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  • Résumé du dîner du CRIF de Marseille lundi 21 mai 2012

    Deux ministres, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des Personnes handicapées et, bien entendu, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur et des Cultes, hôte d’honneur de la soirée, étaient venus participer avec un nombreux public au dîner du CRIF organisé par l’équipe du CRIF Marseille Provence, présidée par Michelle Teboul qui commença la soirée par un discours remarquable et très complet.

    « Manuel Valls a rendu hommage au rôle du CRIF dans la République et aux liens qu’il avait tissés avec les autres communautés »

    Les autorités politiques, Michel Vauzelle, président du Conseil régional Provence Alpes Côte d’Azur, Eugène Caselli, président de la communauté urbaine, Renaud Muselier, premier adjoint au Maire de Marseille, représentant Jean Claude Gaudin, maire de Marseille, Guy Teissier, député-maire du 5e arrondissement de Marseille, président de la Commission de Défense à l’Assemblée Nationale ainsi que de nombreux autres élus de la ville et de la région, le Préfet de Région et le préfet délégué à la sécurité, les autorités judiciaires et universitaires, les représentants des cultes, étaient présents à cette soirée.

     

    Le discours de Manuel Valls a reçu du public un accueil particulièrement chaleureux. Ce fut en effet un grand discours, profondément empathique, clair et sans concession.

     

    Le ministre, pour lequel le mot communauté implique regroupement pour l’ouverture, et en aucun cas pour repli dans l’entre-soi, a rendu hommage au rôle du CRIF dans la République et aux liens qu’il avait tissés avec les autres communautés, liens symbolisés en ce diner par la présence du président du CFCM, Mohamed Moussaoui, et par celle de Hassen Chalghoumi, l’imam de Drancy.

     

    Il a insisté sur la volonté du gouvernement d’être impitoyable envers toutes les formes d’antisémitisme et a dit comprendre les inquiétudes qui s’exprimaient dans la communauté juive, si peu de temps après l’horrible attentat de l’école Ozar Hathora, devant le développement au côté de l’antisémitisme « classique », d’un très actif antisémitisme issu de l’islamisme radical et alimenté par un antisionisme exclusif et virulent . Il a promis que les prêcheurs de haine, que celle-ci s’exprime de façon violente ou insidieuse, ne seraient pas acceptés dans notre pays et que les organisations qui avaient à leur égard un comportement ambigu seraient rappelées à leurs devoirs.

     

    Il a souligné la trahison de Vichy par rapport aux Juifs et s’est étonné qu’il eût fallu si longtemps (1995) pour que la responsabilité de la France fût reconnue. Il a enfin insisté sur les liens d’affection particuliers qu’éprouvaient tout normalement les Français juifs (terme qu’il préfère à celui de Juifs de France) envers l’Etat d’Israël.

     

    Deux prix du CRIF furent ensuite remis au cours de la soirée. Le premier, présenté par Alain Chouraqui, président de la Fondation du camp des Milles, grand lieu de mémoire qui sera inauguré en septembre 2012, fut remis au romancier Alexandre Jardin, dont le livre «des Gens très bien » porte le fer de la mémoire dans l’histoire familiale, celle du grand-père, directeur de cabinet de Laval. Alain Chouraqui dans sa présentation insista sur le rôle de ces « gens bien » qui ont apporté par leur silence ou leur approbation une légitimation aux pires crimes. Alexandre Jardin, dans un discours bouleversant, a raconté sa démarche personnelle, ses difficultés et ses exigences et a dit en se référant à Marc Alain Ouknine son amour pour le judaïsme, pour le questionnement éthique qui se trouve en sa profondeur et son désir de voir les Juifs « heureux ».

     

    Le second prix fut attribué à la Fondation de Jérusalem, créée par Teddy Kollek, il y a quarante ans, représentée par Nathalie Bidermann en France et pour son travail de soutien à d’innombrables initiatives, telle celle d’accueil des enfants sourds-muets qui fut montrée dans un film émouvant.

     

    Une superbe soirée qui restera dans les souvenirs de tous ceux qui y ont participé.

     

    Richard Prasquier

    Président du CRIF

  • Manuel Valls ne tolérera pas de "soi-disant théologiens" prônant "la haine du juif"

    Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a déclaré, lundi 21 mai 2012, qu'il n'accepterait pas la présence sur le territoire de "soi-disant théologiens" prônant "la haine du Juif", lors du dîner annuel du CRIF Marseille-Provence. "En tant que ministre de l'Intérieur, je n'accepterai pas que viennent sur notre sol de soi-disant prédicateurs, de soi-disant théologiens qui prônent, que ce soit avec des mots durs ou des mots doux, la haine du Juif", a affirmé le ministre, qui faisait lundi à Marseille sa première sortie en province.

    « En tant que ministre de l'Intérieur, je n'accepterai pas que viennent sur notre sol de soi-disant prédicateurs, de soi-disant théologiens qui prônent, que ce soit avec des mots durs ou des mots doux, la haine du Juif »

    Évoquant les "organisations" qui les invitent, "il est temps qu'elles changent d'attitude et respectent les lois de la République", a ajouté Manuel Valls. Saluant le président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, présent dans la salle, comme un "homme de sagesse et de dialogue", le ministre l'a invité à la fermeté à cet égard. La présidente du CRIF de Marseille-Provence, Michèle Teboul, avait auparavant fait respecter à l'assistance une minute de silence en hommage aux victimes des tueries de Toulouse et Montauban. "Quand un juif de France est attaqué, c'est la République elle-même qui est attaquée. Toute agression perpétrée à l'égard d'une religion est une grave offense faite à la République et à ses valeurs", a dit le ministre de l'Intérieur, ajoutant: "Dans la République, tout le monde doit avoir sa place, les Français de confession musulmane ne doivent pas être stigmatisés, ils sont la France et l'enrichissent".

  • Un ouvrier agricole reconnu coupable du meurtre du leader extrémiste sud-africain Eugène Terre'Blanche

     

    Portrait du dirigeant d'extrême droite Eugène Terre'Blanche.
    Par RFI

    Ce mardi 22 mai, en Afrique du Sud, le juge a rendu son verdict dans le procès du meurtre du dirigeant d'extrême droite Eugène Terre'Blanche. Il a reconnu l'un des deux accusés coupable de meurtre. L'autre accusé, le plus jeune, lui aussi ouvrier agricole noir employé par Terre'blanche, a été reconnu coupable de cambriolage. Eugène Terre'Blanche, fondateur du parti AWB, un groupuscule extrémiste qui prône la suprématie blanche, avait été battu à mort en avril 2010 dans sa proprité de Ventersdorp, une bourgade à 150 km à l'ouest de Johannesburg, juste avant le Mondial de football. Les peines seront prononcées ultérieurement.

     

    Eugène Terre'Blanche avait été retrouvé sur son lit dans sa chambre, le pantalon baissé, du sperme sur le pénis et le corps roué de coups. Les deux accusés s'étaient constitués prisonniers et avaient avoué le meurtre avant de se rétracter.

    Chris Malhangu, le plus âgé, avait invoqué la légitime défense. Il avait aussi déclaré, en milieu de procès, que Terre'blanche l'avait sodomisé, mais il n'a pas convaincu le juge. Malhangu a été reconnu coupable du meurtre.

    Pour des raisons de procédure, le juge John Horn a écarté la plupart des preuves visant l'autre accusé, qui était mineur au moment des faits. Patrick Ndlovu est néanmoins reconnu coupable de cambriolage.

    Tensions entre communautés

    Le meurtre de Terre'blanche avait ravivé les tensions entre communautés en Afrique du Sud. Dans les jours qui ont suivi le meurtre du leader suprématiste, des résidents noirs des townships de Ventersdorp avaient dit à la presse que les accusés étaient des héros. Ils reprochaient à Terre'blanche de maltraiter ses ouvriers agricoles.

    Les partisans d'Eugène Terre'Blanche, vêtus de pantalons treillis et dont les drapeaux AWB rappellent le sigle nazi, ont quant à eux dénoncé, tout au long du procès, l'inaction du gouvernement ANC devant les ravages de la violence rurale. Depuis la chute de l'Apartheid, 3 000 fermiers blancs ont été tués.

    22/05/12

  • Tremblement de terre en Italie: Casapound organise la solidarité

    Tremblement de terre en Italie : Casapound organise la solidarité

     

    22/05/12 – 17h50
    ROME (NOVOpress)
    - La terre a une fois encore tremblé en Italie, dans le nord-ouest du pays, causant de très importants dégâts matériels et humains.

    Plus de 5.000 personnes ont ainsi dû quitter leurs logements détruits ou fragilisés par le séisme et les diverses répliques qui ont suivi et continuent à entretenir l’angoisse dans la région. Un total de 34 secousses de magnitude supérieure à 2 sur l’échelle de Richter ont été enregistrées entre 22 heures et 7 heures mardi et l’une d’entre elle a dépassé la magnitude 3 s’établissant à 3,2 à 03h55.

    Réagissant à ce nouveau drame, l’association politico-sociale Casapound, par l’intermédiaire de son organisme de sécurité civile « La Salamandre » (photo), a immédiatement organisé des convois humanitaires afin de venir en aide à la population touchée par la catastrophe.

    Aguerrie par son expérience passée lors du tremblement de terre de l’Aquila, l’association Casapound a pu très rapidement mettre en place des chaînes de solidarité dans plusieurs villes, organisant notamment des récoltes de biens de première nécessité et les acheminant rapidement sur place.

    Cette action de solidarité concrète est d’autant plus précieuse dans un pays où les services publics, réduits à la portion congrue par la politique ultra-libérale du gouvernement Monti, ont les plus grandes difficultés à faire face à ce genre d’événements. Le chef du gouvernement, Mario Monti, a d’ailleurs été accueilli lors de sa visite sur place par un concert des sifflets et de huées.

    CasaPound: http://fr.wikipedia.org/wiki/CasaPound

    [cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine
  • Solidarité Kosovo: été 2012, classe de mer pour les enfants des enclaves serbes

    Solidarité Kosovo : été 2012, classe de mer pour les enfants serbes des enclaves

     

    Faire oublier à ces enfants (photo), et à 38 autres, le temps d’un été les barbelés qui les entourent. En organisant une classe de mer, tel est le but de l’association humanitaire Solidarité Kosovo à qui nous laissons la parole :

    En mars dernier, après avoir livré 30000 repas d’urgence au profit des populations sinistrées par les tempêtes de neige, nous avons mis à profit ce déplacement pour nous entretenir avec l’Église serbe du Kosovo et déterminer les actions à mener les plus urgentes.

    Au début des travaux, Mgr Théodose, évêque du diocèse de Raska-Prizren (qui englobe le Kosovo-Métochie), nous a fixés comme priorité de venir en aide aux enfants. Au cours de la réunion, le diacre Bojan (qui gère notre bureau humanitaire) a évoqué sa discussion avec une mère de famille regrettant que ses enfants ne soient jamais sortis de leur enclave et qu’ils ne connaissent rien d’autre que la guerre et discrimination.

    Ces propos nous ont beaucoup frappés et ils ont suscité une intense discussion au sein de notre groupe de travail. De cet échange est né le projet d’une classe de mer
    cet été en faveur des enfants des familles serbes les plus démunies.
    Cette sortie permettra à quarante enfants de sortir de leurs enclaves et, par la même occasion, d’oublier l’apartheid ethnique et religieux dont ils sont chaque jour les victimes.

    Grâce aux donateurs de Solidarité Kosovo, ces victimes innocentes de la guerre vont retrouver, une semaine durant, l’innocence de leur âge où les seules préoccupations sont celles de la détente et du divertissement.

    Nous vous informerons régulièrement par communiqué de l’avancée de ce projet. Les personnes souhaitant y participer peuvent nous aider en nous faisant un don dès aujourd’hui.

    [cc] Novopress.info, 2012, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine
  • Législatives: le FN fait le plein de candidats

    C’est un record pour le : dimanche 10 juin, pour le premier tour des législatives, le parti présentera 572 candidats (sur 577 sièges de députés à pourvoir) sous la bannière du Rassemblement bleu Marine, contre 550 en 2007. « Une performance, juge le secrétaire général, Steeve Briois.

    D’autant qu’on respecte totalement la parité avec 289 femmes sur la ligne de départ. » A la différence du ou de l’UMP, où les prétendants se battent pour décrocher les investitures, le FN a longtemps eu du mal à présenter des candidats sur tout le territoire. Cette fois-ci, le parti de Marine Le Pen fait un quasi-carton plein, à l’exception de la Guyane et de la Polynésie française.

    Prudent, Briois, qui travaille à ses candidatures depuis six mois, assure avoir pris soin d’éviter les « brebis galeuses qui lèvent le bras ». En 2011, un candidat aux cantonales avait été exclu du parti entre les deux tours après être apparu sur une photo en train de faire le salut hitlérien devant un drapeau nazi.

    A la même époque, le FN s’était aussi fait railler pour avoir présenté dans certains cantons des « candidats fantômes », absents du terrain comme des affiches électorales, à l’image de Roger Marin, un papy de 93 ans, domicilié dans une maison de retraite, qui avait accepté « pour rendre service »… Cette fois-ci, plus de 250 candidats sont des « novices »

    Des sessions de formation aux quatre coins de la France

    Où le FN a-t-il été les chercher ? « Ça s’est fait assez naturellement », assure Briois. A l’image de Nathalie Huiart, ancienne figure de Chasse, Pêche, Nature et Traditions (CPNT) dans la Somme, qui sera candidate dans la 3e circonscription. Mais aussi d’anciens membres de l’UMP, comme Jean-Pierre Bray qui a été désigné six mois seulement après avoir pris sa carte au FN pour aller défier Manuel Valls dans l’Essonne.

    « L’UMP est devenue une machine à perdre et je trouve particulièrement indécent son attachement à l’Europe au prix de milliards d’euros de pertes », confie ce cadre supérieur dans le BTP de 54 ans, autrefois passé par le RPR. « La personnalité de Marine m’a convaincu qu’on pouvait faire autre chose », poursuit-il.

    Pour aider les « petits nouveaux » à faire campagne, le FN a organisé ces dernières semaines des sessions de formation aux quatre coins de la France. Au programme à chaque fois : explication du rôle de député, révision des principales propositions de Marine Le Pen et surtout atelier communication avec mises en scène pour apprendre à bien dire bonjour aux électeurs, se présenter aux commerçants, tracter avec succès sur les marchés… et même répondre aux questions des journalistes !

     

    Le Parisien - 22/05/12

  • La flamme olympique s'est éteinte pour la première fois accidentellement

     

    La flamme olympique, qui a entamé samedi un périple de 70 jours au Royaume-Uni et en Irlande, s'est éteinte pour la première fois accidentellement lundi, pendant un des relais qui doit la mener jusqu'à Londres.

    La torche était accrochée à la chaise roulante de David Follett, athlète paralympique de badminton, quand elle s'est brusquement éteinte peu avant 10h00 en raison d'un "brûleur défectueux".

    jeanmarcmorandini - 21/05/12

  • Guillaume APOLLINAIRE (1880-1918)

    Si je mourais là-bas…

    Si je mourais là-bas sur le front de l’armée
    Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
    Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt
    Un obus éclatant sur le front de l’armée
    Un bel obus semblable aux mimosas en fleur

    Et puis ce souvenir éclaté dans l’espace
    Couvrirait de mon sang le monde tout entier
    La mer les monts les vals et l’étoile qui passe
    Les soleils merveilleux mûrissant dans l’espace
    Comme font les fruits d’or autour de Baratier

    Souvenir oublié vivant dans toutes choses
    Je rougirais le bout de tes jolis seins roses
    Je rougirais ta bouche et tes cheveux sanglants
    Tu ne vieillirais point toutes ces belles choses
    Rajeuniraient toujours pour leurs destins galants

    Le fatal giclement de mon sang sur le monde
    Donnerait au soleil plus de vive clarté
    Aux fleurs plus de couleur plus de vitesse à l’onde
    Un amour inouï descendrait sur le monde
    L’amant serait plus fort dans ton corps écarté

    Lou si je meurs là-bas souvenir qu’on oublie
    - Souviens-t’en quelquefois aux instants de folie
    De jeunesse et d’amour et d’éclatante ardeur -
    Mon sang c’est la fontaine ardente du bonheur
    Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

    Ô mon unique amour et ma grande folie

     

    Recueil : Poèmes à Lou
    Titre : Si je mourais là-bas… (composé en janvier 1915)