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  • AZF: Bruguière relance la piste d'un attentat terroriste

    Toulouse L'ex-juge antiterroriste estime que l'enquête a trop vite éludé l'hypothèse d'un acte intentionnel

    L'ex-juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière. 
     
     
    L'audition de Jean-Louis Bruguière était très attendue dans le procès en appel de la catastrophe AZF. Cité par une partie civile, l'ancien responsable de la section antiterroriste du parquet est revenu longuement hier sur le contenu du rapport qui lui avait été commandé, en 2010, par le cabinet Soulez Larivière, conseil de Total et Grande Paroisse.

    Dans ce document, le juge Bruguière redonne du grain à moudre à la piste terroriste. « Il y a eu beaucoup de négligences […] Si elle fait encore débat, c'est la preuve qu'elle n'a pas été évacuée. » La piste intentionnelle avait été rapidement écartée lors de l'instruction, comme l'ont reconnu plusieurs responsables de l'enquête. Serge Biechlin, le directeur d'AZF, et le groupe Grande Paroisse avaient été relaxés au bénéfice du doute en première instance. Mais la thèse de l'accident chimique était largement défendue par les experts.

    Double vie

    Le rapport de Jean-Louis Bruguière revient largement sur le cas Hassan Jandoubi. Tué lors de l'explosion, l'homme avait eu plusieurs altercations avec un camionneur qui avait accroché un drapeau américain dans sa cabine, peu de temps avant le drame.

    Proche de la mouvance islamiste aux dires d'une note contestée des renseignements généraux, il avait été retrouvé avec plusieurs épaisseurs de sous-vêtements. Ce qui, selon le médecin légiste, correspond à un rituel chez certains extrémistes kamikazes. Mais les disputes avec les autres salariés peuvent aussi être imputées à la pression générée par des retards pris ce jour-là dans le travail de l'usine.

    De même, plusieurs experts de l'islam avaient démonté l'argument de la superposition de vêtements, qui pouvait également s'expliquer par un complexe de maigreur de l'intéressé.

    Selon Bruguière, les factures détaillées du téléphone portable d'Hassan Jandoubi auraient dû être mieux explorées, tout comme ses liens précis avec des membres de la communauté d'Artigat, en Ariège, « berceau d'activistes ». Le fait que l'homme utilisait plusieurs boîtiers de téléphone et qu'il se soit rendu en juin 2001 en Allemagne pour acheter des voitures aurait également dû faire l'objet d'investigations plus poussées, selon l'ancien juge.

    Quelques heures avant, Roger Marion a utilisé ces mêmes éléments, lors de sa déposition, mais dans un sens contraire. Selon le directeur central adjoint de la police judiciaire en charge des affaires criminelles en 2001, aucun élément ne constituait une raison de penser à un acte criminel et de saisir une juridiction spéciale. « Aucune trace d'explosif n'a été relevée sur les lieux. Il n'y a eu aucune revendication sérieuse. »

    Soupçonné par les parties civiles d'avoir rendu « une étude orientée » et par le parquet d'« incarner la piste terroriste », Jean-Louis Bruguière a maintenu sa position. « J'ai fait un travail de consultant. Si je n'aborde pas la piste chimique dans mon rapport, c'est parce qu'on ne m'a pas saisi là-dessus. »

    Armelle Parion, à Toulouse

    Sud-Ouest - 21/12/11

  • Eva Joly attaque Marine Le Pen et la traite de "fille héritière d'un tortionnaire en Algérie" !

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    Eva Joly (EELV) s'est déclarée, mercredi, prête à débattre avec Marine Le Pen, même si la présidente du Front national (FN), "héritière d'un tortionnaire en Algérie", ne répond à la crise que "par la haine". Sur Europe 1, la candidate Europe Écologie-Les Verts à la présidentielle, née en Norvège, a répondu à l'accusation de francophobie lancée la veille contre elle par la championne du FN : "J'ai choisi la France, j'y vis depuis bientôt 50 ans, je suis la seule à avoir choisi la France."

    Eva Joly s'est dite prête à "débattre avec elle quand elle voudra". "Et nous verrons bien qui aime vraiment la France. Face à la crise, l'agressivité et la haine de Mme Le Pen ne servent à rien, elle ferait mieux de travailler ses programmes", a-t-elle dit. "Elle a jeté un gant, je le relève", a insisté l'ex-juge d'instruction. "Ce n'est pas à la fille héritière de milliardaire, héritière d'un parti, héritière d'un tortionnaire en Algérie, de décider qui est Française ou pas", a ajouté la candidate écologiste.

    Eva Joly a par ailleurs réaffirmé son opposition au défilé militaire du 14 Juillet, "très suranné", un argument lancé contre elle par Marine Le Pen pour la qualifier de francophobe.

    Jean-Marie Le Pen a multiplié les procès contre les accusations, régulièrement lancées contre lui, d'avoir utilisé la torture pendant la guerre d'Algérie. Ainsi, en 2008, l'universitaire Jean-Didier Vincent avait été condamné pour avoir traité le président du FN, lieutenant durant cette guerre, de "salopard".

    Le Point- 21/12/11


    NdB: Gro Eva Farseth, veuve Joly, est née en 1943 à Oslo

  • Le Président perdrait-il les pédales ?

     

    Communiqué de Bruno Lemaire, conseiller économique auprès de Marine Le Pen, docteur ès sciences économiques

    Nicolas Sarkozy vient de s’exprimer : « Marine Le Pen, vous êtes nulle ! », a-t-il notamment lancé à l’encontre de la candidate d’extrême-droite en mimant une discussion avec celle-ci. « Vous remboursez la dette avec une monnaie dévaluée, mais cette dette doublera alors du jour au lendemain ! » » Une telle phrase serait risible, si elle n’émanait pas du premier personnage de l’Etat, pour quelques mois encore. Elle n’est que pathétique, et bien évidemment mensongère.

    La plupart des experts internationaux, donc ( ?) indépendants, du moins plus indépendants que les officines privées ou publiques qui travaillent pour tenter de maintenir l’UMP au pouvoir, ou l’alternance "démocratique" que l’oligarchie financière appelle de ses vœux, à savoir le PS, sont pourtant très loin de justifier cette position outrancière de Nicolas Sarkozy.

    Pour ces experts, le franc contre le dollar vaudrait entre 1,21 et 1,25 (voir les chiffres du groupe Nomura), ce qui signifierait une dévaluation éventuelle de 6 à 9 % de l’éventuel franc 2012 (sans oublier que la lire et la peseta perdraient sans doute de 20 à 35 % de leur valeur, si l’euro venait à disparaître).

    Sachant que les dettes publiques sont détenues aux 2/3 par des ressortissants ou organismes étrangers, il n’y a pas besoin d’être un expert en calcul pour comprendre que si la dette devait augmenter, ce serait au maximum de 2/3 de 9 %, à savoir 6 % : on est bien loin des 100 % annoncés.

    On ne peut être expert en tout, certes, mais Nicolas Sarkozy se dévalorise, une fois de plus, en tentant de dissimuler sa peur panique de perdre le pouvoir derrière des phrases aussi mensongères. Par respect pour sa fonction, je n’ose lui retourner le compliment, et le traiter de « nul », même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque.

  • La valeur des monnaies après l'euro

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    (Cliquez sur l'infographie pour l'agrandir)

    Combien vaudrait la monnaie nationale après une sortie de l’euro ? Si nous sortions de l’euro pour revenir à nos monnaies nationales, la devise française vaudrait à peu près 1,21 dollar par rapport au taux de change actuel euro / dollar

    NPI - 21/12/11

  • L'Institut d'Egypte: la France demande une enquête

    L'incendie, samedi, de la bibliothèque fondée par Bonaparte au Caire souligne la fragilité des richesses historiques du pays à l'heure des troubles.

    Que reste-t-il des 200.000 ouvrages de l'Institut d'Égypte ravagé par un incendie, samedi, au Caire, en marge d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre? L'inventaire risque d'être long et le préjudice, immense. La majeure partie de ce fonds n'était pas numérisée. Lundi, près de la place Tah­rir, les 22 employés ainsi que deux membres de l'Unesco et des volontaires continuaient de mettre sous sacs plastique des pages en partie calcinées et des volumes noircis. «Nous avons extrait onze containers d'archives, évaluait le secrétaire général Abdel Rahman al-Charnoubi. Il reste encore deux sous-sols à dégager.»

    Le reste des rayonnages d'un bâtiment menaçant désormais de s'écrouler est parti en fumée. Concernant les causes, la France a demandé aux autorités «une enquête exhaustive et transparente». L'armée parle d'un cocktail Molotov; les opposants, d'une provocation. Quoi qu'il en soit, Bernard Valero, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, a pointé «un drame pour la culture universelle, qui illustre les graves dangers que court le patrimoine de l'humanité qu'abrite l'Égypte.» Il a ajouté que «la France était prête à examiner toute demande de soutien à une réhabilitation de l'Institut».

    En fin de journée, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, proposait d'ailleurs de mobiliser le savoir faire de la Bibliothèque nationale de France (BnF). «L'action de cette institution a déjà été déterminante pour la sauvegarde de l'Institut des belles-lettres arabes en ­Tunisie.»

     Pour sa part, l'homologue égyptien de M. Mitterrand a qualifié le sinistre de «catastrophe pour la science», et annoncé la «formation d'un comité de spécialistes de la restauration des livres et des manuscrits quand les conditions de sécurité le permettront».

    Un ouvrage unique et monumental

    «La création, le 22 août 1798, de l'Institut d'Égypte a fortement contribué à marquer d'une empreinte durable les relations si particulières entre la France et l'Égypte, rappelle à Paris Aurélie Clemente-Ruiz, chargée de collection et d'expositions à l'Institut du monde arabe.

     À l'origine, cette émanation de la Commission des sciences et des arts, emmenée par Bonaparte lors de sa campagne, s'était installée dans le grand salon du harem d'un superbe palais mamelouk, abandonné par son propriétaire après la bataille des Pyramides. Ce palais-là a disparu au XIXe siècle. Mais pas la bibliothèque, très hétéroclite, structurée en quatre grandes sections: mathématiques, physique, économie politique, arts et littérature.»

    À l'origine, l'Institut d'Égypte comptait 36 membres, choisis parmi les personnalités les plus éminentes de la Commission. Elle s'est réunie deux fois par décade jusqu'en 1801. Elle a notamment débattu de deux théories cruciales pour l'histoire des sciences: l'explication par Gaspard Monge du phénomène des mirages et l'étude de Claude Berthollet sur les lacs de natron - d'où est extraite la soude qu'exporte l'Égypte depuis l'Antiquité -, qui a conduit à remettre en cause la thèse, dominante à l'époque, des affinités électives et à avancer l'idée novatrice d'«équilibre chimique», fondamentale pour l'avènement de la chimie moderne.

    Dans d'autres palais contigus, Bonaparte avait fait installer une ménagerie, des laboratoires, ateliers et magasins où l'on déposait des collections de toute sorte. C'est de ce «quartier de l'Institut» que partaient les explorateurs et premiers égyptologues. Leur énorme moisson a donné naissance à un ouvrage unique et monumental: La Description de l'Égypte.

    Dès février 1802, Bonaparte, devenu premier consul, en a ordonné la publication. La parution s'étendra sur quelque trente années. Elle mettra à contribution 43 auteurs, 80 artistes et 294 graveurs. Divisée en trois parties - Antiquité, Histoire naturelle et État moderne - la Description comprend 157 mémoires, 47 cartes géographiques et 925 planches, dont certaines atteignent un mètre de longueur. Une presse spéciale a été mise au point pour l'impression par Nicolas Conté. Et il a fallu fabriquer un meuble spécifique pour contenir ses vingt volumes. «La Description est à la source de l'égyptologie, dont le déchiffrement des hiéroglyphes, estime Aurélie Clemente-Ruiz. Elle peut aussi être pensée comme le laboratoire de l'orientalisme artistique, ouvrant la voie à une conception ethnographique qui met à distance la vision impérialiste et se tourne vers d'autres valeurs que celles des sociétés d'Occident.»

    Des récits de voyages

    L'exemplaire, dont huit volumes ont brûlé samedi, faisait partie de la première édition, tirée à mille. La Bibliothèque d'Alexandrie en conserve un identique, de même, par exemple, que la BnF ou l'Assemblée nationale. L'Imprimerie nationale possède toujours les cuivres. L'Institut d'Égypte conservait également des documents administratifs datant de la présence française, des affiches, divers ouvrages savants et des récits de voyages hollandais et anglais.

    Elle possédait enfin les deux premiers périodiques jamais publiés sur les bords du Nil: Le Courrier de l'Égypte, qui reprend l'ordre du jour dicté par le général en chef, et La Décade égyptienne, qui rend principalement compte des travaux de l'Institut. Ces périodiques avaient été édités en deux langues, français et arabe, par l'Imprimerie nationale égyptienne fondée elle aussi par Bonaparte.

    Le Figaro - 20/12/11

  • Teddy Tamgho, un sportif de haut niveau...

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    (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

    Impliqué dans une altercation avec une athlète, Teddy Tamgho a été suspendu douze mois dont six avec sursis par la commission de discipline de la FFA. Le triple sauteur pourra donc participer aux JO de Londres.

    Teddy Tamgho s'en sort bien. Sur le plan sportif en tout cas. Convoqué ce mardi devant la commission de discipline de la FFA pour s'expliquer concernant une vive altercation qu'il a eue en octobre dernier avec une jeune athlète à Boulouris (Var), le triple sauteur français a écopé de 12 mois de suspension dont six avec sursis, assortie d'une amende de 1500 euros et de 50 heures de travaux d'intérêt général. Une sanction qui peut paraître assez lourde au premier abord. Rappelons juste que Tamgho avait déjà été impliqué dans une altercation en 2008 avant d'être exclu du Creps de Paris. Tamgho risquait donc la radiation à vie pour un incident pour le moins violent. Var Matin s'est en effet procuré la déclaration sur l'honneur effectuée par la plaignante et transmise à la commission de discipline.

    Le récit de la jeune fille fait froid dans le dos
     Et le moins que l'on puisse dire est que le récit est effrayant : «Teddy s'est jeté sur moi et m'a saisi brutalement d'une main, par le cou, il a resserré très fort sa main autour de mon cou (...). J'ai commencé à sentir des vertiges me prendre. Il m'a alors balayé les deux jambes et je me suis lourdement et violemment étalée sur le sol (...). Lorsque j'ai repris mes esprits, Teddy me tirait par les cheveux. Il m'a traînée sur environ 4-5 mètres (...). Sabine (Ndlr : une amie de la jeune fille dont le prénom a été changé) s'est interposée. Teddy lui a mis un coup de poing dans la mâchoire (...). Je me suis dirigée vers le parking... J'ai été choquée en voyant Marc (un autre ami qui a essayé de s'opposer) qui était en sang». La suite n'est guère plus reluisante pour le champion du monde en salle : «Teddy a débarqué une nouvelle fois. Il disait qu'il allait me tuer. Il était comme possédé. Marc s'est mis entre nous deux. La scène était horrible. Il lui envoyait des coups de pied dans la tête (...) Deux autres garçons ont pu immobiliser Teddy à l'aide d'une clé. Au même moment, Pascal et Florent (Ndlr : deux jeunes athlètes) arrivaient avec leur voiture, on nous a carrément évacués».

    De retour à la compétition le 18 mai prochain
     Si l'agent de Tamgho, Ludovic Olliere, parle d'exagération des faits  «La jeune fille a été sans doute secouée, mais elle n'a pas été battue. Selon nous, les faits qu'elle rapporte à la commission de discipline ne reflètent pas la réalité» -, la commission de discipline semble avoir été convaincue par la véracité des propos. Tout en évitant de porter préjudice à un athlète considéré comme l'une des meilleures chances de médaille aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. Suspendu à titre provisoire depuis le 18 novembre, Tamgho pourra faire son retour à la compétition le 18 mai prochain. Le triple sauteur pourra donc participer aux Championnats de France à Angers du 15 au 17 juin et défendre ses chances à Londres dans 7 mois. Reste que Tamgho n'en a pas fini avec cette triste affaire. Trois plaintes pour «coups et blessures» ont en effet été déposées…

    Le Figaro - 20/12/11 

  • "BHL m'a appelé à 1h du matin" pour censurer Marine Le Pen

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    Frédéric Haziza, journaliste à Radio J, nous apprend que BHL l’a appelé à 1h du matin pour lui déconseiller de recevoir Marine Le Pen dans son émission. Cette révélation se situe à la 36e minute du documentaire La face cachée du nouveau Front, diffusé dimanche 18 décembre sur Canal Plus.

    Elle vient confirmer les dires d’Alain Soral qui affirmait que Guillaume Durand l’avait désinvité suite à un coup de téléphone de BHL, reçu à 1h45 du matin.

    Étonnante régularité du philosophe entarté qui choisit toujours la même plage horaire nocturne pour distiller ses bons conseils aux journalistes, qui exécutent docilement tous ses ordres…

    Source : Agoravox, Merci à The Vindicator

    DéFrancisation - 19/12/11