
Lors de la XXe "Conférence des ambassadeurs", François Hollande a dévoilé ses priorités en politique étrangère. Il a notamment critiqué la Chine et la Russie dont l'attitude sur le dossier syrien affaiblit l'ONU.
François Hollande a ouvert ce lundi à l'Elysée la XXe "Conférence des ambassadeurs". Face à 200 diplomates, le chef de l'Etat a dévoilé ses priorités en politique étrangère. Il a vivement critiqué l'attitude de la Chine et de la Russie, qui, selon lui, affaiblissent la capacité du Conseil de sécurité de l'ONU dans la crise syrienne. "Je dis à la Russie et à la Chine que, dans la crise syrienne, leur attitude affaiblit notre capacité à accomplir le mandat que la charte des Nations unies nous a confié", a déclaré François Hollande.
"La France inscrit son action dans la légalité internationale et je confirme ici que notre pays ne participe à des opérations de maintien de la paix ou de protection des populations qu'en vertu d'un mandat, et donc d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies", a-t-il dit. "Faut-il encore que ses membres prennent leur responsabilité pour lui permettre de prendre des décisions", a-t-il ajouté, alors que Moscou et Pékin, principaux soutiens de Damas, bloquent au Conseil de sécurité toute résolution condamnant le régime de Bachar al-Assad.
"Insupportable pour la conscience humaine"
François Hollande a aussi estimé que l'usage d'armes chimiques par le régime en place en Syrie serait une "cause légitime d'intervention directe" de la communauté internationale dans ce pays. Le président de la République a de nouveau demandé le départ du président syrien Bachar al-Assad, jugeant "insupportable pour la conscience humaine" ce qui se passe dans ce pays, où les combats ont fait plus de 18 000 morts en 18 mois. "Nous serons très vigilants avec nos alliés pour prévenir l'emploi d'armes chimiques par le régime, qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d'intervention directe", a dit François Hollande lors d'un discours à l'ouverture de la XXe conférence des ambassadeurs, à l'Elysée.
Le président François Hollande a également assuré que "la France reconnaîtra le gouvernement provisoire de la nouvelle Syrie" dès sa formation, devant la Conférence des ambassadeurs réunie lundi à l'Elysée. Appelant de nouveau à une "transition politique" rapide en Syrie, le chef de l'Etat a appelé l'opposition syrienne à "constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif".
TF1 News - 27.08.12




