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  • DSK - Le parquet de Lille ouvre une enquête préliminaire pour viol en réunion

    Après avoir été mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée dans l'affaire du Cartlon, Dominique Strauss Kahn risque d'être sous le coup d'une nouvelle accusation : le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire pour viol en réunion suite aux témoignages accablants de deux escort girls belges.

    Dominique Strauss-Kahn sera-t-il inquiété pour viol ? Une nouvelle accusation pend au nez de l'ex numéro un du FMI qui réclamerait un million de dollars (environ 778 000 euros, ndlr) de dommages et intérêts à Nafissatou Diallo. Liée à l'affaire du Carlton dans laquelle son nom est cité, le parquet de Lille vient en effet d'ouvrir une enquête préliminaire pour viol en réunion.

    Cette décision annoncée aujourd'hui par le procureur de la République fait suite à "la dénonciation par les juges d'instruction en charge de l'affaire dite du Carlton de faits qui se seraient déroulés à Washington entre le 15 et le 18 décembre 2010, qu'ils estiment susceptibles d'être qualifiés de viol en réunion".

    "Il s'agit d'un traitement judiciaire tout à fait classique, dès lors qu'il y a des accusations graves et contradictoires. Seules des investigations approfondies permettront de déterminer si l'infraction est constituée ou pas", a par ailleurs déclaré le procureur de la République au "Monde".

    C'est au cours d'auditions de plusieurs témoins dans l'affaire du Carlton que le trio de juges en question a été amené à ouvrir cette enquête. Deux prostituées belges, Estelle et Marion, leur ont en effet relaté les détails d'une soirée libertine impliquant Dominique Strauss-Kahn et deux de ses proches dans une chambre d'hôtel de Washington. Et selon le récit d'une des jeunes femmes, il y aurait eu acte sexuel non consenti de la part de DSK, présumé innocent.

    Dans le clan de l'ancien patron du FMI, on dément tout comportement brutal : "Il n'y a eu aucun (...) Lire la suite sur CloserMag.fr

  • La Serbie est toujours vivante !

     

    LE CAMOUFLET DES SERBES A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

     

    Les élections présidentielles en Serbie ne devaient être qu’une formalité. Pour la troisième fois, Boris Tadic devait être réélu à la Présidence de la République serbe, face au nationaliste Tomislav Nikolic, qui avait déjà échoué en 2004 et 2008 pour quelques dizaines de milliers de voix. Cette fois-ci, les sondages accordaient même 58% des voix à Tadic, un boulevard.

     Tadic était l’homme de l’Union européenne et de l’intégration de la Serbie dans le Nouvel Ordre mondial. « Son approche constructive de l’imbroglio kosovar, l’ouverture économique du pays et les efforts de sa diplomatie pour rejoindre au plus vite l’Union européenne en avaient fait un interlocuteur de choix pour Bruxelles » (Le Figaro, 21 mai 2012).

    Il avait fait arrêter Radovan Karadzic (2008), puis Ratko Mladic (2011), et les avait livrés au Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie. C’était le prix à payer pour une intégration de la Serbie dans l’UE, en quelque sorte les trente deniers de Judas. Ce n’était pas sa première trahison : il avait été l’un des principaux acteurs de la « Révolution des bulldozers » qui avait chassé Slobodan Milosevic du pouvoir en 2000, avec l’aide des officines américaines.

     On nous annonçait que la première préoccupation des Serbes était la crise économique et que le problème du Kosovo n’en était plus un pour eux. Leur terre sacrée pouvait donc être définitivement livrée aux musulmans et aux mafieux albanais dans l’indifférence générale, si ce n’est même avec l’assentiment du peuple serbe. C’est ce que nous assénaient les médias et les hommes politiques bien-pensants : le Kosovo serbe, c’était fini. Mais cette question n’est pas la seule à avoir provoqué la chute de Tadic : le retour aux valeurs morales prôné par les nationalistes a aussi pesé lourd, face à un bilan de huit années de présidence Tadic non exemptes de reproches.

     La victoire du « populiste » Nikolic est donc une excellente nouvelle pour les Serbes, et surtout pour ceux du Kosovo, mais aussi pour tous les peuples d’Europe. En Hongrie et en Pologne, en Grèce et en Espagne, les Européens sont en train de se dresser, répondant à l’appel que nous leur lançons depuis des années : « Europe, réveille-toi ! ». Les libéraux et les socio-démocrates qui, depuis des décennies, vendent l’Europe à l’encan et la détruisent en favorisant une immigration allogène massive, ont du souci à se faire.

    Alain CAGNAT 

  • "Holocauste" ne se dit pas en russe

     
    Publié le 21 Mai 2012

    « Holocauste » ne se dit pas en russe

    Blondes, belles et volubiles, les jumelles Evguénia et Ksénia Karatyguine, 19 ans, ont récemment fait un passage remarqué sur le plateau de l'émission "Divinement belles". Il s'agit d'un jeu télévisé, un quizz diffusé par Mouz-TV, la chaîne la plus populaire chez les moins de 20 ans. Montées à Moscou de leur province de Vladimir pour y faire leurs études universitaires, les jumelles, qui vivent de petits boulots, espéraient bien décrocher la timbale.

    "Qu'est-ce que l'Holocauste ?", interroge l'animatrice. "C'est quelque chose comme des fournitures de bureau... », amorcent Ksénia, hésitante. Evguénia est plus catégorique : "C'est une colle pour papiers peints." Consultée à 12 000 reprises sur YouTube, la bévue des soeurs Karatyguine serait-elle révélatrice des lacunes dans l'enseignement de l'histoire en Russie ?

     

    Alla Gerber, 80 ans, qui dirige le Centre de recherche et d'éducation sur l'Holocauste à Moscou, en est toute retournée. Sitôt après l'émission, elle est allée à la rencontre des deux soeurs, "des filles bien élevées, brillantes dans leurs études", qui ont sans doute manqué d'"informations sur le sujet, à la maison comme à l'école". Elle est chagrinée par le fait que le carcan idéologique soviétique soit resté intact, vingt ans après l'effondrement de l'URSS.

     

    Niché au coeur d'une école musicale du vieux Moscou, le Centre qu'elle dirige existe depuis 1992, mais "c'est seulement tout récemment que nous avons pu obtenir quelques lignes sur l'Holocauste dans les manuels scolaires. Quelques professeurs d'histoire évoquent le sujet de leur propre initiative. Mais en réalité, rien n'a changé. À l'époque de Staline, il était interdit d'en parler, c'est la même chose aujourd'hui ", déplore-t-elle.

     

    Alors que la Russie a célébré en grande pompe, le 9 mai, l'anniversaire de la victoire de l'URSS sur l'Allemagne nazie, il est frappant de constater combien des pans entiers de cette période restent méconnus. La télévision a beau diffuser en boucle des documentaires ou des films romancés sur le rôle de l'armée, les souffrances des civils, les exploits de Staline, rien n'est jamais dit sur la nature du régime nazi.

     

    L'historien Nikita Petrov rappelle que le régime soviétique aimait rester dans le flou : "Les victimes étaient décrites comme de paisibles citoyens soviétiques ; pas question de mentionner les Juifs." Il en était ainsi sur tout le territoire de l'URSS, et dans les autres pays du glacis soviétique. Il fallut attendre l'écroulement du système, en 1991, pour que les choses commencent à changer. Membre fondateur de Mémorial, l'association de défense des droits de l'homme fondée par Andreï Sakharov (1921-1989), ce spécialiste de la période stalinienne assure qu'en Russie "les crimes du IIIe Reich, comme ceux commis par Staline, n'ont jamais vraiment été révélés".

     

    Pris au dépourvu par l'attaque allemande sur l'URSS, le 22 juin 1941, Staline, au nom de la résistance à l'envahisseur, accepta la création du Comité antifasciste juif (CAJ). Correspondants de guerre, les écrivains Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman s'attelèrent dès 1943 à la rédaction du Livre noir, un énorme recueil de témoignages sur les atrocités commises par les Allemands sur les Juifs d'Ukraine, de Biélorussie, de Moldavie, de Russie.

     

    Une fois la guerre terminée, Staline, toujours en quête d'ennemis, lança une nouvelle vague de purges. Le Comité antifasciste fut dissous. Son président, l'acteur Solomon Mikhoels, fut assassiné par la police secrète, ses militants furent arrêtés et exécutés. Le Livre noir fut interdit. Le stalinisme triomphant reprocha à Ehrenbourg et à Grossman d'en avoir trop dit sur les Juifs et pas assez sur les autres victimes de l'hitlérisme. Enfoui sous la censure et l'oubli, le Livre noir dut attendre 1993 pour être édité à Vilnius, en Lituanie.

     

    Cette omission est d'autant plus troublante que les plus grandes fosses communes se trouvent dans les pays de l'ex-URSS. "Sur 6 millions de Juifs exterminés pendant la guerre, 3 millions l'ont été sur le territoire soviétique. Ils étaient fusillés et jetés dans des fosses aux yeux de tous, alors qu'en Europe occidentale on les déportait pour les massacrer loin des regards. L'antisémitisme était bien ancré, il y avait un soutien des populations ", rappelle Alla Gerber.

     

    La tentation est grande de revenir à la version soviétique de l'Histoire. À Rostov-sur-le-Don, à 1 200 kilomètres au sud de Moscou, la municipalité vient de faire disparaître la plaque commémorative installée à proximité du lieu-dit "la Fosse du serpent" où pratiquement tous les Juifs de la ville furent assassinés, le 12 août 1942, soit plus de 20 000 personnes. Parmi les victimes - et fusillée avec ses deux filles -, figurait Sabina Spielrein, l'une des premières femmes psychanalystes, qui a été l'élève et la maîtresse de Jung ; la biographie de cette femme hors du commun a été portée à l'écran en 2011 par David Cronenberg dans « A Dangerous Method ».

     

    Qu'est-ce qui a bien pu pousser les autorités de Rostov à faire disparaître le panneau installé en 2004, avec pour effet que les victimes juives ont été englobées dans la terminologie soviétique de "population civile" ? Alla Gerber a bon espoir de "rétablir la vérité". Cette démocrate de la première heure, proche du premier président russe Boris Eltsine (1931-2007), veut croire que les mentalités évoluent. "Dans la Russie de Poutine, l'antisémitisme n'est guère de mise dans le discours officiel, au contraire", dit-elle. D'ailleurs son Centre reçoit une subvention du Kremlin.

     

    Elle concède toutefois la persistance chez l'"homme de la rue" d'"une grande ignorance sur ce sujet". Dans l'inconscient collectif, la vision de la Seconde Guerre mondiale s'articule autour de l'idée d'"une victoire par le sang". Et puis, juste après l'écroulement de l'empire soviétique, "les gens ne savaient pas à quoi se raccrocher. Il y avait un grand vide, plus d'idées, plus de valeurs". Dès lors, la population a redoublé de fascination pour l'image de l'homme fort : "C'est ce que les gens ici retiennent d'Hitler et de Staline."

     

    L'engouement pour le macho en uniforme, l'espion discipliné et dévoué à la cause, a été exalté tout au long des années 1970 avec la diffusion du feuilleton télévisé dix-sept moments du printemps. La série, qu'aucun Russe n'aurait voulu manquer en cette époque de vaches maigres dans le divertissement, racontait les aventures de Max Otto von Stirlitz, agent soviétique infiltré chez les nazis. "Les nazis y étaient montrés sous un jour attirant. Müller, le chef de la Gestapo, apparaissait comme un personnage positif. Visuellement, c'était bien fait, de beaux uniformes, des héros soucieux de l'ordre et de la discipline. En revanche, rien ne filtrait sur le vrai visage de la dictature nazie", se rappelle Alla Gerber.

     

    De cet amour de l'ordre et de l'uniforme, il est resté quelque chose. Ainsi Roman, 21 ans, journaliste à Krasnoïarsk, en Sibérie, cite Josef Goebbels à l'envi dans ses articles. Le père de la propagande nazie est son auteur de référence. "Comme disait Goebbels, quand on s'adresse aux masses il faut simplifier et répéter ", pérore-t-il. Il n'est pas le seul à être fasciné par Goebbels. La Toile regorge de sites et de forums qui vantent Hitler, la supériorité de la race blanche et la discipline nazie. N'est-il pas paradoxal que les idées du national-socialisme aient une telle résonance dans le pays qui a payé le plus lourd tribut - 27 millions de morts - à la lutte contre le nazisme, entre 1941 et 1945 ?

     

    Tentée par la réhabilitation de Staline, la Russie affiche une attitude plutôt souple en matière d'enseignement de l'histoire à l'école. Après l'effondrement de l'URSS, il a bien fallu éditer de nouveaux manuels. Ils ne manquent pas. Les enseignants du secondaire - la Seconde Guerre mondiale est au programme de seconde - sont libres de choisir parmi 49 ouvrages recommandés par le ministère de l'Éducation. Ils peuvent aussi travailler à partir de documents sélectionnés par eux-mêmes.

     

    Le manuel préféré des professeurs est l'Histoire de la Russie au XXe et au début du XXIe siècle (éd. Prosvechtchénié, 2010) des historiens Alexandre Danilov, Lioudmila Kossoulina et Maxime Brandt. L'ouvrage fait la part belle à Staline, qui a offert "à la population une perspective attirante : l'édification rapide de la société la plus juste au monde", tout en rattrapant "le retard qualitatif de l'appareil de production", ce qui contribua à faire de l'URSS "une grande puissance industrielle".

     

    Le terme Holocauste y figure, sans plus d'explications. L'ouvrage évoque "des camps d'extermination pour les militaires prisonniers et les Soviétiques qui n'obéissaient pas aux décisions du pouvoir allemand". "Les Juifs, les Tsiganes et autres peuples "inférieurs" étaient soumis à une totale extermination ", est-il indiqué. L'évocation des camps d'extermination occupe à peine deux paragraphes d'un livre de 384 pages, alors que la "vie spirituelle des années 1930" est déclinée sur tout un chapitre.

     

    Irina Kochetchkina, 50 ans, professeur d'histoire au lycée n° 287 de Moscou, utilisent ce manuel. Elle reconnaît que l'extermination des Juifs est peu évoquée, ce qui est normal à ses yeux. "Toutes les nationalités ont souffert d'Hitler. Pourquoi devrait-on diviser les victimes en 1re et 2e catégorie ? Pourquoi devrait-il y avoir un paragraphe à part sur le génocide des Juifs dans nos manuels ? ", s'insurge-t-elle.

     

    L'enseignante est catégorique : "L'accent est mis sur la Grande Guerre patriotique [terme officiel désignant le second conflit mondial], c'est bien naturel. Le malheur, c'est que même ce sujet n'intéresse guère les lycéens. Ils sont cyniques, passent leur temps sur Internet, n'ont aucune attirance pour l'Histoire. En famille, ils ne parlent pas de la guerre, il n'y a pas le respect d'autrefois, alors forcément l'intérêt décroît."

     

    Pour Evgueni Bounimovitch, qui s'occupa longtemps du dossier éducation au conseil municipal de Moscou, il faut raison garder : "A l'époque de l'URSS, il y avait un antisémitisme d'État, alors, forcément, on n'en parlait pas. Le terme Holocauste est mal connu. Un Russe peut donc être au courant du massacre des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale sans connaître ce mot." Cet homme raffiné, poète à ses heures, reconnaît deux problèmes : la pléthore des manuels d'histoire et la qualité des enseignants. "Les professeurs sont âgés. Ils enseignaient déjà à l'époque soviétique, donc, machinalement, ils ont tendance à parler des sujets qu'ils connaissent plutôt que d'aborder les nouveaux thèmes."

     

    L'enseignement de l'histoire en Russie est parfois déroutant. Au MGIMO qui forme les futurs diplomates, un professeur de géopolitique passe et repasse en boucle à ses élèves des films où les attentats du 11 septembre 2001 sont comparés à l'incendie du Reichstag.

     

    C'est exactement comme si les élèves de Science Po, à Paris, devaient potasser la théorie du complot, selon laquelle les États-Unis ont organisé les attentats du 11-Septembre.

    Crif

     

  • Suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs: les gouvernements passent, le laxisme demeure !

    Posté par le 21 mai 2012

     

    Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

    La première annonce du nouveau ministre de la Justice Christiane Taubira n’aura pas été un signal de fermeté, mais bien au contraire une marque de faiblesse : la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs.

    Une nouvelle fois, c’est le laxisme qui prévaut. En dépit des discours électoralistes, le précédent pouvoir UMP a fait preuve pendant dix ans d’un laxisme coupable. Il est disqualifié par deux mandats successifs d’abandon de la justice et d’explosion des violences, et en particulier de la délinquance des mineurs. Le nouveau gouvernement socialiste nous montre que c’est la continuité dans le laxisme qui prévaudra pendant les années qui viennent.

    Marine Le Pen et les candidats du Rassemblement Bleu Marine aux élections législatives prônent une rupture radicale avec le laxisme. Il ne faut plus se contenter de discours et de slogans de campagne, mais agir.

    A cette fin, la responsabilité pénale sera accrue pour tous les mineurs de plus de 13 ans, le traitement des dossiers les concernant sera accéléré et les aides sociales aux parents d’enfants récidivistes seront supprimées, sous réserve de la preuve de leur carence.

  • Un détenu s'évade pendant la visite de Taubira !

    L'évasion, révélée ce lundi par Europe 1, date en fait de vendredi dernier. Ce jour-là, Christiane Taubira, fraîchement promue ministre de la Justice, assistait à Paris à des matches de basket opposant des détenus à des surveillants. Une initiative destinée à promouvoir le sport en prison, et organisée avec la bénédiction de l'administration pénitentiaire. Cet événement annuel, le troisième du genre, s'inscrivait dans le cadre des "10 jours du basket à Paris". Selon l'administration pénitentiaire, 38 équipes de quatre joueurs, venues de 19 établissements pénitentiaires dans les régions de Dijon, Lille, Lyon, Marseille, Paris et Strasbourg, y participaient.

    Les rencontres se déroulaient dans la salle de Bercy et la ministre figurait notamment parmi les spectateurs de la finale. La victoire est revenue à une équipe de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Et c'est au moment de ramener les détenus en cellule, indique Europe 1, que les surveillants ont constaté qu'un des détenus-basketteurs manquait à l'appel.

    L'homme qui a ainsi faussé compagnie à ses gardiens... et jeté une ombre sur la visite de la toute nouvelle ministre de la Justice est décrit par Europe 1 comme "un Géorgien de 22 ans condamné pour vols et recels", qui "devait sortir de prison l'an prochain". Pour l'heure, aucun indice ne permet de savoir où il est allé, ni même à quel moment il a pris la fuite. "Il va être inscrit au fichier des personnes recherchées, ce qui vaut mandat de recherche", a-t-on précisé lundi de source judiciaire.

    TF1 News - le 21 mai 2012 à 14:43
  • Marseille: ces Roms qui vivent sous terre

    À Frais-Vallon, une cité souterraine a été aménagée sous la rocade. Visite.

    En surplomb de la voie express, l'entrée de la cité souterraine de Frais-Vallon (13e): une galerie de 50 m sous la rocade, où se terrent des familles roms.

    En surplomb de la voie express, l'entrée de la cité souterraine de Frais-Vallon (13e): une galerie de 50 m sous la rocade, où se terrent des familles roms.

    Photos Guillaume Ruoppolo

    Les rats ne sont pas les seuls habitants des villes qui vivent sous la terre, ne se risquant à la lumière que pour aller chercher leur nourriture dans les poubelles. À Marseille, des êtres humains mènent cette existence de fantômes. Entre eux, d'ailleurs, ils s'appellent "les invisibles" : au cours de sa longue errance, le peuple rom a appris que pour éviter les ennuis, il vaut mieux ne pas se faire repérer. C'est pourquoi très peu d'enfants roms sont inscrits à l'école. Et leurs familles, inconnues des services sociaux, demandent rarement une aide.

    Mais "invisibles", certains le sont vraiment devenus. Chassés, pourchassés, délogés de leurs squats et de leurs campements, ces familles-là se terrent. Sous le bitume. Une colonie entière planquée sous la rocade de Frais-Vallon.

    Une galerie sous le bitume

    Les milliers d'automobilistes qui y passent chaque jour ne se doutent pas que des enfants jouent sous les roues de leur voiture, à l'intérieur de la passerelle, juste derrière le mur de soutènement de la voie express. C'est là, dans la pénombre, au milieu des déchets amoncelés, que des dizaines d'êtres humains vivent comme des rats.

    Passé le rideau de mouches qui bourdonne à l'entrée, on s'enfonce dans le noir, saisi à la gorge par une insoutenable odeur de brûlé et de moisi.

    Ils ne sont que six ce jour-là, qui nous accueillent avec le sourire, dans le vacarme des voitures qui fait trembler le plafond. "Pas de problème, on est bien ici, à l'abri". Autour d'un brasero, ils racontent qu'ils ont trouvé cette cachette par hasard, il y a quelques mois, et l'ont peu à peu aménagée. Des cabanes en bois avec des matelas font désormais office de chambrettes. Ici et là, des posters, des calendriers. À l'entrée, où perce un peu de lumière, il y a même un coin salon, meublé de vieux canapés.

    Bien pratique aussi, cet immense couloir, long d'une cinquantaine de mètres, qui s'enfonce sous la passerelle. Les occupants y entreposent leurs affaires, vêtements, ferraille, métaux, résidus de poubelles. "Et chez vous, on trouve parfois des trésors dans les ordures ". Récemment un Iphone, en parfait été de marche.

    Demain, une partie de ces richesses sera exportée en Roumanie. Le "bus du samedi" fait les allers-retours moyennant 80 € le passage. Chaque semaine, il conduit des Roms de Marseille au pays. D'autres, arrivés dans le même véhicule, viendront prendre leur place dans la cité cachée de Frais-Vallon. Et cette fois, plusieurs enfants seront du voyage.

    Risque d'incendie

    "Tout ce qu'on veut, c'est gagner un peu d'argent ici, et rentrer chez nous pour aider la famille", dit une jeune femme qui prendra le car demain. Elle sera de retour dans quelques semaines pour reprendre son "travail" au feu rouge de la Rose.

    "Parqués dans des camps pendant l'ère Ceaucescu, les Roms de Roumanie ont perdu la culture du voyage. S'ils se déplacent en Europe, c'est juste pour survivre", explique un connaisseur du problème.

    Et pour survivre à Marseille, où les pouvoirs publics ont renforcé les dispositifs d'expulsion, les Roms deviennent des ombres : quand la misère se fait souterraine, pas de risque de gêner les voisins. Il est d'ailleurs possible que d'autres camps "invisibles" aient été aménagés dans le ventre de la ville.

    Ces squats sont autant de bombe à retardement. Au-delà même des risques sanitaires pour les occupants de ces cloaques, la survenue d'un incendie est à redouter. Autour du brasero qui crépite jour et nuit, on se dit qu'il suffirait d'un rien pour que le feu se propage dans la galerie sans issue, bourrée de matériaux inflammables et de bouteilles de gaz.

    Piégés par les flammes, les Roms qui hantent la rocade de Frais-Vallon échapperaient alors définitivement à nos regards.

    La Provence - 21/05/12

  • Manuel Valls face au symbole marseillais

     

    Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur a choisi de se rendre à Marseille, lundi, pour son premier déplacement en province.

     
    Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls
     

    Manuel Valls a donc choisi Marseille comme terrain de son premier déplacement en temps que ministre de l'Intérieur. Le symbole est évidemment important, tant la cité phocéenne est frappée, depuis des années, par des problèmes d'insécurité. Depuis le début de l'année 2012, douze personnes ont été tuées par balle dans la région marseillaise au cours de onze règlements de comptes liés aux trafic de stupéfiants.

    Cliquez ici !

    Le nouveau locataire de la place Beauvau doit ainsi se rendre devant le lycée Saint-Exupéry, dans les quartiers Nord de Marseille. C'est là que, le 11 mai dernier, une fusillade avait éclaté en plein jour faisant un mort et un blessé. L'enquête évoquait un règlement de comptes – un énième – à l'arme automatique.

    ''Huis clos''

    Manuel Valls doit ensuite se rendre à la préfecture de région. Il y rencontrera les directeurs et fonctionnaires des services de police et les militaires de gendarmerie des Bouches-du-Rhône. Le maire, Jean-Claude Gaudin, de la cité phocéenne le recevra peu après, à 17h00. Il participera enfin, dans la soirée au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Marseille-Provence. « Toutes les réunions et les rencontres seront à huis clos », précise la préfecture.

    Le symbole marseillais n'en est pas moins grand. La cité était déjà sous le feu des projecteurs sous l'ancien gouvernement de François Fillon. En août dernier, Gilles Leclair, préfet de police de Marseille, avait été débarqué huit mois seulement après sa prise de fonctions, remplacé par Alain Gardère, un « pur produit de la sécurité publique », selon les mots de Claude Guéant, un proche de Sarkozy selon d'autres.

     

    Par Actu France-Soir - 21/05/12
  • Serbie : le nationaliste Tomislav Nikolic élu président contre toute attente

    Après l'annonce des résultats, Tomislav Nikolic fête sa victoire.

    Après l'annonce des résultats, Tomislav Nikolic fête sa victoire.
    ( Photo : Reuters )
    Par RFI

    Le nationaliste populiste Tomislav Nikolic a remporté le 20 mai contre toute attente l'élection présidentielle, en Serbie. Il devance le président sortant pro-européen, Boris Tadic, qui espérait obtenir un troisième mandat. Selon les résultats communiqués dimanche soir, Nikolic a obtenu 49,5% des voix contre 47,5 % pour Boris Tadic. Cette victoire ne remet pas en cause le rapprochement de pays avec l'Union européenne, promet le vainqueur.

  • Le grand baryton allemand Dietrich Fischer-Dieskau est mort (1925-2012)

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/05/18/le-grand-baryton-allemand-dietrich-fischer-dieskau-est-mort_1703926_3246.html

     
    Dietrich Fischer-Dieskau chante "Le Roi des aulnes" de Franz Schubert: http://www.popmodal.com/video/5638/Schubert--Der-Erlk%C3%B6nig--Dieter-Fischer-Dieskau

     

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Roi_des_aulnes_(po%C3%A8me

     

    Traduction  du poème de Goethe par Charles Nodier: 

    Quel est ce chevalier qui file si tard dans la nuit et le vent ?
    C'est le père avec son enfant ;
    Il serre le petit garçon dans son bras,
    Il le serre bien, il lui tient chaud.

    « Mon fils, pourquoi caches-tu avec tant d'effroi ton visage ?
    — Père, ne vois-tu pas le Roi des Aulnes ?
    Le Roi des Aulnes avec sa traîne et sa couronne ?
    — Mon fils, c'est un banc de brouillard.

    — Cher enfant, viens, pars avec moi !
    Je jouerai à de très beaux jeux avec toi,
    Il y a de nombreuses fleurs de toutes les couleurs sur le rivage,
    Et ma mère possède de nombreux habits d'or.

    — Mon père, mon père, et n'entends-tu pas,
    Ce que le Roi des Aulnes me promet à voix basse ?
    — Sois calme, reste calme, mon enfant !
    C'est le vent qui murmure dans les feuilles mortes.

    — Veux-tu, gentil garçon, venir avec moi ?
    Mes filles s'occuperont bien de toi
    Mes filles mèneront la ronde toute la nuit,
    Elles te berceront de leurs chants et de leurs danses.

    — Mon père, mon père, et ne vois-tu pas là-bas
    Les filles du Roi des Aulnes dans ce lieu sombre ?
    — Mon fils, mon fils, je vois bien :
    Ce sont les vieux saules qui paraissent si gris.

    — Je t'aime, ton joli visage me charme,
    Et si tu ne veux pas, j'utiliserai la force.
    — Mon père, mon père, maintenant il m'empoigne !
    Le Roi des Aulnes m'a fait mal ! »

    Le père frissonne d'horreur, il galope à vive allure,
    Il tient dans ses bras l'enfant gémissant,
    Il arrive à grand-peine à son port ;
    Dans ses bras l'enfant était mort.

     

     

  • Justice des mineurs : Dati critique Taubira et la juge irresponsable

       L'ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati (UMP) a qualifié d'"acte irresponsable" le projet de son successeur Christiane Taubira de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs.

    Dans un communiqué transmis dimanche soir, l'ancienne ministre de la Justice déclare qu'il "est contre-productif aujourd'hui de vouloir supprimer ce dispositif efficace et voulu par les Français. C'est un acte irresponsable qui donne un signal de laxisme à l'égard des mineurs récidivistes âgés de plus de seize ans."

    Rachida Dati estime que son successeur "se laisse aller à l'idéologie plutôt que de prendre le temps de découvrir les enjeux de la Justice".

    Le JDD - 20/05/12

  • Victor de Laprade (1812-1884)

    Poème patriotique : Victor de Laprade (1812-1884)

     

    Né à Montbrison le 13 janvier 1812, Victor de Laprade, fils d’un médecin lyonnais, fit ses humanités au collège de Lyon, suivit un cours de droit, fut inscrit au barreau, mais quitta tout pour se consacrer aux lettres. En 1839, il publia son premier poème : les « Parfums de Madeleine », puis successivement « Psyché » (1841) ; « Odes et Poèmes » (1844).

    En 1847, il fut appelé à la chaire de littérature française de la Faculté des Lettres, à Lyon, où il demeura jusqu’en 1863 ; une satire, les « Muses d’Etat » lui valut l’honneur d’une destitution signée de l’empereur ! Le 8 février 1871, le poète fut envoyé à l’Assemblée nationale pour représenter la ville de Lyon ; il démissionna bientôt en 1873, pour raison de santé. Victor de Laprade mourut le 13 décembre 1884, dans son domicile, à Lyon, 10, rue de Castries ; il était âgé de près de 72 ans. Il fut membre de l’Académie française.

     

    L’Invasion

    Que le moindre clocher sonne le glas d’alarmes,
    Que chacun sous son toit se dresse avec ses armes,
    Que tout hameau lointain vierge de l’étranger,
    Coure au-devant du flot qui veut nous submerger

    Que tout homme jaloux d’une sœur, d’une femme,
    Ayant à lui son champ et sa fierté dans l’âme ;

    Que tout chef d’une race et tout enfant pieux,
    Qui sait sous quel gazon reposent ses aïeux,
    Jurant de recouvrer cette place usurpée,
    Frappe un coup de sa faux s’il manque d’une épée.

    Et, certes, nous verrons ces torrents d’ennemis,
    Des villes et des bourgs promptement revomis,
    Et nous redeviendrons, d’insultés que nous sommes,
    Libres, maîtres chez nous, comme il sied à des hommes.

    Aimez la France

    Si vous voulez dans votre cœur,
    Quand mes os seront sous la terre,
    Sauver ce que j’eus de meilleur,
    Gardez mon âme tout entière.
    Aimez, sans vous lasser jamais,
    Sans perdre un seul jour d’espérance,
    Aimez-la comme je l’aimais,
    Aimez la France.

    Servez-la dans l’obscurité.
    Avec la même idolâtrie ;
    Arrière toute vanité,
    Et gloire à toi, sainte patrie !
    Votre honneur, amis, c’est le sien
    Humbles soldats de sa querelle,
    Souffrez sans lui demander rien
    Souffrez pour elle !

    Vous tenez d’elle et des aïeux,
    De ce gand passé qu’on envie,
    Vos mœurs, votre esprit et vos dieux,
    Vous lui devez plus que la vie.
    Ne marchandez pas votre sang,
    Afin de la rendre immortelle…
    Au premier rang, au dernier rang,
    Mourez pour elle.

     

    Ce monument érigé à l’entrée principale du Parc de la Tête d’Or à Lyon, a été inauguré le 30 octobre 1887, à la mémoire des “Moblots” * et des légions du Rhône, défenseur de la Patrie pendant la guerre de 1870-1871.

    A cette inauguration, participèrent les délégués de la municipalité de Belfort, entourés d’un groupe de défenseurs de cette ville, porteurs du drapeau de Belfort pendant le siège. Ils offrirent un drapeau à la société fraternelle des anciens mobiles du Rhône.

    * Moblot : abréviation familière de Garde Mobile, en 1870-1871

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