu scander des slogans tels que «christanophobie ça suffit », et entonner de beaux cantiques en l’honneur du Christ et de la Sainte Vierge, sous les yeux étonnés des passants. Arrivés place Saint-Cyprien, à quelques mètres du théâtre, le cortège a été bloqué par les CRS qui retenaient également les contre-manifestants nous attendant de l’autre côté de la place.

    Un face-à- face d’une petite heure durant lequel les chrétiens se sont mis à genoux pour réciter le chapelet sous les bruitages et les insultes des contre-manifestants. Après un discours de l’abbé de Caqueray s’adressant personnellement aux journalistes de la désinformation, la manifestation s’est terminée sans incidents, mis à par une altercation dans le métro et des provocations telles la traversée du cortège par un homme nu, qui s’est rapidement fait mettre dehors, ou le déshabillage provocateur de jeunes filles aux abords du cortège.


    A noter, la présence de la section bordelaise du Renouveau Français, qui s’était mobilisée pour l’occasion et dont l’on peut voir la bannière sur quelques photos.
    Cette manifestation aura été le point d’orgue de 5 jours de résistance face à la barbarie à Toulouse. En effet, de mercredi à dimanche, c’est en moyenne 200 personnes, informées et mobilisées notamment par les Etudiants Catholiques de Toulouse, qui ont persévéré chaque soir devant le théâtre Garonne, afin de réparer et d’alerter la population sur cette pièce ignoble qui se jouera également en décembre à Paris.

    Succès de l’opération : le directeur du théâtre avoue « un personnel épuisé », et nous avons montré aux toulousains que les catholiques étaient bien présents sur le terrain.
    Le dernier slogan lancé par les contre-manifestants : « Priez pour nous, on baise pour vous », a été entendu et nous les assurons de nos prières.

    Merci à Constance pour la rédaction de ce compte-rendu.

    Contre-info.com - 21/11/11

  • GB - Un Marocain, diplômé de Charia, fraude pour 500.000 euros d'aides sociales

     

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    Il danse à son mariage au Maroc! -  (Cliquez sur la photo)

    Tout comme en France et d’autres pays européens en fin de cycle, le système britannique est un paradis pour les fraudeurs du monde entier. En même temps, ce système sait se montrer impitoyable avec le père de famille qui se gare au mauvais endroit… Voici un exemple d’école tiré de la presse britannique aujourd’hui.

    Il est du Maroc et s’appelle Bouzalim et il a un diplôme en Charia. Il est arrivé en Angleterre en juin 2001 et a demandé l’asile en disant qu’il est Afghan et que son père a été tué par les Talibans. Sa demande fut jugée crédible et acceptable par les gratte-papier locaux et on lui accorde le droit de séjour. Le droit de séjour ne vaut rien s’il n’est pas accompagné d’une prise en charge financière totale. Et c’est là que Bouzalim va être plus royaliste que le roi.

    Il va soudainement devenir paralysé de la tête aux pieds. Tétraplégique, rien de moins. Là, le cash va commencer à pleuvoir : 400.000 Livres ! Près d’un demi-million d’euros d’aides sociales qu’il a détourné avec l’aide de sa famille. Ce genre d’escrocs débarquent dans leur pays d’origine avec un argent facile obtenu chez les Occidentaux et rendent la vie trop chère pour les honnêtes gens. Un Maghrébin salarié honnête dans son pays n’a aucun pouvoir d’achat devant les rapaces qui partent frauder en Europe et revenir les poches pleines d’euros.

    Quelque chose donne la puce à l’oreille à la Police des Frontières. La presse ne dit pas quoi, mais probablement une dénonciation. Ces gens vivent dans des milieux sans foi ni loi et la dénonciation est souvent une arme utilisée pour régler ses comptes. Durant une perquisition surprise chez cet « handicapé », ils découvrent des vidéos filmées l’année d’avant durant son mariage au Maroc et l’homme se porte bien. Il danse même !

    Actuellement, il est en cours de jugement avec sa sœur et ses deux frères. Il apparaît devant la Cour en fauteuil roulant et dit qu’il ne parle ni Arabe, ni Anglais. Son avocat réclame un interprète qui parle Berbère. Un est trouvé et ses services réservés par la justice. Le jour du procès, il pose un lapin en annonçant qu’il est parti en vacances.

    D’après le Daily Mail, Bouzalim ne sera probablement pas expulsé. Comme souvent, ce genre d’individus utilisent avec succès l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme pour demander à rester. Rien que cet été, il y a une personne qui a pu rester en GB parce qu’elle avait un chat [source] et une autre personne parce qu’elle allait à un club de gym [source].

    A suivre…

    [source

    TEA FOR TWO Operation - 21/11/11

  • De l'Equinox au printemps de la révolution patriotique Bleu marine Blanc Rouge!

    Loin de la  petite France étriquée, isolée, repliée, racornie, pétocharde, archaïque, sans influence ni ambition de l’UMPS, Marine Le Pen a présenté de belle manière  son « plan de vigueur »,  son projet présidentiel à «  L’Equinoxe »  ce samedi à Paris. Un projet fouillé, cohérent, précis  - à consulter sur le site du FN et de Marine - , que la candidate national a  détaillé, en présence  de Bruno Gollnisch,  devant plus d’un millier de sympathisants,  cadres et dirigeants frontistes. Même le quotidien  Le Monde en a convenu, il s’agit « d’un projet global, qui balaie aussi bien les questions attendues de sécurité, de laïcité, d’économie, de réindustrialisation, que d’autres plus inhabituelles. Ainsi, le projet aborde par exemple les questions d’écologie, tout comme l’enseignement supérieur, la recherche ou encore les retraites et la dépendance. »

    Nul  besoin d’avoir lu Carl Schmitt pour savoir que l’essence  du politique consiste à  désigner l’adversaire.  Et Marine a posé clairement les termes de l’alternative que nous proposons à   nos compatriotes face à « des hommes (…) arrogants (qui) ont pensé (…) qu’ils pouvaient s’échapper du réel pour créer un monde exclusivement virtuel, où leur œuvre serait l’avènement d’un homme nouveau coupé de ses racines, nomade, jetable esclave de l’ordre marchand. Ce monde rêvé et théorisé par Jacques Attali, où il annonçait avec une joie non dissimulée l’émergence d’un hyper-empire où des hyper-nomades dirigeront un empire hors sol. Eh bien ils l’ont fait ! ».

    Face à cette idéologie mortifère, le Mouvement national est porteur d’ « une autre vision de l’homme, une autre vision de l’économie », plaçant « les intérêts des Français avant tout, par-dessus tout. Contre les intérêts des marchés financiers, avant les intérêts des autres peuples y compris européens ».

    Une volonté qui tranche avec la personnalité même de celui que  Nicolas Sarkozy a chargé de la synthèse de son projet présidentiel, à savoir (l’ex-villepiniste ?)  ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire. Invité de l’émission de  Laurent Ruquier diffusée sur France 2 samedi soir, il a pris soin de préciser que le programme sarkozyste refusait d’un  bloc toute mesure  prônée par le FN qui serait en contradiction avec les immortels principes mondialistes.

    Invité du Forum Radio J dimanche, M. Le Maire s’est voulu « réaliste » et   a ajouté que « ce qui (l’a) frappé dans le discours de Mme Le Pen (samedi), c’est qu’on retrouve toutes les vieilles obsessions de son père, toutes les vieilles obsessions traditionnelles du Front National, avec la crainte de l’étranger, le rejet de l’Europe, la sortie de l’euro (…). »

    Sur son blog, le gaulliste souverainiste Laurent Pinsolle notait déjà il y a  quelque mois, que ce ministre qui se définit lui aussi comme « gaulliste », « fait parfois la bonne analyse et semble indiquer la bonne direction, mais dans les faits, rien ou presque ne change (…). Le ministre se contente d’être un infirmier des agriculteurs, prodiguant mots réconfortants et financements exceptionnels pour leur permettre de continuer à travailler. Mais jamais il n’a véritablement initié une réforme qui permettrait de changer la donne. »

     « Tout se passe poursuit-il,  comme s’il était incapable de penser en dehors du cadre qu’on lui donne, se bornant à gérer à la marge les immenses problèmes de l’agriculture française. S’il dénonce les fruits et légumes importés d’Amérique du Sud ou d’Asie, il ne prend pas de mesures pour mettre fin à ses importations. S’il dénonce les prix trop bas de certains produits, il n’a pas remis en place des prix de soutien… (…) Le problème de Bruno Le Maire est sans doute qu’il est trop un technocrate se limitant à gérer ses dossiers (…). Il n’est pas un vrai politique capable de remettre en cause le cadre établi pour en construire un nouveau. »

     Un constat  que l’on peut étendre à l’ensemble  du gouvernement,  ce que  Bruno Gollnisch a rappelé, invité jeudi  soir à Arnas au cœur du pays beaujolais par Christophe Boudot,  pour  la première (un grand succès)  des réunions de circonscriptions de la campagne des législatives 2012 dans le Rhône. Le dirigeant frontiste a dénoncé   la complicité active de l’UMP avec les technocrates européens et la bureaucratie bruxelloise qui paralysent notre société, avec les effets pervers et désastreux  que l’on sait, notamment pour  notre filière agricole et viticole.

    Il y a plus de trente ans, Guillaume Faye, dans son « Nouveau discours à la nation européenne », faisait déjà le procès du « réalisme » des politiciens de l’Etablissement, qu’il  opposait au volontarisme  de ceux qui luttent  contre le déclin de notre pays,  de notre civilisation . La défense  du  réel,  n’est pas en effet  le  réalisme des démagogues …

     « La fausse sagesse des réalistes écrivait-il, habillée d’une compétence et d’un savoir imaginaires, est bien la plaie de notre époque. Rien de plus pratique pour ne pas agir et ne pas exercer sa décision, sa volonté, son choix que d’évoquer la sagesse, la prudence, la compétence, que de laisser faire le temps. Or le temps joue toujours contre l’homme (…). Le réalisme : grand argument des irréalistes et des  faussaires (…). Seuls les vaincus sont réalistes, mais au fond d’eux-mêmes, ils savent bien que le réalisme en politique, ce n’est que le mot poli pour lâcheté. »

    Une réflexion  qui n’a pas pris une ride et qui expose parfaitement tout l’enjeu des débats actuels… et la nécessité de voter Marine et FN en 2012 !

    Blog de Bruno Gollnisch - 21/11/11

  • Le saviez-vous ? BHL est colonel-citoyen de l'Armée de l'air !

    Sur la proposition de Serge Dassault, l'essayiste et philosophe Bernard-Henri Lévy (également chroniqueur au Point) devient colonel-citoyen de l'Armée de l'air. Il rejoint ainsi - entre autres - Michel Drucker et Michel Sardou sur la liste des officiers de réserve haut gradés de l'aviation. S'il ne prend pas le Quai d'Orsay, il pourra briguer la Défense.

     Le Point- 08/09/11

  • Agnès Marin - Portrait de son meurtrier (présumé), qui avait participé aux recherches


    Agnès : portrait du meurtrier présumé par BFMTV

    21/11/11

  • Agnès: la famille dénonce la reprise politique

    Le grand-père d'Agnès s'indigne de l'attitude de Guéant  

    21/11/11

  • Meurtre d'Agnès: "Nous avons entendu deux grands cris"

    INTERVIEW - Paul était un ami d'Agnès. Il connaissait aussi très bien Mathieu, son assassin présumé. Scolarisé au collège-lycée Cévenol en 3e, dans la même classe que la victime, il livre un témoignage terrifiant sur la tragédie, vécue de l'intérieur.

    LE FIGARO. - Comment s'expliquer un tel drame?

    PAUL. - Nous sommes tous persuadés qu'il a été prémédité. Mathieu a appâté Agnès avant de l'entraîner en forêt. Il avait tout prévu. Une semaine avant les faits, il est même venu nous voir pour nous demander le prix d'une bouteille d'essence. On s'était dit qu'il allait s'en servir pour recharger son briquet Zippo. Jamais personne ne se serait douté de ce qu'il allait faire. Agnès était très gentille et sociable, pas du tout timide. Bonne élève, elle était pleine de projets et voulait notamment devenir cinéaste. Elle était drôle et elle nous manque…

    Personne ne s'était méfié de Mathieu?

    Non, car il est assez cultivé et, en apparence, plutôt sympathique. Scolarisé en première, c'est un fana d'informatique, assez fort en hacking. Pour brouiller les pistes, il s'était inventé une vie, en nous mentant en permanence. Il disait avoir 19 ans et ne parlait jamais de son passé. Il nous avait juste raconté des problèmes rencontrés avec des consommations de stupéfiants.

    Quand avez-vous éprouvé vos premiers soupçons?

    Mercredi dernier, pas avant. Vers 17h30, tout le monde était revenu à l'étude. Il ne manquait qu'Agnès, ce qui n'était pas dans ses habitudes car elle était studieuse. En remarquant son absence à l'heure du dîner, on a commencé à avoir tous peur pour elle. En dépit de l'interdiction du surveillant, nous avons commencé à fouiller le domaine de notre établissement, puis nous sommes partis vers la forêt voisine.

    Et alors?

    Une quarantaine d'élèves, des volontaires de toutes classes confondues, ont parcouru les bois, par endroits difficiles d'accès qui s'étendent sur 18 hectares. Dans la nuit tombée, nous avons entendu de façon flagrante deux grands cris. Cela ressemblait à deux hurlements. Nous avons tenté d'aller vers cette direction mais c'était une zone infranchissable, personne ne pouvait plus avancer. Puis une odeur de brûlé est parvenue jusqu'à nous. À ce moment, nous avons cru à un feu de bois quelque part mais la panique commençait à nous gagner. Vers 20 heures, nos recherches étaient interrompues.

    Vous êtes donc tous revenus au collège-lycée?

    Oui. C'est à ce moment que des élèves ont surpris Mathieu en train de ressortir de la forêt. Il était seul et avait le visage caché par une écharpe. Ce n'est qu'après que l'on a vu des griffures sur sa joue. Sans rien dire, il a pris une douche pendant une heure. En ressortant, les copains ont vu qu'il n'était pas normal. Il transpirait et ne nous regardait pas dans les yeux. Il a d'abord expliqué s'être griffé le visage en tombant dans une flaque, puis à l'internat, puis dans des buissons. On a alors compris à 100% qu'il était lié à la disparition d'Agnès. On a fait part de nos doutes le lendemain au conseiller principal d'éducation qui nous a aussitôt dit de prévenir les gendarmes. Mathieu a été embarqué dans la foulée, mais on ne savait pas ce qu'on lui reprochait…

    Vous ignoriez encore tout de la fin tragique d'Agnès?

    Nous avons appris sa mort vendredi soir. Tous les élèves étaient réunis devant la télévision quand un responsable de l'établissement a demandé de couper le poste car il avait «quelque chose à nous dire» avant de dire «on a retrouvé un corps en forêt». Même si le prénom n'a pas été prononcé, tout le monde a compris qu'il s'agissait de notre Agnès. Pendant plusieurs heures, professeurs, membres de la direction, surveillants et élèves ont fondu en larmes. Maintenant, chacun essaie de comprendre pourquoi, et surtout comment, un assassin en puissance a été accepté parmi nous.

    Le Figaro - 21/11/11

  • Sarkozy cartoonne

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    (Cliquez sur le cartoon)

  • Lyon: les roms font église comble à Gerland

    Les familles hébergées à la paroisse Saint-Antoine ont organisé un concert hier

    Aramis joue en temps normal dans le métro lyonnais. Mais hier après-midi, c'est dans l'église Saint-Antoine de Gerland (7e) que ce jeune de 23 ans entouré d'une trentaine d'autres roms a chanté, dansé et fait résonner son accordéon devant plus de 800 spectateurs, visiblement emballés. « Jamais les messes n'attirent autant de monde. Je prie pour, mais je n'ai encore jamais réussi », ironisait hier le curé de la paroisse Matthieu Thouvenot, qui a ouvert les sous-sols de l'église aux familles roms depuis le 21 septembre « pour les protéger du froid ».

     Une initiative qui lui a valu le soutien de nombreux fidèles, et les critiques de quelques autres, gênés par le surplus d'ordures ménagères générées par les roms aux abords du lieu de culte. « Certains pensent aussi que l'église n'est pas un lieu pour dormir. Mais la rue non plus », rétorque Matthieu Thouvenot, qui a donc incité les roms à se produire dans l'église, pour donner d'eux une image plus valorisante que celle habituellement véhiculée. Après quelques hésitations, Aramis, Larissa, Florin et les autres ont accepté le défi et se sont entraînés pendant des jours, allant jusqu'à confectionner eux-mêmes leur costumes pour « montrer le meilleur d'eux-mêmes ».

    Une volonté d'intégration


    « Depuis que nous sommes là, le regard des voisins de l'église a changé. Nous nous sommes fait des amis, indique Aramis, originaire comme toutes les familles accueillies ici de Craiova en Roumanie. Ce concert est aussi l'occasion de leur prouver qu'on veut juste s'intégrer, avoir une vie normale en France ». Un message qui a semble-t-il été entendu hier dans les allées de l'église, bondée de familles et retraités, fidèles et non-chrétiens. « Nos paroisses ont tendance à se replier sur elles-mêmes, souligne Jacqueline, une habitante de Condrieu, venu avec son mari assister au spectacle tsigane. Mais si l'église ne vient pas en aide à ces populations qui le fera ? ». Michelle est venue avec sa petite fille pour lui faire découvrir l'univers tsigane. « On associe les roms à la manche, aux squats. Je veux qu'elle voit que finalement ce sont des gens comme nous, avec une culture très riche ».

    Elisa Frisullo
     
    des familles à l'abri des expulsions

    Au départ, quelques familles vivaient dans les sous-sols de l'église. Mais très vite, le message a circulé parmi les roms. « Je suis obligé de refuser du monde chaque jour », indique le curé qui héberge aujourd'hui 60 personnes. Au-delà de l'aide matérielle, ces familles bénéficient d'une véritable protection, la préfecture s'étant engagée à ne pas les expulser.

    20minutes.fr - 21/11/11

  • Suisse: des demandeurs d'asile passent leurs vacances dans leurs pays d'origine!

    20/11/2011 – 14h15
    BERNE (NOVOpress) —
    L’affaire pourrait paraitre risible si elle ne mettait pas en lumière l’ubuesque politique d’immigration menée par les Etats européens.

    Le journal suisse alémanique, blick.ch, a ainsi découvert que l’année dernière, 2500 requérants d’asile vivant en Suisse avaient passé leurs vacances dans leurs pays d’origine, soi-disant dangereux !

    Michael Glauser de l’Office fédéral des migrations (ODM) a d’ailleurs confirmé cette information : « Les personnes concernées se rendent dans des pays, dans lesquels ils ne pouvaient soi-disant plus vivre. »

    La plupart des demandeurs d’asile-vacanciers proviennent de Turquie, d’Irak ou des Balkans. En septembre dernier, 23 483 personnes bénéficiaient d’une admission provisoire en Suisse.

    [cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine

  • Hippo tendresse

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    Calf et sa mère Nicole dans le bassin des hippopotames du zoo de Berlin. Calf est né le 23 octobre 2011

    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

  • Libye: BHL s'est engagé "en tant que juif"

    Le philosophe Bernard-Henri Lévy a déclaré aujourd'hui que "c'est en tant que juif" qu'il avait "participé à l'aventure politique en Libye", lors de la première Convention nationale organisé par le Conseil représentation des organisations juives de France (Crif). "J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël", a-t-il déclaré.

    Le Crif tenait à Paris sa première convention nationale, intitulée "Demain les Juifs de France", à laquelle participaient de nombreux intellectuels, politologues, sociologues, chercheurs. Près de 900 personnes ont ainsi assisté à des débats, très ouverts, souvent animés, sur les défis communautaires, les nouveaux visages de l'antisémitisme, ou les nouveaux défis pour les juifs de France.

    Bernard-Henri Lévy, invité à s'exprimer sur ce thème a déclaré: "C'est en tant que juif que j'ai participé à cette aventure politique, que j'ai contribué à définir des fronts militants, que j'ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques". "Je ne l'aurais pas fait si je n'avais pas été juif", a poursuivi le philosophe. "Ce que je vous dis là, je l'ai dit à Tripoli, à Benghazi, devant des foules arabes, je l'ai dit lors d'une allocution prononcée le 13 avril dernier sur la grand place de Benghazi devant 30.000 jeunes combattants représentatifs de toutes les tribus de Libye", a-t-il ajouté.

    ALTERINFO - 21/11/11

  • Lu dans Le Crif: " Un quotidien libanais... "

    http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=27013&returnto=accueil/main&artyd=116

    18/121/11

  • Nouvelle journée de violences meurtrières en Egypte: 11 morts

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    (Cliquez sur la photo)

    LE CAIRE (Reuters) - La police égyptienne appuyée par l'armée a de nouveau entrepris dimanche soir de déloger par la force les manifestants réunis sur la place Tahrir au Caire pour réclamer aux militaires une accélération du transfert du pouvoir aux civils.

    L'Egypte n'avait quasiment plus connu de telles scènes de violences depuis le renversement d'Hosni Moubarak le 11 février par un soulèvement populaire.

    L'agence de presse Mena a fait état de trois morts et 192 blessés dimanche, au deuxième jour de ces violences, à un peu plus d'une semaine du début des élections législatives le 28 novembre. Ces chiffres portent à au moins cinq morts et plus d'un millier de blessés le bilan des affrontements depuis samedi.

    De sources médicales, on a signalé 11 morts pour la seule journée de dimanche.

    Les autorités affirment que la police n'a pas ouvert le feu sur les manifestants mais ces derniers ont brandi des cartouches, des douilles et des grenades vides de gaz lacrymogènes.

    "Le peuple veut la chute du régime", ont scandé des milliers de manifestants avant et après la charge de la police, appuyée par des militaires qui étaient jusqu'à présent restés en retrait.

    Tandis que la nuit tombait, les forces de sécurité sont intervenues sur la place Tahrir à coups de matraques et de grenades lacrymogènes.

    Sur des images de télévision, on a pu voir un groupe de manifestants former un cordon face à la progression de la police.

    "L'armée envoie ses soldats sur la place Tahrir pour aider la sûreté de l'Etat à disperser les manifestants. Ils nous cognent fort dessus", a dit un manifestant, Ragab Chemiekhi.

    Les forces de sécurité ont procédé à des dizaines d'arrestations, a rapporté un témoin, ce qui n'a pas empêché les manifestants de revenir sur la place, épicentre du soulèvement de janvier et février derniers.

    2.000 MANIFESTANTS À ALEXANDRIE

    "Le conseil militaire se bouche les oreilles, il nous ignore, il n'en a rien à faire de nous et nous allons continuer à occuper les rues et à revendiquer nos droits. La justice finira par triompher", a dit Amal el Mohandes, 31 ans.

    L'armée a pris les rênes du pays après la chute d'Hosni Moubarak et les manifestants soupçonnent les militaires d'oeuvrer en coulisses pour conserver le pouvoir tandis qu'ils supervisent le processus de transition.

    Les généraux du Conseil suprême des forces armées (CSFA) démentent ces accusations et le gouvernement qu'ils ont formé a répété dimanche que les élections débuteraient bien le 28 novembre. Ce scrutin, étalé sur plusieurs semaines, doit aboutir à la formation d'une assemblée qui désignera une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution. Une élection présidentielle sera ensuite organisée, certainement pas avant fin 2012.

    Des manifestations ont aussi eu lieu dans d'autres villes du pays dimanche.

    Plus de 2.000 personnes ont assisté aux obsèques de Bahaa el Senoussi, manifestant tué à Alexandrie. Plusieurs centaines d'entre elles se sont ensuite rassemblées devant la préfecture en criant "Les responsables du ministère de l'Intérieur sont des voyous".

    Des manifestants ont aussi défilé dans l'est de l'Egypte, à Suez et Ismaïlia, et dans le nord du Sinaï, par solidarité.

    Le gouvernement a tenu une réunion extraordinaire ce dimanche avec les membres du Conseil suprême des forces armées.

    "Le gouvernement est décidé à procéder à des élections à la date prévue", a-t-il dit dans un communiqué diffusé après cette réunion et repris à la télévision publique.

    Au Caire, les heurts ont éclaté samedi lorsque les policiers ont tenté une première fois d'évacuer les quelque 500 manifestants qui se trouvaient toujours sur la place, au lendemain d'une grande manifestation qui avait réuni 50.000 personnes.

    "PRATIQUES DE L'ANCIEN RÉGIME"

    "Nous sommes au bord du danger", a dit le général Mohsen Fangary, membre du CSFA. "Ceux qui demandent la chute du gouvernement demandent la chute de l'Etat."

    Les Frères musulmans, dont le parti Liberté et justice fait figure de favori des élections, ont condamné l'intervention des forces de sécurité au Caire même si eux-mêmes s'étaient auparavant retirés de la place Tahrir. "Cela rappelle les pratiques du ministère de l'Intérieur de l'ancien régime", disent-ils dans un communiqué.

    Mohamed ElBaradeï et Abdallah al Achaal, tous deux candidats potentiels à l'élection présidentielle, ont dénoncé les violences contre les manifestants et réclamé la formation d'un gouvernement de salut national, a rapporté l'agence de presse Mena.

    Par la voix de Catherine Ashton, sa représentante diplomatique, l'Union européenne a invité les autorités égyptiennes à mettre fin aux violences contre les manifestants et à garantir le bon déroulement de la transition vers la démocratie.

    Catherine Ashton a fait part de sa "profonde préoccupation" et a demandé le respect des droits de l'homme dans les opérations de maintien de l'ordre.

    La manifestation de vendredi, rassemblant islamistes et libéraux, visait à dénoncer des dispositions du projet de réforme constitutionnelle du gouvernement.

    Le texte incriminé accorderait à l'armée une autorité exclusive sur la gestion de ses affaires et de son budget et lui confierait des pouvoirs étendus dans le domaine de la sécurité nationale.

    Ces projets ont été amendés mais pas suffisamment aux yeux des manifestants.

    A l'issue de la réunion ministérielle de dimanche, le vice-Premier ministre, Ali al Silmi, a prévenu: "Nous ne reculerons pas sur les derniers amendements proposés au texte constitutionnel."

    Jean-Philippe Lefief et Bertrand Boucey pour le service français

    Yahoo!Actu - 21/11/11

  • Espagne: victoire écrasante de la droite aux législatives

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    Mariano Rajoy, chef du PP 

    MADRID (Reuters) - Les conservateurs du Parti Populaire (PP) ont remporté dimanche une victoire écrasante aux élections législatives en Espagne en profitant de la colère de la population envers le gouvernement socialiste pour sa gestion de la crise économique.

    Selon des projections officielles effectuées après dépouillement de 78% des bulletins, le PP va disposer d'une majorité absolue au sein du Congrès des députés, avec 187 élus sur 350.

    Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a reconnu son humiliante défaite après plus de sept années au pouvoir.

    Par une journée pluvieuse marquant le 36e anniversaire de la mort du dictateur Francisco Franco, les Espagnols se sont rendus aux urnes dans un climat maussade et de résignation, avec un chômage atteignant des sommets, des coupes dans les dépenses publiques et un endettement plaçant leur pays au premier rang de la crise au sein de la zone euro.

    "On peut choisir à quelle sauce on va être mangé, mais on va être mangé de toute façon", a résumé Jose Vasquez, 45 ans, qui a voté tôt à Madrid.

    Le résultat des élections promet des jours encore difficiles.

    Mariano Rajoy, qui, en tant que patron du PP, devrait devenir le prochain chef du gouvernement, a promis de mettre en oeuvre des mesures d'austérité draconiennes pour tenter d'apaiser les investisseurs. Sa majorité absolue à la chambre basse du parlement devrait lui offrir les coudées franches pour appliquer sa politique.

    S'exprimant devant des partisans en liesse réunis dans la soirée au siège du PP, il a prévenu que l'Espagne ne pourrait pas accomplir de miracle pour s'extraire de la crise mais que le pays devait regagner le respect sur la scène européenne.

    Il a annoncé qu'il allait engager immédiatement des consultations avec toutes les régions pour examiner les moyens de surmonter la crise.

    PERCÉE DES INDÉPENDANTISTES BASQUES

    Après deux échecs législatifs face aux socialistes, cet ancien ministre de l'Intérieur, âgé de 56 ans, ne devrait pas prêter serment avant le mois de décembre. Il devrait toutefois s'employer dans l'intervalle à rassurer les marchés obligataires en dévoilant en amont ses mesures pour réduire le déficit public et stimuler la compétitivité du pays.

    Signe de la nervosité des investisseurs, les obligations à 10 ans espagnoles se sont échangées cette semaine à un taux proche de 7%, au plus haut depuis la création de la zone euro.

    Les Espagnols reprochent au gouvernement sortant d'avoir tardé à réagir pour redresser l'économie et juguler le chômage dont le taux (21%) est le plus élevé de l'Union européenne. L'électorat traditionnel des socialistes fait en outre grief à José Luis Rodriguez Zapatero, chef du gouvernement sortant, d'avoir subitement imposé en mai 2010 le tournant de la rigueur.

    Malmené par la crise, ce dernier a décidé de ne pas briguer de troisième mandat et les socialistes avaient placé leurs espoirs dans Alfredo Perez Rubalcaba, qui a peiné toutefois à se démarquer du Premier ministre sortant.

    Les électeurs socialistes semblent s'être réfugiés dans l'abstention ou les petits partis tels que la Gauche unie (ex-communiste) qui semble se diriger vers son meilleur résultat depuis le milieu des années 1990.

    Au Pays basque, les électeurs ont, pour la première fois depuis longtemps, voté sans crainte de violences en raison de la fin de la lutte armée annoncée en octobre par les séparatistes d'ETA. Une nouvelle formation indépendantiste, Amaiur, a réussi une percée et devrait obtenir plusieurs sièges.

    Contrairement aux Grecs dont les manifestations anti-austérité ont provoqué une crise politique, les Espagnols semblent prêts à se serrer la ceinture et à subir des coupes budgétaires dans les domaines de la santé et de l'éducation sur fond de crise de la dette qui a eu raison des gouvernements grecs, portugais, italiens et irlandais.

    A la veille des élections, quelque 200 manifestants issus du mouvement des "Indignados" se sont rassemblés à la Puerta del Sol à Madrid pour appeler au boycott des deux principaux partis du pays.

    Relativement discrets lors de la campagne, les "Indignados" se disent prêts à manifester de nouveau une fois que le nouveau gouvernement aura présenté son plan d'austérité.

    Eric Faye et Bertrand Boucey pour le service français

    Yahoo!Actu - 21/11/11