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  • Premier Conseil des ministres pour François Hollande

    Par François-Xavier Bourmaud Mis à jour le 17/05/2012 à 22:41 | publié le 17/05/2012 à 20:01

    Fin de la pose à l'issue du premier Conseil des ministres.
    Fin de la pose à l'issue du premier Conseil des ministres.Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro
     

    Le président de la République a choisi la baisse du salaire des ministres comme première mesure.

    Les socialistes se plaignaient que la droite ne leur ait laissé que des dettes à régler. Mais en arrivant jeudi dans leurs ministères, les membres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault ont trouvé autre chose: le mode d'emploi des éléments de langage, aussitôt mis à profit pour décrire en deux mots les premières mesures adoptées à l'issue du premier conseil des ministres du quinquennat de François Hollande. «Efficacité et exemplarité», a ainsi énoncé la porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.

    Concrètement, cela se traduit par une mesure hautement symbolique, puisqu'elle restera comme la première décision de François Hollande: la baisse de 30 % de la rémunération du président de la République et des ministres. Adoptée par décret, cette mesure fait passer le salaire du président de la République et de son premier ministre de 21.300 euros mensuels aujourd'hui à 14.910 euros. La rémunération des ministres passe de 14.200 euros à 9.940 euros, selon les chiffres communiqués par le gouvernement.

    «Imposture!» s'est immédiatement écrié Jean-François Copé qui a fait ses comptes. Pour le patron de l'UMP, «on passe de 15 ministres, 4 secrétaires d'État et 1 haut commissaire (dans le premier gouvernement Fillon, NDLR ) à 34 ministres et ministres délégués, soit une hausse de 65 %. La baisse des salaires de 30 % ne peut pas masquer cette réalité: le gouvernement de François Hollande va coûter beaucoup plus cher au contribuable». Quoi qu'il en soit, l'adoption de cette mesure aura surtout été l'occasion pour les nouveaux ministres de prendre la mesure du décorum républicain dans lequel ils vont désormais évoluer. Pesant, contraignant, impressionnant. Surtout après dix ans dans l'opposition et sans avoir jamais exercé de responsabilités ministérielles, sauf pour cinq d'entre eux. Et encore, avec Jacques Chirac comme président de la République et Lionel Jospin comme premier ministre.

    Prendre la pose ou pas?

    De tout le gouvernement, Laurent Fabius est le seul à avoir connu la gauche au pouvoir à la fois à l'Élysée et à Matignon. D'où sans doute une certaine décontraction du nouveau ministre des Affaires étrangères à son arrivée dans la cour de l'Élysée, encadré de Bernard Cazeneuve (Affaires européennes) et de Yamina Benguigui (Français de l'étranger). Pour les autres, saisis par une «émotion» unanimement partagée, la remontée vers le perron de l'Élysée s'avérait un peu plus crispée, beaucoup de ministres arrivant les mains vides, sans dossier, ne sachant pas trop s'il fallait ou non s'arrêter devant la presse, répondre ou non aux questions des journalistes, prendre la pose ou pas pour les photographes.

    Au cours du Conseil des ministres proprement dit, François Hollande a insisté sur «trois mots: rigueur, devoir, honneur», a rapporté Najat Vallaud-Belkacem. Les membres du gouvernement se sont par ailleurs vu présenter une charte de déontologie qui prévoit notamment d'utiliser le train pour les voyages de moins de trois heures ou la remise aux domaines des cadeaux de plus de 150 euros. Cette charte «vise aussi a écarter tout risque de conflit d'intérêts», et, «dans les jours à venir», les ministres sont invités à remplir «une déclaration d'intérêt», a rapporté Najat Vallaud-Belkacem.

    De son côté, Jean-Marc Ayrault a redit durant ce premier Conseil des ministres qu'il allait demander à la Cour des comptes un «rapport d'évaluation sur l'exécution de la loi de finances 2012 et sur l'état des comptes publics» qui devra être remis «d'ici le 1er juin». Message final de la journée: les socialistes sont «au travail».

    À son départ de l'Élysée, Benoît Hamon (Économie sociale) confiait avoir trouvé «très impressionnant» ce premier conseil. Un peu plus loin, Marylise Lebranchu (Réforme de l'État, Fonction publique) assurait: «On ressort de là très imprégné de ce qu'est la République.» Elle figure pourtant parmi les rares à avoir déjà éprouvé ce cérémonial.

    LIRE AUSSI:

    » Un gouvernement qui ménage toutes les sensibilités

     

    Le Figaro - 17/05/12

  • Etats-Unis - Pour la première fois, les bébés des minorités sont la majorité

    17/05/2012

    Etats-Unis: Pour la première fois, les bébés des minorités sont la majorité



    Pour la première fois de l’histoire des Etats-Unis, les bébés issus de minorités ethniques sont devenus majoritaires, témoignant de l’évolution démographique de la société américaine, selon des données officielles publiées ce jeudi. Selon les chiffres du Bureau du recensement américain, qui prennent en compte le nombre d’enfants de moins d’un an au 1er juillet 2011, 50,4% des enfants de cette tranche d’âge étaient issus de minorités, contre 49,5% au 1er avril 2010.

    Selon une projection de cette agence fédérale, à ce rythme-là, les Blancs (non hispaniques) seront minoritaires dans l’ensemble de la population américaine en 2042. Le Bureau du recensement a publié jeudi un rapport qui détaille la population américaine par catégorie ethnique (Blancs, Hispaniques, Noirs, Asiatiques, Amérindiens et Polynésiens) et par âge.

    La plus forte communauté hispanique vit en Californie

    Les Etats-Unis comptaient 114 millions de personnes issues des minorités en 2011, soit 36,6% de la population totale, contre 36,1% en 2010. Les Blancs, qui sont 197 millions, représentent toujours la plus grande part de la population, à 63,4%. La minorité la plus importante est celle des Hispaniques, forte de 52 millions de personnes en 2011 (+3,1% en un an), et c’est celle qui croît le plus (+3,1% en un an). Désormais, 16,7% de la population américaine est hispanique, contre 16,3% en 2010.

    La plus forte communauté hispanique vit en Californie (ouest, 14,4 millions), dont 4,8 millions à Los Angeles, la deuxième agglomération du pays. Le Nouveau-Mexique (sud-ouest) détient le plus fort taux (46,7%) de population hispanique.

    Viennent ensuite les Noirs, avec 43,9 millions de personnes (+1,6%), dont la plus forte communauté réside à New York (3,7 millions). Les plus forts pourcentages de la population noire sont enregistrés à Washington (52,2%) et dans l’Etat du Mississippi (sud, 38%).

    6,3 millions d’Indiens d’Amérique et d’Alaska

    La communauté asiatique est forte de 18,2 millions de personnes (+3%). C’est une nouvelle fois la Californie qui accueille la plus importante communauté asiatique (5,8 millions de personnes). Quant aux Indiens d’Amérique et d’Alaska, ils sont 6,3 millions (+2,1%). Les Polynésiens d’Hawaii et d’autres îles sont 1,4 million (+2,9%).

    Selon Vanessa Cardenas, experte du Center for American Progress (Centre pour le Progrès américain), «ces chiffres montrent où se trouve l’avenir et ajoutent à l’urgence d’investir dans les communautés qui progressent le plus». Par ailleurs, l’âge médian de la population américaine est passé de 37,2 ans à 37,3 ans. Les plus de 65 ans sont passés de 40,3 millions à 41,4 millions, dont 5,7 millions de plus de 85 ans.

    Le nombre des 18-64 ans a grossi de 2 millions de personnes, passant à 196,3 millions en 2011 mais le nombre d’enfants de moins de 18 ans – 74 millions en 2011 – a baissé de 200.000, notamment dans la tranche 14-17 ans.
     

    http://www.algerie1.com/flash-dactu/etats-unis-pour-la-premiere-fois-les-bebes-des-minorites-sont-la-majorite/ http://www.algerie1.com/flash-dactu/etats-unis-pour-la-premiere-fois-les-bebes-des-minorites-sont-la-majorite/    

     

    ALTERINFO.NET


     

  • Le "redressement productif" arrive !

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  • Le Redressement productif: attention au coup de com !

    Posté par le 17 mai 2012

     

    Communiqué de Florian Philippot, porte-parole du Rassemblement Bleu Marine

    Le ministère du « redressement productif » a toutes les chances de n’être qu’une astuce électoraliste de plus si le nouveau gouvernement n’applique pas une politique économique radicalement novatrice.

    Il n’y aura aucun redressement productif sans patriotisme économique et social.

    Il n’y aura aucun redressement productif sans protectionnisme intelligent à nos frontières pour lutter contre la concurrence déloyale que nous font certains pays.

    Il n’y aura aucun redressement productif sans Etat fort, libéré des absurdes contraintes des Traités européens que l’UMP et le PS soutiennent en toutes circonstances.

    Il n’y aura aucun redressement productif sans soutien massif aux TPE, PME et PMI alors que la priorité aujourd’hui est donnée aux grands groupes du CAC 40.

    Rien dans la campagne de François Hollande ne laisse augurer l’application de ces mesures de redressement économique et social. Et la nomination de Pierre Moscovici à Bercy, l’ultra-européiste, ne laisse présager aucun changement véritable.

    Les Français réclament des actes concrets, des changements véritables pour l’emploi, et non encore et toujours de la poudre aux yeux électoraliste.

    Les candidats du Rassemblement Bleu Marine aux élections législatives portent ce projet de réindustrialisation de la France, loin des astuces de communication.

  • Christiane Taubira, Garde des Sceaux, a été condamnée par la justice en octobre 2004

    Posté par le 17 mai 2012

     

    Le nouveau Garde des Sceaux est une repris de justice ! Ayrault, puis Fabius et maintenant Taubira… Le candidat socialiste déclarait le 14 avril dans Le Journal du Dimanche : « Je n’aurai pas autour de moi à l’Élysée des personnes jugées et condamnées. » Un quinquennat hollandien qui commence donc par un bien gros mensonge…

    Le 15 mai, soit exactement un mois après cette déclaration médiatique, François Hollande, président de la République fraichement intronisé, nommait Jean-Marc Ayrault, son ami et compagnon de route au PS, Premier ministre. Le nouveau Premier ministre avait été, en 1997, condamné à six mois avec sursis et à l’équivalent de 4.500 euros d’amende pour favoritisme dans une affaire de marché public. N’ayant fait l’objet d’aucun appel, la peine est devenue effective en 1997 et a été considérée comme exécutée cinq ans plus tard. Et le député-maire de Nantes a été réhabilité en 2007.

    Même chose pour Laurent Fabius : le député de Seine-Maritime, ancien Premier ministre de François Mitterrand, avait été mis en examen pour homicide volontaire de l’affaire du sang contaminé. Il a comparu en février et mars 1999 devant la Cour de justice de la République qui l’a relaxé le 9 mars 1999. Il est devenu le ministre des Affaires étrangères de François Hollande.

    Et aussi pour Christiane Taubira, devenue Garde des Sceaux, qui, en septembre 2004, a été condamnée aux pour le licenciement injustifié et la rupture abusive de son ancienne assistante parlementaire Sylvia Edom.

    A l’époque L’Express relatait l’événement comme suit :
    « La rentrée parlementaire de Christiane Taubira a eu lieu en avance, dans une petite salle au quatrième étage du conseil des prud’hommes de Paris, où, le lundi 27 septembre, la députée de la Guyane a été condamnée. Son ancienne assistante parlementaire d’octobre 2002 à avril 2003, Sylvia Edom, a obtenu la requalification de ses deux CDD en CDI. Le conseil a également estimé son licenciement injustifié et la rupture du CDD « abusive ». Si elle échappe au paiement d’heures supplémentaires réclamé par la partie adverse, l’ex-candidate à l’élection présidentielle devra lui verser 5.300 euros. Se disant « sûre de son bon droit », elle ne s’interdit pas de faire appel et s’ « étonne du bruit soulevé par cette affaire ordinaire ».

    Celle-ci témoigne d’un malaise grandissant chez les assistants. Selon l’Union syndicale des collaborateurs parlementaires, il y a eu depuis le début de l’été environ 70 licenciements parmi les petites mains des députés. Le secrétaire général de l’organisation, Jean-François Cassant, évoque la multiplication de « mauvaises pratiques » à l’Assemblée depuis un an. Et passe à l’offensive : le 5 novembre, il présentera avec son homologue du Sénat un projet de convention collective des assistants parlementaires. Une démarche symbolique, car l’Assemblée ne peut pas signer un tel texte, n’étant pas considérée comme l’employeur des assistants, même si elle alloue chaque mois aux députés 7 500 euros pour rémunérer leurs collaborateurs. C’est ce qu’a confirmé le 18 février la Cour de cassation : « Les députés composant l’Assemblée nationale ne constituent pas une unité économique et sociale. » Chacun d’entre eux gère donc sa petite entreprise comme il l’entend. Au risque, tout de même, de se faire taper sur les doigts s’il ne respecte pas la loi. Un comble pour ceux qui l’élaborent. »

    Pas joli, joli, le sens social de Madame le Garde des sceaux !

  • Gouvernement Hollande/Ayrault: Marine Le Pen dénonce l'Etat PS

    Posté par le 17 mai 2012

     

     Après l’annonce de la composition du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, mercredi 16 mai en soirée, la Présidente du Front National, Marine Le Pen, a dénoncé l’Etat PS et le sectarisme socialiste qui ressort de ces nominations.

    « Il y a trois nominations que je trouve particulièrement révélatrices, a commenté Marine Le Pen. La première c’est celle de M. Montebourg ou plutôt celle de son ministère du Redressement et de la Production, qui en réalité est l’équivalent du ministère de l’Immigration de Nicolas Sarkozy, c’est-à-dire un vaste enfumage. La deuxième nomination c’est celle de M. Moscovici à l’Economie, parce que lui aussi est un européiste convaincu [...] un ultra européiste [...]. Le chômage va continuer d’augmenter, les délocalisations vont se multiplier [...]. La dernière nomination qui m’apparaît extravagante [...] c’est celle de Mme Taubira comme Garde des sceaux, puisque Mme Taubira est le symbole du communautarisme, du sectarisme et de surcroît une militante indépendantiste. Lui confier la justice m’apparaît être totalement extravagant, nonobstant le fait qu’elle n’a aucune compétence en la matière. »

    « C’est l’Etat PS », a souligné celle qui est de fait chef de file de l’opposition en France. « A partir du moment où » François Hollande « se soumet au diktat de l’austérité exigée par Mme Merkel, même s’il y introduit le mot croissance, ça ne changera rien à l’augmentation du chômage et à la désindustrialisation », a-t-elle souligné.

    « Pour le reste, il y a en a un peu pour tout le monde, chacun y trouvera sa petite médaille », a ironisé la présidente du FN, citant « Mme Filippetti », ou « Mme Belkacem ». Elle s’est aussi amusée des « triceratops Fabius et Lebranchu ». « Ce ne sont plus des éléphants, ce sont des triceratops » (un dinosaure, ndlr), a-t-elle ajouté.

    __________
    Pour sa part, Louis Aliot, vice-président du Front National et porte-parole de la campagne des législatives, a accusé hier sur I-Télé Christiane Taubira, nommée ministre de la Justice d’être une « extrémiste ». « Ce n’est pas une équipe, c’est un savant dosage entre des sensibilités à gauche », a-t-il souligné. « Je crois que la cerise sur le gâteau, c’est Madame Taubira garde des Sceaux alors que c’est une extrémiste notoire qui n’a jamais eu de position modérée sur n’importe quel sujet et qui est aujourd’hui ministre de la Justice. Je dois dire que là nous allons avoir des jours assez exceptionnels devant nous », a conclu Louis Aliot.

    Source

  • L'Ascension

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    Giotto di Bondone  (1266-1337)

  • Nicolas Sarkozy et Carla s'installent au Maroc

     16/05/2012

    Nicolas Sarkozy et Carla s’installent au Maroc




    Après toute l'effervescence concernant les Présidentielles 2012, Nicolas Sarkozy, le perdant, va rejoindre Marrakech, pour quelques mois.
    Le couple Sarkozy va bientôt profiter de quelques mois de repos, dans leur maison, acquise, l'année dernière, au Maroc. "Carla et son époux vont souffler un peu, réfléchir à leur avenir, mais aussi, redécouvrir un autre rythme, sur un autre mode", souligne une source proche de l'ex-première dame de France.
     
     Carla Bruni-Sarkozy devrait, également, profiter de ce repos, pour finaliser son prochain album, dont la sortie est annoncée, pour l'automne prochain.
     
    IRIB

     

     

  • Bachar el Assad: Hollande changera-t-il de politique ?

     16/05/2012

    Bachar el Assad: Hollande changera-t-il de politique?



    IRIB-Le dirigeant syrien Bachar al-Assad a déclaré espérer que le nouveau président français François Hollande allait "penser aux intérêts de la France" et changer de politique à l'égard de la Syrie et dans la région, dans un entretien diffusé mercredi à la télévision Rossia 24.

    "J'espère que le nouveau président va penser aux intérêts de la France, je suis sûr qu'ils ne consistent pas à continuer de semer le chaos au Proche-Orient et dans l'ensemble du monde arabe", a déclaré M. Assad, interrogé sur le rôle de Paris dans cette crise et l'élection de François Hollande.

    "La question est de savoir ce que la France a gagné dans l'année écoulée grâce à sa position à l'égard de la Syrie, de la Libye, et d'autres pays", a-t-il ajouté. "Elle a participé à l'agression militaire (contre le régime libyen, ndlr) et elle est responsable de la mort de centaines de milliers de Libyens", a encore déclaré Bachar al-Assad.
     

    http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/188694-syrie-hollande-changera-t-il-de-politique http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/188694-syrie-hollande-changera-t-il-de-politique

     

  • Ratko Mladic défie les survivants à l'ouverture de son procès au TPIY

     

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    LA HAYE (Reuters) - L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, a eu un geste de menace envers des survivants du massacre de Srebrenica au premier jour de son procès devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye.

    En entrant dans la salle d'audience, mercredi, l'ancien général serbe, accusé de génocide et crimes de guerre pendant la guerre civile de 1992-1995, a applaudi et levé les pouces.

    Vêtu d'un costume sombre, il s'est ensuite assis derrière son avocat, lunettes à la main, pour écouter avec attention les déclarations liminaires des procureurs.

    A 70 ans, Ratko Mladic est poursuivi notamment pour avoir dirigé le siège de Sarajevo qui a fait 10.000 morts et pour le massacre de Srebrenica, en juillet 1995, au cours duquel près de 8.000 musulmans de Bosnie ont été exécutés.

    Le procureur Dermot Groome a accusé Ratko Mladic et d'autres responsables serbes d'avoir mis en place un nettoyage ethnique et divisé le territoire de l'ex-Yougoslavie.

    Captant le regard d'une musulmane proche de victimes, Munira Subasic, présente dans la salle, Ratko Mladic a fait un geste explicite de la main, comme s'il allait lui trancher la gorge. Le juge-président Alphons Orie a alors brièvement suspendu la séance et a appelé à mettre fin à "ces interactions inappropriées."

    "Je pensais qu'en venant ici, j'aurais au moins pu voir des remords dans ses yeux", raconte Munira Subasic, dont le fils de 18 ans, le mari et les frères ont été tués à Srebrenica. "Au lieu de ça, j'ai vu sa soif de sang."

    Le procès du "boucher des Balkans", qui encourt une peine de prison à perpétuité s'il est reconnu coupable, a ravivé les douleurs des proches de victimes et des rescapés.

    Un vingtaine de mères de victime du massacre de Srebrenica s'étaient rassemblées devant le tribunal, brandissant pour certaines des pancartes, où l'on pouvait lire : "Mladic, le plus grand meurtrier de personnes et d'enfants innocents."

    "CRIMINEL ET LÂCHE"

    A Sarajevo, le procès était retransmis en direct sur de grands écrans.

    "J'ai envie de pleurer lorsque je pense à ce qu'ils nous a fait : il a tué 8.000 personnes uniquement à Srebrenica, mais également Foca, Visegrad, et nos enfants à Sarajevo", confie Hasna Hadzic, une retraitée qui a passé la guerre à Sarajevo. "Ils n'auraient jamais dû le faire comparaître en justice, ils auraient dû le liquider immédiatement."

    "J'espère que les personnes qui pensent que Mladic est un héros serbe changeront d'avis et que ce procès montrera qu'il n'est qu'un criminel et un lâche", a dit à Reuters le président de l'association des parents et enfants tués lors du siège de Sarajevo, Fikret Grabovica.

    Arrêté en mai 2011 après onze années de clandestinité, Ratko Mladic rejette ces accusations "monstrueuses" et estime qu'il est trop faible pour comparaître devant la justice.

    "Le monde entier sait qui je suis", avait-il lancé lors d'une audition l'année dernière. "J'ai défendu mon peuple, mon pays, maintenant je me défends moi-même."

    A la fin du conflit, en 1995, il a été inculpé avec Radovan Karadzic, le chef politique des Serbes de Bosnie, de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité par le TPIY. Les deux hommes avaient été recherchés pendant plus de dix ans avant d'être finalement arrêtés et transférés à La Haye.

    Le procès de Radovan Karadzic est en cours. L'ancien président serbe Slobodan Milosevic, inculpé en 1999 et transféré à La Haye en 2001, est quant à lui décédé en 2006 en détention avant le verdict, alimentant les critiques sur la lenteur des procédures du TPIY.

    "ENTREPRISE CRIMINELLE"

    Selon les procureurs, Ratko Mladic faisait partie d'une "entreprise criminelle visant à éliminer les Musulmans de Bosnie à Srebrenica en tuant les hommes et les adolescents et en chassant par la force les femmes, les enfants et quelques vieillards". Les forces serbes de Bosnie avaient tenté à l'époque de cacher le massacre en enterrant les corps des victimes dans des tombes anonymes.

    Ratko Mladic est également poursuivi pour le siège et le bombardement de Sarajevo. "Il ne fait aucun doute que Mladic a contrôlé le bombardement de Sarajevo", a dit le procureur.

    L'ancien général serbe bénéficie d'un suivi médical depuis son transfert à La Haye. Lors de sa première apparition devant le tribunal, il s'était révélé incapable de lever un verre avec son bras droit ou de placer de lui-même ses écouteurs pour écouter la traduction en serbe des propos tenus au tribunal.

    La liste de témoins de l'accusation compte 411 personnes. Leur audition devrait prendre environ 200 heures.

    Marine Pennetier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

    Yahoo!Actu - 16/05/12

  • Ayrault: "il faut combattre sans relâche le FN"

     

    Sans (grosse) surprise, c’est Jean-Marc-Ayrault, 62 ans, sans expérience gouvernementale mais fidèle de François Hollande, membre de son équipe de campagne, maire de Nantes depuis 1989, député depuis 35 ans, à la tête du groupe PS à l’assemblée depuis 15 ans, qui a été nommé à Matignon. « Une erreur » a estimé aujourd’hui Marine Le Pen sur BFM-TV, «cette nomination ne correspond pas aux engagements de François Hollande », a-t-elle jugé en référence à la promesse du chef de l’État de ne nommer personne autour de lui ayant été condamné.

    «Le 19 décembre 1997 rappelle la fiche biographique que lui consacre Wikipédia, il a été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis et 30 000 F d’amende pour favoritisme, après l’octroi, de décembre 1991 à décembre 1993, sans mise en concurrence ni appels d’offres ni contrat, du marché d’impression du journal municipal nantais à Daniel Nedzela, homme d’affaires proche du PS, pour un budget d’impression évalué à six millions de francs par an »

    Pour M. Ayrault, sa « probité personnelle » n’a « jamais été mise en cause » dans cette affaire et son avocat répète que cette condamnation a été « anéantie par une réhabilitation intervenue en 2007 » et que « l’invoquer revient à se mettre en infraction avec la loi pénale. »

    Quand bien même, il y a dans les prises de positions et les décisions de M. Ayrault, membre dans sa jeunesse, avant de rejoindre François Mitterrand au Congrès d’Epinay (1971), du très progressiste et marxisant Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC), matière à juger que nous avons affaire à un adversaire résolu de la cause nationale.

    Adepte de la repentance à tout crin et de la culpabilisation ad nauseam de « l’homme blanc », il porta sur les fonds baptismaux en mars 2012 la création dans sa ville de Nantes, un des symboles de la traite négrière, du Mémorial de l’abolition de l’esclavage. Une pulsion humaniste qui explique certainement qu’en 2009 il « (tenta) de faire passer une subvention municipale de 400.000 euros aux deux loges (maçonniques) locales » rapporte le site mécanopolis.

    Humanisme du chrétien Ayrault qui l’a aussi poussé à refuser a contrario, lors du traditionnel pardon catholique qui se déroule tous les 7 ans dans sa ville, que des prêtres en soutane pénètrent dans la cour du Château des Ducs de Bretagne !

    Bien sûr, ce sourcilleux laïcisme intégriste ne s’applique pas pour tous, mais principalement contre les Français de souche que M Ayrault considère comme des suspects « J’en ai assez de cette France de la peur » proclamait-il il y a peu, en référence à ces mauvais Français qui refusent notamment l’immigration de peuplement.

    Aussi a-t-il décidé de prendre 200 000 euros dans la poche des contribuables nantais pour l’érection d’un centre culturel islamique, celui de la mosquée du quartier Malakoff, dont le terrain a été « mis à disposition par la ville »…Ce qui n’a pas soulevé l’objection de ses « amis » écolo-gauchistes vent debout contre son projet de construction du nouvel aéroport de Notre-Dame des Landes…

    Pour le reste, Bruno Gollnisch constate aussi que toute la gauche plurielle applaudit le député-maire de Nantes des deux mains lorsqu’il affirme, comme ce fut encore le cas en février dernier : « il faut combattre sans relâche le FN qui tente d’avancer masqué ». Une lutte contre les défenseurs de la France française qui sera une de ses priorités, n’en doutons pas.

    Mêmes applaudissements jusque dans les rangs de l’UMP quand il se démène en faveur du mariage et de l’adoption par les couples homosexuels, un sujet qui lui tient particulièrement à cœur. En juin 2011 il se félicitait de ce que la proposition du groupe PS déposée en ce sens et reprise par le candidat Hollande, ait ouvert « le débat pour la première fois dans l’hémicycle de l’Assemblée. »

    Avec la même charité chrétienne, Jean-Marc Ayrault volait au secours de son camarade Dominique Strauss-Kahn il ya un an, juste après le scandale du Sofitel. « Dans cette affaire, nous savons qu’il y a une victime, mais nous ne savons pas encore si cette victime est la plaignante ou l’accusé » expliquait M Ayrault à ses collègues. La victime présumée et l’agresseur présumé placés sur le même plan. Voilà qui permet de jauger du courage et de l’honnêteté de notre nouveau Premier ministre qui à l’instar de ses amis du PS et du Tout-Paris, ignorait tout bien évidemment de la vie privée de DSK… ça promet.

    Blog de Bruno Gollnisch